Archives mensuelles : juin 2011

-R- « ROBERTINS » : Autre nom des Fontevristes.

196 -ENSEIGNEMENTS PAÏENS AUX 11e ET 12e SIÈCLES.

Comme un édifice brave facilement l’injure du temps s’il repose sur de solides fondements, c’est aussi dans les jours de combat la grande préoccupation de l’Eglise d’assurer par des mœurs pures la rectitude et la vigueur de l’esprit. Pour agir plus efficacement contre les ennemis du dehors, elle se réforme elle-même , elle se   elle suscite dans son sein des élans de sainteté qui puissent contrebalancer les élans de perversité.

  L’ordre moral vient ainsi appuyer l’ordre métaphysique. C’est ainsi qu’au 11e et au 12e siècle des ordres religieux, les Chartreux (en 1084), les Cisterciens (en 1098), les Robertins de Fontevrauld (1106), les chanoines de Grandmont (1076), de S. Victor (1112), de Prémontré (1119-1121), comme aussi les Clunistes réformés (v. 940) concourent très efficacement à sauver la chrétienté par leurs pratiques austères. 

http://www.archive.org/stream/annalesdephilos32labegoog/annalesdephilos32labegoog_djvu.txt

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-G- LES GISANTS DE FONTEVRAUD, offerts par trois fois (1810-1816-1866) par la France à l’Angleterre !

Quatre des six statues funéraires des Plantagenêts disposées sous le mausolée échappent à la tourmente révolutionnaire et aux réutilisations comme matériaux de construction lors des travaux d’aménagement de l’ancienne abbaye. En 1810, ils « gisent là parmi les décombres », dans l’abbatiale.

Quelques années plus tard (1816), l’Anglais Stothard  suggère leur translation à l’abbaye de Westminster.

…. .

C’est compter sans l’indignation des Angevins : le préfet de Maine-et-Loire s’oppose à cet enlèvement et réclame au directeur de la prison un emplacement plus convenable

Une seconde réclamation intervient deux ans plus tard, suivie de la part du préfet d’une réponse tout aussi ferme que la précédente. .

En 1866, un article, dans la Pall Mall Gazette propose à nouveau le transport des Plantagenêts à Westminster. À peu de temps de l’exposition universelle il peut être souhaitable de ménager l’opinion anglaise et Napoléon III offre les statues à la reine  d’Angleterre Victoria

Il se heurte aussitôt à une levée de boucliers (1866-1867) qui le place en situation délicate, dont il sera délivré par la reine Victoria qui le dégage de sa promesse.

…..

Retrouvez l’ensemble des analyses  ci-dessus en activant le lien ci-dessous:

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:_pgsEONMdugJ:www.editionsgaud.com/download/ex_fontevraud.pdf+www.editionsgaud.com/download/ex_fontevraud.pdf&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEEShDXWxD1CfrjkZAcz4MjwBnb2E_uidxLCScss4eDX5FF86XHoiOhjntt701qFJGPhRe9MeZN72lF3XFgjPfRNTEMZtxMeI2m4Je-aXrXigjB4bxSGiZuvs_cnV7XaW5a5P6IHYH&sig=AHIEtbQVtDDeYYHFoMnWQoMU799FF-Uhcg

 

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Classé dans * Angleterre, Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye

-B- BORDEAUX, Cathédrale Saint André, 25 juillet 1137. PREMIER MARIAGE D’ALIENOR D’AQUITAINE.

Aliènor ,  fille aînée de Guillaume X, duc d’Aquitaine, devient l’héritière présomptive  du duché d’Aquitaine à la mort de son frère Guillaume Aigret, en 1130.

Alors qu’elle n’est âgée que de quinze ans,  son  père  meurt à 38 ans  le Vendredi saint de l’an de Grâce 1137 , au cours d’un pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle,d’où son surnom, « le saint »,  et elle devient de jure  duchesse d’Aquitaine.

Elle est mariée la même année,  le 25 juillet  à Bordeaux au futur Louis VII, fils (cadet, l’aîné étant déjà mort)  du roi de France Louis VI « le Gros » .  Puis, toujours en 1137 Louis VI meurt à son tour . Les deux très jeunes époux ,  déjà souverains de France,  sont couronnés ducs d’Aquitaine  à la Cathédrale, romane à l’époque, Saint-Pierre de Poitiers. L’éventuel fils aîné du couple sera titré roi de France et duc d’Aquitaine, la fusion entre les deux domaines ne devant intervenir qu’une génération plus tard.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aliénor_d’Aquitaine

.     Ce qui fait  qu’Aliénor  apporte ainsi  en dot au roi Louis VII  la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Périgord, l’Angoumois, la Marche, le Limousin, la Saintonge… Les frontières du royaume capétien s’étendent dès lors aux Pyrénées. A ce propos,  Il ne faut pas oublier que , bien que duc d’Aquitaine par alliance, Louis VII ne pourra jamais  agir sur ce duché, Aliénor en restant la totale maîtresse et on le verra  bien lorsqu’elle  le « transférera » à Henri II Plantagenêt , le duché d’Aquitaine  jamais rattaché à la couronne  de France , lors de son second mariage, le 18 mai 1152, à Poitiers.

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-P- l’ABBAYE DE FONTEVRAUD ET LES PLANTAGENETS ou comment un monastère angevin devient nécropole des rois d’Angleterre.

La fameuse dynastie royale anglaise a des racines bien implantées en France, notamment en Anjou, et son influence sur la région a perduré jusqu’au cœur du XIIIe siècle

….

L’abbaye de Fontevraud, fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel, a très tôt attiré des membres de la haute aristocratie. Parmi eux, se trouvait Ermengarde, duchesse de Bretagne. Issue de l’aristocratie angevine, elle a ensuite fait venir plusieurs membres de sa famille.

…..

Si tout le monde connaît Richard Cœur de Lion, en grande partie grâce à Walter Scott, le plus prestigieux membre de la dynastie des Plantagenêts est sans aucun doute son père, Henri II (1133-1189). C’est lui qui, en 1154, devient roi d’Angleterre et fait de Fontevraud la nécropole de sa dynastie.

………

Pourtant, la dynastie devient peu à peu véritablement anglaise, à partir du règne de Jean sans Terre. Il perd successivement la Normandie, le Poitou, l’Anjou et le Maine. L’abbaye de Fontevraud cesse alors d’appartenir au domaine des Plantagenêts et l’implication de la dynastie dans la vie du monastère diminue au cours du XIIIe siècle.

Maud Brochart.

http://www.suite101.fr/content/labbaye-de-fontevraud-et-les-plantagenet-a2740

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-L- LA LETTRE VOLEE (Le manuscrit 193 de la Biblothêque municipale de Vendôme*) ou UNE TENTATIVE VAINE DE FACILITER LA CANONISATION de ROBERT D’ARBRISSEL.

*Ce manuscrit du XIIe siècle, recueil d’œuvres de Geoffroy, est aujourd’hui conservé à la Bibliothèque municipale de Vendôme sous la cote 193. Curieusement, le premier feuillet de la lettre à Robert y fait défaut…

Promue abbesse en 1637, confrontée à une rébellion des moines fontevristes , Jeanne-Baptiste de Bourbon tenta, dés son entrée en fonctions (1637-1670) d’obtenir la canonisation de Robert d’Arbrissel vers 1645. Fille légitimée d’Henri IV, demi-sœur de Louis XIII, elle pouvait compter sur de puissants appuis. Exalter la figure du fondateur, c’était une habile manière de rappeler qu’il avait lui-même conçu, à Fontevraud, la soumission des hommes à l’abbesse.

C’était aussi prendre le risque de mettre en lumière les aspects les plus sulfureux de l’ermite médiéval. Deux lettres en particulier témoignaient de son comportement suspect avec les femmes : l’une due à Marbode, évêque de Rennes, l’autre à Geoffroy , Abbé de l’Abbaye  de la Trinité de Vendôme

http://lettrevolee.irht.cnrs.fr/vol.htm

Et voici un extrait de ce qu’écrivait l’Abbé Geoffroy.

j’ai appris qu’il court sur votre compte des bruits sinistres d’après lesquels vous auriez fait et vous  feriez encore des choses telles que, si elles sont vraies, il faut les réformer.en toute hâte, sans chercher aucune excuse pour vous défendre ; j’en conjure votre candeur par les entrailles de ma charité fraternelle ! J’ai entendu dire en effet que dans votre active sollicitude pour le sexe féminin, que vous avez entrepris de gouverner, vous suivez deux modes de conduite très opposés l’un à l’autre, mais qui excèdent également les bornes de la discrétion.

      Il est, dit-on, certaines femmes auxquelles vous permettez d’habiter familièrement avec vous ; on ajoute même que vous ne rougissez pas de coucher souvent pendant la nuit avec elles et au milieu d’elles, et par là vous croyez, ainsi que vous l’affirmez vous-même, porter dignement la croix du Sauveur, en vous efforçant d’éteindre les ardeurs de la chair si imprudemment allumées.

    Si vous agissez, si vous avez jamais agi ainsi, vous avez imaginé un nouveau genre de martyre inconnu jusqu’ici, mais infructueux ; car on ne peut tirer aucun fruit,  aucune utilité de ce qui est contraire à la raison.

La lettre volée. Le manuscrit 193 de la bibliothèque de Vendôme – © CNRS-IRHT 2002

http://lettrevolee.irht.cnrs.fr/pdf/petigny.pdf

Qu’à cela ne tienne ! Jeanne-Baptiste envoie deux religieux à l’abbaye de la Trinité, avec mission de détruire les feuillets du manuscrit qui conservent l’embarrassante missive de Geoffroy. Les émissaires arrivent à s’introduire dans la bibliothèque, mais, par incompétence ou par précipitation, ils ne soustraient au manuscrit que le premier feuillet portant la lettre adressée à Robert. Jeanne-Baptiste, par ailleurs, semblait ignorer que d’autres manuscrits, en particulier celui du Mans, contenaient copie de la même pièce et qu’elle avait été éditée par Sirmond en 1610.

http://lettrevolee.irht.cnrs.fr/vol.htm

L’anecdote est contée avec brio par Jules de Pétigny dans un bel article publié en 1854 dans la Bibliothèque de l’École des chartes, article auquel nous  vous renvoyons… un régal !

http://letrevolee.irht.cnrs.fr/pdf/petigny.pdf

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-R- REGLE DE L’ORDRE DE FONTEVRAUD (Interdiction de recevoir lettres, présens; De l’Office divin)

CHAPITRE X. – Qu’il n’est pas permis de recevoir lettres, ou présens.

« Il ne vous est aucunement permis de recevoir de vos parens, ny de qui que ce soit, non pas mesme d’entre vous autres, lettres, gratifications, ou présens quelconques, ny de les donner, sans le commandement de laPrieure…. Toutes choses soient communes à toutes, comme il est escrit, et personne ne dise que quelque chose soit sienne, ou présume l’avoir à soy. Que si quelqu’une avoit été surprise en ce très pernicieux vice, qu’elle soit admonestée une et deux fois, et si elle ne s’amende qu’elle soit soumise à la correction. Si on trouve à aucune qui seroit décédée quelque chose de notable en propriété, et qu’elle auroit caché ou celé, telle personne ne soit enterrée qu’en lieu prophane. La pauvreté soit aussi en commun, en sorte que vous n’amassiez point de thrésors, et ne vous serviez de vaisseaux d’argent, ou autres choses précieuses. »

CHAPITRE XVIII. – De l’Office Divin.

« Quand vous ferez de la férié en l’Advent et Caresme, vous direz devant Matines les quinze Pseaumes accoustumez, et les sept Pseaumes avec la Litanie après Matines. Et en Caresme vous direz après chaque heure un Psalme estant de genoux et les coudes en terre. En autre temps, excepté le temps Paschal, vous direz quinze Pseaumes tous les Vendredis et jours de jeûsnes ordonnez de l’Eglise, n’estoit que ce fut une feste de douze leçons ou dans quelques octaves ; vous réciterez tous les jours l’office des morts avec un nocturne et trois leçons, excepté les vigiles et jours de grands doubles, les vigiles des petits doubles, les samedis et octaves de Pasques, Pentecoste et de la Nativité de Nostre Seigneur. On dira une fois la sepmaine l’office de tous les SS., à scavoir Vespres et Laudes. L’Office de la Bien-heureuse Vierge sera tous-jours récité au Chœur, excepté les grands doubles et quelque peu d’autres jours qui sont marquez en vostre Bref. Et comme on doit faire es Vigiles, Dimanches et aux jours privez ; et avec quelle solennité on dit Matines ; semblablement, comme on fait les Vigiles et comme es solennitez et festes des Saincts on dit les Alleluya ; et de quelle manière il faut faire le jour et la nuict le service divin; combien de Psalmes il faut chanter en chacune des heures et en quel ordre ; et en quels Dimanches il faut commencer chaque histoire, comme aussi des cérémonies que vous devez observer, tout cela est escrit au nouveau Bref, lequel a esté fait par nostre authorité, ou pour mieux dire par celle du Saint Siège, paraphé de nos seings manuels, lequel Bref ou ordinaire on lira aux Samedis et vigiles des festes dans le Chapitre, à scavoir : à la fin du Chapitre si c’est un jour où on le tienne, ou après Grâces, ou après Nones. Mais les Sœurs layes, pour tout Office, soient tenues d’entendre tous les jours la Messe, n’estoit que la Mère Prieure eur eust enjoint une autre obédience. Elles pourront aussi dire les heures de la Bien-heureuse Vierge, et les Vigiles des Morts, ou, si elles ne sçavent point les dites heures, elles diront : pour Matines, quatre Pater noster et Ave Maria ; pour la Messe, le Confiteor, le Credo in Deum, Credo in Spiritum, et cinq fois le Pater et Ave Maria ; pour Vespres, cinq ; pour Complies, cinq ; à Prime, Tierce, Sexte et None, au Bénédicité et Grâces, pour chacune de ces heures, un Pater et Ave, et ce en quelque lieu qu’elles soient, et au temps qui leur sera plus commode. Mais quand elles se prépareront à se coucher, qu’elles recommandent à Dieu toutes les âmes des Chrestiens, notamment la leur, celle de leur Mère Abbesse, des Sœurs et Frères de leur Ordre, de leurs parens vivans, comme aussi tous les fidèles trespassez, et disent trois fois le Pater noster et Ave Maria. Et seront tenues de dire pour l’Office de l’Obit de chaque Sœur ou Frère de cet Ordre, ce que la Prieure leur déclarera. »

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– E- ESPACES FUNERAIRES SIS EN L’ABBAYE ROYALE DE FONTEVRAUD

Inhumations et édifices religieux au Moyen Âge entre Loire et Seine.

Actes publiés sous la direction d’Armelle ALDUC-LEBAGOUSSE

CRHAM. Caen 2004

L’INHUMATION EN MILIEUMONASTIQUE:

L’EXEMPLE DE L’ANJOU

Daniel PRIGENT   du Service archéologique départemental de Maine-et-Loire.

Résumé:

L’étude archéologique menée sur le site de Fontevraud (Maine-et- Loire) a permis d’étudier plusieurs espaces funéraires, et aussi parfois d’engager la comparaison avec d’autres monastères angevins.

L’église abbatiale est un lieu d’inhumation privilégié où se différencient plusieurs espaces.

La salle du chapitre a également une vocation funéraire, mais la densité des sépultures varie, comme le montre la comparaison entre plusieurs sites, dont l’abbaye Saint-Aubin d’Angers ou la celle grandmontaine de la Haye-aux-Bonshommes à Avrillé.

Le cloître du prieuré Saint-Lazare de Fontevraud, intégralement fouillé, n’a livré aucune sépulture. Les interventions ponctuelles pratiquées dans le préau et les galeries du Grand-Moûtier confirment une faible prédilection pour l’inhumation dans le carré claustral, ce qui ne semble pas être le cas dans d’autres monastères.

D’autres lieux d’inhumation ont été reconnus à l’intérieur de la clôture. fontevriste: chapelle de l’infirmerie, parvis et secteur s’étendant le long des murs de l’église, cimetière monastique… On peut ainsi distinguer au XIIe  siècle le cimetière de la communauté, au nord-est de l’église, de celui des laïcs, au sud du chevet, mais qui occupe également, hors clôture, le nord de l’église abbatiale.

[PDF]

Inhumations et édifices religieux en Loire et Seine

Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat

Inhumations et édifices religieux au Moyen Âge entre Loire et Seine. Actes …

       Merci d’activer le lien ci-dessous  puis  d’aller à la page 159 du document  ainsi obtenu:

http://books.google.fr/books?id=dJO9A97cBggC&pg=PA223&lpg=PA223&dq=%22Inhumations+et+%C3%A9di%EF%AC%81ces+religieux+au+Moyen+%C3%82ge+entre+Loire+et+Seine.%22&source=bl&ots=K0PE5PKqrM&sig=lu-kmrPQH2cG07hpyhzhB_PgkJE&hl=fr&ei=MusITsnfI4mSOrXlvcsN&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBkQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false

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Classé dans Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye

-C- Les soeurs CHERCHES afin que toutes les MONIALES PRIENT effectivement.

« À l’abbaye de Fontevraud, les sœurs « cherches » faisaient la chasse aux oisives, aux babillettes et aux dormantes ».

http://ahoui.over-blog.com/article-on-attendait-la-neige-62233141.html

« Il y avait aussi au prieuré  fontevriste de  Boubon des soeurs ‘cherches’ dont le rôle n’ est pas très bien défini, mais qui semblaient chargées d’ inspecter, chaque soir, la communauté pour  voir si tout était en ordre, les portes fermées, et les religieuses dans leurs cellules ».

Pierre Macaire.  Cussac et  sa région 2004 p. 127.

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-B-Prieuré de BOUBON. Commune de Cussac (87150)

Boubon  (1113) , commune de Cussac (87150) , au diocèse de Limoges . Att. au XVIIe  siècle.

Province fontevriste de Bretagne

Ce monastère , établi au milieu d’une clairière , grâce aux donations faites  par Pierre de Montfréboeuf, Itier Bernard et Aimeric de Brun. à côté de quelques cabanes de bûcherons et de charbonniers ( charbon de bois) , était l’un des plus anciens de l’ordre de  Fontevrault . puisque les premières religieuses vinrent l’habiter vers 1106. Ce prieuré  appartient  donc à la vingtaine d’établissements créés du vivant du fondateur de l’ordre, Robert d’Arbrissel .

Au Sud  était le couvent des religieuses et leur église dédiée à la Sainte Vierge, au nord , l’habitation des  religieux  et leur église Saint Jean ultérieurement transformée en grange.

Aux métairies  propriété des religieuses s’ajoutaient trois moulins :
Le Grand Moulin ou moulin de la Porte, le Moulin de la Brégère ou petit moulin, le moulin du Careau situé dans la paroisse de Milhaguet.

Le prieuré des hommes , dont le prieur était confesseur des Dames et  curé de Boubon,  dévasté par les Anglais vers 1385 (guerre de cent ans) ne fut pas rebâti. Seules les religieuses   reviendront à Boubon,  en 1528, après sa reconstruction faite par les seigneurs de  Lastours et de Pompadour et sans doute aussi des  Peyrusse des Cars  comme en témoignaient leurs armoiries sculptées dans le cloître et le dortoir.

L’ouvrage  consacré à La réforme de Fontevraud, de la fin du XVe siècle à la fin des guerres de Religion  mentionne qu’au prieuré de Boubon, la prieure  remplacée aurait pu refuser de se dessaisir  de sa charge et  des revenus qui l’accompagnaient.

Hélas ce  monastère fut vendu et détruit lors de  la Révolution, la plus grande partie de ces archives ayant été  brûlée sur la place publique de Saint-Mathieu (87) le 12 décembre 1793. Une très rare  vierge ouvrante en ivoire , donnant à voir  la passion et l’inhumation du Christ. trésor de ce prieuré, est abritée au musée de Baltimore (USA).

Biblio.

http://monasticmatrix.usc.edu/monasticon/index.php?function=detail&id=1629

VERNEILH (Bon de), « La vierge ouvrante de Boubon », Bulletin de la société archéologique et historique du Limousin, t. 36, 1889, p. 241-246.

Série de photos trés  complête des différents registres  composant ce triptyque  dans la position fermée et  dans la position ouverte  grâce au lien ci-dessous :

http://www.gothicivories.courtauld.ac.uk/images/ivory/8d5ad4bc_915893b3.html

NB.  L’authenticité  de la Vierge de Boubon, au Walters Art Museum de Baltimore  est, aujourd’hui encore, contestée : le site « Courtauld Institute of Art » donne plusieurs datations qui s’étendent des environs de 1180 (la position actuelle du Walters Art Museum) à 1780.

www.musee-moyenage.fr/documents/mois2011_03.pdf

Pour une analyse synthétique  en  Anglais.

http://books.google.fr/books?id=WP4PskStIysC&pg=PA199&lpg=PA199&dq=%22vierge+de+boubon%22&source=bl&ots=vRqikFLZf3&sig=8hNRukknQ6M0VzSgRb27o7kHcic&hl=fr&ei=o9j4TKLFDaWI4ga5jb20Bw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CCoQ6AEwAw#v=onepage&q=%22vierge%20de%20boubon%22&f=false

Pour l’histoire post-révolutionnaire de cette vierge, voir :

Blancher (Magdeleine et René). Recherches  sur la Vierge de Boubon. Paris 1972.

L’original de cette ouvre étant au musée de Baltimore, (USA) , la  commune  de Cussac en a fait réaliser une copie, par l’artiste Christian Verdun, domicilié à Cahors. La statuette a  été  vraisemblablement installée dans l’église du bourg le  samedi 18 octobre 1986.

http://www.christian-verdun.com/article.php3?id_article=37

  Pour une réinterprétation en bois polychrome (H. 0, 53 m) de la  vierge de Boubon en ivoire, voir l’image dans la colonne du milieu

http://www.christian-verdun.com/article.php3?id_article=37

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Classé dans Département 87

-A- ROBERT D’ARBRISSEL PROMOTEUR DE l’AMOUR COURTOIS

Robert d’Arbrissel, fondateur de Fontevraud, avait inauguré la grande fronde féminine qui devait donner ses plus beaux fruits au «printemps du Moyen Âge». À ce fils de prêtre que rien ne semblait prédestiner au succès, à cet anachorète débordé par la renommée de son charisme, il fut reproché de vivre dans la promiscuité des femmes, non tant pour en jouir que pour se mettre à l’épreuve tantalisante de la chair 1.

S’affranchir du péché sans dédaigner ses charmes, c’était ouvertement braver l’Église, rompre avec la culpabilité qu’elle entretient à seule fin d’étrangler ses ouailles dans les lacets de la servitude.

Dans un ouvrage consacré à Robert d’Arbrissel, Jacques Dalarun évoque la rivalité entre ce fou de Dieu (et des femmes) et le premier en date des troubadours, Guillaume, VIIe comte de Poitiers, IXe duc d’Aquitaine. Enragé par le succès du clerc, Guillaume avait poussé le sacrilège jusqu’à construire «une habitation à l’image d’un monastère, disant dans son délire qu’il fondait une abbaye de prostituées 2».

Selon l’historien Reto R. Bezzola, cette rivalité constituerait un événement décisif pour l’invention de l’érotique courtoise.

1 Cf. Jacques Dalarun, Robert d’Arbrissel, fondateur de Fontevraud, Paris, Albin Michel, 1986

2. Guillaume de Malmesbury, cité par Jacques Dalarun, op. cit., p. 96

Luc Richir. La liberté est sans  pourquoi.

https://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=SN_015_0071

D’après Reto R. Bezzola*, c’est le succès de Fontevrault auprès de la noblesse féminine poitevine (et de ses femmes en particulier) qui poussa Guillaume IX, alors poète paillard, cynique et irrespectueux et des femmes et de la religion, à changer sa façon d’écrire pour composer des poèmes d’amour

p. 296 : « pour rivaliser avec l’attraction qu’exerçait sur les âmes l’amour mystique et la soumission à la ‘domina’ , que propageait Fontevrault, il eut le désir d’opposer au mysticisme ascétique de l’époque un mysticisme mondain, une élévation spirituelle de l’amour du chevalier. »

* Reto R. BEZZOLA. Les origines et la formation de la littérature courtoise en Occident (500-1200). Première partie : La tradition impériale de la fin de l’antiquité au XIe siècle. Paris, Champion, 1944. (Bibliothèque de l’École des Hautes- Études, sciences historiques et philologiques, fasc. 286.)

….

Cette hypothèse de Bezzola a été critiquée (comme a été critiquée l’hypothèse arabe). Mais en fait, l’erreur n’est -elle pas de croire à une seule source de l’amour courtois, alors qu’il peut très bien y en avoir plusieurs.

Guillaume, piqué au vif par le succès de Robert d’Arbrissel et des clercs qu’il déteste, aurait décidé lui aussi de chanter l’amour pour la domna, en s’inspirant, non pas des poésies latines de clercs, mais de la poésie arabo-andalouse.

http://www.arbre-celtique.com/forum/viewtopic.php?p=60279&sid=d2fe676a0f71eebd37779ed53f3acadc

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