Archives quotidiennes : 4 janvier 2012

-B- QUARTIER SAINT-BENOIT (Abbaye royale)

A l’est  du Grand -Moûtier s’étend  le quartier Saint -Benoît dans lequel  il est  possible de  pénétrer   en contrebas  du chevet  de Sainte -par un important  porche à fronton triangulaire  du XVII e  siécle .            Cette construction à galeries, en forme de fer à cheval  ( de 56 mêtres de long avec  des ailes de 16 mêrtes  en retour  ) n’est pas un cloître. I s’agit d’importantes infirmeries (reconstruites  en remplacement de celles du XII e siècle  détruites au  milieu du XVie  siécle)  entre 1675 et 1610  par l’Abbesse Eléonore de Bourbon afin d’accueillir les personnes âgées, les malades, ne pouvant plus observer la vie régulière. Indépendantes  à l’origine, les infirmeries furent rattachées  au Grand-Moûtier  entre 1699 et 1740 .

L’aîle Nord  fut relié   à la  chapelle  Saint-Benoît  (XII siècle)   grâce au porche d’entrée . puis les  cinq travées del’Aile sud  furent  prolongées  entre 1700  et 1740  vers les dortoirs du grand-Moûtier à l’Ouest. Ce travail  d’architecture se fit à l’identique. la  cour  fermée  date  du milieu du XVII e siècle .. L’aile est ezpose  sur un soubassemen  éclairée  ) ras- terre sur lequel s’élèvent un entresol et un étage. Son toit est  percé de lucarnes. Au centre,  au premier étage , se tenait une  chapelle  où était  exposés les défunts  avant d’être inhumés.. Son clocheton  fut détruit au XIX e  siècle à cause de l’ajout d’un étage. Dans  les angles de cette aile se dressent  deux pavillons à la haute toiture à la française auxquels on accéde par  deux escaliers  droits à retour.

La chapelle saint -Benoit antérieure aux infirmeries fut construite au XIIe  siècle en remplacement  d’un premier  sanctuaire  datant de Robert d’Arbrissel. De style   gothique  angevine  fait  dix-huit mêtres de long  jusqu’au sanctuaire  sur  huit  mêtres de large et ferme la cour au Nord-Ouest.

Au XVIII e siècle,  sa nef  non  voûtée, sans bas côtés, éclairée par des baies en  plein centre, fut  coupée par un  plancher afin d’y aménager un logement  pour la Grande Prieure.. Le  choeur intact  a  subsisté:  des colonnettes s’élèvent   entre  les fenêtres( bouchées lors de leur jonction) au XVII e siècle et leur  six nervures se rejoignent  à la clef ; L’abside et  la  travée sont  voûtées d’ogives. Sur  les  murs restent des   traces d’ancienne  peinture.

En 1628,  Denis Soleman, secrétaire de l’abbesse Louis de Bourbon-Lavedan  fut inhumé devant l’autel.

Le quartier Saint-Benoît avec ses deux pavillons carrés , ses toits élevés , fermé sur un côté par une simple galerie , ressemble à un château du XVI e siècle. Son architecte  demeure malheureusement inconnu.

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