Archives de Catégorie: Département 45

BRETAGNE ( Marie de ). 25 éme Abbesse et Réformatrice de l’Ordre.

Dite la première réformatrice de l’Ordre, Marie de Bretagne fut la 25 éme abbesse de Fontevraud de 1457 à 1477. Ses Armoiries sont « d’hermine au lambel d’azur semé de fleurs de lys d’or. Née de Richard, comte d’Étampes, seigneur de Clisson (fils de Jean V, duc de Bretagne) et de Marguerite d’Orléans, Elle Était cousine de Louis XII et soeur du duc de Bretagne François II.

vers 1438 à Pierrre Mariée de Rieux, Maréchal de France, Elle devint veuve au cours de la même année, à quatorze ans. Elle rejoignit Alors sa mère à l’abbaye de Longchamps where Elle se fit remarquer par sa grande piété, fils par Dévouement en vers les Pauvres et les lépreux Qu’elle soignait elle-même; Son oncle Arthur III désireux de la faire abbesse de Fontevraud, le départ de obtint l’Abbesse Marie de Montmorency grâce à l’intervention de l’évêque de Condom, Guillaume d’Étampes, et aux bulles papales.

Devenue Abbesse à Trente trois ans, Marie confronté à la ruine des prieurés, et au relâchement des Principes amorça en 1459 sa reforme qui était une retour à la stricte observance de la règle. Mais le visage aux Résistances et après le difficile Chapître général de 1461, Elle se retira  Quelques religieuses au prieuré de la Madeleine d ‘Orléans ou elle lle inaugura en 1475 sa reforme, assistée d’une commission de l’ONU Nommée par le Pape Sixte IV.

Le 13 mars 1476, le Pape promulgua une  bulle déclarant Les Nouveaux statuts obligatoires verser visite l’Ordre à partir de l ‘année suivante.

232x158_3956_photo_image-9

Marie mourut le 19 octobre 1477, DANS LES fonctions, et FUT Inhumée les Réclamations des du Malgré Moniales de l’Abbaye de Fontevraud à la Madeleine d’Orléans where Elle Avait found refuge.

Le Mouvement de reforme AINSI AMORCE s’étendit sur Deux siècles et redonna à l’Ordre et spiritualité Prospérité.

Poster un commentaire

Classé dans Département 45

Ce que le dictionnaire monastique de l’Ordre de Fontevraud sait du Prieuré de la Madeleine (1113), Commune d’Orléans (45000)

 https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2013/07/17/m-2013-900-eme-anniversaire-de-la-fondation-du-prieure-de-la-magdeleine-lez-orleans/

 https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2013/07/10/v-des-vases-a-encens-deposes-dans-la-tombe-de-labbesse-de-lordre-de-fontevraud-marie-de-bretagne-au-prieure-la-madeleine-dorleans/

 https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/07/02/o-prieure-fontevriste-de-la-madeleine-a-orleans/

 https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2012/12/07/t-tentative-de-restaurer-la-vie-monastique-fontevriste-a-la-magdeleine-lez-orleans-45000-de-1803-a-1809/

 https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2015/11/12/gallica-met-en-ligne-novembre-2015-lhistoire-du-prieure-de-la-magdeleine-lez-orleans/           https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2014/09/01/v-telechargez-louvrage-de-luc-de-vauzelles-sur-le-prieure-de-la-magdeleine-lez-orleans/

NDLRB. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/09/19/s-une-stele-rue-des-charrieres-a-orleans-temoigne-du-souvenir-de-lancien-prieure-de-la-magdeleine/

Poster un commentaire

Classé dans Département 45

Rappel, grâce à des fouilles (1998-2007), de ce que fut le prieuré fontevristes de la Madeleine à Orléans.

3964_photo_image-1_1

PRIEURÉ DE LA MADELEINE – PONT DE L’EUROPE

A Orléans, Loiret, la construction du Pont de l’Europe, à l’ouest d’Orléans, a suscité plusieurs interventions archéologiques entre 1998 et 2007 sur la rive nord de la Loire.

Chronique de site

Prieuré de la Madeleine – pont de l’Europe

Date de publication

19 mai 2010

Dernière modification

18 mai 2016

Les résultats de ces opérations ont permis de mieux appréhender l’occupation humaine dans cette zone périphérique de la commune. 

UNE VOIE ANTIQUE

Jusqu’au VIIIe siècle de notre ère, l’activité reste quasiment absente sur ces parcelles situées sur le rebord nord du plateau dominant le lit majeur de la Loire. Seule une voie antique bordée de champs cultivés semble définir le paysage de ce secteur. Aucune trace d’urbanisation n’a été reconnue.

L’ÉTABLISSEMENT RELIGIEUX DU HAUT MOYEN ÂGE

Ce n’est qu’à partir du IXe siècle que la première occupation humaine est décelable dans cet environnement rural situé à 2 km des murailles de la ville. Elle se caractérise par la présence d’un important enclos reconnu sur trois côtés. Ouvert vers l’est, il regroupe un grand nombre de fosses, de trous de poteaux et quelques petits bâtiments excavés. La population occupant les lieux constitue certainement une modeste communauté monastique. 

Dans le courant du Xe siècle, les lieux connaissent des modifications et les structures antérieures sont abandonnées. Dans la partie orientale du site, quelques inhumations en cercueil non cloué ont été mises au jour ; elles semblent être disposées autour d’un éventuel lieu de culte. C’est probablement vers le milieu du Xe siècle qu’est érigée à cet endroit une église en pierre, dont la première mention connue dans les textes date de 1025. Quelques bâtiments environnants ont également été retrouvés.

LE GRAND CIMETIÈRE DES ÉTRANGERS

À la même époque, la moitié nord-ouest du site est occupée par un vaste espace funéraire limité au sud par un fossé, à l’ouest par une palissade et, au nord, par un axe de circulation, persistance de la voie antique. Les inhumations sont estimées, sur la surface explorée, à au moins 4 000 à 5 000 entre le Xe et le début du XIIe siècle. 

La fonction des lieux est précisée dans un texte du début du XIe siècle : il révèle la présence d’une structure hospitalière, à vocation d’accueil, tournée vers l’assistance et l’hospitalité des voyageurs et personnes de passage et de condition modeste. L’espace funéraire attenant à l’établissement correspond sans doute au cimetière des étrangers, défunts non orléanais ou pauvres n’ayant pas les moyens (ou le droit) de se faire inhumer dans les cimetières intra muros.

LE PRIEURÉ FONTEVRISTE

À partir de 1113 (1) , l’évêque d’Orléans cède les lieux à Robert d’Arbrissel, fondateur de l’ordre de Fontevraud, afin que ce dernier y établisse un important prieuré. La règle de Fontevraud a cette particularité de permettre l’accueil d’hommes et de femmes dans un même établissement, placé sous le contrôle d’une religieuse. 

La structure hospitalière est reprise par les moniales, qui effectuent plusieurs réaménagements et reconstructions jusqu’à la fin du XIIIe ou le début du XIVe siècle pour accueillir plus de soeurs. L’espace du prieuré est clairement séparé, avec des bâtiments réservés aux hommes au nord de l’église, et les bâtiments des moniales au sud. 

À partir du XIVe siècle, l’église est reconstruite, tandis que les bâtiments conventuels dévolus aux religieuses sont distribués autour d’un cloître.

DESTRUCTIONS, RECONSTRUCTIONS ET APOGÉE

En 1428, le siège d’Orléans par les Anglais entraîne la ruine et l’abandon de l’établissement monastique. La reconstruction débute vers 1460 grâce à l’abbesse Marie de Bretagne, qui rédige en ces lieux la réforme de la règle fontevriste. Décédée en 1477, elle est inhumée à l’intérieur de l’église dans un cercueil de plomb armorié, retrouvé en 1999 (2). 

Cette période est une des plus brillantes du prieuré, car c’est à partir de lui que la réforme de l’ordre se diffuse dans les autres monastères (3) . 

Le prieuré subit de nouvelles destructions lors des troubles huguenots (protestants) entre 1562 et 1568, et les religieuses désertent les lieux jusqu’en 1597. L’ultime reconstruction débute vers 1604 et s’achève en 1623, mais l’organisation des bâtiments ne diffère que très peu de celle de la période précédente.

LA LAÏCISATION À LA PÉRIODE CONTEMPORAINE

En 1792, la communauté religieuse est expulsée et le prieuré vendu comme Bien National. Son démantèlement définitif intervient entre 1799 et 1805. (4)

Au début du XIXe siècle, les lieux sont revendus à des entrepreneurs locaux avant de devenir la propriété privée de la famille de Vauzelles. Cette dernière établit sa demeure dans un des rares bâtiments non détruits de l’établissement monastique. En 1870, Ludovic de Vauzelles (5) mène une campagne de fouille permettant de retrouver le choeur de l’église utilisée entre le XIVe et le XVIIIe siècle. 

Durant le XXe siècle, après une revente, une scierie est établie sur les lieux, avant d’accueillir un supermarché dans les années 1980. (6)

Philippe Blanchard

http://www.inrap.fr/prieure-de-la-madeleine-pont-de-l-europe-4365


Ce que le dictionnaire monastique de l’Ordre de Fontevraud sait du Prieuré de la Madeleine (1113), Commune d’Orléans (45000)

(1) NDLRBhttps://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2013/07/17/m-2013-900-eme-anniversaire-de-la-fondation-du-prieure-de-la-magdeleine-lez-orleans/

(2) NDLRBhttps://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2013/07/10/v-des-vases-a-encens-deposes-dans-la-tombe-de-labbesse-de-lordre-de-fontevraud-marie-de-bretagne-au-prieure-la-madeleine-dorleans/

(3) NDLRB. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/07/02/o-prieure-fontevriste-de-la-madeleine-a-orleans/

(4) NDLRB. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2012/12/07/t-tentative-de-restaurer-la-vie-monastique-fontevriste-a-la-magdeleine-lez-orleans-45000-de-1803-a-1809/

(5) NDLRB. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2015/11/12/gallica-met-en-ligne-novembre-2015-lhistoire-du-prieure-de-la-magdeleine-lez-orleans/                                                                                                                                                                  https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2014/09/01/v-telechargez-louvrage-de-luc-de-vauzelles-sur-le-prieure-de-la-magdeleine-lez-orleans/

 (6) NDLRB. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/09/19/s-une-stele-rue-des-charrieres-a-orleans-temoigne-du-souvenir-de-lancien-prieure-de-la-magdeleine/

Poster un commentaire

Classé dans Département 45

Gallica met en ligne ( Novembre 2015) l’histoire du prieuré de la Magdeleine-lez-Orléans

Histoire du prieuré de la Magdeleine-lez-Orléans, de l’ordre de Fontevraud
Gallica – Bibliothèque nationale de France
Histoire du prieuré de la Magdeleine-lez-Orléans, de l’ordre de Fontevraud : avec pièces justificatives… / par Ludovic de Vauzelles,… — 1873 — livre.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2048635.r=

3 Commentaires

Classé dans Département 45

-C- Chateaubriand fait l’éloge de L’ORDRE de FONTEVRAULT dans le GENIE DU CHRISTIANISME ( Notice du 8 février 2013 refondue le 28 janvier 2015)

 Fontevrault ( écrit de façon contemporaine : Fontevraud) fut une véritable colonie établie par Robert d’Arbrissel dans un pays désert, sur les confins de l’Anjou et de la Bretagne. Des familles entières cherchèrent un asile sous la direction de ces Bénédictins il s’y forma des monastères de veuves, de filles, de laïques, d’infirmes et de vieux soldats. Tous devinrent cultivateurs, à l’exemple des Pères, qui abattaient eux-mêmes les arbres, guidaient la charrue, semaient les grains et couronnaient cette partie de la France de ces belles moissons qu’elle n’avait point encore portées.

Les infirmeries Saint-Benoît de Fontevraud vues de la colline dominant le Prieuré saint Lazare

Le chevet de l’Abbatiale Sainte Marie de Fontevraud

  La colonie fut bientôt obligée de verser au dehors une partie de ses habitants et de céder à d’autres solitudes le superflu de ses mains laborieuses. Raoul de la Futaye, compagnon de Robert, s’établit dans la forêt du Nid-du-Merle , et Vital ( NDLRB . dit Vital de Savigny , autre bénédictin, dans les bois de Savigny – 50640). La forêt de l’Orges, dans le diocèse d’Angers, Chaufournois ( 37360. Rouziers de Touraine) , aujourd’hui Chantenois, en Touraine  ( NDLRB : Orthogrape actuelle, L’encloître en Chaufournais); Bellay, dans la même province ; la Puie, en Poitou (86260) ; l’Encloître (86140), dans la forêt de Gironde ( NDLRB : Orthogrape actuelle, Lencloître) ; Gaisne(86420), à quelques lieues de Loudun ; Luçon( NDLRB . Tusson ? 16390,) dans les bois du même nom ; la Lande, dans les landes de Garnache ; la Madeleine (NDLRB . Orléans -45000-) , sur la Loire ; Bourbon, (NDLRB. Orthographe actuelle,  Boubon- CUSSAC 87150) en Limousin ; Cadouin, en Périgord(24480) ( NDLRB. Ce prieuré a cessé asez  vite d’être  une ilmplantation fontevriste)  ; enfin Haute-Bruyère( Saint-Rémy-l’ Honoré (78690), près de Paris, furent autant de colonies de Fontevrault, et qui pour la plupart, d’incultes qu’elles étaient, se changèrent en opulentes campagnes.François-René de Chateaubriand
Extrait du Génie du christianisme (paru en 1802)http://savignyenveron.free.fr/Fontevraud.htm

Et aussi .

http://fr.wikisource.org/wiki/Génie_du_christianisme/Partie_4/Livre_6/Chapitre_VII

Poster un commentaire

Classé dans Abbaye royale de Fontevraud, Département 16, Département 24, Département 37, Département 45, Département 49 (a), Département 50, Département 78, Département 86, Département 87, Vie du Blog

-A- Table des matières du Bulletin de l’Association des prieurés Fontevristes (APF) N° 3 de décembre 2014 –

  • Par  décision  de l’AG  de l’APF  tenue au prieuré d’ Orsans (18170. Maisonnais) le  vendredi  16mai  2014 ,
  • il a  été  décidé que toute adhésion donnant  droit à un exemplaire de  chaque  bulletin,
  • toute  commande supplémentaire de  bulletin  par un adhérent  ou un non adhérent  sera  facturée 5 € plus 2 € de frais d’envoi (par exemplaire)
  • Chêque à mettre à l’ordre de l’ « APF » et à poster à l’adresse suivante :  APF Prieuré de LONGEFONT 36800 OULCHES
  • APF3117

Poster un commentaire

Classé dans Association des Prieurés Fontevristes (APF), Département 36, Département 45, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 87, Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble, Prieurés Fontevristes

-V-Téléchargez l’ouvrage de Luc de Vauzelles sur le prieuré de La Magdeleine Lez Orléans

Ludovic de Vauzelles. Histoire Du Prieure de La Magdeleine Lez Orleans de L’Ordre de Fontevraud (1873)

https://docs.google.com/document/d/10p5IgGiSaCSaf7V0NimnDb-YQDybmtJaFd9b1NJLGgY/edit?pli=1

2 Commentaires

Classé dans Département 45

La chevelure cuivrée (?) de la 25 éme Abbesse Marie de Bretagne (1457-1477) .

23 janvier 2014, par Nicolas Constans

Au départ il y a une tombe du Moyen-âge sur laquelle bute une pelleteuse, un jour de neige à Orléans, en 1999. Cette tombe, c’est celle d’un abbesse, Marie de Bretagne, morte quinquagénaire, en 1477. Une femme de tête, qui régnait sur l’abbaye de Fontevraud et engagea une vaste réforme de cet ordre monastique, malgré une vive opposition. Du temps de sa splendeur, cet ordre était l’allié indéfectible des Plantagenêts : dans l’église de l’abbaye, prés  de Saumur , sont enterrés notamment deux rois d’Angleterre, Richard Cœur de Lion, Henri II et la femme du second, Aliénor d’Aquitaine.

Mais à vrai dire, ce n’est pas la vie pieuse de cette abbesse qui a intrigué des chercheurs français. Non, ce sont ses mèches de cheveux. Car leur préservation est exceptionnelle, et saute immédiatement aux yeux des archéologues. Elle surprend également les spécialistes qui les examineront, plus tard, au microscope. Soumettant ces mèches à des tests sophistiqués, au synchroton  de Grenoble ,  notamment, ils s’aperçoivent que toute l’organisation très élaborée des molécules de kératine est préservée, jusqu’au niveau des atomes. La chevelure de l’abbesse ne fait vraiment pas son âge.

Difficile de comprendre un si bon état après des siècles dans la terre orléanaise. Car habituellement, les archéologues n’observent ce genre de préservation que dans des conditions climatiques extrêmes. Par exemple les momies incas des sommets des Andes, ou celles des déserts égyptiens, ou encore les morts conservés dans la tourbe en Europe du nord. Dans un climat tempéré comme celui de la France, les champignons, bactéries et autres insectes amateurs de kératine n’en laissent en général pas grand-chose.

Alors les spécialistes sont allés faire une autre mesure. Et c’est elle qui leur a fourni la clé de l’énigme. Ils ont analysé de minuscules échantillons de ces cheveux dans un autre synchrotron, au sud de Paris Ce qui a permis de détailler le contenu de ces cheveux, leur composition chimique. Les résultats étaient surprenants. Trois substances avaient des teneurs anormalement élevées : le plomb, le calcium et le cuivre.

Pourquoi ? Pour les deux premiers, c’était facile. Marie de Bretagne était inhumée dans un cercueil en plomb, qui, après des siècles de précipitations, avait forcément un peu fui. Quant au calcium, il venait probablement des eaux calcaires de la Beauce, que l’abbesse avait sûrement bues et qui ont pu aussi imprégner son cadavre.

Mais le cuivre ? Sa teneur était vraiment très élevée. Au point d’évoquer un empoisonnement, à l’instar de l’hypothèse, peu convaincante jusqu’à présent, d’un empoisonnement de Napoléon à l’arsenic. Dans le cas de l’abbesse, il n’y aurait pas lieu, a priori, d’imaginer une conspiration maléfique, mais plutôt une intoxication alimentaire, due à la vaisselle en alliage de cuivre, très prisée au Moyen-âge.

Mais ici, ça ne tient pas. Car les concentrations relevées dans la chevelure de Marie de Bretagne sont beaucoup trop hautes. Elles sont plus de vingt fois supérieures à celles de patients empoisonnés au cuivre. Le corps de l’abbesse n’aurait pu emmagasiner de telles quantités de cuivre : elle serait morte bien avant.

Seule solution, que le cuivre ait imprégné les cheveux après la mort de l’abbesse. Mais d’où pouvait-il venir ? Il n’y avait rien dans le cercueil. Oui, mais la vie de cette tombe n’a pas toujours été un long fleuve tranquille.

En 1562 éclate la première des guerres de religion entre catholiques et protestants français, suivie de deux autres en 1567-68. Fief des huguenots, Orléans est assiégée. Le prieuré où se trouvait la tombe est brûlé et pillé. Un peu moins d’un siècle plus tard, des ouvriers qui refont le plancher du prieuré retrouvent la tombe de l’abbesse. Ils l’ouvrent, et s’étonnent de n’y trouver que quelques os. Ils les rassemblent et les inhument à nouveau.

La tombe avait-elle été profanée par des huguenots vengeurs, ou pillée ? Une chose est sûre, elle a été ouverte et en partie vidée. Pris d’un doute, les archéologues demandent alors l’autorisation de réexaminer ce qui avait été trouvé en 1999. Et là, surprise : ils découvrent quelques restes à base de cuivre. Il y a une sorte de petit rivet, accroché à un fragment du vêtement de l’abbesse, ainsi que des petits morceaux près de mèches de cheveux. Les restes, peut-être, d’ornements plus importants − boucles, épingles, etc. − qui ornaient la coiffe de l’abbesse. S’oxydant, ces parures auraient progressivement suinté un petit peu de leur cuivre sur les cheveux.

9-cheveux-cuivre

Cheveux de Marie de Bretagne, entremêlés de petits morceaux d’un métal à base de cuivre (en vert) −Philippe Blanchard/Inrap

Ce qui expliquerait du coup pourquoi les cheveux avaient été si bien conservés. Le cuivre est en effet un poison pour nombre de micro-organismes. Il freine donc la dégradation des organes et tissus où il se trouve. Ici, son effet se serait conjugué à la protection qu’offrait le cercueil en plomb.

Quant à la chevelure de l’abbesse, impossible hélas de savoir si elle était cuivrée.

http://archeo.blog.lemonde.fr/2014/01/23/la-chevelure-cuivree-de-labbesse/

Poster un commentaire

Classé dans Département 45, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble

Aurélie Schnel. Master d’histoire de l’art (2011) consacré au Prieuré fontevriste de Relay (37200. Pont-de-Ruan)


Le prieuré de Relay, un prieuré fontevriste en Touraine / Aurélie Schnel ; sous la dir. de Alain Salamagne. – Tours : Université François Rabelais, 2011. – 2 vol. (114-202 p.) : vol. 2 ill., annexes ; 30 cm. – Master : Histoire de l’art : Tours : 2011

Auteur(s)

Schnel Aurélie

Sujet(s)

architecture
ARCHITECTURE ART ET DECOR ; RELIGION
PRIEURE ; BENEDICTINS ; TOPOGRAPHIE ; ORGANISATION DE L’ESPACE ;CONSTRUCTION ; ELEMENT ARCHITECTURAL
INDRE-ET-LOIRE ; PONT-DE-RUAN
12e siècle (1ère moitié) ; Epoque moderne ; Moyen-Age ; Moyen-Age classique; Période récente ; bas Moyen-Age

–>

DRAC Centre ; SRA

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/malraux_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=MATR&VALUE_98=%20ELEMENT%20ARCHITECTURAL&NUMBER=17&GRP=0&REQ=%28%28ELEMENT%20ARCHITECTURAL%29%20%3aMATR%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=50&DOM=All

Poster un commentaire

Classé dans Département 37, Département 45

-C-Le Prieuré de Chaumontois, commune de Montereau (45260)

Pour  se rendre à l’emplacement  du Prieuré

Point8 : Rejoindre A 10 (Paris-Orléans) Route à péage

Point9 : Prendre la sortie 14 vers Le Mans/Montargis/Fleury-les-Aubrais/Saran/Orlêans/Pôle 45

Point10 : Rejoindre D2701

Route avec sections à péage

Point11 : Prendre la sortie en direction de E60/Montargis/Nevers/Fontainebleau/Fleury-les-Aubrais

Point12 : Rejoindre D520

Point13 : Continuer sur Tangentielle Est

Point14 : Continuer sur D2060

Point15 : Prendre la sortie D921 en direction de Fay-aux-Loges

Point16 : Prendre à gauche sur D921

Traverser le rond-point

Point17 : Continuer sur D9

Point18 : Prendre à droite sur Route de la Courie

Votre destination se trouvera sur la droite

http://www.weekisto.fr/dept/maine-et-loire-49/abbaye-de-fontevraud-histoire.php

Ce prieuré  fut  fondé  sous Pétronille de Chemillé au diocése de Sens. Les religieuses de la Madeleine d’Orléans à l’époque au nombre de 135 essaimèrent en ce lieu, relevant de la paroisse de Montereau, sis en forêt d’Orléans ,que le roi Louis VI leur avait donné en 1123. Ce roi  y séjourna à Chaumontois en 1131. Puis en 1163, Louis VII fit  don aux moniales du tiers de la dîme qui lui était fourni à Lorris

http://books.google.fr/books?id=ssNCAAAAYAAJ&pg=PA94&lpg=PA94&dq=chaumontois+fontevrault&source=bl&ots=1DlTVB7iOh&sig=MsZxup4i-9X1r3JfC7tGGGcRSJU&hl=fr&sa=X&ei=MpNeUqWqN8Oh0QWY3YDACg&ved=0CD0Q6AEwAw#v=onepage&q=chaumontois%20fontevrault&f=false

Situé sur la commune de Montereau, l’abbaye construite au XIIème siècle est aujourd’hui disparue. Aux limites des parcelles 142 et 143 de la forêt domaniale d’Orléans, elle est accessible par le Sentier des Sources depuis le Carrefour de la Résistance  ou le Carrefour du Signal – où se trouve le Haut du Turc, anciennement, le Mont Hercule (172m) – reliés entreeux par la route forestière (RF) du Viverot.

En 1640 Marie de Bretagne, 26  abbesse de Fontevrault fait restaurer la ferme de l’Abbaye. http://safo.asso.fr/files/Abbayes_du_08-Chaumontois_Fiche_de_balade_19__4_08.pdf

 Anciennement Monstreal dù à la présence d un monastère de l’ordre de Fontevrault à Chaumontois

http://monument.pagesperso-orange.fr/Ville/Montereau.html

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.monasticmatrix.org/monasticon/chaumontois&prev=/search%3Fq%3Dmontereau%2Bchaumontois%26safe%3Doff%26client%3Dsafari%26rls%3Den

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Département 45