Archives quotidiennes : 10 mai 2014

-V-Le vandalisme en France ; l’exemple de l’abbaye royale de Fontevraud.

NDLRB. La numérisation a parfois dégradé le texte initial. Certains des dégats justement stigmatisés ici ont été réparés ( Mais on n’a pas reconstruit !)  Pour autant, le témoignage demeure.

Les Goths eux-mêmes, les Oslrogolhs n’en taisaient pas Uni!. L’histoire ilous a conservé le mémorable décret de leur roi

Théodoric, qui ordonne à ses sujets vainqueurs de respecter scrupuleusement tous les monumens civils et religieux de l’Ita-

lie conquise.

Ces faits que je viens de citer me rappellent que je dois vous  faire connaître quelques-uns de ceux que j’ai recueillis pendant

mes rapides courses dans le midi….

 

Figurez-vous Fonlevrault. la célèbre j la royale, riilsloriqncabbaye de Fontevrault, dont le nom se trouve presque à

chaque page de nos chroniques des onzième et douzièmesiècles ; Fontevrault , qui a eu quatorze princesses de sang royal

pour abbesses, et où ont été dormir tant de générations de rois, qu’on lui a donné le nom de Cimetière des Rois; Fontevrault,

merveille d’architecture avec ses cinq églises, et ses cloîtres à pertes de vue, aujourd’hui flétrie du nom de maison centrale de

détention. Et si l’on s’était encore borné à lui assigner cette mi-sérable destination ! Mais ce n’est pas tout ; pour la rendre

digne de son sort nouveau, on a tout détruit ; ses cloîtres ont été bloqués, ses immenses dortoirs, ses réfectoires, ses parloirs,

rendus méconnaissables; ses cinq églises détruites; la première et la principale, belle et haute comme une cathédrale, n’a pas

même été respectée; la nef entière a été divisée en trois ou quatre étages et naétamorphosée en ateliers et en chambrées.

On a bien voulu laisser le chœur à son usage primitif, et il serait encore admirable de pureté et d’élévation, si les vandales,

non contens d’en avoir brisé tous les vitraux, ne l’avaient encore couvert, depuis la voûte jusqu’au pavé, d’un plâtras telle-

ment épais, tellement copieux, qu’il est, je vous assure, fortdilîicile de distinguer la forme des pleins cintres des galeries su-

péiieures. On est aveuglé par la blancheur éblouissante de ce plâtras; il a été appliqué pendant la restauration. Les seuls àè-

bris du Cmu'</«/c des rvis , les quatre statues inappréciables deHenri II d’Angleterre, de sa femme Éléonore de Guienne (

NDLRB. Aliénor d’Aquitaine), de Richard Gœur-de-Lion , et d’Isabelle , femme de Jean sans-Terre, gisent dujs une sorte de

trou voisin. La fameuse tour d’Evrault ( NDLRB. les cuisines), malgré tous les efforts des anti(|uaires du pays pour la faire

respecter, encon&idéralion de sou origine païenne, a été livrée aux batteurs de chanvre; la poussière a confondu tous les

ornemens et tous les contours de son intérieur en une  seule masse noirâtre; et sa voûte octogone, qui offre des particularités

de constructionunique, ne peut manquer de s’écrouler bientôt, grâce à l’ébranlement perpétuel que produit celle opération.

 

http://archive.org/stream/annalesdephiloso06pari/annalesdephiloso06pari_djvu.txt

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-A- Apparence physique de Richard Coeur de Lion

L’apparence physique de Richard Cœur de Lion

Il est difficile de connaître avec précision l’apparence des grands personnages du Moyen Age. Les quelques représentations que l’on possède d’eux, que ce soit dans des enluminures, des bas reliefs, fresques et autres gisants sont très imprécises et répondent à des démarches esthétiques et artistiques qui ne restituent pas la réalité de l’apparence de ces personnages. Leurs traits sont souvent idéalisés et correspondent davantage aux canons esthétiques de l’époque.

Les descriptions de l’apparence physique des personnes évoquées dans les chroniques sont rares et souvent imprécises. Richard Cœur de Lion n’échappe pas à ces constatations. Il est tout de même possible, en recoupant diverses sources iconographiques et écrites de se donner une idée de ce à quoi il pouvait ressembler, bien que tenter de retrouver sa véritable apparence soit totalement illusoire.

Le chroniqueur Mathieu Paris rapportait « bien que physiquement comparable au plus beau des hommes, avait cependant parfois un aspect terrifiant ». Richard fut comparé également à son père Henri II, pour lequel certains éléments sont connus. Son père était décrit comme un homme de stature moyenne, roux, avec un corps bien charpenté et possédant la force d’un homme de guerre. Il fut décrit également comme luttant contre une surcharge pondérale, ce qui semblait également être le cas de Richard.

Dans tous les cas, Richard Cœur de Lion était décrit comme possédant une grande force et des capacités physiques plus que suffisantes pour exercer sans ménagement le métier des armes. On a donc l’image d’un homme possédant le physique d’un chevalier, d’un guerrier. De nombreux chroniqueurs nuançaient cet aspect en évoquant son obésité à la fin de sa vie et le fait qu’il ait été fortement éprouvé par les nombreux combats et voyages auxquels il avait participé durant sa vie.

http://www.richardcoeurdelion.fr/mythe_realite.html

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