Archives quotidiennes : 16 juin 2011

-F- PRIEURE DES FILLES-DIEU DE PARIS (75)

Les Filles-Dieu  (1495) au diocèse de Paris. Attesté au XVIIe siècle.

Prieuré de la Province fontevriste  de France

Cet ancien couvent  situé rue  Saint-Denis à Paris  avait été fondé en 1226 par Guillaume  III (? ) evêque  de Paris  « pour retirer  des pécheresses, qui pendant toute leur vie,  avaient abusé de leur  corps  et à la fin  étaient en mendicité ».

Charles VIII  ordonna par lettres patentes  du 27 décembre 1483 que cette maison, suite à de nombreux désordres, serait  occuée à l’avenir par des filles de Fontevraud.

En 1495,  il fut réformé et  compris dans l’ordre de Fontevrault à la suite  de l’intervention de Jean-Simon de Champigny évêque de Paris et que les Religieuses de Fontevrault, qui venaient des prieurés  fontevristes de la Magdeleine-lez-Orléans  et de Fontaine-lez-nones ou de Fontaine -en -France (près de Meaux), prirent possession du couvent désormais nommé « couvent des Filles-Dieu », elle prirent aussi à cette occasion le nom de Filles-Dieu

On rebâtit alors  la maison ainsi que l’église  qui fut décorée de sculptures  de François  Anguier. Toutes deux ont été démolies en 1798 et l’on construisit sur leur emplacement  une rue et un passage (du Caire)

Epitaphe  de Cantien Hué, Recteur de l’université de Paris,  Visiteur , encore en 1501, de l’ordre de Fontevraud mort le 4 avril 1502 et inhumé  dans une des chapelles  de l’église fontevriste des Filles -Dieu de Paris.

Epitaphe :

Ci –Gist 

Cantien Hûe, digne de mention

Du monde,  de la chair, du diable

Ayant  victoire, de louable

Et celeste  conversation ;

Lequel,an mil cinq cent et deux,

De Saint Ambroise, jour  et feste,

Sexagénairet vertueux

Rend l’esprit, eléve l’ateste*.

* NDLRB. Comprendre, c’est un de ses anciens élèves qui l’atteste. 
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-M- CHARLES VI DE FRANCE MENDIE AUPRES DE RICHARD II D’ANGLETERRE UNE AIDE FINANCIERE POUR L’ABBAYE DE FONTEVRAUD

   Les Souverains d’Angleterre de la maison d’Anjou-Plantagenet furent très-généreux envers l’abbaye de Fontevrault. Les nombreuses rentes qu’ils avaient constitues en sa faveur n’ont pas cependant toujours été rÈguliérement payees, car Blanche de Harcourt, vingt-deuxiéme  abbesse* , se vit obligée  d’user de la protection du roi Charles VI, son cousin-germain, pour en toucher les arrérages.

    Nous avons même retrouvé la lettre que ce monarque écrivit à ce sujet à  Richard II, son gendre :

A très hault et puissant prince R., par la grâce de Dieu roy d’Angleterre, nostre trés cher et trés amé filz, Charles, par ycelle mesme grâce, roy de France, salut et parfaicte dilection. Trés cher et trés amé filz. Blanche de Harcourt, abbesse de Fontevraux, vostre et nostre cousine nous a faict exposer comment vos prédécesseurs roys d’Angleterre, dont les corps gisent en l’èglise dudit lieu, donnèrent et aumosnerent l’augmentacion de la fondation des dictes Èglise et abbaye et pour le salut des âmes d’eulx et de leurs successeurs, cent marcs d’argent de rente annuele et perpetuelle, à les prendre et avoir par la manière que ensuyt ; c’est assavoir : LX marcs sur la ferme de vostre ville de Londres, quarante marcs sur  la ferme de la cité de Wicester, et cinquante solz d’esterllins  sur vostre eschiquer, dont plusieurs arrèrages sont deuz ; et pour tant, trés cher et très aimé  filz, que la dicte abbaye,  laquelle est de fondacion royale, a été  tellement opprimée par le faict et occasion des guerres, qu‘à prés ent vostre et nostre dicte cousine, et les religieuses d’icelle abbaye, ne peuvent bonnement avoir leurs nécessitez ne supporter les grans fraiz et charges qu ils ont à outenir et faire, à cause des maisons et édifices qui sont aussi, comme touz, deperit  el cheut (NDLRB : choit  c’est  à dire  tombe)  en ruyne ; par quoy le divin service, qui est faict et célébré dans la dicte église pour le salut des ames de vos dictz prédé cesseurs et autres, pouroit estre delaissié  ou diminué très  grandement.

Vous prions et requérons trés instamment, et de cuer , très cher et amé  filz, que pour amour et contemplacion de nous et des choses dessus touchées, vous vueillez vostre et nostre dicte cousine faire paier et contanter des dictz arrérages, et aussi la dicte rente, doresnavant. Et avecques ce, ordonner et faire que certaines Èèglises, prieurez et maisons assises en vostre royaume, desquelles et des religieuses, prieuses, prieurs et gouverneurs d’icelles, la visitacion, correction, punicion, institucion et destitucion lui appartient à cause de la dicte abbaye, elle puisse doresnavant visiter et faire visiter, y mettre, instituer, destituer, ester, punir et corriger, comme il appartiendra, les religieux et religieuses d’icelles, ainsi et par la manière que ces prèdécesseurs l’ont faict et accoutumé  de faire en temps passé, paravant les dictes guerres, et qu’elle le faict es aultres prieurez et lieux de sa religion estans en nostre  royaulme.

Et en ce, trés cher et très amè filz, vous ferez, se nous semble, vostre devoir, le bien et proufit de la dicte Èglise, et, nous, parlaicte plaisance. Et en vueillez tant faire, que nous  et elle vous en soions et doions estre tenuz, et que elle puist  appercevoir nos prières lui avoir valu envers vous.

Donné à Paris, le XXUI* de mars

cité in Alfred Jubien

     » L’abbesse Marie de Bretagne et la réforme de l’ordre de Fontevrault d’après des documents inédits » (1872)

http://www.archive.org/stream/labbessemariede00jubigoog/labbessemariede00jubigoog_djvu.txt

* Blanche de Harcourt, fille de Jean II, comte de Harcourt, et de Catherine de Bourbon, fût abbesse  de 1391 à 1431

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