Archives de Catégorie: Département 86

Souvenir gôuteux d’un prieuré fontevriste de la Vienne (86140).

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par | 12 décembre 2016 · 6:42

Joelle Ernoul ( de l’APF) dans ses oeuvres lors de la visite du Prieuré fontevriste de Guesnes (86420)

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https://prieuresfontevristes.wordpress.com/france/86-2/prieure-de-guesnes/

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par | 17 octobre 2016 · 6:01

Prieuré Fontevriste de Guesnes (86420) à 39 km de l’Abbaye royale de Fontevraud.

ORIGINE DU NOM

C’est d’un ou plusieurs GUÉS sur la Briande que GUESNES tire son nom.
Ce lieu isolé s’identifie avec le couvent (ruines). C’est en 1106, date de la 1ère charte connue, que GAINA est mentionné.
Pour la géographie, GUESNES c’est d’abord une clairière et un Gué.
La Fondation de Guesnes a été faite par Foulque Comte d’Anjou (selon un ouvrage de polémique religieuse du 17ème siècle).

LE COUVENT DE GUESNES

Quiconque visite le bourg de Guesnes, dans le nord de la Vienne, ne peut qu’être frappé par le contraste entre la ruine présente des monuments et la vie florissante et même raffinée dont ils furent le cadre il y a encore deux siècles.
Comment s’est produite cette éclosion puis cette émouvante décrépitude ? C’est ce que cet article, le premier jamais consacré à ce prieuré fontevriste du sud Loudunais, voudrait essayer de faire partager.

La plus ancienne charte dit « Moi Foulque Comte d’Anjou, pour le salut de mon âme et de celles de mes parents, avec le consentement de mes fils Geoffroy et Foulque, tous les prés que je possède à Guesnes, je les donne et concède à Dieu, à la Bienheureuse Marie et aux moniales de Fontevraud sous la protection du seigneur Robert d’Arbrissel.
Les témoins de cette donation sont Hugues de Rigard, Gautier de Poccïaco. Passé sous Philippe roi de France, Guillaume duc d’Aquitaine et Pierre évêque de Poitiers ».

Dès 1106 Les traits essentiels de Guesnes sont dessinés : des prés, pour une exploitation tournée vers l’élevage et des moulins le long de la rivière, la dévotion à La Vierge, la générosité de la noblesse du voisinage.

Les donations affluent. En 1109 ce sont les terres de Renault Crassus. Vers 1110-1115 Grimaud, seigneur de Monts, est pris de remords car on l’accuse de s’être emparé de l’écluse d’un moulin des religieuses.
Pour se laver de toute mauvaise intention, en accord avec ses frères Pépin, Renault, Béranger et Geoffroy, il donne au couvent toutes les terres labourables, les prés et les marais qu’il possède sur les deux rives de la Brïande.
Foulque le Jeune, fils du premier donateur, ajoute en 1109 et 1117 les prés qu’il tenait à cens des moines de Charroux ; Guesnes constitue désormais un ensemble autonome, comme La Puye et Lencloître.
Pour les protéger des convoitises, Robert d’Arbrïssel en 1109 place très judicieusement ces possessions sous la protection de Pierre II évêque de Poitiers, à charge de payer chaque année douze deniers de cens.
Le patrimoine médiéval va encore s’accroître des donations de Raoul de Saint-Jean, Étienne de Messemé et Parcien son fils, « pour La rémission de ses péchés, de ceux de ses ancêtres comme de ceux de ses descendants ».
Nous ne connaissons pas les noms des premières prieurés de Guesnes car c’est l’abbesse de Fontevraud, Hersende avant 1130, qui est seule juridiquement habilitée à recevoir les donations.

Le domaine médiéval, sans être très étendu, devait couvrir la majeure partie de la section B du cadastre de Guesnes, sur les deux rives de la Briande, où Le fonctionnement de quatre moulins apportait un appréciable complément de revenu.
De l’architecture de ce temps ne subsistent que le chœur  et le mur sud de l’église romane, car la guerre de Cent Ans allait être fatale aux bâtiments du prieuré, et aussi à ses occupantes.

Des noms célèbres se trouvent parmi les simples religieuses : Madeleine de Razilly en 1560, Claude de Chouppes portière en 1593, Françoise de Marconnay dépositaire en 1603, Françoise de Lezay en 1620, Louise de Jousserand prieure du cloître.
La sœur de meilleure naissance est probablement en 1672 Catherine de Galard de Béarn, petite-cousine d’Henri IV, fille de Jacques de Béarn, gouverneur militaire de Saintonge et d’Angoumois en 1636.
Elle profite sans vergogne de ses relations familiales pour engager des procès, et elle les gagne.
Les effectifs :  16 en 1690, 14 en 1751, 9 en 1787 reflètent bien l’évolution générale du temps. Les sœurs, issues de haute noblesse au 16ème  et au 17ème  siècles, se recrutent au 18ème  dans la moyenne noblesse loudunaise et dans la bourgeoisie des offices qui voit ici une promotion pour ses filles.
Le père de La sœur Bernier est procureur fiscal à Loudun en 1749 ; le père d’Augustine Naudin est avocat à Loudun en 1689, celui de Marie Viau notaire à Monts en 1750.

D’après la tradition locale, c’est seulement en 1922, par l’entremise de Maître Aymard, notaire et frère du Maire de Loudun, que le cloître gothique de 1485, le portail et les chapiteaux de l’église Notre-Dame furent démontés, et les pierres numérotées furent vendues à un collectionneur américain.
Le carrelage et une cheminée Louis XIII de la salle surmontant le chauffoir furent ensuite vendus. La ruine du couvent était consommée.

EGLISE

Église « Chapelle Saint Jean de L’Habit » :  ancienne église du Prieuré fontevriste. Portail ouvert en 1671.
Choeur dont L’hémicycle est décoré (appareillage de pierres en losanges et imbrications),  chapelle latérale construite par Anne d’Orléans, sœur de Louis XII, Abbesse de Fontevraud en 1478, ainsi qu’en témoigne la clé de voûte à ses armes.
Le retable du XVIIème  siècle est en bois doré, crucifix en bois datant du XVIIème siècle.

http://loudun.discuforum.info/t772-GUESNES-HISTOIRE.htm

Et pour une  vue d’ensemble du prieuré : https://prieuresfontevristes.wordpress.com/france/86-2/prieure-de-guesnes/

 

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Le prieuré de Montazay (86400 Savigné) accuse réception d’une rente noble féodale et foncière

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par | 12 août 2016 · 10:05

Au 12 septembre 1777, le Prieuré de Guesnes (86420) abritait 12 moniales professes.

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Signalétique interne au village de Guesnes rappelant l’existence en ce lieu d’un couvent ( Prieuré) de moniales fontevristes.

Louise Molland, prieure

Sr Marguerite Vallette de Champfleury, sous-prieure

Sr Thérèse Montault, cellerière

Sr Bernier, boursière

Sr Marie Courault de Salvert, dépositaire

Sr Françoise Despagne

Sr Marie Renou, portière

Sr Marie Desaubiers

Sr Jeanne Boursault de Latour

Sr Madelaine Valette de Champfleury

Sr Marie Hervé

Sr Marie Gain de La Roche

https://prieuresfontevristes.wordpress.com/france/86-2/prieure-de-guesnes/

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« La puissance du prieuré de Guesnes (86420) d’après Jacques Albert ».

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Chapelle- trés remaniée- du prieuré fontevriste féminin de Guesnes.

26/03/2015 05:25

 Vendredi soir, au moulin de Pain Perdu, Jacques Albert proposait une causerie sur le thème du prieuré fontevriste de Guesnes. Près de soixante personnes, dont des responsables de Fontevraud et plusieurs historiens, y participaient aux côtés des passionnés habituels de l’histoire locale.

Fondé en 1106, 5 ans après l’abbaye de Fontevraud, le prieuré, dirigé par des femmes, comptait plus de 20 religieuses et exerçait sa main mise sur les terres du secteur, notamment l’exploitation forestière. Il subsista jusqu’en 1792, date à laquelle ses biens furent confisqués par la révolution.

Aujourd’hui, restent les murs, des chapiteaux et autres gisants, dont plusieurs se trouvent au musée de l’art roman de Loudun. « Sans couvent, il n’y aurait pas eu de village de Guesnes », expliquait le conférencier dont les propos étaient corroborés ou affinés par les participants.

Cette causerie, de haute volée, pourrait connaître des suites : échanges entre chercheurs, interventions de spécialistes de l’abbaye de Fontevraud à Guesnes, visite de Guesnois à l’abbaye-mère du prieuré.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communes/Guesnes/n/Contenus/Articles/2015/03/26/La-puissance-du-prieure-d-apres-Jacques-Albert-2271412

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Aliénor d’Aquitaine à qui l’on doit la construction de la salle des pas perdus au Palais de justice de Poitiers

  • Au XIIème siècle, ALIENOR D’AQUITAINE, fille de GUILLAUME III, ses deux époux, LOUIS VII et HENRI II PLANTAGENET, ainsi que RICHARD CŒUR DE LION, son fils, établissent résidence à Poitiers.C’est d’ailleurs à ALIENOR D’AQUITAINE que l’on doit à l’extrême fin du XIIème siècle, la construction de la grande salle devenue la SALLE DES PAS PERDUS. Cette aula, c’est à dire la salle officielle du palais, a des dimensions impressionnantes pour l’époque: 47 mètres de longueur, et 17 mètres de largeur. Elle obéit à une architecture de style gothique angevin, dit encore style gothique Plantagenêt ( arcatures aveugles, chapiteaux à crochets, masques, bases ornées ), style que l’on retrouve également dans la cathédrale Saint Pierre et l’église Sainte Radegonde, édifiées à la même période.Elle sert de salle d’assemblées, de fêtes, mais aussi de justice. A compter du milieu du XIIème siècle, à l’époque d’ALPHONSE DE POITIERS, le palais perd sa fonction exclusive de résidence des comtes du Poitou pour devenir le centre de l’administration provinciale, rôle qu’il conservera jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
  • http://www.ca-poitiers.justice.fr/ca/dynic/stdcont33p.php?Dtopic=2&idart=1&fpage=1

voir aussi :

http://patrimoine.blog.pelerin.info/2016/06/29/37627/

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Prieuré fontevriste féminin à La Font d’Usson (86350 USSON DU POITOU).

Situé dans le village appelé aujourd’hui la Fond (NDLRB . Ou la Font d’Usson), le prieuré, dépendant

de l’abbaye de Fontevraud, est fondé au XIIe.

 

Dans cet ordre mixte, les religieux sont placés sous l’autorité de l’abbesseau sein de la maison mère,

ou de la prieure dans les prieurés.

 

À Usson, les religieuses étaient implantées à la Font, et les religieux au prieuré de l’Habit.

 

L’ancienne église, ( NDLRB . des religieuses) transformée en grange et étable ( NDLRB : en 1787) ,

conserve sa structure (  NDLRB .  et que l’on voit  probablement  dans la vidèo ci-dessous)  et rappelle

la vocation religieuse du site. La chapelle était d’assez grandes dimensions (30 m sur 10 m environ) avec

un chevet plat. La construction encore visible (baies, contreforts, décor sculpté) relève du XII e.

 

Sur le site de l’Habit, la chapelle des religieux, dédiée à saint Jean, a complètement disparu

Cette chapelle se situait dans le village de la Garcillière et était dédiée à sainte Marie-Madeleine.

On ne connaît rien de l’origine de cette chapelle. En 1728, un texte précise qu’elle a pour patron

et collateur l’abbé de Lesterps (16420). https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Lesterps

 

 

Présentation de la  chapelle des religieuses à partir de 2’21 » à 3’22 », après la séquence  sur  le  village en maquetttes.

https://www.facebook.com/France3PoitouCharentes/videos/vb.178660852207557/999567703450197/?type=2&theater

 

Usson-du-Poitou au fil des siècles

Un prieuré fontevriste s’installe au cours du XIIe s. sur l’emplacement présumé du passage de saint Martin

http://www.cc-lussacois.fr/smpm/_uploadmairie/docs/PAH/laissez-vous-conter-usson-final

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Chapelle Saint Jean de l’Habit du prieuré de moines fontevristes de Guesnes (86420)

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Guesnes . intérieur de l ’Eglise (1959)

 

http://www.delcampe.be/items?language=F&cat=5629

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Un point sur le prieuré fontevriste de Loudun (86200)

planI . le prieuré dans la liste du professeur  Bienvenu

Sans doute ce prieuré est-il le même  que  celui qui figure avec le N° 130  sous l’intitulé  « Saint Mathurin » dans la liste  établie par le Professeur Bienvenu et à laquelle conduit le lien ci-dessous :     http://grandmont.pagesperso-orange.fr/prieures_fontevristes.htm      

II. Localisation du prieuré

Parcelle située à l’angle de la rue Marcel Aymard et de la rue du Bourg Joly. La partie la plus « noble » de l’édifice était probablement en face du 17 rue Marcel Aymard.

loudun

III.  Naissance du  Prieuré de Loudun

Fondé  dés le début du XII siècle. Diocèse d’Angers

IV.  Vie du  Prieuré de Loudun

Autres armoiries de la propriété sises rue du Bourg Joly fortement dégradées.

« La longue maison basse, aux murs épais qui occupe  l’angle des rues  du Point-du-Jour  et du Bourg-Joly abritait un prieuré  dépendant de l’abbaye de Fontevrault, dont l’historien local Louis Charbonneau-Lassay  faisait remonter  la création à l’époque de Robert d’Arbrissel.  L’implantation fontevriste  dans la ville, dés le début du XII e siècle, est  confip1040577rmée  par plusieurs textes.C’est ainsi qu’entre 1103 et 1108, à l’occasion  de la prise d’habit de sa belle-soeur , Bernard Faurel donna son four de Loudun ‘formilium meum de Losduno’ et les étals en  dépendant à Robert d’Arbrissel  et  aux moniales de Fontevraud; il confirma ensuite  ce  don entre les mains d’Hersende ( de Champagne) ».   J.M.  Bienvenu. Grand  cartulaire de Fontevraud. Tome I . Poitiers  2000, actes n° 41 p. 33, N° 63 p.54 et n° 555 p. 342.   

La fondation de la rue du Bourg-Joly  conserva le statut de prieuré  jusqu’à la fin du XVI e  comme l’atteste un acte de 1575 concernant  le « prieuré  de Lasnerye appartenance et  deppendance  d’icelluy deppendant de labbaye de Fontevrault » ». Les troubles religieux , qui agitèrent  la ville à cette époque , peuvent expliquer  sa transformation en « seigneurye de Lasnerye de ceste ville de Lodun », devenue  demeure particulière  dés le début du siècle suivant.  Fontevraud continua cependant  à gérer les terres  dépendantes  de sa  seigneurie loudunaise comme le montre  le  » papier de recepte  de rentes  deûes à la seigneurie de la Vau et Asnerie en 1673″   reproduit  à l’annexe 15 C de l’ouvrage de Sylvette Noyelle et Sylviane Rohaut. Société  Historique du pays du loudunois . Histoire des rues de Loudun. Du Carrefour  de la Croix Bruneau à la rue Marcelle Amard (II . 2001)

Les dépendances de l’ancien prieuré se prolongaient  jusqu’à la grande map1040575ison qui fait aujourd’hui l’angle  des rues Marcel Aymard et Bourg -Joly, dont l’ancienneté  est révélée  par l’appareillage en moellons , en partie masquée par un enduit , plusieurs ouvertures  d’importance inégale  et l’amorce d’une fenêtre à meneau. Ce mur limitait  un logis  sans doute destiné à accueillir  les abbesses de Fontevraud  lorsqu’elles séjournaient  dans la ville. Il en conserva  longtemps le nom de  » maison des abbesses » et garde encore ,insérée dans le mur,  une pierre « De France au bâton péri de gueules en bande  sommé d’une  couronne royale »  représentant  les armes d’une fille de France, Jeanne Baptiste de Bourbon qui gouverna le grand monastère entre 1648 et 1670.

Sylvette Noyelle et Sylviane Rohaut. Société  Historique du pays du loudunois . Histoire des rues de Loudun. Du Carrefour  de la Croix Bruneau à la rue Marcelle Amard (II). 2001 p. 75 à 77.

V. Fin du  Prieuré de Loudun

La fondation de la rue du Bourg-Joly  conserva le statut de prieuré  jusqu’à la fin du XVI e  comme l’atteste un acte de 1575 concernant  le « prieuré  de Lasnerye appartenance et  deppendance  d’icelluy deppendant de labbaye de Fontevrault  ». Les troubles religieux , qui agitèrent  la ville à cette époque , peuvent expliquer  sa transformation en « seigneurye de Lasnerye de ceste ville de Lodun », devenue  demeure particulière  dés le début du siècle suivant.  Fontevraud continua cependant  à gérerles terres  dépendantes  de sa  seigneurie loudunaise comme le montre  le  » papier de recepte  de rentes  deûes à la seigneurie de la Vau et Asnerie en 1673″    reproduit  à l’annexe 15 C de l’ouvrage de Sylvette Noyelle et Sylviane Rohaut. Société  Historique du pays du loudunois . Histoire des rues de Loudun. Du Carrefour  de la Croix Bruneau à la rue Marcelle Amard (II). 2001.p. 75 à 77.

V. Bibliographie afférente au  Prieuré de Loudun

Sylvette Noyelle et Sylviane Rohaut. Société  Historique du pays du loudunois . Histoire des rues de Loudun. Du Carrefour  de la Croix Bruneau à la rue Marcelle Amard (II). 2001

 

 

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