Archives quotidiennes : 23 juin 2011

-F- PRIEURE FONTEVRISTE DE FONTAINES-EN-FRANCE (1124) ou Fontaine-les-Nonnes

Fontaines-en-France  (1124) ou Fontaine-les-Nonnes  au diocèse de Meaux. Commune  d’Etrepilly  ? ou de Douy-la-Ramée? (77139). Attesté au XVIIe siècle.

Orthographié parfois «  Fontaine »  et  aussi connu sous le nom de « Fontaines-les-Nonnes » . Département Seine-et-Marne,  arrondissement de Meaux. Canton de  Lizy-sur-Ourq.

Sur le chemin de Meaux à  Acy-en-Multien se trouvait la chapelle de  Saint Quentin  qu’Adam de Bouillancy donna entre 1120 et 1130 à Burchard, évêque de Meaux , pour qu’ il y fonde  un couvent   de femmes. Le prélat  demanda  son accord à Thibault II  de Champagne  et  lorsqu’il l’eut reçu, il remit l’église  avec la terre du  Vaz (Le Mitoy) prés d’Acy à l’ordre de Fontevrault (Abbesse Pétronille de Chémillé) .

Les  premières  religieuses   trouvérent le lieu peu propice  mais, grâce à la générosité  d’André Mathieu, elles purent s’établir à Fontaines , non loin de saint Quentin, sur les bords de la Thérouanne.

Vers 1150 ,  la maison claustrale est habitable, Dix ans plus tard,  l’église est achevée  grâce à la générosité de Louis VII.  Dans une vaste maison proche,  demeuraient trois religieux  (embryon de communauté masculine)  pour les besoins spirituels des sœurs, religieux qui desservaient aussi la chapelle Saint  Quentin.

Ce prieuré  fut  confirmé   le 9 février 1133 par Innocent II, le 14 septembre 1164 par Alexandre III, et le 18 novembre 1187 par Grégoire VIII.

En 1215, le monastére fut  dévasté par un violent incendie et les religieuses durent s’installer dans la maison des Pères qui  partirent pour Champfleury. Heureusement la Providence inspirera à Guillaume  des Barres , Seigneur d’Oisery, grand sénéchal de Philippe Auguste , un des héros de Bouvines  dont la fille était moniale à Fontevrault, devenu veuf,  de se retirer au monastère qu’il fit reconstruire  (1215-1230) . Mort en 1233, les religieuses  feront  figurer  son nom  sur un obituaire en demande de prières. Ellles le feront de  plus inhumer  sous un beau monument qui existe toujours (1971) dans la chapelle   Saint –Jean l’évangéliste.

Les guerres chassèrent les religieuses   qui revenant  de Paris en 1415 trouvèrent l’abbaye en ruine. Sept ans plus tard, les Anglais complétèrent  par le feu le désastre.

L’Abbesse de Fontevrault, Marie de Bretagne , demanda alors à Jean Henry, Chantre de N.D. de Paris , conseiller du roi, de rétablir le monastère. Ce  qu’il fit si bien qu’il eut le droit  à être inhumé  dans la chapelle au dessous  de la grande grille.

le prieuré de Fontaine ayant accepté la réforme de l’Ordre, Marie de Bretagne envoya au prieuré huit religieuses de la Madeleine dont  la Prieure Jeanne Desloges  qui mit tout en œuvre pour une reconstruction complête

–       1480. Partie réservée aux Pères  et chapelle saint Jean l’évangéliste (restaurée en 1865)

–       1486, Chapître  et cloître.

–       1506. Ensemble du monastère

Il fut pillé une première  fois sous la Fronde  entre 1648 et 1653) En 1789, il comptait  vingt professes  et douze converses qui se dispérsèrent en 1792. Deux ans plus tard , le prieuré  fut vendu comme bien national  pour 271 000 livres, les fermes et les terres pour 1 697 412 livres. La dernière prieure  fut  : Louise-Adélaïde des Laurens  de Montserein ( 1789-1792).

  Liste  des prieures in :

Dictionnaire d’Histoire et de  géographie  ecclésiastique. Tome 17. 1971 p. 857

De Fontaines partirent également des moniales pour réformer  les abbayes de :

– Chelles (1504-1517)

– Faremoutiers (1517)

– Jouarre

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