17 mai 2014.CONFÉRENCE DE PHILIPPE CHARLIER À L’ABBAYE – LES SECRETS DU COEUR DE RICHARD

FONTEVRAUD-L’ABBAYE – Si le corps de Richard Cœur de Lion a reposé à l’Abbaye de Fontevraud, son cœur n’y a jamais été. Pratique courante à l’époque, l’organe royal a été conservé dans un reliquaire à Rouen. Philippe Charlier, qui a récemment identifié la tête d’Henri IV momifiée, présente son étude inédite sur les fragments du cœur de Richard.

Gisant de Richard Coeur de Lion © Anne-Sophie Ascher

Gisant de Richard Coeur de Lion © Anne-Sophie Ascher
 Les secrets du coeur de Richard
Richard 1er, roi d’Angleterre et duc de Normandie surnommé Richard Cœur de Lion est mort le 6 avril 1199 sur un champ de bataille dans le Limousin. Il est décédé des suites d’une blessure à l’épaule, provoquant sans doute une septicémie ou une gangrène. Ses viscères enterrées sur le champ de bataille, son corps fut rapatrié à Fontevraud tandis que son cœur fut embaumé et apporté à la cathédrale Notre-Dame-de-Rouen. Censé abriter l’âme, le cœur bénéficiait au Moyen-âge d’un traitement particulier.Conservé dans une boite scellée, le cœur de Richard fait un objet d’étude idéal pour comprendre les techniques d’embaumement de l’époque. Bien qu’aujourd’hui sous forme de sable, l’organe a livré de nombreuses informations à l’équipe conduite par Philippe Charlier, révélant notamment l’utilisation d’encens. Etait-ce pour se rapprocher du corps du Christ et éviter des années de purgatoire à ce roi courageux mais cruel ?A travers l’exemple de Richard Cœur de Lion et de « patients » comme Diane de Poitiers, Agnès Sorel ou Henri IV, Philippe Charlier reviendra sur les évolutions de l’anthropologie médico-légale qui par l’étude de corps momifiés, a permis de comprendre comment lutter contre l’altération du cadavre. Il témoignera de la richesse des techniques employées et des moyens qu’à l’époque ces « techniciens de la mort » utilisaient pour s’approcher de la fameuse odeur de sainteté.

Philippe Charlier

Philippe Charlier a été révélé au grand public notamment lors de ses travaux permettant l’identification de la tête momifiée d’Henri IV. Docteur en médecine (Lille 2), en sciences (Paris 5), et en lettres (EPHE IVe section), Philippe Charlier est également médecin légiste et archéo-anthropologue, auteur de nombreux livres et articles.

 

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 76, Département 87

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