Archives quotidiennes : 17 juin 2013

-M- Prieuré de Longefont (36800 OULCHES) sur la base Mérimée

Département:
Indre
Commune:
Oulches (36800)
Catégorie:
Prieuré
Propriété:
propriété d’une personne privée
Époque:
12e siècle
Description:

Prieuré féminin dépendant de Fontevraud, fondé dans les années 1110, sur des terres données par le seigneur voisin de Cors. Aucun vestige architectural ne semble remonter à cette période d’installation. L’élément le plus ancien du site est l’église qui semble postérieure à 1140. Le plan du monastère est un trapèze dont l’église occupe le côté sud. Elle se composait d’une nef unique et d’un choeur terminé par une abside en hémicycle. Les ailes est et nord des bâtiments claustraux ainsi que l’extrémité occidentale de l’église furent rasées après la vente du monastère comme bien national. Vers 1830, une partie de l’édifice s’effondre. L’ensemble des chapiteaux romans sculptés a été conservé. Le mur subsistant de l’aile orientale des bâtiments claustraux, largement remonté au 19e siècle, semble dater de l’époque gothique. Cette aile, occupée par la salle capitulaire et le dortoir, se terminait, au nord, par un pavillon dont le rez-de-chaussée était occupé par la salle de communauté. En 1702, un logis prieural a été construit à l’emplacement de l’aile ouest. Hors clôture, la maison dite  » du confesseur  » ou  » de l’aumônier « , a été construite entre 1654 et 1702 pour le chapelain des religieuses. Elle a été remaniée dans les années 1890 pour le poète et bibliophile Prosper Blanchemain. Les bâtiments d’exploitation s’étendaient au sud-ouest des bâtiments conventuels. Un moulin à blé a été installé sur la rive gauche de la Creuse, en aval du monastère.
© Monuments historiques | Base Mérimée

http://www.loomji.fr/oulches-36148/monument/prieure-notre-dame-longefont-13188.htm

Voir aussihttp://www.vmfpatrimoine.org/prix-de-sauvegarde/prix-aponem-deburaux-2009/

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Classé dans Département 36

-C- Grand Cartulaire de Fontevraud. Professeurs Bienvenu, Favreau, Pon.

GRAND CARTULAIRE DE FONTEVRAUD (PANCARTA ET CARTULARIUM ABBATISSAE ET ORDINIS FONTIS EBRAUDI) RECONSTITUÉ ET PUBLIÉ PAR JEAN-MARC BIENVENU (†), COLL. ROBERT FAVREAU ET GEORGES PON, POITIERS, SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE L’OUEST, 2000-2005; 2 VOL. IN-4°, LXIV-1064 P. (ARCHIVES HISTORIQUES DU POITOU, 63-64). ISBN : 2-9519441-4-4.

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Fondée en 1001 par Robert d’Arbrissel, confiée en 1115 à la direction d’une abbesse, la congrégation mixte de Fontevraud a depuis longtemps retenu l’attention des historiens. Mais alors que les deux légendes consacrées à Robert et les rares écrits qui lui étaient dus étaient connus par des éditions des XVIIe et XIXe siècles, le cartulaire de l’abbaye n’était accessible que par les extraits qu’en avaient donnés divers érudits du XVIIe siècle, partiellement reproduits dans la Patrologia latina. J.M.Bienvenu (1925-1997) a consacré sa vie à l’histoire de Fontevraud aux XIe et XIIe siècles. La thèse d’État qu’il a soutenue en 1980, malheureusement restée inédite, reposait pour grande part sur la reconstitution et le dépouillement systématique qu’il avait entrepris du cartulaire de l’abbaye, mais il n’avait pu mener à terme cette tâche gigantesque. R. Favreau et G. Pon ont vaillamment repris le flambeau et, après avoir proposé en 2000 un premier volume du Grand cartulaire riche de 608 notices, ils livrent en 2005 le deuxième volume qui clôt la série des 947 notices (en fait, 954 si l’on compte les huit notices contenues sous le n°947, p. 895-904, découvertes par R.F. et G.P. sur les indications de M. Salette) et offre 160 pages d’index. La présente publication ne porte en rien les séquelles de sa complexe genèse. Il s’agit à la fois d’un modèle d’érudition critique et d’une mine d’informations inépuisable sur l’une des fondations religieuses qui ont le plus défrayé la chronique. Il est frappant de constater qu’avant même la publication du tome 2 et de ses précieux index, le tome 1 a immédiatement été exploité dans nombre de publications en France comme à l’étranger [1]

[1] Voir par exemple les contributions du volume Robert d’Arbrissel et la vie religieuse dans l’Ouest de la France, éd. J. DALARUN, Turnhout, 2004, en particulier celle due à R.F. et G.P.

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L’avant-propos de J.M.B. recense les fragments conservés du cartulaire (Angers, A.D., 101 H 225, et Paris, B.N.F., n. a. l. 2414), les actes originaux conservés, les copies modernes d’actes isolés ou d’extraits du cartulaire. Puis l’historien se livre à une magistrale reconstitution codicologique du cartulaire dans sa composition primitive et distingue les onze phases de rédaction qui courent de 1115 à 1206, auxquelles il faut ajouter les rares adjonctions du XIVe siècle. Les 954 notices qui suivent restituent avec minutie ce que dut être le cartulaire primitif, redressant l’ordre et comblant les lacunes des fragments conservés. Pour chaque notice sont donnés un numéro d’ordre, une fourchette de rédaction de l’acte, une analyse française de la notice qui se révèle toujours d’une parfaite pertinence, un inventaire des états conservés, une fine discussion chronologique, le sigle du ou des témoins sur lesquels s’appuie l’édition, une excellente édition latine qui respecte scrupuleusement les graphies médiévales, un apparat signalant principalement les particularités de présentation du témoin retenu, voire la confrontation des leçons lorsque l’édition s’appuie sur des témoins multiples. L’index locorum renvoie aux termes latins du cartulaire, mais les élucide aussi dans leur graphie moderne et situe les toponymes selon les divisions administratives de la France actuelle. L’index personarum, qui ne manquera pas d’alimenter les enquêtes anthroponymiques, offre un véritable annuaire du réseau fontevriste. L’index thématique éclaire les réalités matérielles, sociales et religieuses du XIIe siècle.

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On peut être assuré que ces deux remarquables volumes, qui témoignent aussi de la force des amitiés érudites, nourriront amplement les recherches du futur. L’article de R.F. et G.P., cité en note, prouve déjà la richesse des informations contenues dans le Grand cartulaire. Tout en mesurant la difficulté de l’opération, liée à l’imprécision chronologique qui affecte nombre de notices, on se prend à rêver d’une table des notices classées selon l’ordre chronologique de rédaction des actes eux-mêmes. Il reste à espérer que le fonds de Fontevraud conservé aux Archives départementales de Maine-et-Loire, le plus riche de France, sera bientôt l’objet d’un inventaire détaillé qui permettra alors l’édition des actes, diplômes et privilèges du XIIe siècle : nombre d’entre eux ne furent pas consignés dans le cartulaire et ils en offrent l’indispensable complément.

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Jacques DALARUN

« Comptes rendus », Le Moyen Age 3/2006 (Tome CXII), p. 675-728.

URL : http://www.cairn.info/revue-le-moyen-age-2006-3-page-675.htm.%20%E2%80%A8DOI%20:%2010.3917/rma.123.0675#no6

Voir aussi  :                                                         http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ccmed_0007-9731_2004_num_47_186_2882_t1_0175_0000_2

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Classé dans Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble