Archives d’Auteur: Charte de Fontevrault

À propos de Charte de Fontevrault

Royaliste depuis mon entrée en Faculté de Droit et des Sciences économiques, ce qui est d'ailleurs assez tardif, j'ai découvert ma voie dans le royalisme providentialisme, c'est-à-dire le royalisme de de ceux qui s'en remettent à Dieu du point de savoir qui doit être Son Lieutenant en terre de France. La Charte de Fontevrault assure ce combat quotidien dans lequel elle est loin d'être seule, grâce à Dieu. http://www.sylmpedia.fr/index.php/Charte_de_Fontevrault http://www.sylmpedia.fr/index.php/Alain_Texier http://www.sylmpedia.fr/index.php/Providentialisme

Abbaye de Fontevraud : Un été 2018 d’histoire(s).

Abbaye de Fontevraud : Un été d’histoire(s). Demandez le programme !

La programmation estivale de l’Abbaye royale de Fontevraud invite à la rencontre des grands personnages de l’histoire au travers de l’animation théâtrale de la Cie Diapason, d’un escape game, du nouvel espace carcéral ou encore du parcours de créations contemporaines. Tout un éventail de propositions accessibles pendant la visite pour satisfaire toutes les curiosités.

Animation théâtrale : « Jeux de dames » – CIE DIAPASON


Animation théâtrale : « Jeux de dames » – CIE DIAPASON

L’une est au roi, l’autre est à Dieu ! Mais qui sont les deux femmes qui se rencontrent ici un jour d’été de 1686 ? Deux soeurs qui ont maille à partir avec le monde des hommes, au coeur du Grand Siècle. Si Athénaïs de Montespan défend sa position de favorite à la cour du Roi Soleil, Gabrielle de Rochechouart défend, elle, l’autorité des femmes abbesses sur le domaine de Fontevraud. Comédie, musique, escrime artistique et danse ponctuent ce spectacle, signé Laurent TIXIER.
Pratique : Du 14 juillet au 15 août : DU DIMANCHE AU JEUDI : 11h15, 15h30 & 17h. – Gratuit, inclus dans le droit d’entrée

Escape game : Le sceptre de Richard

Enfermée dans une pièce par groupe de 4 à 7 personnes, l’équipe doit retrouver des objets, résoudre des énigmes de logique, décrypter des codes et déjouer les pièges pour retrouver le fameux sceptre de Richard Coeur de Lion disparu depuis 900 ans.
Pratique : Jusqu’au 28 août 11h – 14h – 15h30 – 17h, du mercredi au dimanche / réservation : www.fontevraud.fr – Durée 1h · Groupes de 4 à 7 personnes > à partir de 12 ans / accompagnement obligatoire par un adulte pour les -16 ans. Tarifs : Plein : 24€ par personne / Réduit : 18€ (étudiants, demandeurs d’emploi, Cézam) / Forfait Famille : 75€ (2 adultes et 3 enfants maximum) – Le droit d’entrée à l’Abbaye royale de Fontevraud est inclus.

Nouvel espace carcéral : Nouvelle exposition permanente

Comment une abbaye prestigieuse devint en quelques années une des prisons les plus dures de France ? Comment gardiens et prisonniers ont vécu pendant 150 ans ? Quelles traces en reste-t-il aujourd’hui ? Fontevraud propose de mieux comprendre cette période de son histoire à travers images d’archives, maquettes, objets d’époque et témoignages.
Pratique : Ouverture le 20 juillet 2019 – Gratuit, inclus dans le droit d’entrée.

Patrimoine et création : La chambre des cloches

Cette première exposition sur l’art campanaire à Fontevraud est une installation artistique scénographiée par deux artistes nantais : Nicolas BARREAU et Jules CHARBONNET, avec la double complicité d’un campaniste et d’un conservateur des antiquités et objets d’art. Cet été, la nouvelle cloche de Fontevraud, nommée Aliénor *, coulée dans une des plus grandes fonderies de France, est présentée dans le parcours campanaire avant de rejoindre le clocher cet automne.
Pratique : Gratuit, inclus dans le droit d’entrée.

* https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/abbaye-de-fontevraud-une-nouvelle-cloche-baptisee-alienor-6319217

Parcours arts & créations contemporaines

François MORELLET, Claude LÉVÊQUE, François RÉAU, Les Frères CHAPUISAT, Delphine VAUTE, Cédric GUILLERMO, Camille TECHER… Oeuvres permanentes ou passagères accompagnent le public au fil de ses cheminements dans l’abbaye et ses jardins :
– FRANÇOIS RÉAU : « MIRABILIA » : Choeur de l’abbatiale & iBar
– CLAUDE LÉVÊQUE : « MORT EN ÉTÉ » : Grand dortoir
– FRANÇOIS MORELLET : « CLIN D’OEIL À ST-BENOÎT » : Chapelle Saint-Benoît
– CÉDRIC GUILLERMO : « A DADA ! » : Pelouse du chevet
– LES FRÈRES CHAPUISAT : « TABULA RASA » : Bois de l’hôtel
– DELPHINE VAUTE : « CAUDALIE SAUVAGE » : Terrasse Gourmande – Orangerie
– CAMILLE TECHER : « ARKHÉ » : Cour de l’Écrou

Toutes les infos sur http://www.fontevraud.fr/

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=51287

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

L’agglo saumuroise se retire de l’Abbaye de Fontevraud, provisoirement…

La nébuleuse de la gestion de l’Abbaye de Fontevraud entre la SOPRAF (Société publique régionale de l’abbaye de Fontevraud)  et le Centre Culturel de l’Ouest est dans le collimateur de La Cour des Comptes. Tout comme la ville de Saumur https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2019/06/30/la-ville-de-saumur-prend-ses-distances-avec-labbaye-de-fontevraud/ , l’agglo saumuroise a décidé de céder ses parts de la SOPRAF.

Dans un rapport de février 2019, la Cour régional des Comptes pointait du doigt avec vigueur la gestion des deux derniers directeurs de la SOPRAF, la société gestionnaire de l’Abbaye de Fontevraud. Tant et si bien qu’à la ville de Saumur ont avait senti le vent venir avant le contrôle des magistrats et le choix avait été fait de ne pas entrer dans le capital de la SOPRAF, malgré un vote du Conseil Municipal d’autoriser le maire à le faire. L’agglo quant à elle y était entrée à hauteur de 22 500 €, soit 225 parts d’un montant de 100 € chacune. Cela étant dit, ce que la Cour des Compte pointait du doigt c’est que l’agglo n’était pas légitime pour y entrer, estimant que la collectivité n’exerçant pas les pleines compétences en matière de tourisme et de culture.

Une volonté de continuer à travailler ensemble

Ainsi les élus de l’agglo réunis en conseil ce jeudi 28 juin, ont donc décidé de suivre l’avis de Cour des Compte et de céder les 225 actions. « Elles seront reprises par la Région, qui pourrait en céder au département qui est intéressé » a signifié Jean-Michel Marchand, Président de l’Agglo. Mais ce dernier a fait part de sa volonté comme de celle de nombre d’élus da continier à travailler avec le site historique : Lé région nous propose d’entrer au CCO (N.D.L.R. Centre Culturel de l’Ouest, l’association en charge du projet culturel). C’est intéressant mais cela n’a pas encore été débattu ni en bureau ni en conseil communautaire. » Il faudra donc attendre la rentrée.

Article du 01 juillet 2019 I Catégorie : Vie de la cité

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Richard Cœur de Lion en cinq faits méconnus

Mettons de côté le récit de ses exploits guerriers et les légendes écrites sur son compte. Qui est véritablement ce roi d’Angleterre qui est aussi duc de Normandie ? Parvenu sur le trône par chance, Richard Cœur de Lion est un prince troubadour, qui se vante de posséder Excalibur, l’épée du roi mythique Arthur. Ses contemporains ne l’aiment guère et les historiens d’aujourd’hui continuent à s’interroger sur sa sexualité.

Il n’aurait pas dû régner

Naître le troisième fils d’un roi augure exceptionnellement de monter un jour sur le trône. Mais Richard bénéficie des morts prématurées de ses frères aînés, Guillaume à l’âge de 4 ans et surtout Henri le Jeune à 27 ans. Ce dernier est emporté par la dysenterie le 11 juin 1183 alors qu’il revient d’un pèlerinage à Rocamadour. Comme quoi, se faire pèlerin ne garantit pas d’être protégé de la maladie et de la mort.

Suite à ces deux coups du sort, Richard Cœur de Lion apparait comme l’héritier naturel de l’empire Plantagenêt, à savoir le royaume d’Angleterre, les duchés d’Aquitaine et de Normandie et le comté d’Anjou. Toutefois, son père Henri II ne le confirme pas comme son successeur. C’est après la révolte de son fils et à l’avant-veille de sa mort que le vieux roi lui confère ce statut.

Gisant d'Henri le Jeune

Gisant d’Henri le Jeune, frère aîné de Richard Cœur de Lion, dans la cathédrale de Rouen.

Le roi est peu aimé

Auréolé de sa participation à la troisième croisade, Richard Cœur de Lion laisse aujourd’hui une image brillante. Les historiens anglais ont généralement une vision plus négative. Richard ne réside dans son royaume d’Angleterre que six mois pendant ses dix ans de règne. Une absence qui laisse l’image d’un roi plutôt absorbé à ses prouesses de chevalier, à sa gloire en Orient qu’au gouvernement de son royaume.

Son règne est aussi synonyme d’une pression fiscale inédite. Richard a des besoins d’argent exceptionnels : son départ en croisade, le paiement de sa rançon – il fut fait prisonnier par l’empereur germanique au retour de la Terre sainte – et sa longue guerre sur le continent contre le roi de France Philippe Auguste engloutissent une partie du trésor.

Si les chroniqueurs mettent en avant sa vaillance, ils soulignent aussi ses emportements – source d’inimitiés préjudiciables – et ses accès de cruauté. Face à lui, Foulques de Neuilly, le prédicateur de IIIe croisade, l’aurait accusé d’avoir « trois mauvaises filles » : l’orgueil, la cupidité et la luxure.

Richard Cœur de Lion supervisant le massacre des prisonniers musulmans. Un épisode de la IIIe croisade qui montre la cruauté du roi d’Angleterre. Enluminure tirée du manuscrit « Passages faiz oultre mer par les François contre les Turcqs et autres Sarrazins et Mores oultre marins  » (XVe siècle).

Il serait homosexuel

C’est un sujet longuement débattu par les historiens. Aucune source ne permet d’affirmer l’homosexualité du roi mais certains faits laissent planer le doute. D’abord, ses éternelles fiançailles avec Adelaïde (appelée aussi Aélis ou Alix), fille du roi de France Louis VII. Programmé dès 1169, le mariage fut constamment repoussé par Henri II Plantagenêt puis son fils Richard jusqu’à la rupture en mars 1191. La fiancée arrivait tout de même à 31 ans. Cependant, Richard se maria aussitôt avec Bérangère, la fille du roi de Navarre. Mais l’union resta étrangement stérile.

Les chroniqueurs du règne, notamment Roger de Hoveden, sont ambivalents dans leur propos sur la sexualité du roi. En 1191, à Messine, Richard se fait flageller pour un péché indiscutablement d’ordre sexuel. Luxure ? Accouplement avec les hommes ? Probablement la deuxième raison mais, en même temps, Roger de Hoveden prête au souverain « des ardeurs libidineuses » à l’encontre de femmes qu’il n’hésite pas à enlever. Enfin, le même clerc lui reconnait un bâtard, Philippe. Alors Richard fut-il bisexuel ?

Un poète

Richard avait de qui tenir : son arrière-grand père Guillaume d’Aquitaine était surnommé « le troubadour ». Le roi d’Angleterre chante parfois des œuvres de sa composition lors des soirées de cour. On lui connait deux complaintes qu’il adresse à sa demi-sœur Marie de Champagne pendant sa captivité. Il s’y désespère de la longueur de son enfermement et de l’abandon dans lequel le laissent ses amis et parents.

Il posséde Excalibur.

Richard Cœur de Lion prétend en effet détenir par héritage la fameuse épée du roi breton Arthur. Le duc de Normandie Henri Beauclerc l’aurait offerte à son gendre Geoffroy Plantagenêt, comte d’Anjou et grand-père de Richard. Le roi d’Angleterre cultive cette proximité avec le mythe arthurien, lui qui se veut un modèle de chevalier. Sous son règne, on découvre près de l’abbaye de Glastonbury aux confins du pays de Galles la tombe du roi Arthur et de la reine Guenièvre. Il s’agit certainement d’une invention mais elle montre l’intérêt porté à ce héros mythique à la fin du XIIe siècle. Contre toute vraisemblance historique, les Plantagenêt en font leur prestigieux ancêtre. Les récits arthuriens sont suffisamment influents à la cour pour que le neveu de Richard reçoive le nom d’Arthur à sa naissance en 1187.

Lion Heart

Statue équestre de Richard Cœur de Lion devant le palais de Westminster, par Carlo Marochetti. (Fr Lawrence Lew, O.P., Licence creative commons)

https://www.histoire-normandie.fr/richard-coeur-de-lion-en-5-faits-meconnus .

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La Ville de Saumur prend ses distances avec l’Abbaye de Fontevraud

La nébuleuse de gestion de l’Abbaye de Fontevraud entre la SOPRAF (Société publique régionale de l’abbaye de Fontevraud) et le Centre Culturel de l’Ouest est dans le collimateur de La Cour des Comptes. La ville de Saumur a décidé de ne pas renouveler sa participation : « c’est du rôle de l’agglo, pas de la ville » a expliqué le maire Jackie Goulet.

Avant la défaite de la gauche aux élections régionales, sous la houlette du directeur de l’époque David Martin, le projet de créer un pôle touristique fort entre le Château de Saumur, celui de Montsoreau et l’Abbaye de Fontevraud avait été lancé. La Région PS avait envisagé de soutenir fortement la mutation du Château de Saumur. Depuis, les choses ont changé. Les vainqueurs LR ont pris le temps de prendre leurs marques. Et surtout la Cour des Comptes a pointé du doigt avec vigueur la gestion des deux derniers directeurs. Tant et si bien qu’à la ville de Saumur ont avait senti le vent venir avant le contrôle des magistrats et le choix avait été fait de ne pas entrer dans le capital de la SOPRAF, malgré un vote du Conseil Municipal d’autoriser le maire à le faire. Aujourd’hui c’est l’autre élément clé de la gestion de Fontevraud, LE CCO, que la ville quitte. « Aujourd’hui, cette participation relève plus de l’Agglomération et sa société publique locale tourisme plus que de la seule ville de Saumur. C’est pourquoi nous nous retirons, même si actuellement, nous travaillons en collaboration avec l’Abbaye pour la réfection de tapisseries. Cela n’a rien à voir » a expliqué Jackie Goulet. Et quand on l’interroge sur les « affaires » de Fontevraud, celui-ci se veut laconique : « Je serais étonné que ça ne finisse pas au tribunal ».

Article du 29 juin 2019 I Catégorie : Politique

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=51107

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La vocation contrariée d ‘Antoinette d’Orléans-Longueville Feuillantine, un temps quasi Fontevriste puis fondatrice d’un nouvel ordre monastique avec l’aide du Père Joseph.

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343631418

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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GRANDE DAME ET SAINTE MONIALE

Mme AnMMtt8 fOf!M!i~Lon~t~m~t)u!~ t)~e!t8-)~. fondatrice des de Notre-Dame du Calvaire

Dans les premières années de ce xvii* siècle, qui devait à tant de titres devenir gorteux dans l’histoire de notre paya, la jeune veuve du marquis de Belle-laie, née Antoinette d’Orléans-LongueiviUe, devenue par sa professiuii religieuse Mère Antoinette de Saiut«-5olu>lastique, fondait la Congrégation des Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire. Une moniale du môm« Institut vient d’écrire une remarquable biographie de la vénérée fondatrice (1).

Elle était née au château de Trie, non loin de Glsors, en 1572.

Par sa naissance, et plus tard par son mariage, à 16 ans ellal épousera Charles de Gondi, marquis de Balle-Isle, Antoinette d’Orléans appartenait à deux familles qui jouèrent un rôle important dans notre histoire religieuse dans notre histoire, tout court, au xvipsiècle.

La première est une famille de sang royal oelle des Orléans-Longusville descendant de Dunois et allié aux Bourbons. Le père d’Antoinette, Léonor d’Orléans. avait épousé Marie de Bourbon, coualne germaine du père de Henri IV. Henri, leurs fils aîné, eut pour bellesœur la fameuse duohesae de Longueville, sœur du grand Condé, l’amazone, la frondeuse, dont les aventures et les passions allèrent s’expier au seuil de Port-Royal. Leur cadet, François, ne vaut la peine d’Ptre cité qu’en faveur de sa femme, Anne de Caumont, qui compte ̃ parmi ies saintes du règne de Louis XIII ». Deux sœurs de notre hérolne, Catherine et Marguerite, furent des religieuses dans le monde. C’est à Catherine de Longueville qu’il faut rendre l’honneur d’avoir instauré la première maison du Carmel en France. Charles de Gondi, marquis de Balle-Isle, mari d’Antoinette d’Orléans, était l’héritier d’une race beaucoup moins ancienne, venue d’Italie en France, au cours du xvi* siècle, pour chercher fortune au service du roi, et qui avait merveilleusement réussi, dans l’Eglise et à la cour. Amblj tleux, alertes, souples, intelligents et braves, oes Italiens, rapidement francisés, étaient, sous Henri IV, l’un, Albert de Gondi, marchai de France et duc de Retz; l’autre, Pierre, éveque de Paris et cardinal. Deux flis d’Albert, par la suite, président encore aux destinées du diocèse de Paris, qui devient m£me archevêché. Un de leurs frères, PhilippeEmmanuel, général des galères, ami de saint Vincent de Paul, entrera dans les ordres après son veuvage, mais aura un fils, le cardinal de Retz, qui laissera un renom moins édifiant.

Mariée a Parte, le 1″ mars 1588, en présenoe du roi Henri III et de la reine-mère Catherine de Médlols, à Charles de Gondi, marquis de Belle-Isle, Antoinette d’Orléane vient demeurer avec son époux à la ooar frivole dHeairi III. Là, elle se fait remarquer par sa beauté et son esprit, mats plus encore par s« vertu, à tel point que « lorsque les reines permettaient à sors demoiselles d’honneur de se recréer et pa»»er le temps en quelque honnête divertissement, c’était toujours avec oette condition que ce fût en la présence de la marquise de Belle-Isle ».

Après l’assassinat du roi Henri III, Charles de Gondi, qui était entré dans la Ligue, ae retira au château de Ma-

checoul, dans le duché de Retz. Rangé sous les drapeaux du dur’, de Mereceur, chef de la Ligue, après 1 assassinat des Guise, le mari d’Antoinette se signale entre tous les seigneurs bretons par son zMe à défendre son parti. Zèle quelque peu intéressé, 11 faut l’avouer, car le marquis sollicita pour prix d© se& services le commandement du Mont-SaintMichel, place plusieurs fois prise et reprise par les ligueurs et leurs adversaire-s. Mais le duc de Mereœur l’avait déjà donné au sieur de Qnéroland. Le marquis de Belle-Isle ne renonça pas pour cela à son désir ambitieux. Il résolut de surprendre la plaoe et de s’en rendre maître, dans le secret dessein d’en faire le prix de sa paix avec Henri IV.

C’était une déloyauté il la paya de #a vie.

Averti du projet de son rival, Quéroland dressa un guet-ap**n» à la petite troupe qui devait investir le Mont-SaintMichel. Charles de Gondi y pi’rit, âgé de Ti ans.

Si. durant les huit anm union avec lui, le bonheur d’Anr« léans ne fut pas. sans nua£> .1

avait pas moins tendrfpnent .11 mari, et la mort tragique, à laquelie les circonstance» donnèrent le oflractèrp d’un assassinat, lui bris Sous le coup de son imin-e: ur, la jeune veuve nVnt plus qi. d»;sir fuir le monde et s’enfermer dans un cloître.

C’est ce qu’elle devait faire, trois anplus tard, en- 1899, api*s avoir mis urd: jà ses affaires domestiques et asaiin: l’a\<i nir de ses deux ills, Henri et Léonor «le Gondi. Telle Jeanne de Chantai (qui, en 1610. onze ans après elle, accomplira le même geste), pour éviter des luttes pénibles à ceux quelle aimait, et surtout pour garder entière sa force d’âme, la marquise de Belle-Isle prit congé desiens en prétextant un voyage à Toulous leur laissant croire qu’un procès qu’eli avait en cette ville nécessitait ce déplacement. Elle dut doni\ pour ne pas trahir son secret, dissimuler à ton- ̃• ̃» de son cœur.

1 Le couvent des Feuillantines de Toulouse, où s’enfermait Antoinette de Bell »Isle, était un couvent d’une pauvreté < d’une austérité insignes. Là, malgré d’in- croyables oppositions suscitées par la ta- mille, elle revêt l’habit blanc des Bén dictines de cette Congrégation. Le jour

i (1) Madame. Antoinette rt’Uttéan» Lon-

guevjllB, fort vnlume de 504 pages. n«n>-

j breuses illustrations. A Poitiers, impiî

l, breuses illustrations, A. Renault 4~t c

i raerle moderne. Nicolas. Renault et C

15, rue ArUiur-Banc, Prix 25 franc;-

de l’Epiphanie 1601, elle se lie 1 jamais à Dieu par la profession religieuse. Aux austérités de la règle viennent bientôt se Joindre, pour Antoinette <ir Sainte-Sonolastique o’est le nom qu’elle a reçu, des souffrances qu’elle n’avait point cherchées. Le 10 mai ltKM,elle doit. malgré ses réslstanoes, accepter la charge de prieure. Mais ce lu sera pas pour longtemps.

Le 4 juin 1605, le Pape Paul V lui ordonne de quitter Toulouse pour aller à Fontevrault, en Anjou, aider l’Abbesse Eléonore de Bourbon dans ses projets de réforme. Taone infiniment délicate et ardue, devant laquelle Sœur Antoinette ne tarde pas à se déclarer impuissante. Elle pensait à demander au Pape la permission de rentrer dans son clottre de Toulouse, quand la Providence mit sur son chemin de P. Joseph du Tremblay, œltu-là même qui devait devenir plus tard V • Eminenoe grise du cardinal de Richelieu.

Le romantisme du siècle dernier était Incapable de comprendre une nature aussi riche, un esprit aussi divers, aussi complexe aussi, s’est-il Ingénié à le travestir.

Il faut convenir que la silhouette, attentivement regardée, demeure pittoresque. François Leclerc du Trembla y (1571-1638;, gentilhomme et humaniste garde sous le froc une hardles«e de cavalier, une éloquence de poète. Son historien, M. Fagnlez, a montré en lui l’admirable auxiliaire et conseiller du grand «ardin&i. Et un autre érudtt, M. le chanoine Dedouvres, qui l’étudla pendant plus de trente ans, a profondément pénétré en son âme religieuse.

Le P. Joseph a voulu être partout un agent de reoonstltution chrétienne en ses négociations diplomatiques, comme en sa prédication, comme en sa dlrectiiia apirituelle, comme en- ses fondations monastiques. Ce moine san« oease en action est bien d&na la tradition de son Ordre. C’est un contemplatif qui, à la suite de son maître saint François, descend d» su montagne, par amour pour les hommes et s’en Irait volontiers precher Dieu au Maroc ou en %vpte Il court l’aventure. Il n’a ni préjugés ni oraintes. Serviteur de Jésus-Oirist et de dame Pauvreté, a va droit au but, dégagé de tous les soucis de ce monde.

Par deux fois, d’une façon miraculeuse, le P. Joseph fut mis, bien contre son gré, en rapports aveo la Mère Vntoinette. Sûr désormais de la volonté de Dieu, il prit, dès 1607, la direction de cette ame d’élite, qui venait, sur l’ordre du Pape, d’être nommée coadjutrice de l’Abbewe de Fontevrault. L’hostilité des moniales n’avait nullement déposé les armée, et la tâche de la réformatrice malgré elle devenait de jour en jour plue dlfnolle.

Un jour, tendis que le Père priait t avec ferveur devant un crucifix, 11 fut saisi oomme par une puissance surnaturelle, et 11 eut la révélation que la Mère Antoinette sortlratt do Fontevrault pour établir ailleurs un nonriolait de religieuses riéterméae. En même temps, Madame d’Orléans était l’objet d’une semblable faveur. D’un autre 00W, la bienheureuse Anne de Saint-Barthélémy, la sainte compagne de Thérèse d’Avlla, »pr^disait ausal au P. Joseph, en parlant de son œuvre Les commencements en seront confua, mats a la nn on parviendra à un grand Ordre.

Le 25 Juillet 1611, Madame d’Orléans, accompagnée de deux autres religieuses de Fontevrault, était reçue avec joie au oouvent de Lenclottre, en Poitou. Le cardinal de Richelieu, en personne procéda à l’installation de la nouvelle crwiljutrioe et prononça un discours devant la grille. Dix-neuf Sœurs acceptèrent, la réforme et firent refleurir la salnl.i’t » dans le clottre poitevin. Le P. Joseph se dévoua toute une année à cette restauration. Moln» de fllx an» après cent jeunes filles s’étaient adjointes à la fervente communauté.

Nouvelles persécutions, venant toujours de Fontevrault. L’œuvre de la Mère Antoinette et du P. Joseph est de nouveau en péril. C’est alors en 1616. que le P. Joseph part pour Home, résolu d’obtenir du Pape un Bref autorisant Madame d’Orléans à Instituer une ijingrégatlon bértfdicttoe Indépendante et i s’établir à Poitiers; ce qu’il obtient. Le 25 octobre 1617, 1 a Mère Antoinette quittait Lencioitre, où elle laissait 75 religieuses désolées, et venait s’Installer, avec 24 professes, dans le nouveau monastère de Poitiers, dédié à Notre-Dame du Calvaire.

La nouvelle Congrégation avait à cœur, avant tout, d’observer, dans sa rigueur la règle bénédictine. Elle se plaçait’ sous la protection de Notre-Dame au pied de la croix. Elle se vouait spécialement à la tâche d’implorer de Dieu l’exaltai ion de la foi et la délivrance des Lieux Saints. A Poitiers, la sainte fondatrice ne devait vivre que six mois, juste le t«mp« d’y implanter solidement la ferveur religieuse et d’y accueillir de nombreuses vocations. Vers la fin du Carême de 1618, la maladie triompha. Malgré lcs supplications des religieuses de Poitiers et de Lencioftre, le ciel l’appela et, le 25 avril 10t«. les tintements de la oloche du monastère apprirent la ville que l’illustre princesse Antoinette d’Orléans-Longwville, marquise de Belle-Isle, devenue pour l’amour de son céleste Epoux l’humble Sœur Antoinette de Salnte-Sctmlastique, avait cessé de vivre.

Tpllft est, dans les grandes lignes, la biographie de cette femme illustre, dont t’exercice de vertus héroïques, et, a pris sa mort. de nombreux mirarles ont consiirré lu mémoire. Les religieuses du (Jalvairp avaient bien des fois supplié in P. Joseph « d<* mettre en lumière la \j- de lf)iir Mère ». Le saint religieux se mit i ri t j tr;»v;< muluri » <w-<* n’iml» »»tisps nm:.iif-Mfis i Ll’u l’i.j’i, un religieux Feuillant (« ̃- -<mstraire à l’oubli cette grande- son travail ne devait voir le jour que deux siècle» après, on isr,5 par les soins de l’aumonier du C, Vendôme.

même époque, deux hagiorjv talent Mgr Bougaud, puis unard eurent la pensée d’écrire ‘̃̃’ Mère Antoinette. Maïs’, pour d’ inconnues, faute de temps fi » ‘r pieux dessein ne fut point <

Une If la Congrégation >\c, Notre-D.ii. ,t, iJalvaire, vient enfin de publier le livre dont nous venons le donner If! un bref résumé. Telle quelle,- -immaire suffira, nous

pour dnnnf-r aux V>r-xvir siècle, à i ‘histoire de l’Ordre Bénédictin, le désir do llrr ce livre el di s’eviifk’r au contact, ()• ‘iiic virMe et saiolc df> Madnn ;t»5 d’Or

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k413556d/texteBrut

Voir aussi :

https://www.francebleu.fr/emissions/au-nom-des-lieux/107-1/filles-du-calvaire

https://www.benedictines-ndc.com/antoinette-dorleans-feuillantine.html

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/09/24/c-antoinette-dorleans-longueville-1572-1618-transferee-des-feuillantines-de-toulouse-a-labbaye-de-fontevraud-sous-peine-dexcommunication/

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/tag/antoinette-dorleans-longueville/

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Classé dans Abbesses de l'Ordre, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 86

Abbaye royale de Fontevraud. Une rallonge de 1,5 million pour créer le Musée d’art abritant dans la Fannerie la donation Cligman.

Le 1er septembre 2017, la donation de Martine et Léon Cligman à l’État et à la Région des Pays de la Loire était officialisée. Pour accueillir la collection des époux Cligman, un Musée d’art moderne verra le jour au sein de l’Abbaye royale de Fontevraud, dans le bâtiment de « La Fannerie », au mois de mai 2020. Pour le chantier de cet établissement, le Conseil régional doit valider une rallonge de 1,5 million d’euros.

Les époux Cligman, Laurence Garnier et Christian Gillet

Prévu dans l’enceinte de l’Abbaye royale de Fontevraud, le futur Musée d’art moderne accueillera une précieuse collection, celle des œuvres d’art des époux Cligman, Léon et Martine. Ils en ont fait donation il y bientôt 2 ans à l’État, propriétaire de l’Abbaye, et à la Région, qui en gère l’ensemble monastique. Dans ce futur établissement, les visiteurs pourront contempler près de 900 œuvres, peintures, dessins, sculptures, objets anciens… (relire nos articles sur le sujet).

Un engagement de 1,5 million d’euros

Ces jeudi 20 et vendredi 21 juin 2019, le Conseil régional des Pays de la Loire votera en session une enveloppe supplémentaire de 1,5 million d’euros. Cette rallonge est destinée à la réalisation des travaux en cours dans le bâtiment dit de « La Fannerie », où sera aménagé 1 200 m² pour entreposer les œuvres d’art. Avec cette nouvelle somme, le budget de la Région pour le futur Musée d’art moderne (1) passe la barre des 10 millions d’euros : 1 million affecté en septembre 2017 pour financer les études nécessaires à la réalisation du musée, 7,6 millions inscrits à son budget supplémentaire 2018. Avec cette rallonge, on passe donc d’un coût initial de 8,6 millions à un peu plus de 10 millions. Pour alléger la collectivité régionale, les époux Cligman participent à l’aménagement du musée à hauteur de 5 millions d’euros, suite notamment à la signature de l’acte officiel de donation de la collection effectuée le 23 juillet 2018 (relire notre article). Auparavant, une convention tripartite entre État, Région et donateurs avait été signée le 29 septembre 2017.

Un chantier plus important que prévu

Initialement, le Musée devait ouvrir ses portes au cours de cette année 2019, mais le chantier, débuté à la fin de l’année 2018, est plus important que prévu. Les travaux sur le site de « La Fannerie » nécessitent un confortement des fondations pour accueillir sereinement le public. Dorénavant, la période d’ouverture est annoncée pour le mois de mai 2020.

(1) Pour ce futur Musée d’art moderne, l’État s’est engagé auprès de la Région des Pays de la Loire.

Article du 20 juin 2019 I Catégorie : Vie de la cité

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=50947

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Le président François Chombart de Lauwe et son épouse Agnès lauréats du prix 2017 de l’Académie du Berry,

NDLRB.  les  bonnes nouvelles ne sont jamais trop tardives.

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Présentation de François et Agnès Chombart de Lauwe

lors de la remise du prix 2017 de l’Académie du Berry,

le 7 octobre 2017, à Vierzon,

par Catherine Réault-Crosnier, présidente du prix de l’Académie du Berry

 

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M. Alain Bilot                     Mme Catherine Réault-Crosnier        M. et Mme Chombart de Lauwe

Président de l’Académie du Berry              Présidente du Prix                             Lauréats du Prix

 

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Agnès et François Chombart de Lauwe, propriétaires de Notre-Dame de Longefont, à Oulches (36800), situé entre Saint-Gaultier et Le Blanc, choisirent de remettre en valeur ce patrimoine historique et culturel, début d’une formidable aventure.

Au fil de l’histoire, au début du XIIe siècle, de nombreuses églises romanes furent construites. L’église de l’Abbatia Longi Fontis (abbaye de la Grande-Fontaine), prieuré féminin, fut fondée puis érigée dans les années 1110 par Isambert, seigneur de Cors, qui le donna à Robert d’Arbrissel, fondateur du puissant ordre de Fontevrault.

Le prieuré date du XIIIe. En 1638, l’église accueille les prières ferventes des religieuses durant près de sept cents ans.

En 1792, les révolutionnaires fermèrent les portes du prieuré. Des offices furent parfois célébrés mais très vite, par manque d’entretien, sous l’effet de la pluie, du gel, de l’emprise végétale, les traces de dégradation de Notre-Dame de Longefont devinrent de plus en plus importantes : voûte effondrée, église comblée de terre et de gravats jusqu’au sommet des colonnes extérieures, portes murées. Il restait peu d’éléments de l’ensemble grandiose, l’empreinte des bâtiments, des pans de murs enlacés de végétation.

En 2005, l’effondrement de la partie haute de deux portes romanes sera le déclic d’un changement de vie pour François Chombart de Lauwe, centralien, ancien dirigeant d’entreprise. Il se reconvertit alors en bâtisseur, pour aller voir plus loin, derrière les murs encore debout. En 2006, il commença à creuser, quittant le monde moderne pour la pioche et la truelle, vers une reconstruction pierre par pierre pendant huit ans.

En 2007, Agnès et François Chombart de Lauwe décidèrent de relever le défi de la rénovation complète de ce site.

Dès les premiers coups de pioche, l’imprévisible, l’inattendu arriva. François Chombart de Lauwe et son équipe, découvrirent dix-neuf chapiteaux, véritable merveille, les incitant à continuer leur travail avec une entreprise spécialisée pour déterrer sous 600 m3 de terre. Ainsi rejaillirent au jour, quarante chapiteaux dont certains polychromes, sculptés de serpents, dragons, monstres et autres créatures hybrides. Tous avaient été démontés et enterrés lors de l’effondrement de la voûte. Une fois déblayée la terre emplissant l’église, ils eurent la surprise d’admirer la beauté de l’intérieur de l’église, des fresques. Ils découvrent aussi trente-six colonnes dont certaines marquées de la croix de consécration dans le chœur et l’abside. Ainsi, peu à peu, avec patience et constance, ils firent renaître un ensemble inouï, incroyable, riche et bien conservé contrairement à la partie extérieure.

À chaque temps, ses découvertes telle celle de l’autel maçonné, et sa table déposée par quelqu’un, le long du mur. Agnès Chombart de Lauwe se rappela alors les paroles de son beau-père qui voulait que soit trouvé le trésor de Longefont et avait dit de creuser là car cela sonnait creux.

Nous ne pouvons qu’admirer la permanence du travail minutieux de M. et Mme Chombart de Lauwe pendant huit ans. Ils procédèrent méthodiquement pour retrouver l’ordonnance de leurs découvertes. Agnès Chombart de Lauwe reconnaît que le réagencement des chapiteaux tient presque du miracle, même si des points d’ancrage mathématiques et architecturaux les ont guidé. Leur remise en valeur du prieuré de Longefort et la restitution de l’église romane du prieuré.

Les vitraux de l’église furent réalisés par le maître verrier Pierre Le Cacheux, qui a répondu aux souhaits des propriétaires des lieux, qui désiraient de la couleur et des thèmes forts dans leur message : la Samaritaine au puits, le miracle de la tempête apaisée, le baptême du Christ et comme un fil conducteur, l’eau et le bleu car, comme Agnès Chombart de Lauwe le souligne, « L’eau, c’est la vie ».

Sur le plan concret, François et Agnès Chambart de Lauwe participèrent activement et financièrement à 70 %, les autres aides proviennent de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et du conseil général (10 %).

Grâce à eux, le site a retrouvé son aspect originel, symbole de pureté et d’élégance, lors de sa construction au XIIe siècle. Le manoir prieural du XIIIe est maintenant leur lieu de vie et l’église du prieuré, celui du ressourcement quotidien.

Leur dévouement dans la durée au service d’un patrimoine de grande valeur architectural et historique et culturel, méritait d’être distingué. Leur travail fut couronné en 2016 par la remise du Grand Trophée de la plus belle restauration 2016 (par Propriétés Le Figaro, Le Figaro Magazine et la Fondation pour les Monuments Historiques, en partenariat avec La Demeure Historique), prix récompensant un projet exceptionnel de restauration d’un site bénéficiant alors d’une protection au titre des Monuments historiques.

L’Académie du Berry souhaite, elle aussi, honorer leur démarche exceptionnelle, leur dévouement à cette réhabilitation et leur force de résurrection de ce lieu, c’est pourquoi le prix 2017 de l’Académie du Berry est décerné à M. et Mme François et Agnès Chombart de Lauwe.

Catherine Réault-Crosnier

 

Bibliographie :

– Marie-France de Peyronnet, « Le grand trophée de la plus belle restauration 2016 décerné au prieuré Notre-Dame de Longefont », La Gazette Berrichonne n° 225, octobre-décembre 2016, page 3.

http://www.academie-du-berry.com/256_p_50329/presentation-de-m-et-mme-chombart-de-lauwe.html

http://www.academie-du-berry.com/256_p_50329/presentation-de-m-et-mme-chombart-de-lauwe.html

 

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« Littérature, histoire, imaginaires coloniaux » du 13 au 15 juin 2019

Rencontres MEET du 13 au 15 juin à Fontevraud : « Littérature, histoire, imaginaires coloniaux »

Chaque année, l’Abbaye royale de Fontevraud a le plaisir d’accueillir les rencontres de la MEET, Maison des Écrivains Étrangers et Traducteurs. Les prochaines rencontres qui se dérouleront du 13 au 15 juin auront pour thème : « Littérature, histoire, imaginaires coloniaux ». En PDF à télécharger, la présentations des auteurs présents.

Dès les prémices des conquêtes coloniales, au début du XVIIIe siècle, se construit un imaginaire autour des terres vierges qui entretient le rêve de contrées mirifiques. Cette « politique du merveilleux » fut l’un des fondements du colonialisme étendu à tous les continents, répandant les aspirations exotiques occidentales et justifiant la politique d’occupation.

La propagande coloniale, soutenue par la presse, la littérature, toutes sortes d’images, le théâtre, les expositions, puis la photographie, le cinéma, les actualités filmées, la télévision, s’est élaborée en même temps que les conquêtes et a représenté une large et intense campagne médiatique. Cette fantasmagorie s’est enfouie au plus profond des consciences, les blanches comme les autres. Et l’imagerie coloniale habite encore nos imaginaires.
Or, nous assistons depuis une vingtaine d’années à un double phénomène qui travaille profondément ces imaginaires coloniaux : un regain d’intérêt critique pour les littératures et les imageries coloniales anciennes, et un foisonnement des écritures actuelles dans et sur les champs coloniaux et postcoloniaux, quels qu’ils soient.

Que se forge-t-il à travers ces imaginaires coloniaux ? Comment en rendre compte en historien ou en écrivain ? Comment en jouer et les déjouer ? Peut-on les ignorer, les contourner ou les combattre ? Voici autant de questions que nous posent ces fantasmes.
Ces questions sur les imaginaires coloniaux, les Rencontres de Fontevraud voudraient cette année les poser et tenter d’y répondre, en réunissant dans l’abbaye royale, pour trois journées, les témoins et les acteurs d’un rapproché à multiples facettes : historiens, littéraires, écrivains, qui toutes et tous ont à faire avec elles, et qui toutes et tous désormais dialoguent, se lisent, apprennent les uns des autres, ce dont les écritures, tant dans le champ des sciences sociales, de la critique littéraire que dans le paysage foisonnant des romans, récits, fictions, poésies contemporains, témoignent abondamment.

Sous la forme conviviale propre au lieu, tables-rondes, dialogues, ateliers, lectures, conférences, se succèderont et s’entrecroiseront afin de faire surgir par l’écoute et le débat quelques-unes des interrogations sur les imaginaires coloniaux hier et aujourd’hui, qui nous occupent. Puisque qu’ils font partie de notre histoire, faisons en sorte qu’ils construisent notre conscience critique actuelle.

Le programme

Jeudi 13 juin
– 15h. Présentation (Antoine de Baecque/Patrick Deville) : « Littérature, histoire, imaginaires coloniaux »
– 15h30-16h45. : Romain Bertrand, l’histoire à parts égales
– 16h45. Lecture
– 17h30-18h45. Conférence de Bénédicte Savoy, les œuvres du patrimoine africain, l’imaginaire colonial et la question de leur restitution
– 20h45 : Projection de Vénus Noire, d’Abdellatif Kechiche (2h45, 2010), suivie d’une discussion animée par Antoine de Baecque

Vendredi 14 juin
– 9h30. Lecture
– 9h45-11h. Dialogue Patrick Deville et Antoine de Baecque : la littérature, l’histoire et les imaginaires coloniaux
– 11h15. Lecture
– 11h30-13h. Table-ronde, animée par Yann Nicol (Veronic Algeri, Linda Lê, Pierre Singaravelou, Jennifer Yee) : « Les écritures contemporaines des mondes coloniaux »
– 15h. Lecture
– 15h15-16h45. Table-ronde , animée par Antoine de Baecque (Michaël Ferrier, Daniel Maximin, Philippe Papin, Christelle Taraud) : « Qu’est-ce que l’imaginaire colonial ? »
– 17h. Lecture
– 17h15-18h45 : Table-ronde , animée par Yann Nicol (Veronic Algeri, Négar Djavadi, Suzanne Dracius, Jennifer Yee) : « L’imprégnation des imaginaires coloniaux »
– 21h : Présentation de l’exposition Le Modèle noir, de Géricault à Matisse (Musée d’Orsay, jusqu’au 21 juillet), suivie d’une discussion animée par Pap N’Diaye, conseiller scientifique.

Samedi 15 juin
– 9h30. Lecture
– 9h45-10h45. Dialogue : Michaël Ferrier, voyages métissés de différents passés
Pause
– 11h. Lecture
– 11h15-12h45. Table-ronde animée par Yann Nicol (Hemley Boum, Pap N’Diaye, Daniel Maximin, Thomas B. Reverdy) : « Construire une conscience critique des imaginaires coloniaux »

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=50113

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Départ de David Martin qui dirigeait l’abbaye de Fontevraud depuis neuf ans (Echo tardif du du 20 juillet 2016)

Fontevraud perd son inspirateur

  • David Martin quitte la direction de l'abbaye de Fontevraud pour s'installer à Angers.
    David Martin quitte la direction de l’abbaye de Fontevraud pour s’installer à Angers. |

Arnaud WAJDZIK.

Son directeur David Martin, qui aura contribué au rayonnement de l’abbaye depuis neuf ans, la quittera fin septembre 2016.

« À Fontevraud, on continue à construire l’histoire », avait l’habitude de dire David Martin. Celui qui a dirigé l’abbaye de Fontevraud pendant neuf longues années va quitter les lieux fin septembre. Après avoir contribué, sous l’impulsion de Jacques Auxiette, ex-président socialiste de la Région Pays de la Loire, à donner une âme à cet édifice.

C’est en 1101 qu’est fondée l’abbaye royale de Fontevraud, près de Saumur, par un prédicateur visionnaire : Robert d’Arbrissel. Celui-là même qui fit de l’abbaye, en son temps, un laboratoire du vivre ensemble. Ce site de 13 ha, qui fut un temps une prison, est aujourd’hui l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe.

C’est justement l’esprit de Robert d’Arbrissel qui a inspiré David Martin tout au long des années. Sous sa direction, un pôle énergétique – sa « plus grande fierté » – a vu le jour, permettant à l’abbaye d’être autonome en énergie. Des conférences, spectacles, résidences s’y déroulent toute l’année. Il y a deux ans, Fontevraud a également ouvert un hôtel-restaurant qui, aujourd’hui, affiche un excellent taux de remplissage.

David Martin, qui va désormais s’installer à Angers pour créer son entreprise de conseil, avait prévenu : « Nous ne voulons pas que labbaye de Fontevraud soit perçue comme un musée ou un lieu figé dans le temps. Labbaye est vivante. » Et elle le restera encore longtemps.

Le nom du successeur de David Martin n’a pas encore été dévoilé.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/fontevraud-perd-son-inspirateur-4381402

 

Notre héro du climat, David Martin, qui , en lançant le programme « Fontevraud, cité durable », l’abbaye fondée en 1101, est devenue le premier monument historique à être chauffé à 100 % grâce à l’énergie renouvelable. Son pôle énergétique, judicieusement dissimulé, fait même l’objet de visites guidées !

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CONCOURS INTERNATIONAL DE MUSIQUE ANCIENNE DU VAL DE LOIRE. Samedi 1 er juin 2019 en l’Abbaye royale.


CONCOURS INTERNATIONAL DE MUSIQUE
ANCIENNE DU VAL DE LOIRE

Président du jury : William Christie

Concours biennal destiné aux ensembles instrumentaux interprétant le répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles sur instruments d’époque. Rendez-vous pour la troisième édition samedi 1er juin 2019 à l’Abbaye Royale de Fontevraud autour du thème : Le Violoncelle concertant au XVIIIe siècle

Organisé par Stradivaria – Ensemble Baroque de Nantes, ce concours vise à assurer la promotion artistique d’ensembles de jeunes musiciens spécialistes de ce répertoire. Environ 6 ensembles seront en finale et présenteront deux pièces pour une durée de trente minutes par ensemble environ.

RÉCOMPENSES
Premier prix : 4000 euros + 2 dates en région Pays de la Loire
Second prix : 2000 euros
Prix du public : sans dotationAvec le soutien de la Région des Pays de la Loire, les villes de Nantes et d’Angers, de La Cité, le Centre des Congrès de Nantes et la Soufflerie, et de l’Abbaye Royale de Fontevraud.

SAM. 1er JUIN / 16H00-20H00

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