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4 mai 2019 à l’Abbaye de Fontevraud : Angers Nantes Opéra et San Giovanni Battista d’Alessandro Battist

L’Abbaye royale de Fontevraud, au fil des saisons, renforce ses liens avec des artistes qui, avec passion, donnent vie au répertoire classique. Du 4 au 7 mai, Angers Nantes Opéra, sous la direction de Damien Guillon, investira le Grand-Réfectoire pour présenter au public le San Giovanni Battista d’Alessandro Stradella. Une représentation qui sera suivie de l’enregistrement du CD dont la sortie est prévue au printemps 2020.

Le Banquet Céleste – Direction Damien GUILLON. Ensemble en résidence à l’Opéra de Rennes. Décors réalisés dans les ateliers de l’Opéra de Rennes et d’Angers Nantes Opéra. Costumes réalisés par l’atelier de costumes d’Angers Nantes Opéra. Spectacle répété à la Maison des Arts d’Angers.

A peine l’opéra est-il né qu’il s’infiltre dans les églises : l’histoire de saint Jean-Baptiste transformée en oratorio par STRADELLA revit sous la baguette de Damien GUILLON comme lors de sa création en 1675. Cet oratorio en 2 parties, sur un livret de l’Abbé ANSALDI, a été créé à Rome à San Giovanni dei Fiorentini en 1675. La musique de STRADELLA cherche à convaincre par l’émotion, comme le font les fresques des églises baroques, et y parvient par une grande science en même temps que par une éloquence dont Damien GUILLON se fait l’interprète scrupuleux, tandis que Vincent TAVERNIER inscrit dans l’espace sacré sa mise en scène – avec costumes – conçue, comme aux temps baroques, pour être présentée dans les églises.

Direction musicale : Damien GUILLON
Mise en scène : Vincent TAVERNIER
Scénographie : Claire NIQUET
Costumes : Erick PLAZA COCHERT
Lumière : Carlos PEREZ
DISTRIBUTION :
Saint-Jean Baptiste : Paul-Antoine BENOS DJIAN
Hérodiade, la fille : Alcia AMOS
Hérode : Olivier DÉJEAN
Hérodiade, la mère : Gaïa PETRONE
Le Conseiller : Artavazd SARGSYAN

Infos pratiques : Samedi 4 mai à 20h30 au Grand Réfectoire de l’Abbaye de Fontevraud – Tarif : 22€ / 16€ – Réservation www.fontevraud.fr

Article du 25 avril 2019 I Catégorie : Culture

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Abbaye royale de Fontevraud. Le quartier Saint-Benoît et ses infirmeries

 

P1000055   A  l’Est du  Grand Moûtier s’étend le  quartier Saint-Benoît, dont le nom rappelle l’appartenance  de l’Ordre de Fontevraud à la  constellation bénédictine.  Donne  accès à  l’aile Nord  de ce  quartier un important porche à fronton triangulaire du XVIIe   siècle.  Un autre accès est possible  à l’arrière du  dortoir en contre-bas du cloître du Grand-Moutier , un escalier y donne accés.

Cette  construction à galeries, en forme de fer à cheval (de 56 mêtres de long  avec  des ailes de 16 mêtres en retour)  autour d’une cour rectangulaire n’est pas  un cloître (Voir  photo ci-dessous)  Il  s’agit d’importantes infirmeries reconstruites par  la 29 éme  Abbbesse , Éléonore de Bourbon (1575-1611), tante du roi Henri IV, en lieu  et place d’infirmeries du XII e siècle  détruites au milieu du XVI e, afin d’accueillir les religieuses  âgés ou malades ne pouvant plus observer la vie régulière.P1000057

Indépendantes à l’origine, les  infirmeries furent rattachées au Grand-Moûtier entre 1699 et 1740  longtemps  donc après la mort de l’Abbesse  Eléonore  de Bourbon.

Au nord de la cour s’élève la chapelle Saint-Benoît, chapelle de la Communauté monastique féminine, antérieure aux infirmeries qui date de la seconde partie du XIIème siècle (art gothique Plantagenêt) en remplacement d’un premier  sanctuaire  datant de Robert d’Arbrissel.  De style  gothique  angevin, elle  fait 18 mêtres de long  sur 8 mêtres de large et ferme la  cour au N.O. Au XVII e, sa nef, non voutéée, sans  bas côté, éclairée par des  baies en plein cintre, fut  coupé  par un plancher   afin d’y aménager une logement pour la Grande Prieure. le  choeur à subsisté : des colonettes  s’élévent  gracieusement  entre ses fenêtres ( bouchées lors  de leur  jonction avec le portail au XVII e siécle) et leur  six nervures se rejoignent à la clé.  L’abside  et la première  travée sont voùtées  d’ogives . Sur les murs  subsistent des traces d’anciennes peintures.  En 1628, Denis Soleman, secrétaire  de l’Abbesse Louise de Bourbon de Lavedan fut inhumé  devant l’autel.

L’Aile  sud ,  composée  de  cinq  travées,  fut prolongée  à l’ouest vers les dortoirs  du Grand-Moutier  entre 1700 et 1740. Ce travail d’architecture se fit  à l’identique   dans le style Henri IV. La  cour  date  du milieu du XVIII e. L’aile Est repose sur un soubassement  éclairé à raz terre sur lequel s’élévent un entre sol et un étage. Son toit  est percé  de lucarnes.  Au centre  de leur  galerie orientale, se trouve la chapelle des morts. Ce lieu a pendant longtemps abrité des fragments d’un « Jugement dernier » monumental du XIIème siècle, oeuvre d’art aujourd’hui  conservé dans le chauffoir du Grand Moûtier . Son clocheton fut détruit au XIX e siécle lors de l’ajout  d’un étage pénitentiaire. Dans les angles de cette aile, se  dressent  deux  pavillons à la haute  toiture à la Française  auxquels on accède par  deux escaliers droits à retours.

Sur cette photo prise des  pelouses surplombant le prieuré Saint- Lazare  et en contre-haut de l’abbaye ,  les infirmeries sont logées dans le grand  bâtiment  situé au premier plan entre  les deux bâtiments  quadrangulaires  lègérement hors oeuvre.  Son architecte demeure malheureusement inconnu.

AOUT-2013-021

http://maradecand.over-blog.com/article-robert-d-arbrissel-121274560.html

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Pour la première fois en trois siècles, une cloche est spécialement conçue pour trouver sa place dans le beffroi de l’Abbaye Royale de Fontevraud.

Culture. Le glas va à nouveau sonner à l’Abbaye de Fontevraud.

NDLRB. Et probablement pas que le glas étant rappelé ce qui suit : Le glas est la sonnerie de cloche signalant l’agonie, la mort ou les obsèques d’une personne, couramment un fidèle chrétien. Il peut être sonné entre le décès et les funérailles, mais également pendant celles-ci.https://fr.wikipedia.org/wiki/Glas

Pour la première fois en 3 siècles, une cloche est spécialement conçue pour trouver sa place dans le beffroi de l’Abbaye Royale de Fontevraud, comme pour inscrire dans l’airain un message pour les générations futures.

 

La cloche façonnée en Normandie telle qu’elle va arriver à l’Abbaye avant le démoulage en public (© Didier LAGET)

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Une cloche dans le beffroi de l’Abbatiale de Fontevraud, il y en a bien une, datant du XIXème siècle, mais elle ne sonne plus, son accroche étant fragilisée. Mais à compter de l’automne prochain, on pourra à nouveau entendre le glas sonner depuis le beffroi : une cloche de 170 kg en airain est actuellement en fabrication dans les ateliers de l’une des deux fonderies françaises encore existantes, la Maison Laumaillé en Normandie. Et le démoulage se fera en public le dimanche 21 avril à 16h, à l’occasion des animations du week-end de Pâques à Fontevraud (lire notre article par ailleurs *). Une cloche bien inédite, mêlant patrimoine et création, tous les dessins ornant la cloche étant des fenêtres, symbolisant ce qu’est l’abbaye aujourd’hui, des fenêtres sur le monde. « L’idée de cette nouvelle cloche c’est bien de s’inscrire dans ce qu’est Fontevraud, un lieu de patrimoine, mais aussi de création, une cité monastique, mais aussi une cité d’ouverture », explique Emmanuel Morin, responsable artistique site historique. « C’est un budget de 10 000 €, avec un amortissement de 300 ans », se plaît à dire Régine Catin, Maire de Fontevraud, mais aussi conseillère régionale et à ce titre membre du Conseil d’Administration du Centre Culturel de l’Ouest.Un parcours campanaire, une exposition de cloches inéditesAvant de prendre sa place dans le clocher pour les siècles à venir, la nouvelle cloche sera le clou de l’exposition campanaire « La chambre des cloches » qui sera visible dans l’Abbaye du 19 avril au 21 septembre. Parlant à tous, objet de culte, mais aussi objet d’art, dans une volonté de rendre audible et visible un patrimoine qui parle des hommes et des civilisations, « La chambre des cloches », installation artistique de Nicolas Barreau et Jules Charbonnet prendra place dans la galerie Renée de Bourbon, à proximité du logis du sonneur et à l’ombre du clocher de l’église abbatiale. Ainsi, pas moins de 12 cloches, dont les 2 de l’église Saint-Michel de Fontevraud seront suspendues. « Avec ce projet inédit qui mêle avec respect et audace, création et patrimoine, les deux artistes ont construit et installé une chambre des cloches, avec la connivence d’experts et de spécialistes de l’art campanaire : le campaniste Vincent Laumaillé (1), le fondeur Bergamo et le conservateur délégué des antiquités et objets d’art, Thierry Buron », se réjouit Emmanuel Morin.(1) Un campaniste est une personne spécialisée dans l’ingénierie des clochers (civils ou religieux) et assure l’installation des équipements permettant les sonneries de cloches.

Article du 30 mars 2019 I Catégorie : Culture

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=49356

 

* Du vendredi 19 avril au samedi 21 septembre : Exposition / patrimoine & création « la chambre des cloches »
Cette 1ère exposition sur l’art campanaire à Fontevraud est une installation artistique scénographiée par le duo de plasticien designers nantais BARREAU – CHARBONNET mettant à l’honneur un savoir-faire multiséculaire : celui du campaniste et des objets d’art d’aujourd’hui. Accompagné d’un livret, le public découvre 3 espaces évoquant les cloches dans l’abbatiale, le cloître et le jardin du noviciat. Une exposition accompagnée d’ateliers famille, de visite thématiques et de conférence…
En partenariat avec l’Entreprise Lussault-Laumaillé. (Inclus dans le droit d’entrée)

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=49337

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La page  »abbaye » de Wikipédia publie la vue d’une aile du cloître du Grand Moutier.

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ABBAYE ROYALE. Etre femme au XVII éme siècle. Fin de l’expo. le 4 novembre 2018

📸©Léonard de Serres

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Lorsque Régine Pernoud parlait de l’Abbaye de Fontevraud aux temps des cathédrales.

La femme aux temps des cathédrales Deuxième partie (4)

Fontevraud est une abbaye dont l’histoire illustre le pouvoir nouveau de la femme qui s’épanouit entre les XIe et XIIe siècle.

La femme aux temps des cathédrales, Régine Pernoud, Éd. Stock 1980

Deuxième partie

L’Âge féodal

5/ « Fontevraud

p 129 à p135

Fleur d’une civilisation, la courtoisie n’est nulle part mieux sentie qu’à Fontevraud par la vie qui l’anime, par les personnages qui s’y rattachent. Reto Bezzola (…) est celui qui le premier a étudié et mis en valeur cet ordre de Fontevraud

L’ordre de Fontevraud

Le 31 août 1119, l’abbaye Sainte-Marie de Fontevraud reçoit un visiteur illustre entre tous : le pape Calixte II. (…) il vient en personne procéder à la consécration du maître-autel de l’abbaye toute neuve, et toute jeune encore. (…) il s’agit d’un Bourguignon, qui avant d’être élevé au souverain pontificat a été archevêque de Vienne, et qui, sensible au renouveau religieux qui se manifeste en France, ne peut manquer d’encourager les fondations comme celle de Fontevraud. Son prédécesseur, Urbain II, avait lui aussi, vingt-cinq ans plus tôt, entrepris tout un périple au cours duquel il avait exhorté les « Francs » à prendre les armes pour libérer Jérusalem – ce que nous appelons la première croisade – avec un succès inespéré.

Néanmoins la venue d’un pape dans ce coin de l’Anjou était pour tous un événement. Une trace sensible en est resté, en l’espèce la première charte de confirmation de l’ordre que Calixte II devait édicter deux mois après son passage dans l’abbaye alors qu’il résidait à Marmoutiers.(…)

Pour accueillir le pape sur le seuil de l’église, une jeune femme de vingt-six ans, Pétronille de Chemillé, abbesse de Fontevraud. En cette année 1119, elle se trouvait depuis quatre ans déjà à la tête de l’ordre de Fontevraud fondée par le très fameux Robert d’Arbrissel. (…) Il s’agit d’un ordre double, comportant moines et moniales ; aussi deux séries de bâtiment s’élèvent-ils, entre lesquels l’église abbatiale (90 mètres de long sur 16 de large pour la nef et 40 pour le transept) domine et rassemble à la fois les deux parties du monastère. Elle est le seul lieu où hommes et femmes se retrouvent, pour la prière et les offices liturgiques. La règle est stricte sur ce point. Aucun moine ne peut pénétrer dans la partie réservée aux moniales et réciproquement. (…)

Fontevraud regroupe en ce début du XIIe siècle trois cent moniales et soixante-dix moines ; mais déjà l’ordre a essaimé ; vers les années 1140 – 1150, un contemporain, et non des moindres puisqu’il s’agit de Suger, abbé de Saint-Denis, estime à cinq mille le nombre de ses membres. Or, c’est une abbesse qui est à leur tête, et non un abbé. Les moines qui entrent dans l’ordre lui doivent obéissance et font profession entre ses mains.

(Qui est Robert d’Arbrissel?)

« Sachez-le, frères très chers, tout ce que j’ai bâti en ce monde, je l’ai fait pour nos moniales ; je leur ai consacré toute la force de mes facultés, et qui plus est, je me suis soumis moi-même et mes disciples à leur service pour le bien de nos âmes. J’ai donc décidé avec votre conseil que, de mon vivant, c’est une abbesse qui dirigerait cette congrégation ; qu’après ma mort personne n’aille oser contredire à ces dispositions que j’ai prises » – ainsi s’exprimait dans ses dernières volontés, à propos de Fontevraud, le fondateur de l’ordre, Robert d’Arbrissel. De surcroît, les statuts qu’il avait établis, précisaient que cette abbesse devait être non une vierge, mais une veuve ayant eu l’expérience du mariage ; il assimilait le service des moines à celui de saint Jean l’Évangéliste auprès de la Vierge Marie que le Christ lui avait confiée du haut de la Croix : « Voici ta mère. » Et c’est pourquoi, entre autres raisons, il avait choisi Pétronille de Craon qui , deux ans après la mort de son époux le sire de Chemillé, était entrée à vingt-deux ans à Fontevraud.

Ce fondateur qui exprimait avec tant de force cette volonté pour nous si étrange de soumettre des moines au magistère d’une abbesse est né en Bretagne, à Arbressec (Ille-et-Vilaine) en 1050 ; il a d’abord étudié dans diverses écoles, certainement à Paris et aussi à Rennes. Devenu prêtre, il fait preuve d’un grand zèle de réformateur en cette époque de réveil de l’Église après une profonde décadence ; il combat la simonie (l’achat à prix d’argent de charges ecclésiastique, cette plaie de l’Église carolingienne) ; il s’attaque aussi au mariage des prêtres : il savait de quoi il parlait, étant lui-même le fils d’un prêtre nommé Damalochius. À Angers, où il lie connaissance avec Marbode, auteur de nombreux poèmes et traités scientifiques, le désir commence à le hanter d’une vie plus austère, plus entièrement consacrée à Dieu. Il devient ermite dans la forêt de Craon (Maine).

Mais comme il arrive souvent à ceux qui cherchent Dieu dans la solitude, il se trouve bientôt rejoint par de nombreux imitateurs qui deviennent ses fidèles. L’Église d’alors, rénovée et purifiée pa rla Réforme grégorienne, qui l’a soustraite aux pouvoirs temporels, à la tutelle des seigneurs, du roi, de l’empereur – lesquels, à l’époque de Charlemagne et plus encore de ses descendants, s’étaient habitués à considérer les évêques et curés comme leurs agents et leurs fonctionnaires – est bientôt gagnée par une extraordinaire ferveur que manifestent les créations d’ordres nouveaux : la Chartreuse, Cîteaux, Grandmont, etc. Celui de Fontevraud occupe dans ce contexte une place importante. Autour de Robert, des groupes de jeunes et de moins jeunes se forment bientôt spontanément, si bien qu’un jour l’ardent ermite sent la nécessité de fixer dans un monastère les compagnons qui l’entourent ; le sire Renaud de Craon en facilite la fondation en lui octroyant une terre où s’élèvera Sainte-Marie de la Roé en 1096. Le pape Urbain II, alors en France, entend parler de Robert d’Arbrissel ; très préoccupé lui-même par la réforme de l’Église autant que de la libération des Lieux saints, il tient à le voir personnellement, confirme sa fondation et le presse de continuer à prêcher pour seconder ses propres efforts. Robert se consacre donc à la prédication (…). (…)

On peut sans trop de difficulté,en notre deuxième moitié du XXe siècle, imaginer Robert d’Arbrissel et son accoutrement digne des hippies de notre temps. La foule qui le suit n’a pas un aspect plus rassurant : (…). Foule composite au surplus : (…). (…) En effet, – est-il besoin de le préciser ? – Robert mène au milieu de cette foule disparate une vie de parfaite chasteté.

 

Fin

 

Les pages qui suivent mettent l’accent sur l’histoire de femmes qui prirent le voile pour se retirer à Fontevraud. Pour chacune d’elles, Régine Pernoud détaille pour nous certains de leurs scandales. Il s’agit de Bertrade, Ermengarde, les deux Mathilde (Mathilde d’Anjou, fille de Foulques V d’Anjou et Mathilde, fille de Henri Ier et de la reine Édith), et Aliénor d’Aquitaine au travers de multiples chartes au profit de l’abbaye de Fontevraud.

Bertrade (p136 à p142)

La première, Bertrade, fille de Simon de Montfort a eu des mariages successifs et exercé “son « charme » un peu dans le sens que donnent au terme les traités de sorcellerie” ; elle avait le “sens de la riposte prompte et de la moquerie facile”. Avec sa sœur, Isabelle, toutes deux savaient “être indiscrètes et violentes.” Chacune dans son genre, “les deux filles de Simon de Montfort, (…) étaient « des maîtresses femmes”, l’une se dépensant “en amours illicites”, l’autre mettant tout son “ardeur à faire la guerre”.  “Ce sont ces deux dames qui un jour, alors qu’elle sont encore en plein éclat, se présentent à Fontevraud, demandant humblement à Robert d’Arbrissel de les admettre parmi ses moniales !

À la réflexion, on comprend mieux que Robert d’Arbrissel ait décidé de soumettre ses moines à des femmes douées de telles personnalités, comptant sur la grâce pour qu’elles mettent au service de Dieu autant de zèle et de fougue qu’elles en avaient mis au service de leurs passions. Lorsqu’on lit les chroniques de l’époque et qu’on se penche sur les détails de l’histoire en ces premiers siècles de la civilisation féodale, une remarque s’impose : la forte personnalité de la plupart des femmes face à leurs partenaires masculins. Philippe Ier et Foulques le Réchin font pâle figure à côté de Bertrade qui les manœuvre à son gré et finalement se trouve capable d’un repentir que ne connaissent ni son époux ni son amant.

 

Ermengarde (p143 à p149)

Elle est la fille aînée de Foulques d’Anjou lors de son premier mariage avec Audéarde de Beaugency. Bertrade, la seconde épouse de Foulques d’Anjou est donc belle-mère d’Ermengarde. Toutes deux se retrouvèrent à Fontevraud. “Une lettre que l’ardent prêcheur Robert d’Arbrissel lui écrivit” est “toute remplie d’exhortations non à entrer au couvent, mais au contraire à rester dans le siècle, au milieu d’une société dont il fait le sombre tableau” : (…). “Les lettres de Robert d’Arbrissel sont toutes imprégnées d’une robuste sagesse ; elles reflètent aussi le mode de lecture de l’Évangile familier à son époque : (…) Prier la nuit avec le Seigneur sur la montagne, (…)”. Ce qui décida définitivement Ermengarde à prendre le voile, c’est le fait que “son époux, Alain Fergant, duc de Bretagne, (…), se faisait moine à l’abbaye Saint-Sauveur de Redon”.

À son arrivée à Fontevraud, elle reçoit “« un impressionnant hommage poétique », une épître en vers fort belle”. La voici :

« Fille de Foulques, honneur du pays d’Armorique

Belle, chaste, pudique, candide, claire et fraîche,

Si tu n’avais subi le lit conjugal et le travail d’enfants,

À mes yeux, tu pourrais incarner Cynthia (Diane)…

Au cortège des épousées, on te prendrait pour déesse,

Une parmi les premières. Oh trop belle que tu es !

Mais cette beauté qui est tienne, fille de prince, épouse de prince,

Passera comme fumée et bientôt sera poussière…

On admire ton harmonieux visage, et il est précieux,

Mais ou mort ou vieillesse en détruiront le prix.

Cet éclat brillant de lumière, qui blesse les regards,

Et cette blonde chevelure, l’un et l’autre seront cendres,

On dit de toi que nulle femme ne te vaut,

Si experte en paroles, avisée en conseil :

Cela aussi te manquera, et n’en demeurera que fable.

La fable parle aussi de ceux qui furent jadis éloquents.

[…] De telles richesses ne sont pour nul perpétuelles.

Elles vont avec le monde, elles tombent avec qui tombe ;

Mais que tu aimes le Christ, que tu méprises ce monde,

Que vêtements et nourriture te soient celui des pauvres,

Cela te fait et belle et précieuse au Seigneur,

Ni mort, ni vieillesse n’en détruiront le prix… »

Régine Pernoud s’exclame ici : “Dire que l’on qualifia les textes latins de cette époque de « basse latinité » ! Ce texte, magnifique, a été composé par Marbode, évêque de Rennes et ami de Robert d’Arbrissel. C’est, en effet, étonnant cet “élan poétique [de la part] d’un évêque s’adressant à une femme”. Il est alors âgé de soixante-dix-sept ans. À peu près inconnue de nos jours, son œuvre en son temps a joui d’une très grande vogue. Il a composé en effet le plus ancien traité sur les pierres précieuses, Le Lapidaire, donnant naissance à un véritable genre littéraire dans lequel les vertus des pierres, leurs pouvoirs magiques, leur correspondance avec « les couleurs et les sons » sont prétexte à des évocations parfois déconcertantes, toujours poétiques ; son succès auprès des contemporains en a fait l’une des œuvres le plus souvent recopiées à l’époque ; on en connaît plus de cent trente manuscrits ; il a fait l’objet de toutes sortes de traductions et adaptations : en français (on en a fait six traductions différentes), en provençal, en italien, en espagnol, et jusqu’en danois, en irlandais et en hébreu. (…)

Peu après “la mort de Robert d’Arbrissel, survenue le 25 février 1117”, soit “la disparition de son père spirituel”, Ermengarde quitte Fontevraud. Puis son frère s’éloigna définitivement d’elle, en acceptant de devenir “l’époux de Mélisande, fille d’une princesse arménienne et du roi Baudoin II ; ce qui signifie qu’il se consacrera désormais à la défense du royaume de Jérusalem. À la mort de Baudoin II  en 1131, il ceindra cette couronne de Jérusalem (…)”. (…) Ermengarde fut affectée par le départ définitif de son frère. Elle reprend alors le voile, cette fois “parmi les cisterciennes du prieuré de Larrey”. À cette époque, elle reçut de nouveau une lettre, cette fois, de Saint Bernard, digne d’“un épître de troubadour à sa dame”. À la demande de son frère, elle entreprit “le pélerinage en Terre sainte”. (…) À son retour, elle s’établit “au couvent de Saint-Sauveur de Redon où son second époux, Alain le duc de Bretagne, avait vécu ses dernières années ; c’est auprès de lui qu’elle demande à être inhumée lorsqu’elle meurt en 1147 ou 1149”. (…)

L’évocation de sa vie, (…) met en lumière un aspect inhabituel des relations entre la femme et les hommes d’Église en ce début du XIIe siècle : qu’il s’agisse de Robert d’Arbrissel, de l’évêque Marbode de Rennes ou de l’abbé Bernard de Clairvaux, à ces trois hommes d’Église éminents et d’une sainteté insoupçonnable, elle a inspiré des accents que n’eût pas désavoué Fortunat, l’évêque-poète de Poitiers, lorsque lui-même s’adressait à la reine Radegonde en termes délicats où la tendresse le dispute au respect :

« Où se cache ma lumière loin de mes yeux errants

Ne se laissant prendre à mon regad ?

J’examine tout : airs, fleuves, terre ;

Puisque je ne te vois, tout cela m’est peu.

Le ciel peut bien être serein, loin les nuages,

Pour moi, si tu es absente, le jour est sans soleil. »

La courtoisie (…) est devenue populaire, elle imprègne les foules, y compris celle des clercs et des moines qu’on nous a si souvent dépeints comme hostiles à la femme. Elle illumine la pensée des hommes d’Église les plus austères, des réformateurs les plus rigoureux ; toute la société féodale baignera dans cette poésie faite de respect et d’amour.

Les deux Mathilde (p150 à p158)

Le double monastère de Fontevraud est dirigé pendant trente-cinq ans par Pétronille de Chemillé. À sa mort, le 04 avril 1149, les moniales désignent pour lui succéder Mathilde d’Anjou. Celle-ci, fille de Foulques V et par conséquent nièce d’Ermengarde de Bretagne, a alors 43 ans. Elle était entrée à 11 onze ans à Fontevraud et en était sortie deux ans plus tard pour être mariée avec le fils aîné du roi d’Angleterre Ier soit Guillaume Adelin. Elle perdit son époux en décembre de l’an 1120 : le naufrage de la Blanche-Nef entraîna la perte de toute la jeunesse de la cour d’Angleterre, laissant le pays en deuil, et un roi Henri Ier inconsolable.

Cédant aux objurgations de l’archevêque de Cantorbéry, Raoul, il reprit épouse : Aélis de Louvain, dont il espéra un héritier qu’elle ne put lui donner. Sans héritier, à sa mort, l’Angleterre fut livrée à l’anarchie. La courronne d’Angleterre revint, bien des années plus tard, à son petit-fils Henri qui pour l’histoire deviendra Henri Plantagenêt qui héritera aussi du surnom de Fitz-Empress, fils de l’impératrice, par sa mère. En effet, sa mère Mathilde, fille de Henri Ier et de la reine Édith, avait été fiancée à sept ans à l’empereur d’Allemagne Henri V, de trente-deux ans son aîné. À son décès, sans enfant, elle regagna l’Angleterre. Puis, à vingt-quatre ans, elle devient l’épouse de Geoffroy le Bel, le fils de Foulques V d’Anjou, mais n’apprécia pas mieux sa deuxième union conjugale. Elle est décrite comme dure, autoritaire, arrogante. (…) De toute évidence une maîtresse femme, mais plus douée pour la guerre que pour la courtoisie.

Pourtant l’Angleterre, en cette première moitié du XIIe siècle, est sensible aux lettres et à la poésie. Grâce, d’une part, à la première femme d’Henri Ier, la reine Édith, fille de Malcolm et Marguerite d’Écosse, qui fut une reine très aimée, très instruite, passionnée de musique, accueillant avec une générosité tout sortes d’hôtes, mais surtout les clercs et les musiciens ; elle s’était fait une large renommée et voyait affluer autour d’elle, d’après Guillaume de Malmesbury, tous ceux qui s’étaient rendus fameux par leurs poèmes et leurs chansons. Marbode de Rennes, Hildebert de Lavardin, les deux plus célèbres poètes du temps lui ont adressé plusieurs de leurs œuvres dont une dizaine nous sont connues. De fait, la cour d’Angleterre était alors le centre d’une extrême activité littéraire, encouragée par le roi lui-même, surnommé Beau-clerc. Un clerc, à l’époque, (…) est celui qui a étudié, aux écoles, la grammaire et les autres « arts libéraux » ; bref, un lettré. Henri « s’intéressait à tout », dit de lui Orderic Vital ; (…).

Sa deuxième épouse Aélis de Louvain, fut aussi vantée par les poètes pour sa beauté et sa sérénité. Princesse cultivée, c’est à elle que seront adressées les premières œuvres poétiques en langue vulgaire : (…). Lui est dédicacé le Voyage de saint Brendan, sorte de roman fantastique composé par un clerc nommé Benoît en 1122 ; un autre clerc, Philippe de Thaon, renchérissait en lui dédiant son Bestiaire, qui décrit le monde animal, vrai ou supposé, en donnant la signification symbolique des mœurs ou des usages qu’il prête tant au lion qu’à la fourmi ou à la calandre fabuleuse.

Les deux premières œuvres en langage anglo-normand qui ont vu le jour à la cour d’Angleterre, sont donc nées sous l’égide d’une femme, une reine qui aura ainsi préparé les voies à l’admirable épanouissement que connaîtra la littérature « bretonne » sous le règne d’Aliénor d’Aquitaine. Celle-ci a trente ans lorsqu’elle prend pour époux en seconde noce Henri Plantagenêt qui recevra, un an après leur union, la courronne d’Angleterre en 1153, grâce à la ténacité de Mathilde, sa mère belliqueuse.

Les chartes d’Aliénor (p159 à p169)

Les dons officiels à des établissements religieux sont un des traits caractéristiques de l’époque : pour Aliénor, comme pour la plupart de ses contemporains, ils marquent chacune des étapes importantes de leur vie. D’autre part, Fontevraud, le bénéficiaire privilégié de ses libéralités, est le lieu qui, continûment, indéfectiblement, relie cette reine, toujours en mouvement, à son passé et à son avenir.

Fontevraud est lié à Aliénor d’Aquitaine par son grand-père, Guillaume IX d’Aquitaine : le plus connu de nos troubadours, poète prodigieusement doué, grand amateur de femmes, d’abord paillard et d’une sensualité débridée en poésie comme en prose, il s’était répandu en moqueries sur Robert d’Arbrissel et les foules qu’il drainait vers Fontevraud, où se côtoyaient grandes dames et protituées. Pourtant, peu à peu ébranlé par une ferveur qui gagnait jusqu’à sa propre femme Philippa et sa fille Audéarde, le poète licencieux avait changé de ton ; à la surprise générale, il avait fait don de la terre de l’Orbestier à un disciple de Robert, nommé Fouchier, sur ses propriétés entourant le château de Talmond, l’un des lieux de chasse préférés des ducs d’Aquitaine, puis avait fondé une abbaye, la Maison-Dieu de Saint-Morillon, ordre semi-chevaleresque et semi-religieux, ce qui était, en 1107, d’une grande originalité.

Ces deux donations (…) produisirent forte impression, venant de cet « ennemi de toute pudeur et sainteté », selon l’avis de Geoffroy le Gros, « de caractère bouffon et lascif […] vautré dans le bourbier des vices » pour Guillaume de Malmesbury, que néanmoins Orderic Vital trouve « audacieux, preux et de caractère extrêmement joyeux, surpassant les histrions les plus plaisants dans ses multiples plaisanteries ». (…)

Le revirement de cet insolent suzerain était donc de taille. Rita Lejeune, l’éminente médiéviste, professeur à l’université de Liège, l’a admirablement résumé : « Ce puissant seigneur, en effet, qui se distingue de ses contemporains par son irrévérence déclarée à l’égard de l’Église et de la religion, et qui s’amusa longtemps à afficher envers les femmes un libertinage cynique, commença d’abord par se gausser, dans ses cansos, des succès éclatants que l’esprit de Fontevraud exerçait dans son entourage féminin immédiat ; mais, après, il laissa transparaître, dans des poèmes étonnants de modernisme à leur époque, les symptômes d’un mysticisme mondain, et, bientôt, les signes éclatants d’une exaltation amoureuse où la femme soudain sublimée, se présentait comme la suzeraine dans le couple : l’amour courtois venait de s’affirmer… »

Aliénor, elle, perpétuait donc ce qui était devenu comme une tradition dans sa lignée en se rendant à Fontevraud ; avec elle l’attachement pour cette abbaye, dans laquelle la femme jouait un rôle éminent, va s’amplifier et s’accentuer au point de marquer toute sa vie de reine. (…) Entre 1155 et 1158, Aliénor installe un monastère de l’ordre de Fontevraud à Westwood en Angleterre dont elle est désormais reine. Vers 1162, Aliénor et son époux Henri II, qui partage son affection pour Fontevraud, approuvent les conventions passées entre le monastère et les habitants d’Angers au sujet du péage des Ponts-de-Cé qui est un lieu de grande circulation et donc de fort rapport. On note encore de nombreuses confirmations : 1164, celle d’un don de 35 livres fait directement sur les ressources de l’Échiquier (la Chambre des comptes des rois d’Angleterre) ; 60 livrées de terres prises sur le manoir de Leighton à Bedford ; le droit de foire concédé aux religieuses de Eaton appartenant à l’ordre de Fontevraud. Cette poussière de droits et concessions qui fait alors la trame de l’existence quotidienne des collectivités comme des particuliers, tout infimes qu’ils nous paraissent, n’en font pas moins vivre une foule de gens. (…)

Régine Pernoud développe ensuite l’ensemble des évènements qui maillèrent l’existence plutôt mouvementée d’Aliénor d’Aquitaine ; celle-ci séjourna à plusieurs reprises à l’abbaye de Fontevraud, lieu bien-aimé d’elle, qu’elle soutint de ses dons tout le long de sa vie. Son beau gisant aujourd’hui encore y demeure animant l’abbaye de sa présence. Un autre livre intitulé Aliénor d’Aquitaine de Régine Pernoud en fait une rétrospective plus complète.

6/ Les femmes et la vie sociale : le mariage

à suivre…

 


Un autre trait de l’époque sur lequel attire notre attention Régine Pernoud est le désir des hommes de plaire aux femmes. Par quels attributs ? Régine Pernoud nous relate ce qu’en disent les chroniqueurs de l’époque (p141-142).

« Du point de vue de la chronique, le malheureux, qui était affublé d’oignons et de durillons disgracieux, est surtout connu pour avoir lancé la mode des « pigaces », ces souliers à bout relevé, œuvre d’un certain Robert, attaché à la cour du roi d’Angleterre et qu’on surnomma aussitôt le « cornard » : c’était, avant la lettre, les chaussures à la poulaine dont la mode sévit de nouveau au XVe siècle : le bout des souliers démesurément allongé et rempli d’étoupe, se recourbe comme une corne de bélier. Orderic Vital estime semblable usage comme extravagant et aussi répréhensible que la mode des longs cheveux importés alors d’Angleterre. Il stigmatise toute une jeunesse turbulente qui s’abandonne à la mollesse féminine, précisément pour mieux séduire les femmes : « Autrefois ne portaient barbe et cheveux longs que les pénitents, les captifs, les pèlerins […] à présent ce sont presque tous les gens du peuple qui vont cheveux en cascade, barbus à souhait […] ils se frisent les cheveux au fer, ils couvrent leur tête d’un turban, sans bonnet… ». (…) « Ce qu’autrefois les gens honorables auraient jugé parfaitement honteux… est considéré aujourd’hui comme pratique hautement honorable. » (…) Ce qui est nouveau : le goût de plaire aux femmes. Et de leur plaire en adoptant des critères féminins de séduction : recherche et raffinement dans le vêtement et la coiffure, attrait pour tout ce qui peut parer et embellir ; une sorte de coquetterie généralisée, dictée par celles dont on souhaite attirer les regards.

Orderic Vital n’est pas seul à relever ce trait nouveau de société. On lit les mêmes reproches sous la plume de Malmesbury, qui blâme vivement les chevaliers de l’entourage de Henri Ier Bauclerc parce qu’avec leurs cheveux flottants ils semblent vouloir rivaliser avec les femmes. (…) »

https://blogs.mediapart.fr/noelle-sanz/blog/270918/la-femme-aux-temps-des-cathedrales-deuxieme-partie-4

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Le graduel d Alienor de Bretagne de A à Z.

The Gradual of Eleanor of Brittany. Ensemble Organum – The Gradual of Eleanor of Brittany. Larissa of Crime ( Données communiquées via la page FB d’Antoine Font)

https://www.youtube.com/watch?v=hEw9XUhuZ80&feature=share

Et pour en savoir plus :

Données encyclopédiques

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2013/10/21/g-le-graduel-de-fontevrault-comme-si-vous-le-possediez/

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2017/11/05/a-la-bfm-de-limoges-un-tresor-elabore-vers-1260-le-graduel-de-fontevraud/

Données particulières

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2015/09/26/26-septembre-2015-le-graduel-de-fontevraud-a-lhonneur-en-labbaye-royale/`

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2015/11/09/la-page-facebook-limousin-medieval-promeut-le-graduel-de-fontevrault/

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2014/01/17/bfm-limoges-24-mai-2014-le-graduel-de-fontevraud-un-chef-doeuvre-denluminure/

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2013/05/18/g-biblographie-discographie-concernant-le-graduel-de-fontevrault-bfm-de-limoges/

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L’Abbaye de Fontevraud se pare d’habits neufs pour la journée du 16 septembre 2018.

L'abbaye Royale

Conférence-visite de Florian Stalder, Conservateur du Patrimoine au Conseil régional des Pays de la Loire.

L’Inventaire général, par son approche d’ensemble d’un territoire, permet de mettre en relation des éléments patrimoniaux afin d’en proposer une nouvelle lecture. La recherche avance à Fontevraud…

Cycle Athénaïs et Gabrielle de Fontevraud à Oiron

Nommée en 1670 par Louis XIV, Gabrielle de Rochechouart est l’une des abbesses les plus marquantes de l’Histoire de Fontevraud. À quelques kilomètres, dans le Château d’Oiron, une figure féminine majeure du XVIIe siècle a également laissé son empreinte : Athénaïs de Montespan. Le Château d’Oiron et l’Abbaye Royale de Fontevraud vous proposent de découvrir l’histoire de ces deux soeurs dans des conférences et des visites thématiques qui se font écho.

Dates et horaires à découvrir sur :
http://www.fontevraud.fr et sur http://www.chateau-oiron.fr 

Réservation uniquement par téléphone au 02 41 51 45 11 / Nombre de places limitées.

LE 16 SEPTEMBRE 2018 /

HORAIRES : 15H00TARIF : GRATUIT
PUBLIC : ADULTELANGUE :

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Retour aux sources pour l’assemblée générale des Prieurés fontevristes (APF) en juin 2018.

                                          Une des merveilles du monde monastique européen , l’Abbaye royale de Fontevraud.

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2018/05/31/decouvrez-lassociation-des-prieures-fontevristes-en-labbaye-royale-de-fontevraud-le-vendredi-22-juin-2018/

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Mesdames, filles de Louis XV et de Marie Leszczynska font de la musique en l’Abbaye royale de Fontevraud

Page FB   https://www.facebook.com/groups/195086984204929/permalink/281345865579040/                                                                                                                    Bernard Muscat19 août 2016.

Mesdames de France musiciennes

par Plume d’histoire | Classé dans : Fêtes, arts et création, Têtes couronnées au quotidien, XVII et XVIIIème siècles | 6

La musique participe presque obligatoirement à l’éducation d’une princesse, au même titre que la danse ou le chant. Dans le cas de Mesdames, filles de Louis XV et Marie Leszczynska, la musique va prendre une place particulière.

Pour au moins quatre des six filles du couple qui atteindront l’âge adulte, Henriette, Adélaïde, Victoire et Sophie, la musique devient un véritable « dérivatif au néant de leur existence », une activité qui justifie la vie tristement vaine et monotone de ces princesses.

La passion des filles de France

Mesdames sont plongées dès leur plus tendre enfance dans cet univers artistique. Si Louis XV n’est guère sensible qu’aux sonneries de chasse et aux marches militaires, leur mère Marie Leszczynska est une grande amatrice de musique.

Elle initie ses filles et son fils, tient à les voir jouer d’un instrument. Nul besoin d’insister, les fillettes sont conquises. Si elles prennent vite en horreur la danse, elles marquent tout de suite une prédilection pour la musique, « la passion des filles de France ».

Lorsque Mesdames Victoire, Louise et Sophie sont envoyées à Fontevrault par le cardinal de Fleury pour des raisons d’économie, leurs parents s’assurent qu’elles puissent poursuivre leur formation musicale. Louis XV, bien au fait de l’intérêt manifesté par ses filles en la matière, leur envoie un clavecin : on installe l’instrument dans une pièce spécialement réservée.

Au retour des trois exilées en 1750, la fratrie est au complet.

Mesdames de France. Un groupe particulier

Cette appellation de « Mesdames » resta dans l’histoire en raison des circonstances généalogiques, politiques et stratégiques particulières qui firent rester à la cour de France sept des huit filles que Louis XV avait eu de Marie Leszczynska, et encore l’aînée – bien que mariée – mourut à la cour pendant un séjour prolongé auprès de sa famille, à savoir :

Un destin particulier

Pour faire l’économie de leur entretien à la cour et certainement aussi pour ne pas laisser trop d’influence à la reine qu’une large descendance à ses côtés aurait pu conforter, les quatre dernières de ces princesses furent élevées loin de la cour, dans l’abbaye de Fontevraudde 1738 à 1750, où elles passèrent leurs jeunes années avant de revenir à Versailles. Madame Sixième, baptisée plus tard Félicité, ne reverra pas Versailles et Madame Louise reviendra très marquée par la vie monacale qu’elle retrouvera plus tard au Carmel de Saint-Denis(1770).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mesdames

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