Identifiant de l’APF (Association des prieurés Fontevristes) dans le Répertoire national des Associations.

Rassembler les personnes physiques et morales s’intéressant à l’histoire, l’architecture, et la vie monastique dans les prieurés dépendant de l’abbaye de Fontevrault ; effectuer toutes études et toutes recherches historiques, archéologiques, architecturales en rapport avec l’Ordre de Fontevrault

L’identifiant Waldec de cette association dans le Répertoire National des Associations (RNA) est le numéro W361000588

https://associations-info.fr/W361000588/apf.html

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Conférence de Michel Melot en l’Abbaye royale de Fontevraud

Michel melot – Samedi 19 novembre à 15h00

Michel Melot est un ancien conservateur de la Bibliothèque nationale de France (BnF) et ancien directeur de la Bibliothèque publique d’information du Centre G. Pompidou. Après sa sortie de l’École des chartes, il dirigera pendant deux ans le département des estampes et de la photographie à la Bibliothèque nationale en tant que conservateur. Michel Melot est un spécialiste de l’Abbaye royale de Fontevraud. Il est notamment l’auteur de la thèse intitulée “L’abbaye de Fontevrault de la réforme de 1458 à nos jours : étude archéologique”, thèse qui lui permettra d’obtenir le diplôme d’archiviste paléographe en 1967. En juin 2022, il publie le livre intitulé “Histoire de l’abbaye de Fontevraud – Notre-Dame-des-pleurs 1101-1793″ qui raconte, sur près de huit siècles, l’histoire exceptionnelle de l’Abbaye royale de Fontevraud.

Histoire de l’abbaye de Fontevraud – Notre-Dame-des-pleurs 1101-1793, CNRS eds., 2022 https://www.fontevraud.fr/event/conferences-et-dedicaces/

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Fontevraud. Le musée d’art moderne de l’abbaye affiche ses collections de masques dans la dernière revue 303

Dans le dernier numéro de la revue culturelle des Pays de la Loire « 303 arts, recherches, créations », la part belle est faite aux collections du Musée d’art moderne de l’Abbaye de Fontevraud. Ce dernier volume de la revue est consacré au Masques. Sujet étonnant et on ne peut plus large. Ce terme nous évoque aujourd’hui une période pas si lointaine où cet objet, dont on ne prononçait autrefois quasiment jamais le nom, est devenu l’un des accessoires les plus importants de notre quotidien.
Le masque est un objet très particulier qui nous protège, sur le plan sanitaire, sur le plan de l’identité, sur le plan des émotions… Du carnaval, à la médecine en passant par le monde du travail et l’art, la revue « embrasse la diversité des masques, et leur pouvoir de reconfigurer notre rapport à soi et à l’autre. » Dans les premières pages, la plume a été confiée à Dominique Gagneux, directrice du Musée d’art moderne de Fontevraud. Sur plusieurs très belles pages, elle revient sur l’étonnante et hétéroclite collection du musée fondée grâce à une donation des époux Cligman, amoureux (d’art). Parmi les peintures, sculptures et autres créations, on trouve d’innombrables masques aux origines multiples et aux temporalités tout aussi variées. Ces quelques pages sont donc l’occasion de se plonger dans ces collections et plus particulièrement dans ces objets d’art, leur histoire, leur symbolique, leur présence dans la collection du couple de collectionneurs… Pour en apprendre davantage, retrouvez l’article complet dans la dernière revue 303 disponibles à partir du 17 novembre 2022. https://www.editions303.com/le-catalogue/masques/

A propos de Dominique Gagneux : Spécialiste de l’histoire de l’art du 20e siècle, Dominique Gagneux a été conservatrice en chef au musée d’Art Moderne de Paris. En 2018, elle a été nommée pour préfigurer puis diriger le musée d’art moderne de Fontevraud, collections nationales Martine et Léon Cligman inauguré en 2021.

Dans la dernière revue des éditions 303 consacrée aux « masques », plusieurs pages sont dédiées aux collections du musée d’art moderne de l’Abbaye de Fontevraud sous la plume de la directrice du musée.

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Prieuré de Longefont ( 36800 Oulches). La DRAC nous a dit : c’est incroyable, une vraie caverne d’Ali Baba »

« L’église s’était écroulée au début des années 1800« , explique Agnès Chombart de Lauwe. « C’était complètement en ruine, il n’y avait plus rien. Des arbres avaient poussé, il y avait des mauvaises herbes… Il ne restait que les quatre murs de la structure, qui se détérioraient chaque hiver à cause du gel. Nous nous sommes dit, avec mon mari : si nous ne faisons rien, ce sera perdu pour l’éternité. » En 2006, le couple fait donc appel aux services de la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) pour déblayer et estimer la valeur des ruines. Car sous les gravats, se cachent plusieurs colonnes qui composaient auparavant la structure de l’église. « Les experts de la DRAC sont venus à deux ou trois et nous on dit : on n’a jamais vu autant de chapiteaux inconnus, c’est absolument incroyable, c’est une caverne d’Ali Baba. On va vous aider à restaurer« , se rappelle Agnès Chombart de Lauwe. 

Les travaux commencent alors, co-financés en partie par la DRAC et le Conseil départemental. Mais ils sont surtout le fruit d’un lourd investissement personnel, raconte la propriétaire : « Nous financions le reste des travaux, et de toutes façons, il fallait avancer le prix. C’est vraiment un gros « fil à la patte » et beaucoup d’abnégation que de se lancer dans une telle entreprise. Il ne faut pas croire que ça se fait comme ça, en claquant des doigts. Et les travaux ont duré sept ans. » Le prieuré retrouve sa splendeur d’antan en 2014. Depuis, les propriétaires s’engagent à l’ouvrir à la visite quarante jours par an, afin de continuer à percevoir les aides des pouvoirs publics. 

Agnés et François Chombart de Lauwr devant une des oeuvres de leur vie. Le pieuré de Longefont.

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La Foi des Chombart de Lauwe a permis la reconstruction du Prieuré de Longefon

Toujours, les portes de la vieille église étaient restées fermées, murées dans leur mystère. Comme d’autres enfants avant lui, François Chombart de Lauwe avait passé et repassé le long des ruines, rêvant d’explorer ce terrain de jeu inaccessible et sacré. Puis il avait grandi. À son tour, il veillait sur ce prieuré de Longefont surplombant une boucle de la Creuse, sauvé de l’oubli à l’aube du Second Empire par son aïeul, le poète et bibliophile Prosper Blanchemain. Ses propres enfants, désormais, songeaient devant ces romantiques vestiges, accolés à leur maison de vacances. Ainsi, parmi eux, Mathilde s’imaginait elle l’église reconstruite et se voyait-elle entrer au bras de son père le jour de ses noces… La jeune fille fut hélas enlevée à l’affection des siens en 1998. Elle avait dix-sept ans. Pendant quelques années encore, le temps a continué à grignoter les pierres.

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Les travaux des Chombart de Lauwe (Prieuré de Longefont- Indre-) récompensés par le jury du Grand Trophée de la plus belle restauration

Le domaine a été primé lors de la cérémonie organisée par la Fondation pour les Monuments Historiques. Ses propriétaires ont remporté un prix de 30 000 euros.

L’histoire du prieuré Notre-Dame de Longefont est avant tout celle d’une résurrection. Une renaissance rendue possible grâce au travail acharné de la famille Chombart de Lauwe, propriétaire des lieux depuis le XIXe siècle.

Cette passion a été récompensée le 11 octobre 2016 par le jury du Grand Trophée de la plus belle restauration. Le prix, décerné aux plus belles rénovations du patrimoine français, est organisé par la Fondation pour les Monuments Historiques, en partenariat avec Propriété le Figaro, le Figaro Magazine et l’association Demeure Historique. Le vainqueur repart avec la somme de 30 000 euros. 

Pour en savoir plus https://proprietes.lefigaro.fr/actualite/notre-dame-de-longefont-recompense-par-grand-trophee-de-la-plus-belle-restauration-181631926/

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Etat actuel de l’Eglise prieuré de Longefont reconstruit par le Président de l’APF François Chombart de Lauwe (+) et son épouse Agnés.

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In Mémoriam. Le président Chombart de Lauwe (1946-2022)

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par | 15 novembre 2022 · 10:21

Rappel à Dieu le 8 novembre 2022 de François Chombart de Lauwe. Président Fondateur de l’APF (Association des Prieurés Fontevristes)

La tristesse de tous ses amis est grande tant nous apprécions cet homme si attachant qui a fait tant de choses pour médiatiser les prieurés fontevristes.

Nous le confions à vos prières certain qu’il aura pu bénéficier de cette maxime qui lui va si bien , lui qui -aidé de son irremplaçable épouse, Agnés, -a su reconstruire l’église du prieuré de Longefont. » Qui a bâti une église a un appartement au Paradis« 

Mme François Chombart de Lauwe, née Agnès Humann,


le comte et la comtesse Alexandre des Courtils, M. et Mme Evrard de Fosseux, le comte et la comtesse Gérald de Cosnac, M. et Mme Jean Chombart de Lauwe, ses enfants,


le comte Louis des Courtils, M. et Mme Jean Wallerand, M. et Mme Geoffroy de Belleville, Flaminia, Madeleine et Sixte des Courtils, Laure, Médéric, Menehould, Anne-Altaïr, Hélie et Antoinette de Fosseux, Alban Blanckaert, le comte et la comtesse Gabriel de Saint-André, Audouin, Ithier et Cyran Blanckaert, Gabriel et Joseph Chombart de Lauwe, ses petits-enfants,

Georges et Alexandre, Jacques, Gaspard, ses arrière-petits-enfants,

M. et Mme Philippe Chombart de Lauwe, le comte et la comtesse Christian de La Rochefoucauld, le comte et la comtesse Henri de Pracomtal, le comte Humann, ses frère, beaux-frères et belles-soeurs,


ont la grande tristesse de vous faire part de l’entrée dans la Vie éternelle de
François CHOMBART de LAUWE École centrale Paris,
le 8 novembre 2022, muni des sacrements de l’Église
.


La messe de funérailles aura lieu en l’église du prieuré de Longefont, le samedi 12 novembre 2022, à 14 h 30, dans l’intimité familiale et amicale, suivie de l’inhumation au cimetière d’Oulches (Indre).
Pas de fleurs, des messes et des prières pour les âmes du purgatoire.
Une messe sera dite le samedi 26 novembre, à 15 h 30, en l’église Saint-Germain-des-Prés, Paris (6 e ).

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Histoire locale. Vivre à Fontevraud, dans et en dehors de l’abbaye

La commune de Fontevraud-l’Abbaye est souvent perçue comme un bourg monastique, développé progressivement autour de l’Abbaye Royale. Un inventaire du patrimoine de cette commune a été l’occasion d’une relecture de l’Histoire, où l’on découvre que l’abbaye eut un rôle bien plus complexe dans la formation du village. Dans ce nouveau volet de l’histoire locale, retour sur la vie dans et en dehors de l’abbaye de Fontevraud. 

Quand Robert d’Arbrissel fonde l’Abbaye de Fontevraud en 1101 dans une clairière sans doute peu peuplée, sa communauté s’installe d’abord dans des « cabanes ». Cependant, moniales et frères s’organisent très vite en couvents stricts et se dotent en quelques décennies de bâtiments majeurs qui forment aujourd’hui encore les grands traits de l’Abbaye Royale. Dans le même temps, les laïcs qui accompagnent ces premiers développements sont progressivement mis à l’écart. Le statut des frères proscrit ainsi de leur céder des terres à proximité pour s’y établir. Plus encore, trois papes successifs interdisent, en 1119, 1137 et 1150, toute habitation de laïcs auprès de l’abbaye et de ses prieurés. Il s’agit surtout de garantir la tranquillité d’une retraite spirituelle et de protéger les religieuses, dont bon nombre sont de très nobles familles, de toute atteinte et de tout scandale. Les abords du monastère sont ainsi gelés, voire sanctuarisés, par des terres exploitées par l’Abbaye Royale comme par un vaste cimetière ? L’habitat villageois ne peut dès lors se constituer qu’au sein des hameaux disséminés, dont le principal est longtemps celui des Roches, à près d’un kilomètre au Nord.

Les étapes du rapprochement

Quand l’Abbaye Royale perd peu à peu de sa puissance, elle doit composer avec des empiètements, et des habitants se rapprochent. A la fin du 13e siècle, des maisons sont mentionnées près de l’église paroissiale, de la porte de la « trappe » ou un peu plus au Sud, à l’Ânerie. Au début du 16e siècle, Fontevraud se réforme et retrouve de sa superbe : en 1504 une clôture de 6 mètres de haut est construite, qui isole nettement les couvents féminins. L’Abbaye Royale ne semble plus craindre la promiscuité villageoise. Les abbesses stimulent même une certaine effervescence en proximité. Elles obtiennent en 1549 la création d’un marché et la construction de halles sur une portion du cimetière, puis concèdent vers 1577 des terres voisines, à condition qu’y soient implantées des maisons. L’immense cimetière est amputé plusieurs fois encore au 18e siècle pour installer un champ de foire et de nouveaux bâtiments. Ce développement reste toutefois limité : en 1789, la rue Robert d’Arbrissel, principale artère actuelle, n’est pas encore complètement bordée de maisons et les hameaux accueillent toujours la majorité du peuplement.

Après la suppression de l’abbaye, les vides se comblent

Durant la Révolution, l’Abbaye Royale est dissoute et saisie comme bien national. Les espaces qui l’entouraient sont vendus : sur 40 hectares presque d’un seul tenant, seuls 8 restent dans acquéreur – l’espace aujourd’hui ouvert à la visite –, dont l’État fait une prison. De nombreuses constructions monastiques deviennent donc parties constituante du bâti villageois. Par ailleurs, le grand cimetière paroissial est transféré hors du village en 1814. D’immenses parcelles deviennent ainsi constructibles. Le village se densifie. Au fil du temps, des maisons s’alignent au long de nouvelles voies, qui s’étirent jusqu’à rattacher les hameaux au bourg. L’allotissement du Grand Clos, cœur géographique du bourg, parachève enfin, et depuis 1992 seulement, un processus de constitution villageoise entamé il y a plus de 900 ans. Ainsi, aux yeux du visiteur, Fontevraud-l’Abbaye paraît aujourd’hui un village désarticulé et tentaculaire, qu’il traverse longuement avant d’atteindre les portes de l’Abbaye Royale.

Vivre à l’Abbaye

Au fil de l’histoire, au temps de l’ordre fontevriste comme lors de la période carcérale, nombreux étaient ceux qui vivaient dans l’Abbaye Royale pour en assurer l’administration et l’entretien. Une petite ville, en perpétuelle transformation.

Les pensionnaires de l’Abbaye : Les « commensaux », officiers, employés, et pensionnaires de l’Abbaye Royale pouvaient être nombreux. En 1640, Jean Lardier, bibliothécaire et historien de l’ordre de Fontevraud, y recense ainsi pas moins de 90 personnes au service de la cité monastique : intendant, médecin, chirurgien, apothicaire, boulanger, boucher, forestier, « botcheleur » (chargé de la distribution du foin)…

Boulanger et boucher, juge et sacristains : Ces personnes vivaient, en famille quand elles étaient mariées, dans la Grande Clôture, c’est-à-dire dans la clôture générale, distincte de celle des religieuses. L’Abbaye Royale comptait ainsi une tonnellerie, une buanderie, un moulin, une boulangerie, une graineterie, une boucherie, des écuries (« fannerie »), des logements pour le médecin et le chirurgien… Aujourd’hui encore, plusieurs édifices, vendus comme biens nationaux à la Révolution, témoignent de ces anciennes affectations. La « secrétainerie », au nord de l’abbatiale, abritait les sacristains. Au fil du temps, ses usages varièrent, du logement des frères convers à l’hébergement d’hôtes de passage. À proximité se trouve le logis du sénéchal : cette bâtisse abritait, au 18e siècle, le sénéchal de l’Abbaye, dont la fonction était de rendre justice pour le compte de l’abbesse. Il exerçait sa fonction dans le tribunal situé au premier étage des anciennes halles (emplacement actuel de la mairie).

Le directeur de la prison chez l’abbesse : Durant la période carcérale, certains personnels pénitentiaires disposent d’un logement de fonction, sur place. Le directeur est installé dans un appartement de 250 m2 dans l’ancien logement de l’abbesse, le palais abbatial, dans la cour d’honneur. Aujourd’hui, on y accueille les artistes en résidence. L’économe, mais aussi le médecin de la centrale, ou encore le coiffeur de l’administration pénitentiaire, possèdent eux aussi leur logement de fonction. Ceux de l’économe et du coiffeur – strictement identiques, bâtis au début du 19e siècle par l’ingénieur Charles-Marie Normand – encadrent la cour de l’écrou et disposent d’une cave et d’un jardin privatif entièrement clos. Le logis de l’économe, restauré en 2011, est aujourd’hui appelé « Pavillon Normand » et accueille des équipes de Fontevraud. En 1828, on construit dans la cour d’entrée le « casernement », pour abriter la compagnie d’infanterie chargée de la garde de la prison. Après avoir tenu lieu de salle des fêtes de la commune et de salle d’exposition, c’est aujourd’hui le bâtiment d’accueil des visiteurs.

Sources : Retrouvez toute l’histoire de l’abbaye de Fontevraud sur https://www.fontevraud.fr.

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