-R- Rabelais versus Gabriel de Puy-Herbault, moine fontevriste qui n’appréciait pas son style

Rabelais extrait de la variété et de l’abondance de la nature des images qu’il réinvestit dans une figure composite, fruit du dévoiement de la fécondité naturelle. La corne d’abondance naturelle se mue en corne stérile, image de la mauvaise foi dévastatrice des idéologues. Les idéologues de tous bords sont attaqués : le réformé Calvin qui s’en était pris nommément à Rabelais dans son ouvrage Des Scandales (Genève, 1550), et le religieux de l’abbaye de Fontevraud, docteur à la faculté de Paris, Gabriel de Puy-Herbault qui avait fait, dans son Theotimus (1549), un portrait épouvantable de l’auteur de la geste pantagruélique. L’ecclésiastique y présentait un Rabelais « imitant le singe à la longue queue », souillant « son papier d’infamies », vomissant « un poison qui infecte peu à peu toutes les contrées » . Au portrait-charge traditionnel, Rabelais oppose sa créativité et son audace. Il répond à ces attaques par un extraordinaire renouvellement des procédés du bestiaire satirique. http://imagesrevues.revues.org/385

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble

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