-A- Stéphan Augry. La découverte du prieuré (Sainte-Marie) Madeleine en l’abbaye royale :  » un moment rare dans une vie d’archéologue »

Label CERF  ( Centre d’Etudes et de Recherches Fontevristes)

Sous les restes du bagne, l’église sort de l’ombre

Stephan Augry, l’archéologue responsable scientifique de l’opération, et son équipe ont mis au jour les restes de l’église, contemporaine de la fondation de l’ensemble monastique, construit par Robert d’Abrissel au XIe siècle.

Le prieuré médiéval de la Madeleine, à l’abbaye de Fontevraud, lève le voile sur ses secrets après une campagne de fouilles archéologiques. On le pensait complètement détruit.

Comme pour palper l’histoire, il pose ses mains sur les dalles de schiste et de tuffeau fraîchement mises à nue, longtemps foulées par les pécheresses repenties du prieuré de la Madeleine. « Le potentiel est énorme, exceptionnel. C’est un moment rare dans une vie d’archéologue. »

Au pied du mur de pierres couronné de barbelés rouillés, qui signe encore le passé carcéral de l’abbaye royale de Fontevraud, Stephan Augry s’émerveille comme un enfant.Il est l’archéologue Inrap (1), responsable scientifique de l’opération, et sait bien qu’il vient de seulement soulever une petite page de l’histoire enfouie là durant des siècles.

Monument historique depuis 1840, et en dépit de nombreuses études archéologiques conduites dans l’abbaye, l’histoire du prieuré médiéval, contemporain de la fondation de l’ensemble monastique, était restée méconnue jusqu’à ce jour. La campagne de recherche préventive de deux mois, même pleine de promesses, va s’achever. Une fois les travaux de laboratoire et d’analyse terminés, le site sera comblé pour être préservé en attendant des jours meilleurs.

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Cinq sépultures dans le choeur de l’église

Le chantier ouvert par le ministère de la Culture, toujours propriétaire de cette partie de l’abbaye, a pourtant permis de lever le mystère sur cet ensemble architectural que l’on croyait entièrement détruit par les aménagements du bagne, après la Révolution. Grâce aux fouilles, on a retrouvé l’emplacement du cloître et on comprend mieux l’organisation du prieuré dont les premiers éléments remontent à l’époque romane, au XIe siècle.

« Il y avait probablement un cours d’eau primitif qui a été détourné. » On y a retrouvé les vestiges de la salle capitulaire, du réfectoire et du lavoir, construit au XVIIe siècle. « On se trouve là très précisément entre la nef et le choeur de l’église, dans un très bon état de conservation. »

Le prieuré a également servi de lieu d’inhumation et l’équipe des archéologues a mis au jour cinq sépultures. « Elles vont nous permettre de mieux comprendre l’histoire des lieux et les conditions de vie des moniales. »

Autant dire que la présentation de cette opération de fouilles, le samedi 8 juin, et la conférence sur les travaux menés par Stéphane Augry à 15 h 30, à l’occasion des journées nationales de l’archéologie, représentent un moment exceptionnel pour le public.

(1) Inrap : Institut national de recherches archéologiques préventives.
Camille GUILLEMOIS.

Ouest-France

http://www.angers.maville.com/actu/actudet.php?idCla=fil&idDoc=2351416&abo=1144051&serv=17&utm_source=newsletter&utm_medium=email_interne&utm_campaign=lettre_information_maville&utm_content=actualite&xtor=EPR-300-%5blettre_information_maville%5d-20130607-%5bactualite%5d-1144051@2

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 49 (d) Abbaye-Bagne de Fontevraud-L’Abbaye

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