Vitraux d’artistes.1er juillet- 1er novembre 2020. De Notre-Dame de Paris à l’Abbaye de Fontevraud;

Reportée à cause de la pandémie, l’exposition sur les « Vitraux d’Artsites, de Notre Dame de Paris à l’Abbaye de Fontevraud », par Christine Blanchet, commence le 1er juillet et se termine le 1er novembre 2020. L’exposition réunit 29 artistes (1) dans une chronologie des années 1930 à nos jours – maquettes, études préparatoire, panneaux d’essais, films.

Une des maquettes des vitraux de la Chapelle de l’Hôpital de Porrentruy réalisés par Jean-François Comment.

Un focus sur les vitraux de Notre-Dame de Paris présentera le projet de 1937 de Jacques Le Chevallier, projet figuratif qui déclenchera la querelle des vitraux, première querelle de l’art moderne dans un édifice ancien, pour aboutir à la pose des vitraux abstraits de 1965 de l’artiste posés sous l’autorité du ministre André Malraux. Cela résonne des débats d’aujourd’hui avec la flèche à reconstruire, identique ou pas ?

Un focus sur les femmes dans la Bible avec les vitraux de Gérard Garouste et les Marie-Madeleine de Jean-Marc Cerino évoquant le passé de ce lieu chargé d’histoire, Fontevraud, dirigé par des Abesses..

Des maquettes peu connues ou pas du tout : les études de Simon Hantai pour l’église de Flaine, le projet non-réalisé de Jean-Michel Alberola pour l’église de Noisy-le-Grand ou encore les premières études préparatoire de François Rouan pour la cathédrale de Nevers … à découvrir les vitraux de Jean-François Comment qui a oeuvré dans le Jura Suisse

Des hommages aux grands peintres non-figuratifs : Jean Bazaine et Alfred Manessier dont nous présenterons les ultimes projets de vitraux. Moins connus ceux de Bazaine pour la chapelle Saint-Dominique à Paris. Et une surprise…

L’appréhension technique : de la dalle de verre avec Léger, Comment, Loire … le plomb comme ligne du crayon : Villon, Mabille, Raynaud, Nemours, Othoniel, Tyson, Rousvoal … et abolition du plomb : Janssen, Viallat, Hysbergue, Rabinowitch, Morris
Les artistes sont accompagnés par de grands ateliers de maîtres verriers qui seront mis à l’honneur : Ateliers Duchemin, Paris ; atelier Parot, Aiseray ; atelier Juteau, Gommecourt ; atelier Loire, Chartres ; atelier Thomas, Valence ; atelier Jacques Simon, Reims ; atelier Dhonneur, Marseille ; atelier Vitrail France, Le Mans, atelier Jean Mauret, Saint-Hilaire-de-Lignière, et pour les historiques Bony, Barillet, Le Chevallier…

Vitrail religieux ? : le corpus est exclusivement dédié aux vitraux posés dans des lieux religieux posant ainsi des réflexions autour de la question iconographique. Léger, Rouault, Alberola, Collin-Thiebault, Belzere, Garouste, Cerino ou encore Zagari proposent de visiter des thèmes bibliques avec les questions d’aujourd’hui …. bien sûr l’exposition mettra en avant l’éternel parti pris depuis le début du XXe siècle : art abstrait ou art figuratif…

Abbaye de Fontevraud comme lieu d’inspiration : les projets sélectionnés sont à majorité dans des édifices historiques, de hauts lieux patrimoniaux… être accueillie dans un tel monument, c’était aussi porté un regard sur notre patrimoine, comment l’inscrire dans le temps présent, rappeler tout simplement que les édifices doivent vivre aussi dans leur époque, ne pas être seulement figés dans l’histoire, l’ensemble des projets présentent cette dimension, faire battre le coeur de nos monuments en leur apportant la lumière de notre propre histoire ..

Mais aussi

Un catalogue de 88 pages édité par l’Abbaye de Fontevraud accompagne l’exposition avec des textes de : Annie Delay, Fanny Drugeon, Marc Chauveau, Bernard Collet, Bernard Comment, Christine Blanchet et les artistes qui ont accepté de partager leur rapport au vitrail
Des prêts institutionnels : Centre Georges Pompidou, Paris; Institut d’Art contemporain (IAC), Villeurbanne ; Centre du vitrail à Troyes ; musée des Beaux-Arts de Reims ; musée Boucher-de-Perthes d’Abbeville,
Des fonds de dotation d’artistes : Jacques Le Chevallier, Jean-François Comment
Des collections privées : ayants-droits, collectionneur, artistes, l’ordre des Dominicains et les ateliers de maîtres-verriers- (un immense merci à tous)

(1) Les 29 artistes : Jean-Michel Alberola, Jean Bazaine, Stéphane Belzère, Pierre Buraglio, Marcel Breuer, Jean-Marc Cerino, Gérard Collin-Thiébault, Jean-François Comment, Gérard Garouste, Simon Hantaï, Rémy Hysbergue, Ann Veronica Janssen, Jacques Le Chevallier, Fernand Léger, Gabriel Loire, Alfred Manessier, Pierre Mabille, Robert Morris, Aurélie Nemours, Jean-Michel Othoniel, David Rabinowitch, Jean-Pierre Raynaud, François Rouan, Georges Rouault, Gilles Rousvoal, Matthew Tyson, Jacques Villon, Claude Viallat, Carmelo Zagari.

Article du 21 juin 2020 I Catégorie : Culture

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=56629

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En vente chez Christies. Livre d’heures donné par l’abbesse Louise de Bourbon ( 1534-21 septembre 1575) à sa nièce Marie Stuart.

     Belle nouvelle de l’apparition sur le marché de ce magnifique livre d’Heures *que l’Abbesse de l’Ordre de Fontevraud  Louise de Bourbon a offert à sa nièce Mary Stuart, qui ne figurait jusque là dans aucun catalogue.  Maison de ventes aux enchères  Christies. » (En vente le 29 juillet 2020)

* https://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_d%27heures

* http://www.cosmovisions.com/textLivresHeures.htm

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Le Centre culturel de l’Ouest gestionnaire de l’Abbaye royale de Fontevraud vient de se voir retirer sa « reconnaissance d’utilité publique « .

Le Centre culturel de l’Ouest

        Aucune communauté religieuse n’étant susceptible de faire revivre l’abbaye, le Centre culturel de l’Ouest

est fondé en 1975 par Olivier Guichard, président du Conseil régional des Pays de la Loire. 

Henri Beaugé-Bérubé y est nommé à sa tête en 1976. Le but de cette association

reconnue d’utilité publique de 1989 à 2020 – est « la défense, le   développement,

l’animation et la promotion de l’abbaye de Fontevraud ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Notre-Dame_de_Fontevraud

».

 

 

         Nul doute que cette  sanction ne soit la  conséquence des observations  adressées en leur 
temps   par la CRC des Pays de Loire, et reproduites  ci-dessous, à M. Jacques Auxiette
président de l’association gérant le Centre Culturel de l’Uuest.
GREFFE N° 2009-107
Observations définitives concernant la gestion de
l’association FONTEVRAUD – CENTRE
CULTUREL DE L’OUEST
Années 2000 à 2005
Résumé des observations
Fondée au douzième siècle, l’Abbaye Royale de Fontevraud est
un monument historique exceptionnel appartenant à l’Etat.
L’animation et la promotion de l’abbaye ont été confiées à une
association, le Centre Culturel de l’Ouest, par une convention de gestion de 1991
qui s’écarte des modalités habituelles de gestion et d’animation des monuments
historiques nationaux.
Le cadre juridique complexe ainsi mis en place, qui associe
plusieurs intervenants dont l’État, un établissement public national (le Centre des
Monuments Nationaux) et une association, n’a pas permis de prévenir certaines
difficultés tenant à l’imbrication des compétences, à un certain désintérêt de
plusieurs membres de droit de l’association, à une vie associative dominée par le
président, ainsi qu’à une organisation administrative longtemps fragile.
Par ailleurs, la mission d’animation culturelle du site, qui repose
essentiellement sur le directeur, porteur du projet culturel, a été un temps
imparfaitement remplie en raison de l’insuffisante lisibilité de certains projets, de
l’absence de stratégie à long terme et de la rotation trop rapide des directeurs de
2001 à fin 2005.
L’insuffisante attractivité du projet culturel s’est accompagnée
d’une baisse de la fréquentation du site et du nombre d’adhérents, en même temps
qu’elle freinait l’implication de son principal financeur, la Région des Pays de la
Loire. Il en est résulté une dégradation de la situation financière, en particulier en
2005. La définition d’un nouveau projet culturel a alors permis d’améliorer la
situation sur ces deux points.
L’actuelle convention de gestion vient à échéance le 31
décembre 2009. L’Etat, le Centre des monuments nationaux et la Région
des Pays de la Loire, dans le cadre d’un partenariat rénové, devront
s’accorder sur un mode de gestion tirant les enseignements de
l’organisation actuelle. Le recours à la formule de l’établissement public
de coopération culturelle, envisagé depuis 2005, n’a pas à ce jour abouti.
Malgré la constitution d’un groupe de travail associant
l’Etat (ministère de la Culture), le Centre des Monuments Nationaux, la
région et le Centre Culturel de l’Ouest, réuni à plusieurs reprises en 2008,
aucune solution ne se dessine à moins de neuf mois de l’échéance.

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L’Abbaye royale de Fontevraud elle aussi déconfinée.

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Mont- sur- Guesnes (86420) accueilllera en 2022 l’ Historial du Poitou

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https://www.centre-presse.fr/article-686136-monts-sur-guesnes-l-historial-du-poitou-ouvrira-en-avril.html

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Avis de décès de M. Jean Poulain ancien Directeur du Centre culturel de l’Ouest (Abbaye royale de Fontevraud) entre 1984 et 1996.

Monsieur Jean Poulain

Saint-Cast-le-Guildo (22) – Dombasle-sur-Meurthe (54) – Los Angeles, USA – Pluduno (22) – Sarthes, 72

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jean POULAIN

Chef d’escadrons (ER)
Ancien Observateur de l’ONU
pour le Moyen-Orient
Ancien directeur
du Centre culturel de l’Ouest
en l’abbaye de Fontevraud
Chevalier de la Légion d’honneur
Médaille militaire
Chevalier de l’ONM
Chevalier des Arts et des Lettres
Médaille de l’ONU
survenu dans sa 89e année.
De la part de :
Jean Luc et Corinne Poulain,
Katell et Vincent Dogat,
Yannick Poulain (†), ses enfants;
ses 7 petits-enfants,
ses 6 arrière-petits-enfants,
toutes les familles Poulain, Lemaitre, Granai, Sevin, Fourre.

Une cérémonie religieuse sera célébrée
samedi 17 mars 2018,
à 10 h 30,
en l’église de Saint-Cast.
Jean repose au salon funéraire de Matignon, rue du Chemin Vert.
Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

Mis en ligne le Jeudi 15 Mars 2018
Voir aussi un long entretien : https://www.youtube.com/watch?v=BQ2SsUCbQbk

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Le Square Jean-Pierre Mocky inauguré à Fontevraud l’Abbaye le 11 novembre 2019.

 

 

 

 

 

 

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19549100&cfilm=232650.html

http://www.fontevraud-abbaye.fr/2019/11/13/inauguration-du-square-jean-pierre-mocky/dsc06701/

https://angers.maville.com/actu/actudet_-saumurois.-un-square-jean-pierre-mocky-bientot-a-fontevraud_52728-3885996_actu.Htm

https://angers.maville.com/actu/actudet_-fontevraud-l-abbaye.-l-hommage-simple-a-mocky_une-3903265_actu.Htm

https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/cinema-fontevraud-rend-hommage-au-realisateur-jean-pierre-mocky-1747869.html

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Ce qui reste ( Hélas vraiment trés peu de choses) de la chapelle Notre-Dame de Liesse à Fontevraud l’Abbaye.

Porte d ‘accès à la chapelle via  un petit porche d’entrée depuis l’allée Sainte Catherine.

Les vestiges de la chapelle Notre-Dame-de-Liesse, et notamment la porte, ( NDLRB.  donnant  sur l’allée Sainte Catherine) témoignent modestement d’un bâtiment disparu qui devait être des plus remarquables.

La porte conservée traduit plus particulièrement le sens que prenait la clôture dans l’ordre fontevriste dans la séparation entre clercs et des laïcs, mais aussi entre religieux et religieuses. Cette simple porte témoigne à elle seule la complexité des cheminements induits notamment par les nécessités du culte.

https://gertrude.paysdelaloire.fr/dossier/chapelle-notre-dame-de-liesse-vestiges-rue-du-logis-bourbon-fontevraud-l-abbaye/2e5cf211-8f4b-4dba-adce-68600720098d

Historique

 Quelques années après que l’abbesse Éléonore de Bourbon ait intégré le clos dès lors dénommé « Bourbon » à l’ensemble monastique (1578), elle fait édifier là une chapelle entre 1589 et 1591, pour 10.914 livres : Notre-Dame-de-Liesse, dite aussi chapelle de Bourbon. Cette chapelle ne semble pas connaître d’autres phases majeures de travaux dans les deux siècles qui suivent.

        Saisie comme bien national, elle est vendue au sein du lot qui comprend tous les bâtiments du Clos Bourbon, en 1796. Encore en place à cette date, elle est déjà détruite en 1813 (absente du cadastre napoléonien) : sa démolition (sans doute vers 1800-1810) est probablement à mettre en relation avec l’activité de salpêtrier qu’exerçait le nouveau propriétaire du Clos, le notaire Jean Hudault.Les vestiges de la chapelle ont été classés parmi les monuments historiques par arrêté du 12 octobre 1962 (protection confirmée par un second arrêté du 28 août 1989).

La chapelle précédée d’un petit porche est visible au milieu de l’image.

Description

1. La chapelle Notre-Dame-de-Liesse (ensemble détruit)

La chapelle Notre-Dame-de-Liesse n’est connue que par quelques plans, dont un seul est très précis (le plan de l’abbaye dit de 1762) et par une vue de la collection de François-Roger de Gaignières (où on ne la distingue que partiellement).

Alignée sur l’axe du clos, la chapelle n’est pas strictement orientée. Ses dimensions sont d’environ 9 m de large par 17,50 m de long (20 m, si l’on compte un petit porche d’entrée peut-être réalisé dans un second temps). Les vestiges des fondations et assises basses conservées sont en moyen appareil de tuffeau, ce qui devait être le cas de tout l’édifice. Au vu de ces vestiges, on note que la chapelle était légèrement surélevée, reposant sur un sous-sol partiellement dégagé dont on ne connaît pas l’affectation.

Le toit, couvert d’ardoises, était à longs pans et pignon découvert ; il était surmonté, au niveau du chœur, d’un clocheton. Cette chapelle est constituée d’une nef d’une seule travée et d’une travée de chœur avec courte abside semi-circulaire.

La nef accueillait l’abbesse ou d’autres religieuses qu’une grille séparait du chœur, dont l’accès depuis l’extérieur de l’enceinte était réservé au seul desservant voire à quelques laïcs : dans les registres paroissiaux on trouve ainsi la mention de rares mariages ou baptêmes célébrés là aux XVIIe et XVIIIe siècles.

La position des contreforts qui raidissent l’abside laisse penser qu’il devait y avoir une baie axiale et deux baies latérales dans le chœur ; de même, des baies hautes ajouraient la nef et la travée de chœur, au sud. La façade principale, à l’ouest, était percée d’une grande baie haute. Au nord, il se peut qu’il y ait eu également de telles fenêtres hautes, mais la chapelle était ici flanquée, au niveau du chœur d’une petite galerie (environ 6 m de long) menant à une porte qui, à travers le mur de clôture, ouvrait sur le cimetière paroissial ; de même, un corps de bâtiment en appentis qui abritait au rez-de-chaussée une pièce à cheminée occupait l’espace situé entre la nef et le mur de clôture, au nord. Ce flanquement habitable est peut-être un ajout ultérieur, mais il pourrait aussi correspondre à ce que l’on désigne comme le Petit-Logis du Clos Bourbon ou Petit-Bourbon, réalisé dans la même campagne de travaux que la chapelle, en 1589-1591. Il est plus vraisemblable, toutefois, que le Petit-Logis ait été un peu plus grand et plutôt situé au nord-est du clos et que ce logement-ci ait plutôt abrité une religieuse ou une converse chargée d’assister l’abbesse ou d’autres sœurs lors de la célébration de l’office à Notre-Dame-de-Liesse.

Dans l’angle sud-ouest, la nef était flanqué d’un clocher, petite tourelle de section carrée qui abritait probablement un escalier.

 

SUR CE DESSIN EXTRAIT DE LA COLLECTION GAIGNIERES ; De gauche à droite : 1) la chapelle Notre-Dame de Liesse ( »Le petit Bourbon chapelle »); 2) La chapelle Ste Catherine ( actuelle lanterne des morts); 3) L’église Saint-Michel ( subsistante); 4) Le logis de l’Abbesse  (subsistant); 5) le logis des confesseurs au premier plan ( subsistant); 6) Les cuisines romanes  avec leur cheminée ( Subsistantes).

2. Les vestiges de la chapelle Notre-Dame-de-Liesse

De la chapelle elle-même, presqu’intégralement ruinée, on ne voit plus aujourd’hui que quelques assises basses et le sous-sol partiellement dégagé.

L’élément le plus notable est la porte ouverte dans la clôture qui menait, par un petit corridor, du cimetière au chœur de la chapelle. Simplement couverte d’un arc segmentaire côté chapelle, elle présente une riche ornementation côté cimetière, en partie haute, même si ce décor est aujourd’hui très érodé. Cette porte est en effet couverte d’un arc en anse de panier à extrados à crossettes en escalier, sur impostes rehaussées d’un bandeau. L’archivolte est ornée d’un fin corps de moulures où est gravée l’inscription interrompue par la clef : « CHAPPELLE DE NRE / DAME DE LIESSE » (ce dernier mot ne se lit quasiment plus). L’arc est surmonté d’un entablement à denticules portant un fronton ; l’ensemble repose sur des chapiteaux doriques eux-mêmes portés par des consoles à volutes feuillagées. Presque totalement disparu du fait de bûchage et de desquamation, un décor de rinceaux sculptés en relief (peut-être accompagnés d’ornements héraldiques) couvrait le front de l’arc.

Cette porte, longtemps murée, fut rouverte en 2013.

 

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Classé dans Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye

Mairie de Fontevraud l’Abbaye (49590) . Succession féminine. Sandrine Lion succède à Régine Catin..

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Armoiries des ordres religieux hors l’ORF ( Ordre Royal de Fontevrault)

ORDRES RELIGIEUX par X. Barbier de Montault

Un texte téléchargé du site de la Bibliothèque Nationale de France

Extrait de l’Annuaire du Conseil Héraldique de France, 3ème année, 1890.
Texte de X. Barbier de Montault, prélat de la Maison de Sa Sainteté

Dans les ordres religieux, les dignitaires seuls prennent des armoiries et encore, parmi ceux qui sont restés mendiants, ne se servent-ils généralement que des armoiries de l’ordre; alors, sur le sceau où elles sont gravées, la dignité de celui qui les emploie se constate par le titre inscrit à la légende.

Autrement, l’écusson personnel ou de famille est toujours complété par celui de la religion à laquelle on appartient et à qui il est d’usage d’accorder la place la plus honorable, comme le chef, qui forme la partie supérieure de l’écu, ou le mi-parti, qui en occupe la droite. Dans le premier cas, on dit que l’écu est abaissé sous le chef de la religion.

La dignité est caractérisée par le plus ou moins de glands au chapeau, qui somme l’écu et qui est toujours noir; ainsi un gland de chaque côté pour les dignités ordinaires, deux rangs de houppes pour les supérieurs locaux et ceux qui leur sont assimilés, comme provinciaux, définiteurs, etc.; trois rangs de houppes pour les généraux.

L’ordre lui-même, pour les chanoines réguliers et les moines, ajoute au chapeau noir à trois rangs de houppes, la mitre à l’angle dextre et la crosse à l’angle senestre.

Parfois l’écu admet une couronne, un cimier, un support et même une devise.

Je vais essayer de donner la nomenclature exacte des armoiries des différents ordres religieux, d’après les divers monuments que j’ai eus sous les yeux, surtout à Rome et en Italie. Mais je dois prévenir d’avance que l’on semble ne tenir compte que des pièces de l’écu, sans prendre garde souvent aux couleurs qui doivent les distinguer, en sorte que, vu la multiplicité des variantes, il est souvent impossible de les blasonner correctement.

ANTONINS

Une aigle, éployée de sable, essorante, diadémée et couronnée d’or, chargée d’un écusson d’or attaché à un collier de gueules, au T d’azur. Le tau est l’attribut iconographique de Saint-Antoine abbé, et il est resté chez les Antonins le signe distinctif de leurs abbés, qui n’ont pas d’autre crosse.

AUGUSTINS

D’or, à un coeur enflammé de gueules, posé sur un livre, chargé obliquement d’une plume et d’une ceinture de sable. La plume et le livre font allusion au docteur, la ceinture à celle qu’il reçut des mains de la Sainte-Vierge et qu’il a imposée à ceux qui suivent sa règle, et le coeur, qui est son attribut ordinaire, rappelle un passage du livre des confessions.

BARNABITES

De gueules, à une croix haute, plantée sur une montagne à trois côteaux et accostée des lettres P A, le tout d’or. Les deux initiales, qui signifient Paulus apostolus, indiquent que l’ordre a l’apôtre Saint-Paul pour patron.

BASILIENS

Une colonne enflammée, par allusion à celle que l’on vit au-dessus de la tête de Saint-Basile.

BÉNÉDICTINS

D’azur, à une croix patriarcale d’or, posée sur une montagne de même et adossée à la devise PAX en fasce.

BÉNÉDICTINS DE LA CONGRÉGATION DE SAINT-MAUR

Le mot PAX dans une couronne d’épines, accompagné en pointe des trois clous de la Passion.

BÉNÉDICTINS DE LA CONGRÉGATION DE SAINT-VANNES

Le mot PAX, accompagné en chef de trois larmes (clous de la Passion ?) et en pointe d’un coeur, le tout dans une couronne d’épines.

CALVAIRIENNES

D’azur, à une Vierge, debout, ayant les mains jointes, d’or, appuyée contre une croix du Calvaire d’argent, le tout sur une terrasse de même.

CAMALDULES

D’azur, à deux colombes d’argent buvant dans un calice d’or, posé en pal et surmonté d’une comète de même. Saint-Romuald, leur fondateur, avait eu une vision qui lui avait montré ses religieux sous la forme de deux colombes buvant dans un calice.

CAPUCINS

comme les Franciscains.

CARMES

De sable, chapé d’argent, la pointe de sable terminée en croix pattée en chef, accompagnée de trois étoiles à huit rais posées deux en chef et une en pointe, de l’un en l’autre. Cimier: une couronne ducale de laquelle sort un dextrochère brandissant un glaive enflammé. Devise: Zelo zelatus sum pro Domino Deo exercituum (III Reg., XIX, 10). Tenant: la Sainte Vierge, ayant au bras l’Enfant Jésus qui donne un scapulaire.

CÉLESTINS

D’azur, à une croix de sable, enlacée d’un S d’argent et accostée de deux fleurs-de-lys d’or. La lettre S signifie la ville de Sulmone, où l’ordre prit naissance.

CHANOINES DU SAINT-SAUVEUR DE LATRAN

D’azur, au buste du Sauveur, la tête entourée d’un nimbe crucifere. Support: une aigle essorante vue de face.

CHARTREUX

D’argent, au monde d’azur cintré et croisé d’or. Devise: Stat crux dum volvitur orbis.

CISTERCIENS

D’argent, à trois bandes de gueules, à la bordure semée de France. Tenant: la Sainte-Vierge, étendant son manteau autour de l’écu.

CONVENTUELS

comme les Franciscains.

DOMINICAINS

D’argent, à la chape de sable, l’argent chargé d’un chien de même, tenant dans la gueule une torche enflammée, la patte senestre sur un globe d’azur et couché sur un livre de gueules, accompagné d’une palme de sinople et d’un lys au naturel passés en sautoir dans une couronne d’or, et une étoile d’or en chef.

EUDISTES

Un coeur contenant les images nimbées de Jésus et Marie; autour, deux branches de lis et de roses encadrant les mots VIVE JESUS ET MARIE.

FRANCISCAINS

De gueules (alias d’azur ou d’argent), à une croix haute d’or (alias de gueules ou de sable), embrassée à dextre d’un bras vêtu de la grande manche de la couleur de l’ordre par dessous, qui est le bras de Saint-François; à senestre, d’un bras nu au naturel, qui est de Jésus-Christ, les deux bras passés en sautoir de carnation et stigmatisés de gueules.

GÉNOVÉFAINS

D’or, à un coeur enflammé de gueules, percé de deux flèches de sable, ferrées d’argent, passées en sautoir.

HOSPITALIERS DE SAINT-JEAN DE DIEU

Une grenade entr’ouverte, surmontée d’une croix. Cette grenade rappelle que le fondateur cherchant sa voie, Dieu lui dit: Grenade sera ta croix. En effet, ce fut dans la ville de Grenade qu’il parvint à fonder son ordre après bien des épreuves.

JÉSUITES

D’azur, alias de gueules, à un nom de Jésus, IHS, la lettre centrale surmontée d’une croix haute et accompagnée en pointe des trois clous de la Passion, dans une auréole ovale, le tout d’or.

LAZARISTES

D’argent, à l’image de Notre-Seigneur Jésus-Christ de carnation, les bras tendus en bas, vêtu d’or et d’azur, la tête nue.

MERCÉDAIRES

Palé d’or et de gueules, au chef du second, chargé d’une croix pattée et alézée d’argent. Le palé forme les armes d’Aragon, où l’ordre prit naissance.

MINIMES

D’or, au mot CHARITAS, coupé en trois syllabes, dans une auréole rayonnante. Cette devise fut apportée du ciel par un ange à Saint-François de Paule.

MINISTRE DES INFIRMES

D’argent, à une croix haute et rayonnante de gueules, couronne ducale.

MISSIONNAIRES DU PRÉCIEUX SANG

Parti: au premier, au nom de Jésus, semblable à celui des Jésuites; au second, au nom de Marie, surmonté d’une couronne d’étoiles.

OLIVÉTAINS

D’azur, à une montagne à trois côteaux d’argent, à deux branches d’olivier de sinople, partant du milieu, et à la croix haute de gueules surmontant le tout.

ORATORIENS

D’azur, à ces deux mots écrits en lettres d’or: JESUS MARIA, l’un sur l’autre, et enfermés dans une couronne d’épines de sable.

PASSIONNISTES

De sable, à un coeur chargé de ces mots l’un sur l’autre: IESU XPI PASSIO, accompagnés en pointe des trois clous de la Passion et sommés d’une croix haute, le tout d’argent.

PRÉMONTRÉS

Deux crosses d’or passées en sautoir sur un semé de France, par concession de Saint-Louis.

SCOLOPIES

Dans une auréole le nom de Marie, surmonté d’une croix, dans la hampe de laquelle est enfilée une couronne et accompagnée en pointe du monogramme grec qui signifie mère de Dieu.

SERVITES DE MARIE

D’azur, à la lettre M dans laquelle s’enlace la lettre S, surmontées d’une couronne à fleurs de lys au naturel, le tout d’argent; alias, la hampe de M prolongée en un lis fleuri.

SULPICIENS

Les lettres M et A superposées (pour former Maria), les deux jambages de M pointés (pour faire les initiales de Jésus et Joseph).

THÉATINS

D’or, à une croix haute de sable, plantée sur une montagne à trois côteaux d’argent, couronne de marquis. Ces armes sont motivées par cette coïncidence que leur congrégation prit naissance le jour de l’Exaltation de la Croix.

TRINITAIRES

D’argent, à une croix pleine alézée d’azur et de gueules.

URSULINES

D’azur, à une tige de lys de jardin, fleurie de trois fleurs, le tout au naturel et mouvantes d’un buisson d’épines d’or. Devise: Sicut lilium inter spinas (Cant. cant., II, 2).

VISITANDINES

D’or, au coeur de gueules, percé de deux flèches d’or empennées d’argent, passées en sautoir au travers du coeur, chargé d’un nom de Jésus et de Marie d’or enfermé d’une couronne d’épines de sinople, les épines ensanglantées de gueules, une croix de sable fichée dans l’oreille du coeur.

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