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De l’abbaye de Fontevraud au prieuré d’Esteil (63570), dans le Puy-de-Dôme

Publié le 29/07/2020 à 17h36

De l'abbaye de Fontevraud au prieuré d'Esteil, dans le Puy-de-Dôme

L’église date de la fin du 12e ou du début du 13e. Son clocher mur à deux niveaux, entre autres, est remarquable. © Hervé Chellé

Durant l’été, le Pays d’art et d’histoire de l’Agglo Pays d’Issoire propose de nombreuses visites, dont certaines permettent de prendre de la hauteur. Troisième épisode aujourd’hui avec le prieuré des dames de Fontevraud, à Esteil (Puy-de-Dôme).

Pour cette nouvelle balade au sommet, rendez-vous est pris ce dimanche, devant l’église d’Esteil. Point de marche et point de dénivelé, mais patrimoine et histoire seront toujours de la partie.

Pendant plus de six cents ans, une communauté de religieuses était installée au prieuré Notre-Dame d’Esteil, fondé en 1151. En 1767, ces moniales issues de l’aristocratie et de la bourgeoisie étaient encore une vingtaine à y vivre. Celles que l’on appelait les « dames de Fontevraud », du nom de la célèbre abbaye royale, située près de Saumur, en Anjou.

« L’ordre de Fontevraud a essaimé plusieurs prieurés sur le territoire. Celui d’Esteil est le premier dans notre secteur. On en trouve ensuite d’autres à Sainte-Florine, à Vic-le-Comte, à Courpière ou encore à Brioude », détaille Myriam Bayol, responsable du service culture et patrimoine à l’Agglo Pays d’Issoire.

Le prieuré est construit dans une zone de lisière, au pied d’un pic volcanique situé aux confins du Livradois et du val d’Allier, avant d’être vendu comme bien national en 1796. Les bâtiments sont alors répartis entre différents propriétaires. Même l’église est scindée en deux lots : la partie ouest de la nef devient une dépendance agricole. Le chœur est réaffecté au culte.

La commune d’Esteil n’a été créée qu’en 1873. Il s’agissait donc dans un premier temps d’une succursale de la paroisse d’Auzat.

L’église est aujourd’hui toujours affectée au culte. Son architecture, romane, est décrite comme « sobre est soignée ». Datée de la fin du 12e ou du début du 13e siècle, elle est classée au titre des monuments historiques en 1922. Le clocher mur à deux niveaux est particulièrement bien conservé tandis que les dispositions du cloître démoli restent encore très lisibles, avec d’énigmatiques culots sculptées des anciennes croisées d’ogives, où l’on distingue symboles religieux ou animaux.

Marielle Bastide
Photos Hervé Chellé

 

 

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