Archives mensuelles : novembre 2011

-C- CHAPELLE SAINTE CATHERINE

La chapelle Sainte-Catherine  fut édifié vers 1225, sous l’abbatiat de Berthe,(1218-1228) par la volonté de la duchesse de Bourgogne Alix,  faisant retraite  à Fontevraud. Située à l’origine dans le cimetière construit autour  de l’église Saint-Michel, puis transférée en un terrain acquis en 1814,  elle s’élève de nos jours  le long de l’allée menant à l église  paroissiale Saint-Michel.                                                                           Bâtie  sur une salle  voùtée servant  d’ossuaire,la chapelle  de forme carrée à la base,  mesure  huit mêres de côté. Chacune de ses faces est percée d’une fenêtre en pein ceintre. Elle est  couverte  d’une élégante  voûte à nervures retombant  sur  de fausses trompres nervées rachetant les angles  des huit pans de la construction. De son toît , à l’origine , de pierres s’élève un lanternon orthogonal ajouré de petites  fenêtres, auquel on suspendait autrefois  une lampe  qui brillait la nuit en souvenir des morts.  Cette  chapelle servit , un temps , de mairie après la Révolution . Elle abrite aujourd’hui l’office de tourisme.

 

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-A- ANDRE,Grand Prieur de l’Ordre de Fontevraud

André a vécu du temps du bienheureux Robert d’Abrissel et a été non seulement  son disciple  mais encore son chapelain et  son confesseur  comme on le  voit par le martyrologue du Monastère de Fontaines dans lequel est annoncé le 11 du mois d’Août la mort d’André, prêtre et  chapelain de maître Robert.                                                La qualité de prieur lui est  donnée dans deux Chartes du grand cartulaire de Fontevraud  qui est  de l’an 1113.Ainsi il n’est pas douteux  qu’il y ait eu prieur de cette abbaye nommé « Andre ». il occupait encore cette place en 1113 lorsque Robert de Loudun, partant pour Jérusalem mit une somme  considérable entre les mains de Pétronille. Il assista le  bienheureux Robert à la mort ; On ignore l’année  précise de la sienne. Nous savon seulement  que Rainauld de Cossé était prieur de Fontevraud , l’an 1119. Ainsi André doit être mort, pour le plus tard , au commencement de cette année.

Histoire littéraire de la France … Ouvrage  commencé par des religieux …par Charles Victor Langlois, Antoine Rivet de la Grange, François Clément, Charles Clémencet, Joseph Victor Le Clerc, Pierre Claude , François Daunou, Barthélemy Hauréau ,Paul Meyer ,Mario Roques ,Charles Samaran ,Mauristes p. 168

http://books.google.fr/books?id=02RZAAAAYAAJ&pg=PA168&lpg=PA168&dq=andr%C3%A9+%22+grand-prieur%22+fontevrault&source=bl&ots=O4GBfME4-T&sig=9GrlFw6wiab_kpa0KbXiyWSXCLo&hl=fr&ei=ywjVTsOPFcLHswaFwqC6Dg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CB4Q6AEwAA#v=onepage&q=andr%C3%A9%20%22%20grand-prieur%22%20fontevrault&f=false

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-B- BIBLIOGRAPHIE FRANCAISE SUR FONTEVRAUD extraite de l’ouvrage: « Les rois angevins à Fontevrault »

Sans parler des ouvrages classiques, tels que l’Histoire de l’Ordre de Fontevraud, de Nicquet (Paris, 1642); la Monarchie française, de Montfaucon (1730; les Recherches historiques sur quelques Monuments anciens de l’Abbaye de Fontevrault, par Bodin (Saumur, 1810); la vaste et trop confuse compilation d’Edouard : Fonteuraud et ses monuments (Paris, 1873).  On peut citer l’Abbaye de Fontevraud (Angers,1866), par Malifaud ;  la  belle étude de M. Louis Coujarod  clans la Gazette des Beaux-Arts (décembre 1867) ;  Histoire des ordres monastiques, par Hélyot  ; de très intéressants articles publiés par la Revue de l’Anjou en 1868-69, sous le titre de Lettres sur Fontevrault et sous la signature de M. N. Planchenault. Rappelons, en outre, que dans cette même revue, en 1854  (1 er trimestre), M. P. Marchegay avait mis en lumière les très curieuses notices de P.J. Dulaure, Description des principaux lieux de France, contenant des détails descriptifs et historiques sur les provinces, villes bourgs, monastères, chdteaux , etc. (Paris, 1788-89), manuscrit découvert par M. Taillandier, avocat à la Cour de Cassation, et dont les  renseignements précis sur les tombes royales en question ont d’autant plus de valeur qu’ils  proviennent d’un écrivain impartial, « ayant vu et décrit par lui-même », comme l’observe M. Marchegay,à la veille pour ainsi dire (de leur destruction, les précieux mausolées qui ont fait donner à Fontevraul le titre de Saint-Denis des Plantagenets Enfin, en 1876, M. G. d’Espinay a publie aussi dans la Revue de l’Anjou (4 e semestreT. XVII), de savantes Notices archéologiques d’un haut intérêt sur l’Abbaye de Fontevrault.

Texte extrait de l’ouvrage  de Joseph Joubert Les rois angevins à Fontevrault . Extrait d e la  Revue de l’Anjou. 1903 p. 7/8.

http://bibnum.enc.sorbonne.fr/gsdl/collect/tap/archives/HASH5f50/22fdf4cd.dir/0000005656165.pdf

 

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-J- JARDINS CONTEMPORAINS POUR L’ABBAYE DE FONTEVRAUD-2005.

JARDINS DE L’ABBAYE ROYALE DE FONTEVRAUD

Réalisation de jardins contemporains pour l’Abbaye Royale de Fontevraud, projet sélectionné à la Biennale de Paysage de Barcelone 2006

LIEU : Fontevraud-l’Abbaye, France

DATE : livraison 2005

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Centre culturel de l’Ouest

MAÎTRISE D’OEUVRE : AWP, Makoto Fukuda, Rita Almada Negreiros

SURFACE : 7 000 m2

COÛT : 15 000 €

http://www.platforms.fr/spip.php?article58

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-P- « PANCARTES » des établissements monastiques;Typologie/ Archives..

« Les manuels  ont jusqu’ici  accordé une place mesurée  aux pancartes dont ils ont  surtout   la pratique à la Chancellerie  royale carolingienne . L’examen de plusieurs fonds d’archives français( Marmoutier, Fontevraud, la Ferté-sur-Grosne, Bonneval-en-Rouergue, Abbayes Normandes et Cisterciennes) permet de dresser une typologie des pancartes. les pancartes procèdent  du même souci de gestion , voire d’histoire,  du monastère que les cartulaires.Elles prennent  leur essor  quand les établissements  doivent  conserver le souvenir d’acquisitions  éparpillées, situation à laquelle  les grands établissements de Francie orientale avaient répondu  dés les VIII e -IX e siècle par la confection de libri traditionum.  Comme ceux-ci, les pancartes procèdent  soit de la  compilation d’actes antérieurs, soit d’une rédaction originale. Le souci de leur authentification, déjà fort dans la Normandie  de la fin du XI e siècle, se développe au siècle suivant , ouvrant la voie au Vidimus*. Quelle  que soit leur forme, les pancartes offrent  un témoignage précieux sur les progrès de la gestion de la mémoire écrite ».

Bibliothèque de l’École des Chartes: revue d’érudition, Volumes 152 à 153 Tome  155  première livraison janvier-juin 1997.p. 478.

http://books.google.fr/books?id=_TRuhlgfTFMC&pg=PA322&lpg=PA322&dq=fontevraud+moines&source=bl&ots=r2tM_PowLZ&sig=KbEje7ZG7JrF5xu4L_UpP_EKgnY&hl=fr&ei=1_GJTpK7AqyU0QXYwsntDw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6&ved=0CE8Q6AEwBTgK#v=onepage&q=fontevraud%20&f=false

*Un vidimus (du latin  vidimus, « nous avons vu [l’acte à certifier] ») est la copie certifiée d’un acte antérieur. On dit que l’acte est vidimé. On trouve fréquemment des actes vidimés dans les confirmations établies à l’avènement d’un nouveau seigneur ou souverain, de tels actes contiennent souvent des vidimus imbriqués les uns dans les autres, auquel cas on parle parfois de vidimus de vidimus                                                 http://fr.wikipedia.org/wiki/Vidimus

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-I- ICONOGRAPHIE DU BIENHEUREUX ROBERT d’ARBRISSEL. Prieuré fontevriste de Pontratier (03800)..

Reproduction d’une statuette du retable baroque de  Monteignet*, venant  du prieuré fontevriste de Pontratier** en Bourbonnais.
* Monteigniet-sur-l’Andelot (03800)                                                                                                                                                              * Commune de Charmes  (03800)

Jacques Baudoin. Grand livre des saints . Culte et iconographie en Occident N° 489 p. 421; Créer.

http://books.google.fr/books?id=6Hwa38EjyoAC&pg=PA421&lpg=PA421&dq=fontevrault+iconographie&source=bl&ots=LGhOywGEYM&sig=GrASmx072CV6pQVJdXgeiYK8Mrk&hl=fr&ei=AiXRTpnGB9Cp-gbWyN3FDw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CCwQ6AEwAg#v=onepage&q=fontevrault%20iconographie&f=false

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-R- Ne pas confondre le PRIEURE FONTEVRISTE DE LA RAME(33210) et l’IMPLANTATION FONTEVRISTE DE LA RAMéE (33400).

Prieuré  fontevriste de La Rame,  commune de Roaillan (33210)

NDLRB. L’auteur de l’analyse référencée  ci-dessous situe  ce prieuré dans une autre  commune  (Mazères) mais qui est dotée du même  code postal.                                                      La Rame (Hors Règle) 33210 Commune de Mazères . Canton de Langon    http://grandmont.pagesperso-orange.fr/prieures_fontevristes.htm

Couvent situé sur le bord du ruisseau  Brion * au Nord de Langon, de l’autre côté de la Garonne,au pied d’une colline ,  route de Roaillan dépendait alors de Langon. Actuellement  ce lieu fait partie de la commune de Roaillan sise à une  cinquantaine de km de Bordeaux, non loin de Bazas

* Ruisseau de 13 km de longueur, large de 2 à 3 m. Se jette dans la Garonne à proximité immédiate de Langon

Couvent fondé par Eléonore de Guyenne en vue probablement d’expier les fautes de sa jeunesse Bâti vers 1130, il est occupé par les religieuses de l’ordre de Fontevrault. Cet ordre possédait 14 couvents en Aquitaine et 53 en France.

En 1308, Amadieu (ou Amanieu) de Lamothe meurt à Toulouse, il est inhumé dans le couvent de la Rame . Amadieu était marié à Elepide de Got, fille d’Arnaud Garcia de Got frère de Clément V.

En 1635, la princesse Louise de Bourbon-Lavedan, bbesse de l’Ordre, afferma à M. Partarrieu, bourgeois de Langon, tous les droits, fiefs, revenus de cette maison, pour 132 F.(?)  par an.

L’église du couvent était orientée ouest – est, une épaisse muraille entoure l’enclos. Il ne reste de nos jours que les traces des fondations des bâtiments. Proche du couvent au nord – ouest, un moulin actuellement abandonné.

http://www.vallee-du-ciron.com/Documents/Ouvrages/LangonBancheraud/LangonBancheraud.htm

Implantation fontevriste de la  Ramée (Talence .33400)

Il n’est sans doute pas possible de parler de « prieuré «  à propos de cette implantation  même si l’expression de prieuré est parfois employé comme dans  cet article de sud-Ouest ; « Prieuré des Monges » http://www.sudouest.fr/2010/04/26/la-pieta-miraculeuse-75709-2780.php

La liste  des prieurés fontevristes  dressée par le professeur Bienvenu ne le mentionne d ‘ailleurs pas.

Pour autant, on lit aussi http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2010/08/30/18935494.html  que  l’origine de la chapelle de la Rame est plus certainement due à un prieuré de moniales dédié à la Vierge Marie, qui attirait des pèlerins heureux de s’unir à la prière des religieuses de Notre-Dame. Il est en tout cas certain qu’ XVIème siècle, la chapelle est restaurée par l’abbaye de Fontevrault en Anjou qui y fait don de la statue que nous connaissons aujourd’hui. La  confusion entre prieuré et implantation  a pu alors s’en ytrouver facilitée.

Il paraît donc  sans doute  préférable de parler à propos de la Ramée  d’un implantation fontevriste  ou d’un bien exploité  au bénéfice des fontevristes.

Vers le commencement du XIIe siècle, dit la tradition, la Vierge apparut) à Talence, tenant sur ses genoux le corps inanimé de son fils jésus.

On construisit alors, sous le vocable de Notre-Dame de Rama (ramée ou ramure & des branchages, la région étant couverte de forêts) une chapelle liée au Prieuré des Monges (NDLRB. Des moines) où, bientôt, les fidèles convergèrent pour honorer la Mère des Douleurs.

Ce fief était situé entre les rues actuelles du professeur Roux et Lamartine. Une Piéta du XVe siécle fut offerte à ce prieuré des Monges au XVIe siècle par les abbesses de Fontevrault – dont il dépendait – qui désiraient développer le culte nouveau de Notre-Dame de la Pitiè.

Durant la Guerre de Cent Ans, aux XIVe et XVe siècles, et lors des guerres de religion (fin du XVIe siècle), l’église fut saccagée.

Cette Piéta fut retrouvée en décembre 1729 par les enfants du gardien Mouliney, dans les ruines de la chapelle. Après avoir été vénérée  dans la chapelle reconstruite par les habitants des environs et visitèe par de très nombreux pèlerins jusqu’à la révolution où la chapelle fut   ( NDLRB. classiquement ,sic) à nouveau détruite, et la statue miraculeuse cachèe dans une cave durant cette pèriode troublèe.

Guérison miraculeuse                                                                                                                Il fallait un édifice plus beau pour héberger la Pièta à qui l’on attribua des milliers de miracles et de nombreuses grâces où Le 27 octobre 1820, nouvelle merveilleuse guérison : Catherine Delage, chaisière de l’église Saint-Pierre à Bordeaux, atteinte d’une maladie très douloureuse est guérie. Les dons affluent. Six mois après, est posée la première pierre de la future église Saint-Pierre et deux ans plus tard le 4 mars 1823, la piéta est transférée solennellement dans son nouveau sanctuaire.

Mais, hélas, établies sur un sol mouvant, les fondations manquent de stabilité  , à tel point que l’édifice devient dangereux. Dès 1835, devant l’imminence de sa ruine, il faut interdire son accès. Le culte et la statue seront transférés durant onze ans dans la maison d’une paroissienne, Mademoiselle de Marbotin, située à  proximité. A partir de 1841, le curé et les fidèles de la paroisse, sous l’égide du cardinal Donnet, décidèrent de rebâtir un sanctuaire en son honneur sous le vocable de Notre-Dame de Talence, église consacrée en 1847, dans laquelle se trouve la piéta. Depuis lors, si ce n’est une nouvelle cache durant l’occupation allemande, elle continue à être le centre de pèlerinages (1) et de dévotions.

Cette piéta, qui a connu bien des pérégrinations sur la seule commune de Talence, est étonnante. Invoquèe sous des noms multiples, Notre-Dame de Pitié ou de compassion, mais aussi sous les titres de Notre-Dame des Sept douleurs, Notre-Dame de la Rame ou de Bon port protectrice des marins en danger, elle présentait encore récemment, une singularité étonnante comme le montre la photo que nous a confiée le Père Jérome Couget. La main gauche de la Vierge possède en effet six doigts ! Le 14 août 1915, l’Èvéché  de Quimper et de Léon répondait au curé  de Talence : «  Je suis persuadé que la cas de N.D de Talence est le fait de l’erreur d’un artiste sans arrière-pensée de symbolisme …   » .En l’absence d’archives rien ne permet de dater la sacrilège amputation mais ce fut postérieurement à 1946 que la main à six doigts, a été remplacée par une main à cinq doigts. Une observation attentive, montre qu’outre la main, le bas de la manche gauche de la Vierge a été  reconstitué.

Cette particularité de main sexdigitale n’est pas la seule connue, on a trouvé en effet, en 1937, à  Pauvrelay, commune de Paulmy (Indre-et-Loire)-37350-, une statue anthropomorphe, en pierre, de l’époque de la Téne (2), présentant cette difformité que l’on peut retrouver aussi dans la statuaire populaire du Moyen-Age.

(1) La grande procession de Notre-Dame de Talence a lieu tous les derniers dimanches du mois de mai.

(2) http://antique.mrugala.net/Celte/Periode%20de%20la%20Tene.htm

Origine

http://www.sudouest.fr/2010/04/26/la-pieta-miraculeuse-75709-2780.php

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-M- LA GRANDE MADEMOISELLE agée d’une dizaine d’années EN VISITE A L’ABBAYE ROYALE

MÉMOIRES  DE MLLE DE MONTPENSIER *.

PREMIÈRE PARTIE.

CHAPITRE PREMIER. (1627-1637.)

« Après avoir passé deux jours à Richelieu, dont les promenoirs ne sont pas si beaux que les bâtiments, parce que la nature a refusé a à ce lieu autant de grâce que l’art lui en a donné, nous partîmes pour Fontevrault, où madame d’Aiguillon voulut me suivre ; au moins en fit-elle le semblant, selon ce que nous jugeâmes depuis. Nous passâmes à Chavigny ; on nous y donna la collation ; nous étions à table, elle changea de couleur ; madame du Vigean lui tâta le pouls, et lui dit ces mots : « Ma chère, vous vous trouvez mal ; vous avez la fièvre. » Et elles s’entretinrent une demi-heure de discours patelins qui nous donnèrent autant de sujet de rire par les chemins jusqu’à Fontevrault, qu’avoit fait les jours précédents la venue de M. du Vigean. Il fut aisé de reconnoître que ce mal supposé n’étoit que pour avoir un prétexte de s’en retourner ; je la pressai fort de la faire, et elle prit congé de moi à Chavigny. Si elle se trouva heureuse d’être débarrassée de nous, je me trouvai bien soulagée de l’être de sa compagnie et de celle de madame du Vigean ; j’étois ennuyée au dernier point de toutes leurs façons de faire. L’embarras de madame d’Aiguillon venoit principalement de ce qu’elle étoit la nièce du favori, et de tous ses parents la plus considérée auprès de lui ; elle s’étoit tellement accoutumée aux respects de tout le monde, qu’elle avoit peine de se voir avec une personne à qui elle en devoit, et souffroit en son âme de n’oser donner la loi où j’étois.                                                                                                                                                                                                      Toute cette comédie nous fit gagner gaiement Fontevrault, où je fus accablée de caresses de l’abbesse, ** qui étoit fille naturelle du feu roi, mon grand-père, et de feu madame la maréchale de l’Hôpital, qui étoit lors Madame des Essarts. La raison de la parenté fit croire à toutes les religieuses qu’elles étoient obligées de me témoigner plus de soins, et de s’empresser plus auprès de mois qu’auprès d’une autre de ma qualité ; elles croyoient même faire grand honneur de m’appeler la nièce de Madame (c’est ainsi qu’elles appellent l’abbesse) ; et cependant j’étois fatiguée de toutes leurs amitiés, et j’en aurois été malade, si la naïveté de la plupart de ces bonnes filles ne m’eût souvent bien divertie. Il fallut premièrement assister au Te Deum, essuyer diverses cérémonies qui durèrent bien longtemps, pendant lesquelles je n’eus d’autre occupation que de souhaiter rencontrer une folle dont j’avois ouï parler ; de quoi j’eus bientôt satisfaction par une assez plaisante aventure.

J’étois arrivée tard, de sorte que les cérémonies furent si longues que le temps étoit devenu obscur. Quand j’entrai dans l’église, Beaumont et Saint-Louis, au lieu de me suivre, allèrent se promener dans les cours de la maison, où elles entendirent des cris horribles. Beaumont eut peur et voulut s’enfuir, Saint-Louis la rassura et lui dit qu’il falloit voir ce que c’étoit. Elles s’avancèrent vers le lieu où elles avoient entendu ce bruit ; elles trouvèrent une folle enfermée dans un cachot, où il y avoit une fenêtre d’où l’on ne lui pouvoit voir que la tête. Cette pauvre créature étoit toute nue, et après qu’elles eurent eu quelque temps le plaisir de son extravagance, pour me divertir elles vinrent m’avertir ; je laissai l’entretien de madame l’abbesse ; je pris ma course vers ce cachot, et n’en sortis que pour souper. Je fis méchante chère ; et, crainte de souffrir le même traitement le lendemain, je priai ma tante de permettre que mes officiers m’apprêtassent à manger au dehors ; elle les envoya chercher pour s’en servir, de sorte que ce jour-là, et les autres qui suivirent, on dîna mieux.

Madame de Fontevrault me régala ce jour-là d’une seconde folle. Comme il n’y en avoit plus pour un autre jour, l’ennui me prit ; je m’en allai, malgré les instances de ma tante. Tous les hommes qui étoient à ma suite entrèrent dans l’abbaye durant les deux jours que j’y fus, à cause du privilége qu’ont toutes les princesses du sang de faire entrer qui bon leur semble dans les abbayes de fondation royale. Celle-là est d’une dignité bien extraordinaire : l’abbesse est chef d’ordre, avec pareil pouvoir et juridiction sur les couvents d’hommes de l’ordre de Fontevrault que sur ceux des filles, et ne reconnoît aucune puissance ecclésiastique que le pape. La grandeur de la maison répond bien à une si célèbre abbaye. Ce sont trois couvents dans une même clôture, qui ont chacun une église où on officie séparément, comme si c’étoient trois maison séparées et éloignées les unes des autres. Il y a bien des villes en France où l’enceinte n’est pas si grande que l’enclos de cette abbaye, où il ne paroît pas tant de bâtiments qu’il y en a ; aussi remarque-t-on qu’elle a presque toujours été possédée par des princesses, la plupart du sang, ou bâtardes de la maison royale ».

http://penelope.uchicago.edu/mlle/chapitre1/chap1.html

*Mademoiselle de Montpensier ( 1627-1693) , dite « La Grande Mademoiselle »  fille de Gaston d’Orleans et de Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, Frére de Louis XIII, Roi de France.                                                                                                               **Jeanne-Baptiste de Bourbon, fille de Henri IV et de Charlotte des Essarts, dame de Romorantin.    https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/10/12/l-une-fille-legitimee-dhenri-iv-jeanne-baptiste-de-bourbon-derniere-abbesse-issue-de-la-famille-des-bourbons/

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-G- L’ERMITE DES GARDELLES allias Antoine de Bourbon-Bueil, fils illégitime d’Henri IV?

Jean-Baptiste surnommé l’ermite des Gardelles  apparaît  dans l’histoire  vers 1676, date à laquelle sa présence est attestée  sur les terres de l’abbaye d’Asnières, dans les  bois de Brossay, dit aussi des Gardelles ( ?) non loin du château de  Brezé, à une quinzaine de Kilomêtres de l’abbaye de Fontevraud  . Sa resssemblance  avec le  bon roi Henri IV fut d’une fois avérée. Il fut  une fois convié  à l’abbaye royale par l ‘Abbesse Gabrielle de Rochechouart –Mortemart

Chacun était alors persuadé que l’ermite était un fils naturel de Henri IV. Peut-être s’agissait-il du comte de Moret, fils de Henri IV et de sa maîtressse Jacqueline de Bueil dit Antoine de Bourbon-Bueil , né en 1607,  légitimé en mars 1608 , qui passa pour mort à la bataille de Castelnaudary (Lauraguais) , le 1er septembre 1632, et dont on ne retrouva jamais le corps.

A la même époque, apparaît un solitaire inconnu, ayant même âge que le Comte de Moret qu’il est possible d’identifier à l’ermite des Gardelles dont on parle  ci-desus et  qui mourut en 1691 . Il serait enterré  dans l’église de Montreuil-Bellay (49)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_de_Bourbon-Bueil

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Classé dans Département 11, Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye

-M- Véronique Moisson « LES VOLEURS DE DESTIN » dans les souterrains de Fontevrault

Les voleurs de destins
juin 2010 Editions Villèle
Roman
Deux étudiants recherchent leur passé. A la frontière du fantastique, ils découvriront un trafic inhumain, dans les souterrains de Fontevrault.

ARTAME: L’Atelier d’Art de Véronique Moisson peintre et écrivain.                                 http://www.artame.com/ecrits.html

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