Archives mensuelles : mai 2014

-C-Le prieuré de Cubas (Cherveix-Cubas- 24390)

L’établissement du prieuré de Cubas remonte vraisemblablement au XIIème siècle, entre 1116 et 1149. Ce prieuré dépendait de l’abbaye de Fontevrault en Anjou, fondée par Robert d’Arbrissel en 1100 . Il était double et habité par une communauté de moines et une autre de religieuses. Il était très riche et possédait de nombreux biens fonciers, moulins, étangs, chapelles. Chaque monastère possédait alors son église..

Une première épreuve fut pendant la guerre de cent ans, en 1345, le passage des troupes anglaises du Prince Noir qui l’incendièrent. Mais ce sont les guerres de religion qui finiront d’en détruire la vie monastique

L’église des religieuses, seule à subsister, s’effondra en 1836 mais fut très rapidement reconstruite par les gens de Cubas, vraisemblablement en 1839 . C’est l’église actuelle.

Mais il y a aujourd’hui controverse sur l’origine exacte de l’église de Cubas actuelle (voir Église de Cubas – Origine). Selon des sources celle-ci est ce que je viens d’en dire précédemment, selon d’autres elle subsisterait du prieuré des hommes. La seule indication qui puisse nous laisser à penser qu’elle fut bien reconstruite est la présence, parfaitement intégrée dans le mur Sud, près de la porte d’entrée, de cette plaque tumulaire de 1511, probablement prise sur une tombe qui se serait trouvée à l’emplacement de la nouvelle église. Comment cette plaque aurait-elle pu se trouver dans une église construite avant 1200 ? A moins qu’il ne s’agisse d’une restauration postérieure aux années de pillages 1636 (invasion espagnole de la guerre de trente ans) et 1652 (soulèvements aquitains de la Fronde) au cours desquelles l’église (laquelle ?) fut incendiée . Il en est de même des modillons qui se trouvent sous l’avant toit. Certains sont à l’envers, cela se serait-il pu sur l’église originelle ? Ceci semble plutôt militer pour une reconstruction rapide, et “au minimum” !

Mais il y a là de quoi occuper encore bien des recherches et des supputations

..

http://www.cherveix-cubas.fr/fr/information/36189/cubas

NB. Le lien ci-dessus permet d’accéder en téléchargement à l’histoire de l’ordre de Fontevraud (1642)

* Consultez aussi le Bulletin n° 2 de l’APF (Association des Prieurés Fontevristes) . Février 2014 ( 70 pages) ou un point  synthétique (Fiche prieuré  N° 4) est consacré à ce prieuré.

  • F. CHOMBART DE LAUWE. Editorial
  • A. FONT. Le contexte historique de la Régle de l’Ordre  et de la réformation 
  • A. FONT. La Régle de Fontevraud : l’édition de 1642  (1 ére partie)
  • C. CORVISIER. L’ancien prieuré du Paravis. Etude d’histoire architecturale.
  • Les fiches prieurés
  • Fiche prieuré   N° 1. La Pignardière (Vendée)
  • Fiche prieuré N° 2. Jarzay (Indre)
  • Fiche prieuré  N° 3. Bois-Goyer ( Vendée)
  •  Fiche prieuré  N° 4. Cubas ( Dordogne)                                                                                                                                                   Procurez-vous ce bulletin , franco de port, pour la somme de 7 € ,
  • réglée par chêque  à l’ordre et à l’adresse de
  • l’APF (Assocation des Prieurés Fontevristes) C/O M. Chombart de Lauwe
  • Longefont . 36800 OULCHES
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Classé dans Association des Prieurés Fontevristes (APF), Département 24, Prieurés Fontevristes

Foulques V d’Anjou. Pélerin de Fontevraud et roi de Jérusalem !

Melisende_and_Fulk_of_JerusalemFoulques V , dit le jeune, comte d’Anjou puis roi de Jérusalem naquit vers 1090, de Foulques IV le Réchin et de Bertrade de Montfort.

Il se maria une première fois en 1109 avec Eremburge  du Maine dont il eut une fille  Mathide d’Anjou, future  II éme Abbesse  de l’Ordre (1106-1149-1155) . Puis, devenu veuf,  il épousa en secondes noces Mélisende, fille de Baudoin, Roi de Jérusalem.

<—http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d2/ Melisende_and_Fulk_of_Jerusalem.jpg

(Mariage entre Foulques V d’Anjou et Mélisende de Jérusalem)

Foulques V était  profondément attaché à l’Ordre de Fontevraud qu’il favorisa et  dota amplement.

Empli d’une grande admiration et estime pour Robert d’Arbrissel, Foulques assista à ses funérailles en 1116. En 1119, il fut également  présent  lors de la dédicace  de l’église abbatiale par le pape Callixte II.

Avant  de quitter l’Anjou afin d’être  sacré roi de Jérusalem (1131) . Foulques  se rendit  avec ses quatre enfants à l’Abbaye de Fontevrault. Il  confirma alors toutes ses donations  et affirma   sa confiance en l’Abbessse Pétronille  de Chemillé, sa  « conseillère  famillière ».

Il mourut en 1143, son fils Geoffroy dit le Bel qui lui succéda au gouvernement de l’Anjou eut  des relations  beaucoup plus distantes avec  l’ordre.

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-A- Ange soleil, le sinistre « prévôt » de la Maison centrale « nouveau bagne » vu par Jean Genêt.

Ange Soleil, le sinistre « prévôt » du « nouveau bagne ». La maison centrale de Fontevrault au milieu du XXème ( Jean-Claude Vimont)

26 février 2014

Jean-Claude Vimont

Police magazine. 1939. Reportage sur la maison centrale de Fontevrault

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Jean Genet n’a jamais été incarcéré dans la maison centrale de Fontevrault. Pourtant Le Miracle de la rose évoquait la sombre prison du Maine-et-Loire : « De toutes les centrales de France, Fontevrault est la plus troublante. C’est elle qui m’a donné la plus forte impression de détresse et de désolation, et je sais que les détenus qui ont connu d’autres prisons, ont éprouvé, à l’entendre nommer même, une émotion et une souffrance comparable ». Dans la dédicace de Notre-Dame-des-Fleurs, Genet mentionnait  l’assassin Ange Soleil aux côtés d’autres célèbres criminels des années trente et ajoutait : « C’est en l’honneur de leurs crimes que j’écris mon livre ». Ange Soleil – « le nègre Ange Soleil avait tué sa maîtresse », écrivait Genet – fut pendant une dizaine d’années l’un des prévôts-comptables de la maison centrale et fut cité dans plusieurs témoignages de détenus. Ces deux œuvres furent rédigées durant les années d’incarcération de Genet, publiées en 1944 et 1946. Réalité et fiction se mêlent au point que le Centre culturel de l’Ouest qui est installé dans l’Abbaye a fait de Jean Genet une « figure centrale » du lieu.

……..

http://criminocorpus.hypotheses.org/7097

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Classé dans Département 49 (d) Abbaye-Bagne de Fontevraud-L’Abbaye

11 avril 2014. Mazarine Pingot en visite à l’Abbaye royale

     Mazarine et les fantômes de l’abbaye

Jean-François MARTIN.

« Écrire dans un lieu comme celui-ci, si beau ? Mais ce serait écrasant… » Mazarine Pingeot est là ce vendredi soir à l’Abbaye royale de Fontevraud. A deux pas du cloître, à une cinquantaine des gisants d’Aliénor d’Aquitaine et Richard Coeur de Lion. Face à une trentaine de ses lecteurs.

Après Le cimetière des poupées, roman troublant d’une mère infanticide, Bouche cousue, émouvant journal intime d’une fille inconnue de la République, l’écrivain est venue parler de son dernier livre, Les invasions quotidiennes, l’histoire d’une Bridget Jones parisienne, « à la vie drôle et pathétique ».

A ses côtés, ce vendredi soir, un enfant du pays, Christophe Girard, maire du 4e arrondissement de Paris, conseiller du big boss de LVMH, et aussi et surtout ami de la famille. « Tu es venue ici, dans la région, enfant. Nous avions déjeuné avec ta mère et ton père, pas encore président, au restaurant Jeanne-de-Laval, aux Rosiers-sur-Loire. Oui, tu as connu très tôt le brochet au beurre blanc », s’amuse Christophe Girard. Qui continue, ton soudain profond : « Ton père aimait beaucoup l’église de Cunault. »

Au passage, il glisse à celle qui fut témoin à son mariage : « Question que je ne t’ai jamais posée… Pourquoi la fille de François Mitterrand ne porte pas son nom ? » Mazarine sourit… Et, malicieuse, s’adresse à ses lecteurs : « Vous avez cinq heures devant vous ? » Manière habile de botter en touche.

Elle évoque son enfance où elle ne pouvait « rien raconter de son quotidien » à l’extérieur, où elle devait taire son père, « un silence angoissant, fondateur » : « C’est ainsi que j’ai commencé à écrire. L’écriture était une possibilité de dire… »

Il est 23 h, elle s’en va voir les gisants, au milieu « des fantômes bienveillants » de l’abbaye. Qui, suppose-t-on, un jour, l’inspireront.

http://www.ouest-france.fr/mazarine-et-les-fantomes-de-labbaye-2185370

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-S- A Saint Jean d’Acre, une originale ruse de guerre de Richard Coeur de LIon.

« Richard Coeur de Lion jeta des ruches pleines d’abeilles sur les remparts  de saint Jean d’Acre (1191)  »

Gérard  Zablocki. Les animaux  dans la guerre . Revue de l’AMOPA. Avril-Mai juin 2014. P. 23

Pour plus de  détails                                                                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Saint-Jean-d%27Acre_%281191%29

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Classé dans * Israël

-R- Audios, vidéos, illustrations en rapport avec l’Abbaye de Fontevraud

Panorama des ressources numériques afférentes à l’Abbaye de Fontevraud

http://www.abbayedefontevraud.com/video/experience-fontevraud

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-O- Les relations particulières de (Saint) Robert d’Arbrissel et les semeurs d’orge.

A la Saint Georges (23 avril), sème ton orge.                                                                                   A la Saint Marc  (25 avril), il est trop tard                                                                                                        Pour la Saint Robert (30 avril) qu’il soit  couvert.

Bibliographie. Gérard Boutet. La France en héritage. Dictionnaire encyclopédique . Mêtiers, coutumes, vie quotidienne. 1850-1960. Perrin 2007. p. 1191 a

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Classé dans Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble

-T-Le tombeau de Robert d’Arbrissel, abbaye de Fontevraud (49)

 

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Les personnes qui s’intéressent à l’histoire du Berry connaissent la part qu’occupe la personnalité du bienheureux Robert d’Arbrissel dans l’architecture spirituelle de la région au début du XIIe siècle.

Appelé par un des grand féodaux du Boischaut, Adalard Guillebaud, pour établir sur ses terres un monastère de son Ordre, l’ermite breton vint fonder le prieuré d’Orsan dans lequel il mourut lors d’un ultime voyage en Berry. Embaumé sur place dans l’attente de pouvoir ramener sa dépouille dans la maison-mère de sa communauté à Fontevraud, il demeura à Orsan le cœur du vieil homme, qui devint miraculeux quelques siècles plus tard.

S’il m’est arrivé assez souvent de parler de cette relique dans mes articles et mes conférences, je ne m’étais jamais vraiment posé la question de ce qui advint du corps de Robert, une fois revenu dans son monastère de la région de Saumur. Visitant Fontevraud avec, comme objectif principal de ramener des photos des quatre gisants royaux exposés dans l’abbatiale, c’est presque par hasard que j’ai pu prendre quelques clichés de la sépulture de dom Robert, comme nos paysans le désignaient sous l’Ancien régime, tant elle est simple et peu spectaculaire.

Au ras du sol, près du maître-autel est visible, sous une vitre, l’intérieur du sarcophage de Robert d’Arbrissel. Le sépulcre est vide et la pierre tombale disparue, aussi peu des visiteurs présents se sont attardés autour de ce petit tombeau guère différent de ces sarcophages anonymes que les archéologues relèvent parfois autour des édifices religieux.

 

Bien que d’un intérêt très réduit en regard des multiples œuvres qui se découvrent au fil de la visite de Fontevraud, la tombe de dom Robert peut être un bon élément de comparaison pour imaginer à quoi ont pu ressembler, à Orsan, les sépultures d’Adalard Guillebaud et de l’archevêque de Bourges Vulgrin, semble t-il l’une et l’autre très dépouillées, si on en croit quelques allusions dans différents textes faisant référence à leur existence.

Les siècles ont effacé à Orsan toute trace du sanctuaire primitif et seules les archives parlent encore de Robert d’Arbrissel et de ses commensaux berrichons. Flâner sous les voûtes de l’abbaye de Fontevraud peut être un bon moyen de se rapprocher, l’espace d’un instant, de cette période

 

http://berry.medieval.over-blog.com/article-le-tombeau-de-robert-d-arbrissel-abbaye-de-fontevraud-49-119158802.html

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Classé dans Département 36, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-G- L’Ordre de Grandmont (87240-SAINT SYLVESTRE )

Centre de la culture du Limousin médiéval

Les rois d’Angleterre (Henri I puis Henri II) aidèrent l’abbaye de Grandmont, notamment pour la réalisation des bâtiments. Richard Cœur de Lion fit entièrement reconstruire le monastère . Etienne de Lissac recueillit vers 1154 les préceptes de Saint Etienne transmis oralement, pour former la Règle. Le Pape Clément III canonisa Saint Etienne de Muret à Grandmont, en 1189. L’Ordre des Grandmontains se développa dans toute la France. Il comptait 60 maisons en 1170 et 149 petits monastères en 1317 quand le pape Jean XXII érigea le prieuré de Grandmont en abbaye mais réduisit le nombre de maisons à 39.

Dévasté à plusieurs reprises (guerre de Cent Ans, luttes religieuses du XVIème), le monastère menaçait ruine en 1732 quand l’abbé de la Guérinière entreprit de le rebâtir. L’église, qui suivait l’ordonnancement de celle de Sainte Geneviève de Paris, était une des plus belles de ce style. Lesbâtiments, achevés en 1768, avaient une grande analogie avec le Palais Episcopal de Limoges.
L’ordre fut dissous en 1772. En 1789, des matériaux de choix furent prélevés. Les restes de l’abbaye furent achetés pour servir à la construction de la prison de Limoges. Les habitants furent autorisés à prélever des pierres pour édifier une petite chapelle, inaugurée en 1825 et dédiée à Saint-Jean-Baptiste.

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Classé dans Département 87

-O- Vestiges du Prieuré de Notre Dame d’Orsan -18170. Maisonnais-

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Classé dans Département 18