Le vignoble tourangeau cher aux fontevristes en partie ravagé par le gel

Chinon, Bourgueil et Saint-Nicolas de Bourgueil ont été durement affectés par de fortes gelées dans la nuit de mardi à mercredi. Elles sont «paradoxalement dues à un effet du réchauffement climatique», soulignent les professionnels.

Une gelée historique a gravement endommagé les vignobles d’Indre-et-Loire et plus particulièrement les appellationsChinon, Bourgueil et Saint Nicolas de Bourgueil la nuit du mardi 26 avril au mercredi 27 avril. «Au moins la moitié de la récolte est perdue, se désole Guillaume Lapaque, directeur des associations viticoles d’Indre-et-Loire et de la Sarthe. C’est assez clairement une gelée historique, de l’ordre de celle de 1994, et peut-être de 1991».

Ces années-là, «presque la totalité de la récolte avait été perdue sur ces trois appellations», se souvient le responsable professionnel. Dans le détail, tout l’ouest de l’Indre-et-Loire a été touché par des gelées dites «noires» par opposition aux gelées «blanches» formées par le givre sur la végétation et synonymes de températures proches de zéro.

Dans le cas présent, les gelées ont atteint -3 à -4°C, avec des pointes à -6°, au pire moment du stade végétatif de la vigne. Elle est actuellement en plein débourrage, c’est-à-dire à la période d’ouverture des bourgeons, «un moment extrêmement critique», selon Guillaume Lapaque.

Réchauffement climatique

Contrairement à ce que l’on pourrait penser «cela est paradoxalement dû à un effet du réchauffement climatique: les hivers doux avancent la date du débourrage, tandis que les gelées tardives ont toujours lieu à la même époque», précise-t-il.

Économiquement, les pertes risquent d’être lourdes notamment pour le Chinon, la plus importante appellation avec 2.360 hectares. «Outre la perte de la moitié du chiffre d’affaires pour les exploitations, nous risquons de perdre des parts de marché qui seront très difficiles à regagner», anticipe-t-il. D’autant que cette perte intervient après plusieurs années de petites récoltes, et les vignerons n’ont plus de stock.

En revanche l’est de l’Indre-et-Loire ainsi que le vignoble de la vallée du Cher semblent avoir été épargnés. «La catastrophe a été évitée de justesse», souligne Michel Badier, de la chambre d’agriculture du Loir-et-Cher. «Je suis étonné du peu de dégâts constatés pour le moment», complète Bruno Denis, un viticulteur de l’appellation Touraine-Chenonceaux établi à Mareuil-sur-Cher dans le Loir-et-Cher.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/04/27/20002-20160427ARTFIG00350-une-gelee-historique-affecte-des-vignobles-de-renom.php

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Classé dans Département 37, Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble

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