Archives quotidiennes : 20 juin 2019

Abbaye royale de Fontevraud. Une rallonge de 1,5 million pour créer le Musée d’art abritant dans la Fannerie la donation Cligman.

Le 1er septembre 2017, la donation de Martine et Léon Cligman à l’État et à la Région des Pays de la Loire était officialisée. Pour accueillir la collection des époux Cligman, un Musée d’art moderne verra le jour au sein de l’Abbaye royale de Fontevraud, dans le bâtiment de « La Fannerie », au mois de mai 2020. Pour le chantier de cet établissement, le Conseil régional doit valider une rallonge de 1,5 million d’euros.

Les époux Cligman, Laurence Garnier et Christian Gillet

Prévu dans l’enceinte de l’Abbaye royale de Fontevraud, le futur Musée d’art moderne accueillera une précieuse collection, celle des œuvres d’art des époux Cligman, Léon et Martine. Ils en ont fait donation il y bientôt 2 ans à l’État, propriétaire de l’Abbaye, et à la Région, qui en gère l’ensemble monastique. Dans ce futur établissement, les visiteurs pourront contempler près de 900 œuvres, peintures, dessins, sculptures, objets anciens… (relire nos articles sur le sujet).

Un engagement de 1,5 million d’euros

Ces jeudi 20 et vendredi 21 juin 2019, le Conseil régional des Pays de la Loire votera en session une enveloppe supplémentaire de 1,5 million d’euros. Cette rallonge est destinée à la réalisation des travaux en cours dans le bâtiment dit de « La Fannerie », où sera aménagé 1 200 m² pour entreposer les œuvres d’art. Avec cette nouvelle somme, le budget de la Région pour le futur Musée d’art moderne (1) passe la barre des 10 millions d’euros : 1 million affecté en septembre 2017 pour financer les études nécessaires à la réalisation du musée, 7,6 millions inscrits à son budget supplémentaire 2018. Avec cette rallonge, on passe donc d’un coût initial de 8,6 millions à un peu plus de 10 millions. Pour alléger la collectivité régionale, les époux Cligman participent à l’aménagement du musée à hauteur de 5 millions d’euros, suite notamment à la signature de l’acte officiel de donation de la collection effectuée le 23 juillet 2018 (relire notre article). Auparavant, une convention tripartite entre État, Région et donateurs avait été signée le 29 septembre 2017.

Un chantier plus important que prévu

Initialement, le Musée devait ouvrir ses portes au cours de cette année 2019, mais le chantier, débuté à la fin de l’année 2018, est plus important que prévu. Les travaux sur le site de « La Fannerie » nécessitent un confortement des fondations pour accueillir sereinement le public. Dorénavant, la période d’ouverture est annoncée pour le mois de mai 2020.

(1) Pour ce futur Musée d’art moderne, l’État s’est engagé auprès de la Région des Pays de la Loire.

Article du 20 juin 2019 I Catégorie : Vie de la cité

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=50947

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Le président François Chombart de Lauwe et son épouse Agnès lauréats du prix 2017 de l’Académie du Berry,

NDLRB.  les  bonnes nouvelles ne sont jamais trop tardives.

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Présentation de François et Agnès Chombart de Lauwe

lors de la remise du prix 2017 de l’Académie du Berry,

le 7 octobre 2017, à Vierzon,

par Catherine Réault-Crosnier, présidente du prix de l’Académie du Berry

 

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M. Alain Bilot                     Mme Catherine Réault-Crosnier        M. et Mme Chombart de Lauwe

Président de l’Académie du Berry              Présidente du Prix                             Lauréats du Prix

 

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Agnès et François Chombart de Lauwe, propriétaires de Notre-Dame de Longefont, à Oulches (36800), situé entre Saint-Gaultier et Le Blanc, choisirent de remettre en valeur ce patrimoine historique et culturel, début d’une formidable aventure.

Au fil de l’histoire, au début du XIIe siècle, de nombreuses églises romanes furent construites. L’église de l’Abbatia Longi Fontis (abbaye de la Grande-Fontaine), prieuré féminin, fut fondée puis érigée dans les années 1110 par Isambert, seigneur de Cors, qui le donna à Robert d’Arbrissel, fondateur du puissant ordre de Fontevrault.

Le prieuré date du XIIIe. En 1638, l’église accueille les prières ferventes des religieuses durant près de sept cents ans.

En 1792, les révolutionnaires fermèrent les portes du prieuré. Des offices furent parfois célébrés mais très vite, par manque d’entretien, sous l’effet de la pluie, du gel, de l’emprise végétale, les traces de dégradation de Notre-Dame de Longefont devinrent de plus en plus importantes : voûte effondrée, église comblée de terre et de gravats jusqu’au sommet des colonnes extérieures, portes murées. Il restait peu d’éléments de l’ensemble grandiose, l’empreinte des bâtiments, des pans de murs enlacés de végétation.

En 2005, l’effondrement de la partie haute de deux portes romanes sera le déclic d’un changement de vie pour François Chombart de Lauwe, centralien, ancien dirigeant d’entreprise. Il se reconvertit alors en bâtisseur, pour aller voir plus loin, derrière les murs encore debout. En 2006, il commença à creuser, quittant le monde moderne pour la pioche et la truelle, vers une reconstruction pierre par pierre pendant huit ans.

En 2007, Agnès et François Chombart de Lauwe décidèrent de relever le défi de la rénovation complète de ce site.

Dès les premiers coups de pioche, l’imprévisible, l’inattendu arriva. François Chombart de Lauwe et son équipe, découvrirent dix-neuf chapiteaux, véritable merveille, les incitant à continuer leur travail avec une entreprise spécialisée pour déterrer sous 600 m3 de terre. Ainsi rejaillirent au jour, quarante chapiteaux dont certains polychromes, sculptés de serpents, dragons, monstres et autres créatures hybrides. Tous avaient été démontés et enterrés lors de l’effondrement de la voûte. Une fois déblayée la terre emplissant l’église, ils eurent la surprise d’admirer la beauté de l’intérieur de l’église, des fresques. Ils découvrent aussi trente-six colonnes dont certaines marquées de la croix de consécration dans le chœur et l’abside. Ainsi, peu à peu, avec patience et constance, ils firent renaître un ensemble inouï, incroyable, riche et bien conservé contrairement à la partie extérieure.

À chaque temps, ses découvertes telle celle de l’autel maçonné, et sa table déposée par quelqu’un, le long du mur. Agnès Chombart de Lauwe se rappela alors les paroles de son beau-père qui voulait que soit trouvé le trésor de Longefont et avait dit de creuser là car cela sonnait creux.

Nous ne pouvons qu’admirer la permanence du travail minutieux de M. et Mme Chombart de Lauwe pendant huit ans. Ils procédèrent méthodiquement pour retrouver l’ordonnance de leurs découvertes. Agnès Chombart de Lauwe reconnaît que le réagencement des chapiteaux tient presque du miracle, même si des points d’ancrage mathématiques et architecturaux les ont guidé. Leur remise en valeur du prieuré de Longefort et la restitution de l’église romane du prieuré.

Les vitraux de l’église furent réalisés par le maître verrier Pierre Le Cacheux, qui a répondu aux souhaits des propriétaires des lieux, qui désiraient de la couleur et des thèmes forts dans leur message : la Samaritaine au puits, le miracle de la tempête apaisée, le baptême du Christ et comme un fil conducteur, l’eau et le bleu car, comme Agnès Chombart de Lauwe le souligne, « L’eau, c’est la vie ».

Sur le plan concret, François et Agnès Chambart de Lauwe participèrent activement et financièrement à 70 %, les autres aides proviennent de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et du conseil général (10 %).

Grâce à eux, le site a retrouvé son aspect originel, symbole de pureté et d’élégance, lors de sa construction au XIIe siècle. Le manoir prieural du XIIIe est maintenant leur lieu de vie et l’église du prieuré, celui du ressourcement quotidien.

Leur dévouement dans la durée au service d’un patrimoine de grande valeur architectural et historique et culturel, méritait d’être distingué. Leur travail fut couronné en 2016 par la remise du Grand Trophée de la plus belle restauration 2016 (par Propriétés Le Figaro, Le Figaro Magazine et la Fondation pour les Monuments Historiques, en partenariat avec La Demeure Historique), prix récompensant un projet exceptionnel de restauration d’un site bénéficiant alors d’une protection au titre des Monuments historiques.

L’Académie du Berry souhaite, elle aussi, honorer leur démarche exceptionnelle, leur dévouement à cette réhabilitation et leur force de résurrection de ce lieu, c’est pourquoi le prix 2017 de l’Académie du Berry est décerné à M. et Mme François et Agnès Chombart de Lauwe.

Catherine Réault-Crosnier

 

Bibliographie :

– Marie-France de Peyronnet, « Le grand trophée de la plus belle restauration 2016 décerné au prieuré Notre-Dame de Longefont », La Gazette Berrichonne n° 225, octobre-décembre 2016, page 3.

http://www.academie-du-berry.com/256_p_50329/presentation-de-m-et-mme-chombart-de-lauwe.html

http://www.academie-du-berry.com/256_p_50329/presentation-de-m-et-mme-chombart-de-lauwe.html

 

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