Archives de Tag: 1638

-R- Prieuré de la Regrippière (44330- Vallet)

Dépendant de la Loire-Atlantique (Diocèse de Nantes), ce prieuré  fut installé  sous Pétronille de Chemillé  sur un site reçu de Maurice Gaudin  situé entre 1114 et 1119 . Sis sur la rive nantaise du ruisseau l’arrosant , ce prieuré  confirmé  par le pape Callixte II en 1131 , donna naissance  au village existant.

L’église  du prieuré renfermait  une relique de la Vraie Croix, à l’origine d’un pélérinage ayant lieu le 3 mai. C’est au cours  de cette cérémonie que le recteur de la  Chapelle-Heulin et ses  complices dérobèrent « Offertes  chandelles et autres oblations du menu peuple« .

En 1642, le roi Louis XII accorda aux moniales  le droit de plaider uniquement  devant  sa justice. Les religieuses  confrontés à de nombreux procès dus à l’importance  du temporel (Bois, Vignes,  Landes, onze Métairies  et Bordages, Moulins, Fours, Rentes et dîmes), usèrent  souvent  de ce privilège.

Au XVII eme siècle, le prieuré tomba en décadence, surnommée  les  » éveillées de La Regrippière« ,  les moniales  ne  vivaient  plus en communauté et avaient abandonné la clôture. Informé de la  situation, en 1638, le grand réformateur Ollier se rendit  sur place et réussit à convertir  quatorze religieuses sur  quarante. Puis trois ans plus tard, au cours  d’une deucième  visite, il rétablit la  clôture malgré des résistances.

De 1668 à 1713, La  Regrippière  abrita  quarante deux religieuses  dont trente deux dames  de choeur et douze converses . A partir du XVII e siècle , des dames de choeur, recrutées  à l’origine dans la noblesse régionale le furent également alors dans la bourgeoisie et le nombre  des converses diminua. Quant  aux religieux;  issus généralement d’un milieu modeste, ils étaient logés dans le couvent de Saint -Jean de-l’Habit séparé  de  celui des religieuses par un mur.

Au moment  de la Révolution,  le prieuré  ne  comptait  seulement  que  dix-sept dames de  choeur, dix-huit  converses, trois prêtres d’âge avancés. L’inventaire  effectué  le 12 juin 1790 par le président  du district de Clisson,  Paimparay, révéla  que malgré un temporel  toujousrs  considérable,  la  communauté  religieuse  vivait  bien simplement . A la  question des Municipaux : « Quelles  sont celles d’entre  vous  qui veulent  quitter cette maison, » La prieure répondit que toutes les moniales  désiraient rester et  une moniale mourut d’émotion.

Le 1 er octobre le maire, le citoyen Forget  fit évacuer le monastère et ordonna sa  fermeture. Certaines religieuses  rentrèrent  dans leur famille. D’autres  furent emprisonnées  pendant un temps. Cinq d’entre elles  se retirèrent  à Gesté (49600) , paroisse d’Anjou voisine  de La Regrippière  où elles mirent à l’abri la relique de la Vraie Croix  que l’on peut encore  y vénérer aujourd’hui. Il ne reste plus rien du prieuré pillé  puis incendié par les révolutionnaires.

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Classé dans Département 44

-F- Fiefs dans la paroisse d’Eguzon (36270) relevant du prieuré de LONGEFONT (36800 OULCHES)

PRIEURE DE LONGEFONT, fief  d’Argentiére, La Ferrière  , Jordessoule.

Les religieuses de Longefont possédaient dans la paroisse d’Eguzon, des terres dans les villages d’Argentière, de La Ferrière et de Bordessoule.

Le livre terrier du Prieuré de Longefont fait mention de la métairie d’Argentière (1554).

Quelques mots d’abord sur ce prieuré : Longefont, prieuré de femmes dépendant de Fontevrault, situé sur la Creuse, à moitié chemin d’Argenton au Blanc, anciennement paroisse de Pezay, actuellement commune d’Oulches, tire son nom d’une vaste fontaine au bord de laquelle le couvent fut établi, vers 1115, par Isambert, seigneur de Cors, qui le donna à Robert d’Arbrissel, fondateur de l’ordre de Fontevrault.

Les principaux bienfaiteurs du prieuré furent Gérault ou Giraud de Cors et Renée de Brenne, Fulcher ou Foucher Duredent, Gaudin de Romefort, Guillaume de La Marche, seigneur d’Eguzon, Raoul de Prunget, etc…

Les dames de Longefont eurent beaucoup à souffrir durant les guerres de religion. Leur couvent, plusieurs fois pillé, fut incendié en 1638, et elles durent s’établir dans le château de Cors (36)   http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-indre-chateau-a-oulches-chateau-de-cors.html qu’elles quittèrent le 2 septembre 1644 pour s’installer dans les ruines du château d’Argenton. Elles revinrent à Longefont en 1645, lorsque Coudray voulut rétablir la forteresse d’Argenton.

Bien que la communauté ait vu une grande partie de ses titres dispersés ou brûlés, et, par suite, quantité de redevances contestées et perdues, elle possédait encore, en 1727, de grands biens et de nombreuses rentes sur les paroisses de Pezay, Chitray, Ciron, St Marcel, St Plantaire, Eguzon, Baraize, Cromay, Buzançais, Tendu, Langé, Vendoeuvre, Mézières-en-Brenne et à Scoury.

Le revenu accusé par elle consistait alors en 4 151 livres 14 sols d’argent et en 3 048 boisseaux de blé.

Dans un Etat du prieuré de Longefont daté du 8 août 1727 et dressé en exécution de l’arrêt du conseil d’état du 29 avril de la même année, on trouve : « Les rentes d’Argentière et ses environs, ses paroisses de St Plantaire et Aiguzon avec une portion dans les dixmes de Baraize, affermée 50 livres par sous seins privé de 1721. » (Archives nationales G-9-640. Communiqué par M.Pierre).

Le fief d’Argentière devait des rentes nobles dans la province de la Marche : « 80 boisseaux de seigle et 30 d’avoine, mesure de Crozant, dont deux boisseaux ne font qu’un à la mesure d’Argenton (1702). » (Archives de l’Indre).

Arpentements des Tenues des villages d’Argentière, La Ferrière et Bordesoule – Le 17 août 1805, à la requête de messire Sylvain Galland, chevalier, seigneur des Lignières et autres lieux, maître Michel Poitrenaud, garde des eaux et forêts du Roy, faisant tant pour lui qu’en qualité de tuteur des enfants mineurs de feu François Poitrenaud ; Joseph Dérigoin, sergent en la justice d’Eguzon, etc.

J’ai François Clément, arpenteur et apréciateur roial, soussigné, certifie et raporte à tout ce qu’il appartiendra m’être exprès transporté jusqu’au village d’Argentière, de La Ferrière et Bordesoule, paroisse d’Eguzon,assisté de Claude Mitau, faisant aussi la profession d’arpenteur, lesquels dits trois villages ont été mis et joints ensemble pour en faire qu’une seule et même tenue…..

Lesquels dits villages j’ai mesuré et arpenté, et trouvé en tout 273 setrées et deux boisselées, mesure de Crozant, à raison de 100 chaînées par setrée et chacune chaînée de 22 piés de roi en carré, et ce y compris l’évaluation des bâtiments et autres meilleures terres ; lesquels dits villages et terres joignent d’une part à la croix des Lignières suivant le long du chemin par lequel du village de Puérault à Eguzon jusqu’au coin de la Bouige à Viollet et de la aux chesnes de la Bertoulade. Le dit chesne de là au milieu de la fosse à Boué, puis à un chatenier qui est au coin du grand pâtural dépendant d’Eguzon puis au Pin des Gorses et de là au coin de la forêt du Faisseau et coulant tout le long de ladite forêt jusqu’au village de La Ferrière, et de là tout de le long du ruisseau qui descend de ladite forêt jusqu’au pré du dit seigneur d’Eguzon appelé le pré de la Forge et de la tombant ledit ruisseau dans la rivière de l’Abloux et de là à la planche de la Chaume et au pré des RR. PP. Augustins de la maison Dieu de Montmorillon, et de là au pré dudit seigneur des Lignières et aux terres d’icelluy appelées les coutumes grandes et de là au coin dudit seigneur des Lignières.

Première confrontation – Au delà desquelles confrontations il y a des héritages qui étaient sujets aux tiers et quart des fruits qui ont été affranchis par les dames religieuses de Longefont moyennant 15 boisseaux de seigle de cens et rentes portant lots et rentes êtres surplus.

Il y a en tout trois tenues.

1° Le village d’Argentière est au devoir de 80 boisseaux de seigle, 16 boisseaux d’avoine, touts lesdits grains mesure de Crozant, 3 poules et demies et 10 sols en argent.

La 2° tenue, de Bordesoule, sujet au devoir par chacun an de 7 sous onze deniers et 14 poules et demies.

La 3° tenue, de la Ferrière, sujet par an de 12 deniers et une poule.

———————-

Touts lesquels dits devoirs ont été joints ensemble et se montant au nombre de 95 boisseaux de seigle, 16 boisseaux d’avoine, mesure de Crozant, 19 poules et 19 livres. Les poules estimées à 5 sols pièce.

Le tout de cens et rente noble directe et féodale portant lots et rentes selon la coutume du péis et comté de la Marche, et payable au jour de fête de St Michel.

Un bail à ferme de la maison d’Argentière remonte à 1448. (Archives de l’Indre).

Toutes les terres appartenant à l’abbaye de Longefont furent vendues comme biens nationaux en 1791, en même temps que celles appartenant à la cure d’Eguzon.

http://apoitr.pagesperso-orange.fr/Eguzon/025-Prieure%20de%20Longefont.htm

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-J/P- OCTROI DE JURIDICTION ET DE PRELATURE A l’ABBESSE JEANNE-BAPTISTE DE BOURBON

Dans   les lignes  ci-dessous l’on parle de juridiction.  Cela veut  dire non seulement  que l’Abbesse était « maîtresse  chez  soi » dans son Ordre mais qu’elle était exempte  de toute  subordination à l’égard des évêques. Quant au terme prélature, il ren voit  aux prérogatives ,souvent honorifiques , dont pouvait se prévaloir un prélat, et  en l’occurence ,  l’abbesse à son imitation.

L’Abbesse  tient son autorité de la papauté et de la monarchie. Son ordre dépend directement de Rome ce qui lui permet d’être autonome par rapport à l’Eglise de France et exempte de toute juridiction épiscopale. Quant à la protection royale, elle se traduit par de nombreuses exemptions fiscales et surtout la possibilité de pouvoir faire évoquer les procès de l’ordre au Grand Conseil

http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Jeanne_de_France_(1608-1670)

Type : texte imprimé, monographie
Auteur(s) :  France
Louis 13 (roi de France ; 1601-1643)
Rubrique de classement :  [Acte royal. 1638-12]
Titre(s) :  [Lettres patentes approuvant les bulles et décrets du Saint Siège, qui donnent à Jeanne-Baptiste de Bourbon, abbesse de Fontevrault, et aux abbesses qui lui succèderont, juridiction et prélature au temporel et au spirituel, sur tous les religieux et religieuses dudit ordre] [Texte imprimé] : [Saint-Germain-en-Laye, décembre 1638]
Publication :  [S.l.], [1638]
Description matérielle :  8 p. ; in-4°
Sujet(s) :  Bourbon, Jeanne-Baptiste de (1608-1670)
Ordre de Fontevraud — StatutsNotice n° : FRBNF33818115
Précisions sur l'exemplaire
1 Tolbiac – Rez-de-jardin – magasin
F- 23611 (278BIS) support : livre
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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud