Archives mensuelles : juin 2019

La Ville de Saumur prend ses distances avec l’Abbaye de Fontevraud

La nébuleuse de gestion de l’Abbaye de Fontevraud entre la SOPRAF (Société publique régionale de l’abbaye de Fontevraud) et le Centre Culturel de l’Ouest est dans le collimateur de La Cour des Comptes. La ville de Saumur a décidé de ne pas renouveler sa participation : « c’est du rôle de l’agglo, pas de la ville » a expliqué le maire Jackie Goulet.

Avant la défaite de la gauche aux élections régionales, sous la houlette du directeur de l’époque David Martin, le projet de créer un pôle touristique fort entre le Château de Saumur, celui de Montsoreau et l’Abbaye de Fontevraud avait été lancé. La Région PS avait envisagé de soutenir fortement la mutation du Château de Saumur. Depuis, les choses ont changé. Les vainqueurs LR ont pris le temps de prendre leurs marques. Et surtout la Cour des Comptes a pointé du doigt avec vigueur la gestion des deux derniers directeurs. Tant et si bien qu’à la ville de Saumur ont avait senti le vent venir avant le contrôle des magistrats et le choix avait été fait de ne pas entrer dans le capital de la SOPRAF, malgré un vote du Conseil Municipal d’autoriser le maire à le faire. Aujourd’hui c’est l’autre élément clé de la gestion de Fontevraud, LE CCO, que la ville quitte. « Aujourd’hui, cette participation relève plus de l’Agglomération et sa société publique locale tourisme plus que de la seule ville de Saumur. C’est pourquoi nous nous retirons, même si actuellement, nous travaillons en collaboration avec l’Abbaye pour la réfection de tapisseries. Cela n’a rien à voir » a expliqué Jackie Goulet. Et quand on l’interroge sur les « affaires » de Fontevraud, celui-ci se veut laconique : « Je serais étonné que ça ne finisse pas au tribunal ».

Article du 29 juin 2019 I Catégorie : Politique

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=51107

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

La vocation contrariée d ‘Antoinette d’Orléans-Longueville Feuillantine, un temps quasi Fontevriste puis fondatrice d’un nouvel ordre monastique avec l’aide du Père Joseph.

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343631418

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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GRANDE DAME ET SAINTE MONIALE

Mme AnMMtt8 fOf!M!i~Lon~t~m~t)u!~ t)~e!t8-)~. fondatrice des de Notre-Dame du Calvaire

Dans les premières années de ce xvii* siècle, qui devait à tant de titres devenir gorteux dans l’histoire de notre paya, la jeune veuve du marquis de Belle-laie, née Antoinette d’Orléans-LongueiviUe, devenue par sa professiuii religieuse Mère Antoinette de Saiut«-5olu>lastique, fondait la Congrégation des Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire. Une moniale du môm« Institut vient d’écrire une remarquable biographie de la vénérée fondatrice (1).

Elle était née au château de Trie, non loin de Glsors, en 1572.

Par sa naissance, et plus tard par son mariage, à 16 ans ellal épousera Charles de Gondi, marquis de Balle-Isle, Antoinette d’Orléans appartenait à deux familles qui jouèrent un rôle important dans notre histoire religieuse dans notre histoire, tout court, au xvipsiècle.

La première est une famille de sang royal oelle des Orléans-Longusville descendant de Dunois et allié aux Bourbons. Le père d’Antoinette, Léonor d’Orléans. avait épousé Marie de Bourbon, coualne germaine du père de Henri IV. Henri, leurs fils aîné, eut pour bellesœur la fameuse duohesae de Longueville, sœur du grand Condé, l’amazone, la frondeuse, dont les aventures et les passions allèrent s’expier au seuil de Port-Royal. Leur cadet, François, ne vaut la peine d’Ptre cité qu’en faveur de sa femme, Anne de Caumont, qui compte ̃ parmi ies saintes du règne de Louis XIII ». Deux sœurs de notre hérolne, Catherine et Marguerite, furent des religieuses dans le monde. C’est à Catherine de Longueville qu’il faut rendre l’honneur d’avoir instauré la première maison du Carmel en France. Charles de Gondi, marquis de Balle-Isle, mari d’Antoinette d’Orléans, était l’héritier d’une race beaucoup moins ancienne, venue d’Italie en France, au cours du xvi* siècle, pour chercher fortune au service du roi, et qui avait merveilleusement réussi, dans l’Eglise et à la cour. Amblj tleux, alertes, souples, intelligents et braves, oes Italiens, rapidement francisés, étaient, sous Henri IV, l’un, Albert de Gondi, marchai de France et duc de Retz; l’autre, Pierre, éveque de Paris et cardinal. Deux flis d’Albert, par la suite, président encore aux destinées du diocèse de Paris, qui devient m£me archevêché. Un de leurs frères, PhilippeEmmanuel, général des galères, ami de saint Vincent de Paul, entrera dans les ordres après son veuvage, mais aura un fils, le cardinal de Retz, qui laissera un renom moins édifiant.

Mariée a Parte, le 1″ mars 1588, en présenoe du roi Henri III et de la reine-mère Catherine de Médlols, à Charles de Gondi, marquis de Belle-Isle, Antoinette d’Orléane vient demeurer avec son époux à la ooar frivole dHeairi III. Là, elle se fait remarquer par sa beauté et son esprit, mats plus encore par s« vertu, à tel point que « lorsque les reines permettaient à sors demoiselles d’honneur de se recréer et pa»»er le temps en quelque honnête divertissement, c’était toujours avec oette condition que ce fût en la présence de la marquise de Belle-Isle ».

Après l’assassinat du roi Henri III, Charles de Gondi, qui était entré dans la Ligue, ae retira au château de Ma-

checoul, dans le duché de Retz. Rangé sous les drapeaux du dur’, de Mereceur, chef de la Ligue, après 1 assassinat des Guise, le mari d’Antoinette se signale entre tous les seigneurs bretons par son zMe à défendre son parti. Zèle quelque peu intéressé, 11 faut l’avouer, car le marquis sollicita pour prix d© se& services le commandement du Mont-SaintMichel, place plusieurs fois prise et reprise par les ligueurs et leurs adversaire-s. Mais le duc de Mereœur l’avait déjà donné au sieur de Qnéroland. Le marquis de Belle-Isle ne renonça pas pour cela à son désir ambitieux. Il résolut de surprendre la plaoe et de s’en rendre maître, dans le secret dessein d’en faire le prix de sa paix avec Henri IV.

C’était une déloyauté il la paya de #a vie.

Averti du projet de son rival, Quéroland dressa un guet-ap**n» à la petite troupe qui devait investir le Mont-SaintMichel. Charles de Gondi y pi’rit, âgé de Ti ans.

Si. durant les huit anm union avec lui, le bonheur d’Anr« léans ne fut pas. sans nua£> .1

avait pas moins tendrfpnent .11 mari, et la mort tragique, à laquelie les circonstance» donnèrent le oflractèrp d’un assassinat, lui bris Sous le coup de son imin-e: ur, la jeune veuve nVnt plus qi. d»;sir fuir le monde et s’enfermer dans un cloître.

C’est ce qu’elle devait faire, trois anplus tard, en- 1899, api*s avoir mis urd: jà ses affaires domestiques et asaiin: l’a\<i nir de ses deux ills, Henri et Léonor «le Gondi. Telle Jeanne de Chantai (qui, en 1610. onze ans après elle, accomplira le même geste), pour éviter des luttes pénibles à ceux quelle aimait, et surtout pour garder entière sa force d’âme, la marquise de Belle-Isle prit congé desiens en prétextant un voyage à Toulous leur laissant croire qu’un procès qu’eli avait en cette ville nécessitait ce déplacement. Elle dut doni\ pour ne pas trahir son secret, dissimuler à ton- ̃• ̃» de son cœur.

1 Le couvent des Feuillantines de Toulouse, où s’enfermait Antoinette de Bell »Isle, était un couvent d’une pauvreté < d’une austérité insignes. Là, malgré d’in- croyables oppositions suscitées par la ta- mille, elle revêt l’habit blanc des Bén dictines de cette Congrégation. Le jour

i (1) Madame. Antoinette rt’Uttéan» Lon-

guevjllB, fort vnlume de 504 pages. n«n>-

j breuses illustrations. A Poitiers, impiî

l, breuses illustrations, A. Renault 4~t c

i raerle moderne. Nicolas. Renault et C

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de l’Epiphanie 1601, elle se lie 1 jamais à Dieu par la profession religieuse. Aux austérités de la règle viennent bientôt se Joindre, pour Antoinette <ir Sainte-Sonolastique o’est le nom qu’elle a reçu, des souffrances qu’elle n’avait point cherchées. Le 10 mai ltKM,elle doit. malgré ses réslstanoes, accepter la charge de prieure. Mais ce lu sera pas pour longtemps.

Le 4 juin 1605, le Pape Paul V lui ordonne de quitter Toulouse pour aller à Fontevrault, en Anjou, aider l’Abbesse Eléonore de Bourbon dans ses projets de réforme. Taone infiniment délicate et ardue, devant laquelle Sœur Antoinette ne tarde pas à se déclarer impuissante. Elle pensait à demander au Pape la permission de rentrer dans son clottre de Toulouse, quand la Providence mit sur son chemin de P. Joseph du Tremblay, œltu-là même qui devait devenir plus tard V • Eminenoe grise du cardinal de Richelieu.

Le romantisme du siècle dernier était Incapable de comprendre une nature aussi riche, un esprit aussi divers, aussi complexe aussi, s’est-il Ingénié à le travestir.

Il faut convenir que la silhouette, attentivement regardée, demeure pittoresque. François Leclerc du Trembla y (1571-1638;, gentilhomme et humaniste garde sous le froc une hardles«e de cavalier, une éloquence de poète. Son historien, M. Fagnlez, a montré en lui l’admirable auxiliaire et conseiller du grand «ardin&i. Et un autre érudtt, M. le chanoine Dedouvres, qui l’étudla pendant plus de trente ans, a profondément pénétré en son âme religieuse.

Le P. Joseph a voulu être partout un agent de reoonstltution chrétienne en ses négociations diplomatiques, comme en sa prédication, comme en sa dlrectiiia apirituelle, comme en- ses fondations monastiques. Ce moine san« oease en action est bien d&na la tradition de son Ordre. C’est un contemplatif qui, à la suite de son maître saint François, descend d» su montagne, par amour pour les hommes et s’en Irait volontiers precher Dieu au Maroc ou en %vpte Il court l’aventure. Il n’a ni préjugés ni oraintes. Serviteur de Jésus-Oirist et de dame Pauvreté, a va droit au but, dégagé de tous les soucis de ce monde.

Par deux fois, d’une façon miraculeuse, le P. Joseph fut mis, bien contre son gré, en rapports aveo la Mère Vntoinette. Sûr désormais de la volonté de Dieu, il prit, dès 1607, la direction de cette ame d’élite, qui venait, sur l’ordre du Pape, d’être nommée coadjutrice de l’Abbewe de Fontevrault. L’hostilité des moniales n’avait nullement déposé les armée, et la tâche de la réformatrice malgré elle devenait de jour en jour plue dlfnolle.

Un jour, tendis que le Père priait t avec ferveur devant un crucifix, 11 fut saisi oomme par une puissance surnaturelle, et 11 eut la révélation que la Mère Antoinette sortlratt do Fontevrault pour établir ailleurs un nonriolait de religieuses riéterméae. En même temps, Madame d’Orléans était l’objet d’une semblable faveur. D’un autre 00W, la bienheureuse Anne de Saint-Barthélémy, la sainte compagne de Thérèse d’Avlla, »pr^disait ausal au P. Joseph, en parlant de son œuvre Les commencements en seront confua, mats a la nn on parviendra à un grand Ordre.

Le 25 Juillet 1611, Madame d’Orléans, accompagnée de deux autres religieuses de Fontevrault, était reçue avec joie au oouvent de Lenclottre, en Poitou. Le cardinal de Richelieu, en personne procéda à l’installation de la nouvelle crwiljutrioe et prononça un discours devant la grille. Dix-neuf Sœurs acceptèrent, la réforme et firent refleurir la salnl.i’t » dans le clottre poitevin. Le P. Joseph se dévoua toute une année à cette restauration. Moln» de fllx an» après cent jeunes filles s’étaient adjointes à la fervente communauté.

Nouvelles persécutions, venant toujours de Fontevrault. L’œuvre de la Mère Antoinette et du P. Joseph est de nouveau en péril. C’est alors en 1616. que le P. Joseph part pour Home, résolu d’obtenir du Pape un Bref autorisant Madame d’Orléans à Instituer une ijingrégatlon bértfdicttoe Indépendante et i s’établir à Poitiers; ce qu’il obtient. Le 25 octobre 1617, 1 a Mère Antoinette quittait Lencioitre, où elle laissait 75 religieuses désolées, et venait s’Installer, avec 24 professes, dans le nouveau monastère de Poitiers, dédié à Notre-Dame du Calvaire.

La nouvelle Congrégation avait à cœur, avant tout, d’observer, dans sa rigueur la règle bénédictine. Elle se plaçait’ sous la protection de Notre-Dame au pied de la croix. Elle se vouait spécialement à la tâche d’implorer de Dieu l’exaltai ion de la foi et la délivrance des Lieux Saints. A Poitiers, la sainte fondatrice ne devait vivre que six mois, juste le t«mp« d’y implanter solidement la ferveur religieuse et d’y accueillir de nombreuses vocations. Vers la fin du Carême de 1618, la maladie triompha. Malgré lcs supplications des religieuses de Poitiers et de Lencioftre, le ciel l’appela et, le 25 avril 10t«. les tintements de la oloche du monastère apprirent la ville que l’illustre princesse Antoinette d’Orléans-Longwville, marquise de Belle-Isle, devenue pour l’amour de son céleste Epoux l’humble Sœur Antoinette de Salnte-Sctmlastique, avait cessé de vivre.

Tpllft est, dans les grandes lignes, la biographie de cette femme illustre, dont t’exercice de vertus héroïques, et, a pris sa mort. de nombreux mirarles ont consiirré lu mémoire. Les religieuses du (Jalvairp avaient bien des fois supplié in P. Joseph « d<* mettre en lumière la \j- de lf)iir Mère ». Le saint religieux se mit i ri t j tr;»v;< muluri » <w-<* n’iml» »»tisps nm:.iif-Mfis i Ll’u l’i.j’i, un religieux Feuillant (« ̃- -<mstraire à l’oubli cette grande- son travail ne devait voir le jour que deux siècle» après, on isr,5 par les soins de l’aumonier du C, Vendôme.

même époque, deux hagiorjv talent Mgr Bougaud, puis unard eurent la pensée d’écrire ‘̃̃’ Mère Antoinette. Maïs’, pour d’ inconnues, faute de temps fi » ‘r pieux dessein ne fut point <

Une If la Congrégation >\c, Notre-D.ii. ,t, iJalvaire, vient enfin de publier le livre dont nous venons le donner If! un bref résumé. Telle quelle,- -immaire suffira, nous

pour dnnnf-r aux V>r-xvir siècle, à i ‘histoire de l’Ordre Bénédictin, le désir do llrr ce livre el di s’eviifk’r au contact, ()• ‘iiic virMe et saiolc df> Madnn ;t»5 d’Or

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k413556d/texteBrut

Voir aussi :

https://www.francebleu.fr/emissions/au-nom-des-lieux/107-1/filles-du-calvaire

https://www.benedictines-ndc.com/antoinette-dorleans-feuillantine.html

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/09/24/c-antoinette-dorleans-longueville-1572-1618-transferee-des-feuillantines-de-toulouse-a-labbaye-de-fontevraud-sous-peine-dexcommunication/

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/tag/antoinette-dorleans-longueville/

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Classé dans Abbesses de l'Ordre, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 86

Abbaye royale de Fontevraud. Une rallonge de 1,5 million pour créer le Musée d’art abritant dans la Fannerie la donation Cligman.

Le 1er septembre 2017, la donation de Martine et Léon Cligman à l’État et à la Région des Pays de la Loire était officialisée. Pour accueillir la collection des époux Cligman, un Musée d’art moderne verra le jour au sein de l’Abbaye royale de Fontevraud, dans le bâtiment de « La Fannerie », au mois de mai 2020. Pour le chantier de cet établissement, le Conseil régional doit valider une rallonge de 1,5 million d’euros.

Les époux Cligman, Laurence Garnier et Christian Gillet

Prévu dans l’enceinte de l’Abbaye royale de Fontevraud, le futur Musée d’art moderne accueillera une précieuse collection, celle des œuvres d’art des époux Cligman, Léon et Martine. Ils en ont fait donation il y bientôt 2 ans à l’État, propriétaire de l’Abbaye, et à la Région, qui en gère l’ensemble monastique. Dans ce futur établissement, les visiteurs pourront contempler près de 900 œuvres, peintures, dessins, sculptures, objets anciens… (relire nos articles sur le sujet).

Un engagement de 1,5 million d’euros

Ces jeudi 20 et vendredi 21 juin 2019, le Conseil régional des Pays de la Loire votera en session une enveloppe supplémentaire de 1,5 million d’euros. Cette rallonge est destinée à la réalisation des travaux en cours dans le bâtiment dit de « La Fannerie », où sera aménagé 1 200 m² pour entreposer les œuvres d’art. Avec cette nouvelle somme, le budget de la Région pour le futur Musée d’art moderne (1) passe la barre des 10 millions d’euros : 1 million affecté en septembre 2017 pour financer les études nécessaires à la réalisation du musée, 7,6 millions inscrits à son budget supplémentaire 2018. Avec cette rallonge, on passe donc d’un coût initial de 8,6 millions à un peu plus de 10 millions. Pour alléger la collectivité régionale, les époux Cligman participent à l’aménagement du musée à hauteur de 5 millions d’euros, suite notamment à la signature de l’acte officiel de donation de la collection effectuée le 23 juillet 2018 (relire notre article). Auparavant, une convention tripartite entre État, Région et donateurs avait été signée le 29 septembre 2017.

Un chantier plus important que prévu

Initialement, le Musée devait ouvrir ses portes au cours de cette année 2019, mais le chantier, débuté à la fin de l’année 2018, est plus important que prévu. Les travaux sur le site de « La Fannerie » nécessitent un confortement des fondations pour accueillir sereinement le public. Dorénavant, la période d’ouverture est annoncée pour le mois de mai 2020.

(1) Pour ce futur Musée d’art moderne, l’État s’est engagé auprès de la Région des Pays de la Loire.

Article du 20 juin 2019 I Catégorie : Vie de la cité

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=50947

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Le président François Chombart de Lauwe et son épouse Agnès lauréats du prix 2017 de l’Académie du Berry,

NDLRB.  les  bonnes nouvelles ne sont jamais trop tardives.

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Présentation de François et Agnès Chombart de Lauwe

lors de la remise du prix 2017 de l’Académie du Berry,

le 7 octobre 2017, à Vierzon,

par Catherine Réault-Crosnier, présidente du prix de l’Académie du Berry

 

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M. Alain Bilot                     Mme Catherine Réault-Crosnier        M. et Mme Chombart de Lauwe

Président de l’Académie du Berry              Présidente du Prix                             Lauréats du Prix

 

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Agnès et François Chombart de Lauwe, propriétaires de Notre-Dame de Longefont, à Oulches (36800), situé entre Saint-Gaultier et Le Blanc, choisirent de remettre en valeur ce patrimoine historique et culturel, début d’une formidable aventure.

Au fil de l’histoire, au début du XIIe siècle, de nombreuses églises romanes furent construites. L’église de l’Abbatia Longi Fontis (abbaye de la Grande-Fontaine), prieuré féminin, fut fondée puis érigée dans les années 1110 par Isambert, seigneur de Cors, qui le donna à Robert d’Arbrissel, fondateur du puissant ordre de Fontevrault.

Le prieuré date du XIIIe. En 1638, l’église accueille les prières ferventes des religieuses durant près de sept cents ans.

En 1792, les révolutionnaires fermèrent les portes du prieuré. Des offices furent parfois célébrés mais très vite, par manque d’entretien, sous l’effet de la pluie, du gel, de l’emprise végétale, les traces de dégradation de Notre-Dame de Longefont devinrent de plus en plus importantes : voûte effondrée, église comblée de terre et de gravats jusqu’au sommet des colonnes extérieures, portes murées. Il restait peu d’éléments de l’ensemble grandiose, l’empreinte des bâtiments, des pans de murs enlacés de végétation.

En 2005, l’effondrement de la partie haute de deux portes romanes sera le déclic d’un changement de vie pour François Chombart de Lauwe, centralien, ancien dirigeant d’entreprise. Il se reconvertit alors en bâtisseur, pour aller voir plus loin, derrière les murs encore debout. En 2006, il commença à creuser, quittant le monde moderne pour la pioche et la truelle, vers une reconstruction pierre par pierre pendant huit ans.

En 2007, Agnès et François Chombart de Lauwe décidèrent de relever le défi de la rénovation complète de ce site.

Dès les premiers coups de pioche, l’imprévisible, l’inattendu arriva. François Chombart de Lauwe et son équipe, découvrirent dix-neuf chapiteaux, véritable merveille, les incitant à continuer leur travail avec une entreprise spécialisée pour déterrer sous 600 m3 de terre. Ainsi rejaillirent au jour, quarante chapiteaux dont certains polychromes, sculptés de serpents, dragons, monstres et autres créatures hybrides. Tous avaient été démontés et enterrés lors de l’effondrement de la voûte. Une fois déblayée la terre emplissant l’église, ils eurent la surprise d’admirer la beauté de l’intérieur de l’église, des fresques. Ils découvrent aussi trente-six colonnes dont certaines marquées de la croix de consécration dans le chœur et l’abside. Ainsi, peu à peu, avec patience et constance, ils firent renaître un ensemble inouï, incroyable, riche et bien conservé contrairement à la partie extérieure.

À chaque temps, ses découvertes telle celle de l’autel maçonné, et sa table déposée par quelqu’un, le long du mur. Agnès Chombart de Lauwe se rappela alors les paroles de son beau-père qui voulait que soit trouvé le trésor de Longefont et avait dit de creuser là car cela sonnait creux.

Nous ne pouvons qu’admirer la permanence du travail minutieux de M. et Mme Chombart de Lauwe pendant huit ans. Ils procédèrent méthodiquement pour retrouver l’ordonnance de leurs découvertes. Agnès Chombart de Lauwe reconnaît que le réagencement des chapiteaux tient presque du miracle, même si des points d’ancrage mathématiques et architecturaux les ont guidé. Leur remise en valeur du prieuré de Longefort et la restitution de l’église romane du prieuré.

Les vitraux de l’église furent réalisés par le maître verrier Pierre Le Cacheux, qui a répondu aux souhaits des propriétaires des lieux, qui désiraient de la couleur et des thèmes forts dans leur message : la Samaritaine au puits, le miracle de la tempête apaisée, le baptême du Christ et comme un fil conducteur, l’eau et le bleu car, comme Agnès Chombart de Lauwe le souligne, « L’eau, c’est la vie ».

Sur le plan concret, François et Agnès Chambart de Lauwe participèrent activement et financièrement à 70 %, les autres aides proviennent de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et du conseil général (10 %).

Grâce à eux, le site a retrouvé son aspect originel, symbole de pureté et d’élégance, lors de sa construction au XIIe siècle. Le manoir prieural du XIIIe est maintenant leur lieu de vie et l’église du prieuré, celui du ressourcement quotidien.

Leur dévouement dans la durée au service d’un patrimoine de grande valeur architectural et historique et culturel, méritait d’être distingué. Leur travail fut couronné en 2016 par la remise du Grand Trophée de la plus belle restauration 2016 (par Propriétés Le Figaro, Le Figaro Magazine et la Fondation pour les Monuments Historiques, en partenariat avec La Demeure Historique), prix récompensant un projet exceptionnel de restauration d’un site bénéficiant alors d’une protection au titre des Monuments historiques.

L’Académie du Berry souhaite, elle aussi, honorer leur démarche exceptionnelle, leur dévouement à cette réhabilitation et leur force de résurrection de ce lieu, c’est pourquoi le prix 2017 de l’Académie du Berry est décerné à M. et Mme François et Agnès Chombart de Lauwe.

Catherine Réault-Crosnier

 

Bibliographie :

– Marie-France de Peyronnet, « Le grand trophée de la plus belle restauration 2016 décerné au prieuré Notre-Dame de Longefont », La Gazette Berrichonne n° 225, octobre-décembre 2016, page 3.

http://www.academie-du-berry.com/256_p_50329/presentation-de-m-et-mme-chombart-de-lauwe.html

http://www.academie-du-berry.com/256_p_50329/presentation-de-m-et-mme-chombart-de-lauwe.html

 

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Classé dans Association des Prieurés Fontevristes (APF)

« Littérature, histoire, imaginaires coloniaux » du 13 au 15 juin 2019

Rencontres MEET du 13 au 15 juin à Fontevraud : « Littérature, histoire, imaginaires coloniaux »

Chaque année, l’Abbaye royale de Fontevraud a le plaisir d’accueillir les rencontres de la MEET, Maison des Écrivains Étrangers et Traducteurs. Les prochaines rencontres qui se dérouleront du 13 au 15 juin auront pour thème : « Littérature, histoire, imaginaires coloniaux ». En PDF à télécharger, la présentations des auteurs présents.

Dès les prémices des conquêtes coloniales, au début du XVIIIe siècle, se construit un imaginaire autour des terres vierges qui entretient le rêve de contrées mirifiques. Cette « politique du merveilleux » fut l’un des fondements du colonialisme étendu à tous les continents, répandant les aspirations exotiques occidentales et justifiant la politique d’occupation.

La propagande coloniale, soutenue par la presse, la littérature, toutes sortes d’images, le théâtre, les expositions, puis la photographie, le cinéma, les actualités filmées, la télévision, s’est élaborée en même temps que les conquêtes et a représenté une large et intense campagne médiatique. Cette fantasmagorie s’est enfouie au plus profond des consciences, les blanches comme les autres. Et l’imagerie coloniale habite encore nos imaginaires.
Or, nous assistons depuis une vingtaine d’années à un double phénomène qui travaille profondément ces imaginaires coloniaux : un regain d’intérêt critique pour les littératures et les imageries coloniales anciennes, et un foisonnement des écritures actuelles dans et sur les champs coloniaux et postcoloniaux, quels qu’ils soient.

Que se forge-t-il à travers ces imaginaires coloniaux ? Comment en rendre compte en historien ou en écrivain ? Comment en jouer et les déjouer ? Peut-on les ignorer, les contourner ou les combattre ? Voici autant de questions que nous posent ces fantasmes.
Ces questions sur les imaginaires coloniaux, les Rencontres de Fontevraud voudraient cette année les poser et tenter d’y répondre, en réunissant dans l’abbaye royale, pour trois journées, les témoins et les acteurs d’un rapproché à multiples facettes : historiens, littéraires, écrivains, qui toutes et tous ont à faire avec elles, et qui toutes et tous désormais dialoguent, se lisent, apprennent les uns des autres, ce dont les écritures, tant dans le champ des sciences sociales, de la critique littéraire que dans le paysage foisonnant des romans, récits, fictions, poésies contemporains, témoignent abondamment.

Sous la forme conviviale propre au lieu, tables-rondes, dialogues, ateliers, lectures, conférences, se succèderont et s’entrecroiseront afin de faire surgir par l’écoute et le débat quelques-unes des interrogations sur les imaginaires coloniaux hier et aujourd’hui, qui nous occupent. Puisque qu’ils font partie de notre histoire, faisons en sorte qu’ils construisent notre conscience critique actuelle.

Le programme

Jeudi 13 juin
– 15h. Présentation (Antoine de Baecque/Patrick Deville) : « Littérature, histoire, imaginaires coloniaux »
– 15h30-16h45. : Romain Bertrand, l’histoire à parts égales
– 16h45. Lecture
– 17h30-18h45. Conférence de Bénédicte Savoy, les œuvres du patrimoine africain, l’imaginaire colonial et la question de leur restitution
– 20h45 : Projection de Vénus Noire, d’Abdellatif Kechiche (2h45, 2010), suivie d’une discussion animée par Antoine de Baecque

Vendredi 14 juin
– 9h30. Lecture
– 9h45-11h. Dialogue Patrick Deville et Antoine de Baecque : la littérature, l’histoire et les imaginaires coloniaux
– 11h15. Lecture
– 11h30-13h. Table-ronde, animée par Yann Nicol (Veronic Algeri, Linda Lê, Pierre Singaravelou, Jennifer Yee) : « Les écritures contemporaines des mondes coloniaux »
– 15h. Lecture
– 15h15-16h45. Table-ronde , animée par Antoine de Baecque (Michaël Ferrier, Daniel Maximin, Philippe Papin, Christelle Taraud) : « Qu’est-ce que l’imaginaire colonial ? »
– 17h. Lecture
– 17h15-18h45 : Table-ronde , animée par Yann Nicol (Veronic Algeri, Négar Djavadi, Suzanne Dracius, Jennifer Yee) : « L’imprégnation des imaginaires coloniaux »
– 21h : Présentation de l’exposition Le Modèle noir, de Géricault à Matisse (Musée d’Orsay, jusqu’au 21 juillet), suivie d’une discussion animée par Pap N’Diaye, conseiller scientifique.

Samedi 15 juin
– 9h30. Lecture
– 9h45-10h45. Dialogue : Michaël Ferrier, voyages métissés de différents passés
Pause
– 11h. Lecture
– 11h15-12h45. Table-ronde animée par Yann Nicol (Hemley Boum, Pap N’Diaye, Daniel Maximin, Thomas B. Reverdy) : « Construire une conscience critique des imaginaires coloniaux »

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=50113

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