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-F- Saint Léger , église de ce qui fut le prieuré fontevriste de Fongrave (47260) abrite un majestueux retable du XVIIe siècle.

RETABLE FONGRAVE

16 novembre 2014                                                                                                                                                                                                                                                      La belle église de Fongrave possède un gigantesque retable du XVIIe siècle, unique en son genre dans le Villeneuvois. Un bel échantillon d’un travail d’orfèvre.

L’église Saint-Léger fut selon toute vraisemblance fondée en 1130, comme chapelle du prieuré de Fongrave. En effet, un monastère se trouvait là, abritant l’ordre de Fontevraud. Il reçoit uniquement les jeunes demoiselles bien nées, et ayant peut-être aussi bien fauté  (NDLRB. Sic) ?

De 1645 à 1650, un retable est exécuté suite à une commande des sœurs, afin de compléter la décoration autour de l’autel. Car un tableau, c’est bien, mais un gigantesque panneau de bois sculpté avec statues, vignes et autres détails de bons goûts, c’est mieux. Ainsi vit le jour ce retable de Fongrave que l’on peut encore admirer aujourd’hui. Ce genre d’œuvre n’est pas rare par ici, mais d’une telle ampleur et d’une telle richesse, voilà qui est unique en Villeneuvois. Saint Jean et Saint Pierre, dont les habituelles clés ont disparu, merci de bien vouloir les déposer à la mairie si d’aventure vous les retrouvez, entourent le tableau «Adoration des mages» au-dessus de l’autel. Des colonnes finement travaillées se dressent de part et d’autre des statues, découvrant des vignes s’entrelaçant. Tout en haut, la Vierge à l’enfant domine, entourée de détails champêtres comme des pommes de pins ou des guirlandes de fleurs. Cela rappelle presque le décorum de l’antiquité, mais nous sommes pourtant bel et bien dans un édifice religieux chrétien. De l’art chargé, mais dont le travail et la conservation sont magnifiques. D’ailleurs, l’œuvre est classée comme Monument historique depuis 1895 et 1963 selon les différents éléments de l’œuvre. Un travail monumental qui aurait pu être jeté au feu par certains bien-pensants de l’époque, le jugeant trop «frivole» de par les détails ornementaux en nombre. Mais le retable est heureusement encore bien présent, et est resté dans un parfait état d’abondante décadence.

 

L’œuvre de plus près

Le retable fut exécuté en 1645-1650, par le menuisier-sculpteur Simon de Sainte-Livrade, les menuisiers Turingeau et Jacques, et le charpentier Guillou, sur commande de la prieure Françoise de Campet.

Les colonnes furent tournées en 1646.

Les grands cartouches maniéristes à décors «organiques» sont, à cette date, très archaïques.

Les statues furent sculptées en 1657-1659 par le Bordelais Frontin.

Jessy Périé

http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/16/1992156-un-retable-monumental-a-fongrave.html

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Classé dans Département 47

– Q -1101, 1963, 1840, 2000. Quatre dates clefs dans l’histoire de Fontevraud.

L’Abbaye de Fontevraud, en Maine-et-Loire, est un ancien monastère bénédictin fondé en 1101.

Le site de 13 hectares entre Anjou, Poitou et Touraine en fait l’une des cités monastiques les plus importantes d’Europe. La Révolution Française sonnera la fin de l’Abbaye de Fontevraud comme monastère. Elle devient alors un établissement pénitentiaire jusqu’en 1963.

Classé Monument Historique en 1840, l’Abbaye de Fontevraud est classée depuis 2000 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO avec le Val de Loire.

Pour en  savoir plus :

http://www.my-loire-valley.com/2013/09/abbaye-fontevraud-necropole-plantagenets/#AfpayxqAjuegkx09.99

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-P-L’ABBAYE DE FONTEVRAUD, »UNE PRISON MANUFACTURE ».

A la Révolution, l’abbaye devient bien d’Etat, mais tombe en ruines (disparition du prieuré des hommes), quand Napoléon décide en 1804 de la transformer en prison, ce qu’elle reste jusqu’en 1963. Elle passe d’un statut de clôture volontaire à un lieu d’enfermement. Les premiers prisonniers n’arrivent qu’en 1814, se sera environs Six cents détenus, originaires de neuf départements différents, qui viennent en effet inaugurer les nouveaux aménagements carcéraux qui ont remplacé les salles de prières. Au milieu du XIXe siècle Fontevraud comptera 2000 prisonniers. Les enfants sont également de la partie puisque 113 jeunes viendront tester les cellules en 1842 et réparer leurs fautes passées.                                                                                                                                                                         Ce changement va entrainer une modification architecturale du lieu : à l’enceinte s’ajoutent de nouveaux murs et cloisonnements. Cette modification de statut de l’abbaye, qui va devenir prison, avoir malgré tout une fonction celle de devenir une prison manufacture. Les prisonniers vont avoir pour tâches de travailler dans divers ateliers, comme la menuiserie, le foulon, le tissage et serrurerie…

Retrouvez une analyse plus complête  grâce au lien ci-dessous :http://patrimoinecarceral.blogspot.fr/2010/11/labbaye-de-fontevraud.html

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-P- FONTEVRAULT, UNE PRISON QUI NE MERITAIT PAS QUATRE ETOILES…

La  période carcérale  (1804-1963)

Les moniales et  moines  chassés par la révolution  l’abbaye est sectionnée en 19 lots afin d’être vendue. Les lots ne trouvent pas  preneurs. Finalement,   un décret de Napoléon I er du 18  octobre 1804  transformera  l’abbaye en établissement de détention, ce qui la  sauvera d’ailleurs de la destruction. Dix ans de travaux s’en suivront.  Cinq étages seront logés  dans l’abbatiale, les cloîtres seront transformés en promenades et les cellules des moniales en cellules carcérales.

Visiter la prison de Fontevraud-l’Abbaye.
http://www.youtube.com/watchv=JM3jOohl6uA&feature=player_embedded

  Initialement prévue  pour recevoir 700 prisonniers, la centrale en abritait 1600 en 1942 ( dont  350 femmes et 100 enfants) et encore 1200  en 1943. Considérée  comme aussi dure que la centrale de Clairvaux, elle  enregistrait  une moyenne de deux décés par semaine

La sévérité de la  centrale inspirera à Jean  Genet  son «  Miracle de la rose »  bien  que les registres d’écrou n’y mentionnent pas sa présence.  Adolescent , il fut en revanche un des reclus de la colonie pénitentiaire de Mettray sise à peu de distance.

http://fr.wikipedia.org/…/Colonie_pénitentiaire_de_Mettray

De cette époque, il écrit :   » De toutes les centrales de France, Fontevrault est la plus troublante..  C’est (aussi) le sanctuaire  vers quoi montaient les rêves  de notre enfance ».

  Rebellion à la  Centrale de Fontevrault

      La scène, dont un des protagonistes est le syndicaliste Marcel Paul, se passe  postérieurement à l’été 1943  dans  cet endroit  qui s’arroge, selon ses participants même,  l’honneur d’être  la  « citadelle du silence ».

http://www.buchenwald-dora.fr/3temoignages/tem/082.htm

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Classé dans Département 49 (d) Abbaye-Bagne de Fontevraud-L’Abbaye