Archives de Tag: 1785

-J- Prieuré de JOURCEY (42330) CHAMBOEUF .

En 1130, par donation de terres de seigneurs du lieu, est fondé à Chamboeuf, près de Saint-Galmier en Forez, un prieuré de religieuses bernardines, dédié à saint Thomas, dépendant de l’abbaye de Fontevraud fondée en 1101. Rapidement le prieuré reçoit d’autres donations. Il est protégé par les Comtes de Forez.

D’autres sources datent cette fondation de 1145 avec le soutien de l’archevêque de Lyon, Amédée I.

A la fin du XIIIème siècle, puis avec la Guerre de Cent Ans, l’Ordre de Fontevraud s’appauvrit et le désordre s’installe dans beaucoup de prieurés.

En 1457 existent des conflits au sujet de la dime avec l’abbaye d’Ainay, à laquelle est rattaché le prieuré lié à l’église paroissiale dédiée à sainte Blandine.

Cette même année débute une « réformation » de l’Ordre de Fontevraud avec l’élection d’une nouvelle abbesse, Marie de Bretagne

Au début du XVIème siècle un prieur, Thomas du Puy, s’est accaparé les revenus du prieuré. Des religieuses ont dû retourner dans leurs familles ou rejoindre l’abbaye de Fontevraud. En 1527 l’abbesse, Renée de Bourbon, envoie  onze religieuses et trois frères réoccuper le prieuré.

En 1785 le prieuré est sécularisé et devient Chapitre noble de Chanoinesses, bientôt annexé à la Maison royale de Saint-Cyr.

En 1793 des bâtiments sont détruits et d’autres vendus comme biens nationaux ; la salle capitulaire et l’église abbatiale sont actuellement conservées pour d’autres usages.

http://museedudiocesedelyon.com/MUSEEduDIOCESEdeLYONjourcey.htm

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Département 42

-R- Un opéra de GRETRY (1784) dédié à RICHARD COEUR DE LION détourné par les royalistes en 1789.

Ô Louis, ô mon Roi ! extrait  de Richard Coeur de Lion (1785). Opéra comique d’André-Modeste Grétry (1741-1813) en 3 actes. Livret de Michel Sedaine

Ô Richard! Ô mon roi ! est extrait de l’Opéra-comique Richard Cœur de Lion (1785). Cet air, chanté dans le premier acte, parle autant de royauté que de loyauté. De retour de la Troisième croisade, le roi Richard Cœur de Lion est retenu emprisonné dans le château de Linz. Blondel, son serviteur fidèle, déguisé en troubadour aveugle, va tenter de le libérer.

http://www.youtube.com/watch?v=MFmj9t_OiMo

Ce sujet en fit un chant de ralliement des royalistes pendant la Révolution.

Il fut joué le premier octobre 1789 à Versailles, à la suite d’un banquet organisé en l’honneur de l’arrivée d’un nouveau régiment, celui de Flandres. Lorsque l’air de Blondel débuta, le public de l’Opéra de Versailles se leva et tourné vers le couple royal, le reprit en chœur. Les Gardes du Corps et le régiment de Flandres l’entonnèrent également les jours suivants à l’intention du Roi. Ces bruyantes démonstrations de fidélité monarchique provoquèrent la colère de la capitale et conduisirent Marat, Danton et Desmoulins à appeler pour marcher sur Versailles. Louis XVI et la reine Marie-Antoinette furent contraints de quitter Versailles dans la semaine qui suivit.

Par la suite, une version adaptée aux circonstances circulait dans les milieux royalistes avec pour titre « Ô Louis, ô mon roi » (1791)

Ô Richard! Ô mon roi!

L’univers t’abandonne;

Sur la terre il n’est donc que moi

Qui m’intéresse à ta personne!

Moi seul dans l’univers,

Voudrais briser tes fers,

Et tout le reste t’abandonne!

 

Ô Richard! Ô mon roi!

L’univers t’abandonne;

Sur la terre il n’est donc que moi

Qui m’intéresse à ta personne!

Et sa noble amie!

Hélas! son cœur

doit être navré de douleur,

Oui, son cœur est navré de douleur.

 

Monarques, cherchez, cherchez des amis,

Non sous les lauriers de la gloire,

Mais sous les myrtes favoris

Qu’offrent les filles de Mémoire.

Un troubadour est tout amour,

fidélité, constance,

Et sans espoir de récompense.

 

Ô Richard! Ô mon roi!

L’univers t’abandonne,

Sur la terre il n’est que moi, il n’est que moi,

Qui m’intéresse à ta personne

 

Ô Richard! Ô mon roi!

L’univers t’abandonne,

Sur la terre il n’est que moi,

Oui c’est Blondel!

 

Il n’est que moi, Il n’est que moi,

Qui m’intéresse à ta personne.

N’est-il que moi, N’est-il que moi,

Qui m’intéresse à ta personne?

 

 

Version Royaliste

 

O Louis, o mon roi !

Notre amour t’environne

Pour notre cœur c’est une loi

D’être fidèle à ta personne

Reine infortunée !

Ah ! que ton cœur

Ne soit plus navré de douleur

 

Il vous reste encore des amis

Non sous les lauriers de la gloire

Mais sous les myrtes favoris

Qu’offrent les filles de mémoire.

Qu’à votre cœur tout soit amour

Fidélité constance,

Vous servir est la récompense !

http://koltchak91120.wordpress.com/2013/09/08/o-louis-o-mon-roi/

 

Poster un commentaire

Classé dans * Autriche, Plantagenêts

-J- PRIEURE FONTEVRISTE DE JOURSAY OU JOURCEY (42330) CHAMBOEUF .

Prieuré fontevriste de Joursay ou Jourcey ( vers 1144) au diocèse de Lyon (Loire) Att. au XVIIe siècle. 

Situé sur la commune de Chamboeuf (42330), Jourcey (Paroisse et canton de saint Galmier en Forez) est un  prieuré de femmes  qui dépend de l’Abbaye de Fontevraud. ll fut fondé vers 1130 – sous le vocable de Saint Thomas- par Pierre et Pons Palain , Seigneurs Foréziens, donnent à cet effet toute  leur  terre de Jourcey

Sécularisé en 1785, il fut  érigé en  Chapitre noble de chanoinesses séculières (Bernardines ?) annexé à la maison royale de Saint Cyr, restant pour le spirituel sous la dépendance de Fontevraud.

Confisqué sous la Révolution française, il fut revendu par la suite et détruit en 1793 à l’exception de la salle capitulaire (XVIe) transformé en grange. L’église romane  (classée) subsistante ,à la nef reconstruite au XIVe  est à proximité de la voie ferrée.

Origine  de  l’image.

http://ivdl.blog.lemonde.fr/2007/12/31/le-prieure-de-jourcey/

Poster un commentaire

Classé dans Département 42