Archives mensuelles : août 2013

-T-Un des Testaments de saint Louis (1269) favorise entre autres l’ORDRE DE FONTEVRAULT

Saint Louis, (NDLRB.  Mort le 25 août  1270)  hâtait les préparatifs de la  (NDLRB. 8 éme et)  dernière croisade.  En 1269 il fit, à Paris, son testament. Les Frères Prêcheurs, les Franciscains, établis par lui, les diverses abbayes qu’il avait fondées, y furent, comrre de juste, le plus favorisées. Saint-Victor reçut 5o livres; l’abbaye de la Victoire, autant: 3oo livres devaient être partagées entre les abbayes françaises de l’Ordre de Saint-Augustin les plus besogneuses, au jugement des exécuteurs testamentaires. Les ordres de Cîteaux, de Prémontré, de Fontevrault, de Grandmont, du Carmel, les Ermites de Saint-Augustin, les Béguines, etc., bénéficiaient d’une disposition analogue.

http://archive.org/stream/histoiredelabbay01bonn/histoiredelabbay01bonn_djvu.txt

Voir aussi :

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/09/06/l-louis-ix-saint-louis-accorde-par-testament-une-donation-a-labbaye-de-fontevraud/

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 75

-F- les fouilles 2013 au Prieuré Sainte Marie-Madeleine de Fontevraud

Label CERF  ( Centre d’Etudes et de Recherches Fontevristes)

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Sous les restes du bagne, l’église sort de l’ombre

Le prieuré médiéval de la Madeleine, à l’abbaye de Fontevraud, lève le voile sur ses secrets après une campagne de fouilles archéologiques. On le pensait complètement détruit.

Reportage

Comme pour palper l’histoire, il pose ses mains sur les dalles de schiste et de tuffeau fraîchement mises à nue, longtemps foulées par les pécheresses repenties du prieuré de la Madeleine. « Le potentiel est énorme, exceptionnel. C’est un moment rare dans une vie d’archéologue. »

Au pied du mur de pierres couronné de barbelés rouillés, qui signe encore le passé carcéral de l’abbaye royale de Fontevraud, Stephan Augry s’émerveille comme un enfant.Il est l’archéologue Inrap (1), responsable scientifique de l’opération, et sait bien qu’il vient de seulement soulever une petite page de l’histoire enfouie là durant des siècles.

Monument historique depuis 1840, et en dépit de nombreuses études archéologiques conduites dans l’abbaye, l’histoire du prieuré médiéval, contemporain de la fondation de l’ensemble monastique, était restée méconnue jusqu’à ce jour. La campagne de recherche préventive de deux mois, même pleine de promesses, va s’achever. Une fois les travaux de laboratoire et d’analyse terminés, le site sera comblé pour être préservé en attendant des jours meilleurs.

Cinq sépultures dans le choeur de l’église

Le chantier ouvert par le ministère de la Culture, toujours propriétaire de cette partie de l’abbaye, a pourtant permis de lever le mystère sur cet ensemble architectural que l’on croyait entièrement détruit par les aménagements du bagne, après la Révolution. Grâce aux fouilles, on a retrouvé l’emplacement du cloître et on comprend mieux l’organisation du prieuré dont les premiers éléments remontent à l’époque romane, au XIe siècle.

« Il y avait probablement un cours d’eau primitif qui a été détourné. » On y a retrouvé les vestiges de la salle capitulaire, du réfectoire et du lavoir, construit au XVIIe siècle. « On se trouve là très précisément entre la nef et le choeur de l’église, dans un très bon état de conservation. »

Le prieuré a également servi de lieu d’inhumation et l’équipe des archéologues a mis au jour cinq sépultures. « Elles vont nous permettre de mieux comprendre l’histoire des lieux et les conditions de vie des moniales. »

Autant dire que la présentation de cette opération de fouilles, le samedi 8 juin, et la conférence sur les travaux menés par Stéphane Augry à 15 h 30, à l’occasion des journées nationales de l’archéologie, représentent un moment exceptionnel pour le public.

(1) Inrap : Institut national de recherches archéologiques préventives.

Source : http://www.lessablesdolonne.maville.com/actu/actudet_-Sous-les-restes-du-bagne-l-eglise-sort-de-l-ombre_fil-2351416_actu.Htm

http://www.patrimoine-religieux.fr/rubriques/gauche/presse/actualites-mediatiques/sous-les-restes-du-bagne-leglise-sort-de-lombre/?searchterm=fontevraud

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-G- COUR INTERIEURE DE LA GENDARMERIE de la MAISON CENTRALE de Fontevraud, vue vers l’abbatiale

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La gendarmerie   est naturellement postérieure à la transformation de l’abbaye en prison . En fond d’image, les deux  clochetons entourant le portail d’entrée  ouest de l’Abbatiale.

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Classé dans Département 49 (d) Abbaye-Bagne de Fontevraud-L’Abbaye

-V- Les trois vies successives de l’Abbaye de Fontevraud

Sans conteste, le Saumurois a de quoi séduire le flâneur qui arpente le territoire. La ville médiévale de Saumur retient l’attention, l’abbaye de Fontevraud affiche sans complexe ses trois vies successives – monastère, prison, centre culturel – en attendant sa future vocation d’accueil touristique (construction en cours d’un hôtel 4 étoiles à l’intérieur du site).

Le 26 aôut 2013

http://www.lemagazine.info/?Pleins-feux-sur-l-Anjou

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 49 (d) Abbaye-Bagne de Fontevraud-L’Abbaye

Dans le cloître de Abbaye royale : PAIX ET SILENCE… Enfin dès que l’on aura détruit le luna parck* qui le défigure.

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Cette superbe  photo du cloître du Grand -Moûtier est  judicieusement légendée « Paix et silence »… Vraiment, on ne saurait mieux dire.

http://bagnac2.blogspot.fr/search/label/Abbaye%20de%20Fontevrault

Photo du « luna- park »…. fâcheusement installé dans le  grand-cloître grâce au lien ci-dessous                                                             http://www.flickr.com/photos/biron-philippe/8080915907/

et aussi :

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-F- La FONTAINE ( en voie de finition) de la place des PLANTAGENETS à Fontevraud l’Abbaye

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Avec  derrière la mairie  dont on n’aperçoit  qu’un tout petit morceau de l’encoignure à droite de la photo prise depuis  un balconnet du premier étage  de l’hostellerie de la Croix blanche; le double fenestrage  de l’Eglise paroissiale Saint-Michel de Fontevraud.

En bas à droite de le  petite rue  qui s’ouvre devant  vous la haute  construction au toit d’ardoises  important  est  le Logis Bourbon construit pour héberger les filles de Louis XV durant  le temps  qu’elle séjournèrent à Fontevraud  pour y être élevées.

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Classé dans Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye, Département 49 (c) hors commune de Fontevraud-L'Abbaye

-E- Cité « diverse », »créative », »cosmopolite », FONTEVRAUD l’ABBAYE ne serait-elle pas aussi une CITE MONASTIQUE » ?

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Cherchez l’erreur

« L’abbaye de Fontevraud fait le pari de la diversité et de la rencontre. Cité  créative, cité  cosmopolite, Fontevraud est aussi ancrée  sur son territoire… »

Jacques Auxiette                                                                                                             Abbaye de Fontevraud.                                                                                                 Saison culturelle  Mars- Novembre 2013 p. 3

     Or  sur ce territoire, n’y a t-il pas le plus grand ensemble monastique d’occident ? Alors  à quand l’implantation dans cette abbaye ou dans le  bourg  du  CERF:  Centre d’Etudes  et de Recherches Fontevristes ?

                                        Jean de l’Habit.

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye

-E- Les « Escapades » à Fontevraud-l’Abbaye reviennent

Du 17 juillet au 21 août, l’association Tourisme et Culture à Fontevraud renoue avec les Escapades. Tous les mercredis, les membres de la troupe donnent rendez-vous au public pour une soirée théâtre de rue. Ils présenteront leurs trois nouvelles créations de l’année, après l’apéritif champêtre « Escap’Evraud », proposé à 19 h 30.

Voici le programme détaillé de l’été : « Une drôle de disparition », sur la place des Plantagenêts les 17 juillet et 7 août ; « Une affaire à prendre avec des gants », sur la place des Plantagenêts les 31 juillet et 14 août ; « Fanchon au pays des perreyeurs », avenue des Roches sur le parking du restaurant Le Délice les 24 juillet et 21 août.

Ce théâtre de rue humoristique et bon enfant s’inspire de faits réels de l’histoire locale. Les saynètes sont l’occasion pour tous de découvrir des facettes de Fontevraud-l’Abbaye, à différentes époques, tout en passant une soirée placée sous le signe du rire. Début des saynètes vers 20 heures pour une durée de 45 minutes. Les restaurateurs et commerçants sont partenaires de la soirée et proposent des « menus Escapades » à partir de 18 €

Entrée libre (participation au chapeau). Renseignements à l’office de tourisme : 02.41.51.79.45.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/communes/Chinon/n/Contenus/Articles/2013/07/11/Les-Escapades-a-Fontevraud-l-Abbaye-reviennent-1545016

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Classé dans Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye

-R- Abbaye de Fontevraud. 12 éme Résidence Cinéma d’animation et bourses d’écriture

12e Appel à candidature / Automne 2014  
 
 Résidence Cinéma d’animation et bourses d’écriture
 
L‘Abbaye de Fontevraud accueille en résidence des réalisateurs d’animation qui souhaitent mener un travail d’écriture (scénario, étude graphique, storyboard) sur un projet personnel de court ou long métrage. L’appel à projets pour la session d’automne 2014 est ouvert. 

Les réalisateurs, quelle que soit leur nationalité, bénéficient d’une bourse de création pour un séjour minimum d’un mois.

Dates limite d’envoi


Pour les candidats de nationalité étrangèreDate limite d’envoi : 10 octobre 2013
(réunion du jury le 15 novembre 2013)

Pour les candidats de nationalité FrançaiseDate limite d’envoi : 11 avril 2014
(réunion du jury le 16 mai 2014)

Plus d’information en téléchargeant le dossier d’appel à candidature.

 
En savoir plus

http://www.abbayedefontevraud.com/professionnels/artistes-en-residence/appel-candidature-residences-ecriture-en-cinema-d-animation?utm_source=appel-candidature-automne-2013-corrige&utm_medium=email&utm_campaign=appel-cadidature-automne-2013-corrige&utm_source=email-appel-candidature&utm_medium=email&utm_campaign=email-appel-candidature-23-08-2013

 

 
 
  Vos contacts
 
  Emmanuel MORIN
Chargé de projets culturels
Tél : 06 47 90 14 76
e.morin@abbayedefontevraud.com   Hervé REGIGNANO 
Régie 
Tél : 02 41 51 51 17 
h.regignano@abbayedefontevraud.com  

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Marcel Paul et une rebellion à la centrale de Fontevraud : « La citadelle du silence »

Rébellion à la Centrale de Fontevrault

Charles MOUSSON

1942 – Les hordes nazies continuent de déferler sur le front de l’Est et le second front, tant attendu n’est toujours pas annoncé. Dans cette conjoncture, les patriotes crèvent dans les prisons. C’est notre sort dans cette Maison Centrale de FONTEVRAULT renommée pour son implacable discipline et sa répression. C’est une Bastille qui s’arroge l’honneur d’être la « Citadelle du Silence ».

Il faut préciser qu’à partir de 1939, les transports pour Cayenne étant devenus impossibles, tous les condamnés de droit commun (bagnards et relégués) sont entassés dans les Centrales. Et c’est au milieu de cette population carcérale, soignée en vexations de toutes sortes, que les patriotes que nous sommes se voient judicieusement mêlés.

Ainsi, au réfectoire, avons-nous, de chaque côté, un droit commun ayant pour mission d’être un « mouton » servile. Et la Direction du moment est bien décidée à ne faire aucune différence entre ses « pensionnaires ». Certains gardiens hésitent, d’autres, au contraire, vont pouvoir s’épanouir dans la répression.

C’est le cas d’un brigadier (la cinquantaine environ) petit, à tout point de vue, visage anguleux, arrogant et haineux orné d’un soupçon de moustache horrible (genre Adolphe). Chaque jour, mains dans le dos, s’étirant comme désireux de grandir dans l’ignoble, il surveille notre arrivée au réfectoire. Malheur à celui dont la veste de bure des bagnards n’est parfaitement boutonnée.

De son abjecte bouche d’alcoolique jaillit l’impérieuse et rituelle injonction : « Sortez des rangs ». Alors, s’ensuit une mise à poil totale, prétexte à une fouille lente et méticuleuse du « délinquant » jusqu’à l’endroit le plus intime de son être. « Toussez » dit le brigadier en scrutant profondément le fondement de sa victime courbée en deux, les mains écartant les fesses et la tête entre les jambes. Devant ces malsaines pratiques déshonorantes quasi quotidiennes et visant surtout les plus jeunes d’entre nous, Marcel Paul, notre Camarade et guide, propose d’y mettre fin et cela immédiatement. Chaque responsable de réfectoire est prévenu, tout est mis en place pour une riposte énergique, limitée et sans bavure.

Quelques jours plus tard, il est midi et l’un de nos jeunes bretons patriotes doit s’exécuter. Le compte à rebours est alors déclenché. Je dois personnellement donner le signal de l’opération. La porte est derrière moi. En face, un peu à gauche, sur son estrade, le geôlier qui observe nos faits et gestes. Seul, le bruit des cuillères dans la soupe claire est perceptible. C’est l’ambiance de toujours de la trop fameuse « Citadelle du Silence ».

Ainsi, Marcel, mon frère de combat, m’a fait l’insigne honneur de donner le coup d’envoi pour briser tout cela. Penché sur ma gamelle, la tête légèrement tournée à gauche, le coeur impatient, j’attends. Soudain, en ombre chinoise, apparaît notre breton dans l’éblouissante lumière de la porte, comme auréolé. À deux pas, derrière, sa besogne de voyeur accomplie, le petit vieux brigadier surgit dans notre réfectoire.

Le coeur dans un étau, je me dresse sur mon banc. C’en est fait, le signal est donné et telles des bombes, chaque camarade explose littéralement en scandant sur l’air des lampions : « À POIL, IL SERA JUGE », en même temps que les cuillères martèlent furieusement les gamelles.

Tous les droits communs anéantis par tant d’audace s’aplatissent sur les tables afin de ne pas être confondus avec les rebelles que nous sommes. Le geôlier du réfectoire juché sur son perchoir s’époumone, mais en vain, pour rétablir l’ordre. Les bras ballants, la trouille au ventre, il déclenche l’alarme. C’est dans ce tohu-bohu général que le brigadier dépravé s’éclipse rapidement sans pouvoir, malheureusement pour lui, éviter la colère des patriotes des autres réfectoires qu’il doit traverser.

Branle-bas de combat à la Direction de la « Citadelle du Silence ». « Les meneurs seront châtiés comme il se doit » ! C’est décidé. C’est ainsi q’une douzaine d’entre nous, Marcel Paul en tête, nous retrouvons devant le tribunal de la fameuse « Citadelle du Silence ».

Toute la hiérarchie geôlière est là présente, installée comme aux assises, dans un spacieux local, sombre à souhait, très volontairement sinistre. Un grillage renforcé nous sépare de ces « baillis » au service des nazis ». La séance est ouverte, le brigadier accable et annonce promptement la sentence : « le mitard (cachot) pour trois mois« . La punition doit être à la mesure de l’évènement.

C’est alors que, brusquement, Marcel Paul, pointant un doigt vengeur au dessus de la tête du Directeur trônant au beau milieu de ses pairs s’écrie: « Regardez, Regardez… Et tout ce beau monde de lever les yeux vers un petit buste de la République, poussiéreux et encastré dans le mur du prétoire. « Regardez ! poursuit Marcel Paul, « la République rougit de honte devant votre infamie à l’égard des patriotes que nous sommes. Soyez sans crainte, bientôt, le peuple de France saura aussi vous bien juger!« …

Livide, le directeur bredouille : « gardiens… gardiens… bouclez-les… et vite…  » Et douze poitrines vibrantes d’espoir font alors trembler les murs de la vieille Abbaye: « Aux armes citoyens, formez vos bataillons ……

Ainsi, en 1942, au moment décisif de la bataille, Marcel Paul nous montra une nouvelle fois le chemin à suivre, le chemin de l’honneur. Et d’un coup se brisait l’infâme règlement de la « Citadelle du silence » de sinistre renommée. Et notre action amplifiée nous permit de faire améliorer le régime pénitentiaire et surtout à nous faire respecter. Marcel, mon frère, encore une fois, merci, merci… et Adieu !

Texte publié en septembre 1990 dans
Le Serment N° 214
 

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