Archives de Catégorie: Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Faut-il construire un échangeur supplémentaire sur l’A 85 pour desservir l’Abbaye royale de Fontevraud ? Peut-être pas.

Brain-sur-Allonnes. Le projet d’échangeur de l’A85 est-il encore pertinent ?
Mise en ligne le : 14/01/2022 | Il y a 0 commentaire
Voici une question qui anime l’est du territoire du Maine-et-Loire. Prévu depuis plus de 30 ans, le projet d’échangeur de l’A85 à Brain-sur-Allonnes divise les communes dont beaucoup se demandent aujourd’hui s’il est encore pertinent.

Voici un dossier qui fait du bruit depuis plusieurs années. Depuis 2018 exactement (relire notre article), l’échangeur de l’A85 au niveau de Brain-sur-Allonnes. Cette sortie de l’autoroute est en effet prévue depuis la création de celle-ci. Le dossier n’est donc pas vraiment nouveau et de nombreuses choses sont déjà prévues. En effet, cet échangeur est déjà financé par Vinci Autoroutes de longues dates et les terrains nécessaires sont d’ores et déjà acquis. Par ailleurs, une étude d’impact est programmée pour 2022 et une mise en service de cet échangeur est envisagée pour 2025. L’objectif de cette sortie est de permettre de rallier plusieurs sites plus facilement comme l’Abbaye de Fontevraud ou le Center Parc des Trois-Moutiers près de Montreuil-Bellay. Cela permettrait de proposer une sortie supplémentaire entre Vivy et Bourgueil, puisque celui-ci se trouverait à 10km de ces deux sorties. En 2018, les 7 communes du SIVM (Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple) du Pays Allonnais* avaient alors affirmé leur intérêt pour la réalisation de cet échangeur « qui bénéficiera, au-delà du territoire de proximité et du Saumurois, aux bassins de vie du Bourgueillois et du Chinonais », avaient-ils déclaré. Mais depuis les choses ont changé.

Une question qui divise

Si du côté de Brain-sur-Allonnes on montre un enthousiasme certain, le conseil municipal s’étant très majoritairement positionné favorablement car cela serait un levier de développement majeur pour la commune avec un accès direct à l’autoroute, ce sentiment n’est pas partagé par tous. La question se pose également du franchissement de la Loire et de l’engorgement des communes traversées. Si l’idée de cet échangeur est de faciliter le trafic et l’arrivée de touristes, cela devrait mécaniquement entraîner une augmentation du trafic routier. Le 15 novembre dernier, la commune de Varennes-Sur-Loire s’est prononcée lors d’un conseil municipal pour répondre à un avis consultatif sur ce projet d’échangeur qui arrivait à terme en cette fin d’année 2021. Après avoir pesé les pour et les contres, les élus ont délibéré à 16 voix contre, 1 pour et 2 blancs que ce projet apporterait plus de nuisances que de bienfaits. En effet, si l’échangeur est situé sur le territoire de Brain-sur-Allonnes, il se trouve beaucoup plus près de Varennes-sur-Loire. Dans un courrier adressé aux maires du secteur concerné, à la présidente du département et au président de l’agglomération le maire de Varennes-sur-Loire, Gilles Talluau, indique : « Conscient des enjeux économiques pouvant résulter d’une sortie d’autoroute et qui renforcerait l’attractivité du territoire, j’ai exposé le pour et le contre. Toutefois les conseillers municipaux ont surtout argumenté sur les nuisances apportées par l’augmentation du trafic routier dans le bourg, avec des retombées économiques qui leur paraissent faibles. Ils ont également fait remarquer que la construction d’un échangeur nécessiterait une emprise foncière trop importante sur les prairies agricoles. »

Le véritable atout de Varennes : la tranquillité

Joint par la rédaction le maire de Varennes argumente : « C’est un sujet qui partage les communes. À mon sens, il s’agit là d’un projet un peu daté qui n’a plus vraiment de sens aujourd’hui. Le projet est prévu depuis 30 ans à l’époque où l’Abbaye n’était pas le lieu touristique qu’il est aujourd’hui. À ce jour, cet investissement me semble lourd sur l’aspect financier, mais aussi environnemental. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? L’autoroute est déjà dotée de deux sorties à Bourgueil et Vivy, à 10km chacune de celle prévue à Brain-sur-Allonnes. Par ailleurs, il me semble que l’augmentation du trafic routier n’entraînerait pas d’intérêt pour les commerces de la commune qui fonctionnent déjà très bien. Il me semble que ce qui fait l’atout de notre commune est la tranquillité, la facilité de stationnement et la sécurité. Enfin, la création d’une sortie entraînerait un chantier d’envergure qui me semble indispensable pour absorber et sécuriser le trafic : la création d’un nouveau pont entre Varennes et Montsoreau ou l’élargissement de celui existant. Là encore, cela représenterait un coût énorme, pour quelles retombées véritables ? Il me parait souhaitable aujourd’hui d’abandonner ce projet. » Mais abandonner ne semble pas si évident, puisque dans le cahier des charges de l’autoroute, il était prévu une sortie à Brain-sur-Allonnes, obligeant Vinci à la créer au risque de devoir payer des indemnités à l’Etat. « Ce sera une discussion que Vinci et l’Etat devront avoir, puisque la commune d’Ingrandes en Touraine souhaiterait elle une sortie, peut-être qu’un arrangement peut être trouvé », poursuit-il.

Des positionnements mitigés

D’autres communes concernées ont également rendu leur verdict, notamment la commune de Montsoreau, commune sur laquelle se trouve le pont pour franchir la Loire et qui serait directement impactée par ce trafic. Cet échangeur apporterait en effet à la commune un flux intéressant de voitures et touristes favorables aux commerçants, artisans, hôteliers, restaurateurs… Mais quid du franchissement du pont particulièrement étroit qui serait peu propice à supporter un trafic intense, notamment pour les véhicules les plus larges. À Fontevraud la question est autre. Cet échangeur serait en effet en partie créé pour faciliter l’accès à l’Abbaye et augmenter le nombre de visiteurs. Or le site historique et culturel accueille d’ores et déjà 250 000 visiteurs chaque année et la commune arrive à saturation en termes de logistique, de trafic routier et de stationnement.

La présidente du Département contre également

De son côté, la présidente du Département de Maine-et-Loire a fait entendre son désaccord en adressant un courrier au Premier ministre, Jean Castex. La présidente précise qu’elle s’inscrit dans la droite ligne de son prédécesseur Christian Gilet qui avait déjà alerté les ministères de la transiiton écologique et des Transports sur ce sujet. Elle estime que ce projet est « disproportionné » et rappelle que celui-ci a été prévu il y a 30 ans et ne serait certainement pas « pertinent » aujourd’hui. Elle souligne également que cela impliquerait la création d’un « nouveau franchissement sur la Loire », et donc un investissement majeur pour le Département, « sans évoquer le recalibrage du réseau départemental ». Elle s’inquiète enfin de l’impact environnemental, rappelant « l’abandon de projets disproportionnés », comme Notre-Dame-des-Landes, l’élargissement du contournement nord d’Angers…

  • Allonnes, Brain-sur-Allonnes, la Breille-les-Pins, Neuillé, Varennes-sur-Loire, Villebernier, Vivy.

http://saumur-kiosque.com/article.php?id_actu=73016

1 commentaire

Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Tracé ( en pourpre) de l’église Saint Jean de l’Habit sur un plan de l’ancien cimetière de Fontevraud datant de 1813.

https://gertrude.paysdelaloire.fr/dossier/cimetiere-rue-saint-jean-de-l-habit-fontevraud-l-abbaye/4a2ca08d-840f-44f0-af79-de701850578a/illustration/0

Poster un commentaire

Classé dans Abbaye royale de Fontevraud, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Prieurés Fontevristes

Les Bénédictines du Calvaire filles  » illégitimes » des Fontevristes.

Le monastère Notre-Dame a accueilli le public, dimanche. Les sœurs proposaient des visites guidées des lieux de vie, de prière et de travail des moniales. Les visiteurs ont ainsi pu découvrir le monastère, l’église mais aussi la fabrique d’Eau d’émeraude, un élixir aux multiples bienfaits dont les sœurs gardent le secret. 

Daniel-Odon Hurel, historien et chercheur au CNRS, spécialiste de la tradition bénédictine, sœur Marie-Caroline, mère prieure et Bérénice du Faÿ, journaliste, ont également présenté le livre du colloque de la fondation racontant les 400 ans d’histoire de la congrégation des bénédictines Notre-Dame du Calvaire. Ils ont retracé les moments clés.

L’origine de cette famille monastique remonte à saint Benoît, mais aussi à Robert d’Arbrissel qui, en 1109, fonde un ordre à Fontevraud. Au début du XVII e siècle, Madame d’Orléans*, cousine d’Henri IV est sommée par le Pape Paul V de quitter le monastère des Feuillantines de Toulouse, et d’aller réformer l’abbaye de Fontevraud. Après de vaines tentatives et de multiples épreuves, elle refuse l’abbatiat et, aidée du père Joseph du Tremblay, conseiller de Richelieu, quitte l’ordre de Fontevraud et fonde à Poitiers en 1617 les bénédictines de Notre-Dame du Calvaire.

https://www.larep.fr/bouzy-la-foret-45460/actualites/le-monastere-ouvre-le-livre-de-son-histoire_13980191/

Poster un commentaire

Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 86

Puzzles. Reconstituez le chevet de l’Abbatiale Sainte Marie de Fontevraud.

      Plusieurs modèles sont  proposés à votre sagacité  des plus simples ( 6 , 8, 12, 18, 24, )  aux plus   ardus (35, 40, 54, 60, 84, 104,126, 150, 216, 260) . Vous risquez même d’y perdre  votre latin, ce  qui serait un comble pour une abbaye médièvale,  avec les propositions  de puzzles en  308, 400 ; 504, 600 , 1040 pièces

    S’agissant  de puzzles présentant  un très grand nombre de pièces , patientez  car l’affichage de l’aire de jeux prendra parfois un peu de temps.

https://www.e-puzzles.fr/puzzle-v2/full.php?url=281942-abbaye-de-fontevraud.html

Jean de l’Habit.

Poster un commentaire

Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Retrait de l’oeuvre de Claude Lévêque du haut dortoir de l’Abbaye royale.

      L’oeuvre du sculpteur « abuseur » Claude Lévêque n’est plus exposée à l’Abbaye Royale de Fontevraud

       L’oeuvre magistrale « Mort en été » de Claude Lévêque  http://claudeleveque.com/fr/section/biobiblio/biographie,                                                      acquise en 2012 par l’association Centre culturel de l’Ouest (qui est subventionnée à plus de 80% par la Région des Pays de la Loire), et exposée depuis à l’Abbaye Royale de Fontevraud, va être retirée de l’exposition permanente jusqu’à ce que la justice fasse la lumière sur les accusations de « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans » dont fait l’objet son auteur depuis le 10 janvier dernier.

L’oeuvre « Mort en été » de Claude Lévêque exposée dans Haut Dortoir de l’Abbaye de Fontevraud  (Voir  ci-dessous)

« Cette décision s’impose pour protéger la réputation de l’Abbaye Royale de Fontevraud dont la Région a la charge mais surtout, et c’est beaucoup plus important, pour marquer notre soutien et notre respect envers les victimes présumées. Ce que nous voulons leur dire à travers cette décision, c’est : on vous croit et on vous soutient. Il s’agit bien sûr d’un acte symbolique à l’heure où les musées sont encore fermés, mais les symboles sont aussi là pour dire que l’impunité est terminée. » déclare Christelle Morançais, présidente de la Région des Pays de la Loire.

Claude Lévêque, le plasticien accusé de viols sur mineurs

Après de longues années de déni, le sculpteur, Laurent Faulon sort du silence. Dans un entretien livré au Monde dimanche 10 janvier, ce dernier revient sur les “abus sexuels” qu’il aurait subis de la part du plasticien Claude Lévêque, pendant son adolescence. Personnalité éminente du milieu de l’art, plasticien reconnu, Claude Lévêque, 67 ans, résidant à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a exposé dans des lieux prestigieux : PS1 à New York, la Biennale de Lyon, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, le Mamco de Genève, et plus récemment à l’Opéra de Paris pour ses 350 ans ou encore à l’Abbaye Royale de Fontevraud, entre autres. « Cet « abuseur » est aujourd’hui visé par une enquête pour viols et agressions sexuelles sur mineurs ouverte à la suite d’accusations du sculpteur aujourd’hui âgé de 51 ans qui dit en avoir été victime avec ses deux frères, a indiqué lundi le parquet de Bobigny« , confirmant des informations du Monde.

Une enquête ouverte en 2019

L’enquête a été ouverte au printemps 2019 et confiée à la Sûreté territoriale de la Seine-Saint-Denis, où réside l’artiste. Dans Le Monde, le sculpteur Laurent Faulon raconte donc « avoir été violé par le plasticien dès l’âge de 10 ans et jusqu’à ses 17 ans, au milieu des années 1980« . En février 2019, il a enfin décidé de signaler ces agissements en envoyant une lettre à la procureure de Bobigny. Dans cette longue lettre de 8 pages, Laurent Faulon parle des “agressions sexuelles” qu’il a subies. Dans les colonnes du Monde, le sculpteur explique comment Claude Lévêque est arrivé dans sa vie. « Cela commence par sa rencontre avec le frère ainé des Faulon en 1973 alors qu’il est animateur dans un centre aéré. Il devient très vite une figure familière du foyer et s’entend bien avec les parents (…) J’ai l’impression qu’il a toujours été là. Quand il est apparu dans la famille, j’avais 3 ans”, confie-t-il. Il invitait les enfants à des expositions, à des concerts et leur proposait pleins d’activités.

“L’emprise de Claude Lévêque”

Selon Le Monde, Laurent Faulon évoque aussi l’“emprise” de Claude Lévêque, dont un des tapis orne un bureau de l’Elysée *, sur sa famille, issue d’un milieu très populaire dans la Nièvre. Le sculpteur accuse le plasticien « d’avoir aussi violé ses deux frères« . Toujours selon Le Monde, L’un d’eux, tombé dans la drogue comme lui, est mort en 1998 à l’âge de 34 ans à la suite d’une énième tentative de suicide. Selon la victime présumée, l’artiste revendiquait ses relations avec des mineurs. “J’associais la pédophilie à une sorte de résistance à la société. Pour me convaincre, je lisais des auteurs pédophiles, comme Gabriel Matzneff par exemple. Lévêque lit ce genre de littérature, j’ai connu ce genre de littérature par son biais”, a-t-il expliqué aux enquêteurs. Enfin, Le quotidien indique que “la justice a reçu un autre signalement concernant Claude Lévêque” et ajoute » avoir recueilli d’autres témoignages » qui “décrivent des comportements troublants avec de jeunes garçons”.

Article du 27 janvier 2021 I Catégorie : Culture

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=59871

Poster un commentaire

Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

La Vienne à vélo de Châtellerault à Fontevraud

Retour sur ma semaine du 16 au 21 novembre : 

Lundi 16 : réunion à Roiffé, dans le cadre de « La Vienne à vélo de Châtellerault à Fontevraud » pour un point d’avancement sur le projet de « Maison du Vélo » en forêt de Scévolles, dans une partie de la ferme de Beaumont où est né Hardouin de Pèréfixe, précepteur de Louis XIV.

Poster un commentaire

Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Les cuisines romanes de l’Abbaye royale.

À la suite du reconfinement, l’Abbaye royale de Fontevraud a dû fermer ses portes jusqu’à nouvel ordre. En attendant la réouverture, elle propose de découvrir une fois par semaine, une citation, un secret ou un aspect insolite, autour de ce lieu magique et de ses hôtes illustres.

Édifiées vers 1140, les « Cuisines romanes » sont classées Monument historique en 1840. Elles sont restaurées par Lucien Magne dès 1903. Cependant, leur état s’est dégradé et des travaux de conservation et de restauration sont en cours.

Pendant longtemps, on a ignoré la vocation originale de ce bâtiment étonnant. L’hypothèse d’une chapelle a même été évoquée. D’ailleurs, les gisants de la famille Plantagenêt y ont été entreposés à une période. Aujourd’hui, sa fonction de cuisine n’est plus remise en cause. Toutefois, l’historien Michel Melot considère qu’il faisait également office de fumoir. Mais cette hypothèse ne fait pas l’unanimité. L’étude archéologique menée depuis 2017 en parallèle des travaux de restauration lèvera peut-être définitivement le mystère !

Pour en savoir plus : https ://www.fontevraud.fr/les-cuisines-romanes-un-siecle-de-restauration/                                                    Fontevraud-l’Abbaye. D’étonnantes « Cuisines romanes » à l’abbaye

  •  

Poster un commentaire

Classé dans Abbaye royale de Fontevraud, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Culture. Des résidences à l’Abbaye de Fontevraud pour soutenir les artistes plasticiens

   Comme l’ensemble du monde culturel, les artistes plasticiens ligériens ont été sévèrement affectés par la crise sanitaire isuue du Covid. Pour leur venir en aide, La Région des Pays de la Loire présidée  par Christelle  Morançais depuis le 19 octobre 2017  a très vite abondé le Fonds d’aide à la création arts visuels, avant de lancer un nouvel appel à projets pour des résidences d’artistes à l’Abbaye royale de Fontevraud, dont la région est gestionnaire.

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=58977

Poster un commentaire

Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Abbaye de Fontevraud – Le bâtiment de la Fanerie, écrin du futur Musée régional d’art moderne

Le bâtiment de la Fanerie vu en 1981 au début de la rue Saint Jean de l’Habit ©Patrice Giraud

L’abbaye royale du Maine-et-Loire va accueillir la donation d’Art Moderne privée de Martine et Léon Cligman. Cette sélection d’environ 600 œuvres sera exposée au sein d’un nouveau musée créé spécialement à cette occasion dans le bâtiment de la Fannerie.

Édifié vers 1786, le bâtiment dit de la Fannerie, est l’un des tout derniers construits du temps du fonctionnement de l’abbaye de Fontevraud. Son nom est à mettre en relation avec le stockage du foin nécessaire aux chevaux et il fait à l’origine partie d’un ensemble de bâtiments consacrés aux écuries et équipages du complexe monastique. Il remplace un grand édifice du même nom, implanté un peu plus au sud et qui datait des premiers temps de l’abbaye.
Construite dans l’axe du logis de l’abbesse qui lui fait face, cette nouvelle Fannerie s’inscrit alors dans un programme architectural homogène qui recompose et élargit les espaces de la cour d’entrée dont elle occupe la partie nord.

600 m2 de surface au sol

D’une emprise de près de 45 m par 15 m, cet édifice est l’un des plus imposants de l’abbaye de Fontevraud, offrant une surface au sol d’environ 600 m2. Il était initialement divisé intérieurement en trois espaces de dimensions et de proportions voisines, desservis chacun par un portail monumental, celui du centre différencié des deux latéraux, mais tous aussi imposants. Le volume central était doté d’un escalier, le seul à cette période, et desservait un vaste comble ; au rez-de-chaussée, il est possible qu’il ait dès les premiers temps abrité des stalles pour une dizaine de chevaux que l’on mentionne quelques années plus tard.

Construite à la veille de la Révolution française, la Fannerie change en effet rapidement d’affectation lorsque l’ancienne abbaye devient établissement pénitentiaire.
Destiné en 1804 à servir de « granges, greniers à foin et écuries pour la garde » de la future prison, le bâtiment accueille ensuite dans sa partie ouest le bûcher pour la boulangerie de la prison située au sud de la cour. L’augmentation importante des détenus au cours des années suivantes entraîne de nouveaux besoins. Par la création de planchers supplémentaires en 1824-1825, la partie orientale est subdivisée en quatre niveaux pour le stockage des graines et des farines.
En 1828, la boulangerie est transférée au rez-de-chaussée de la partie centrale de la Fannerie, où prennent place deux fours qu’un mur et un couvrement voûté isolent des autres espaces où les produits entreposés sont inflammables. Au-dessus des fours, des planchers viennent également créer des niveaux de stockages Peu après, une grande citerne est construite au rez-de-chaussée de la partie occidentale du bâtiment en guise de réserve d’eau, mais vraisemblablement aussi pour éviter la propagation d’un incendie.
Dans les années 1860, le bâtiment connaît d’importantes réaffectations. Pour concentrer les lieux de travail des détenus à l’intérieur de la clôture carcérale, la boulangerie est transférée de la Fannerie au site de l’ancien prieuré de Madeleine. Les parties orientales et centrales de l’édifice sont alors transformées pour accueillir des logements pour les gendarmes de la caserne et des magasins de stockage pour l’économat.
Pour isoler les locaux de la caserne de gendarmerie des bâtiments de l’administration pénitentiaire, un mur est édifié en travers de la cour d’honneur vers 1900. Afin de disposer d’un accès depuis l’extérieur qui soit propre à la caserne, du côté de l’actuelle rue Saint-Jean-de-l’Habit, le mur nord de la Fannerie est donc percé d’un grand portail en partie ouest dont le rez-de-chaussée devient alors un passage couvert.
En 1923, la caserne est abandonnée et le bâtiment ne connaît plus de nouvelle affectation qu’un espace à usage d’entrepôt ponctuel. L’entretien n’en est que minimal et son état se dégrade progressivement.

Un chantier de restauration

D’importants travaux de restauration des extérieurs, clos et couvert, sont réalisés en 2008, précédés d’une étude d’archéologie du bâti en 2002.
Sans affectation depuis près d’un siècle, les espaces intérieurs, cependant, sont toujours dans un état d’abandon et attendent un projet de réaffectation. La création d’un musée pour y accueillir la collection Cligman vient donc à point nommé !

https://www.patrimoine.paysdelaloire.fr/actualites/toutes-les-actualites/detail-de-lactu/actualites/detail/News/abbaye-de-fontevraud-le-batiment-de-la-fannerie-ecrin-du-futur-musee-regional-dart-moderne/

Ce lien donne  accés de plus à six précieuse illustrations dont  celle en tête  de l’article ci-dessus.

 

Au coeur de la collection Cligman

La scénographie, confiée à la designer Constance Guisset, s’attachera quant à elle à restituer une histoire de l’art par le prisme d’un collectionneur. Le visiteur sera invité à pénétrer dans l’univers du couple Cligman, découvrant leurs goûts et la logique qui a pu les conduire à faire ces acquisitions. Certaines salles seront ainsi dédiées à un artiste, un mouvement ou une technique tandis que d’autres regrouperont des œuvres de même sensibilité afin de rendre compte du regard de ceux qui les ont rassemblées.

https://www.france.fr/fr/val-de-loire/article/dans-les-coulisses-du-futur-musee-art-moderne-de-fontevraud

 

Poster un commentaire

Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

Abbaye royale de Fontevraud. Visite de chantier du futur musée d’art moderne.

Ce musée installé  dans la  fanerie – Bâtiment  restauré et  restructuré à cette occasion – ( Cour d’Honneur  de l’Abbaye royale )  a été rendu possible  grâce à  un don de Léon et Martine Clingman. Il devrait ouvrir  dans le I er semestre 2021.

Poster un commentaire

Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud