Archives de Tag: Abbesse Gabrielle de Rochecouart de Mortemart

Ermitage et Hospice donnés par la marquise de Montespan aux pauvres et aux malades de Fontevraud.

L’hospice de Madame de Montespan

A la fin de sa vie, madame de Montespan se rapproche de sa sœur abbesse, Gabrielle de Rochechouard.

Elle fait construire un ermitage près d’une chapelle existante, on voit encore le portail muré et sur l’arceau duquel on peut encore lire actuellement avenue du 11 novembre :

« Le jour de St Bernard 1687, Madame de Montespan estant ici, a fait commencer ce bastiment et le mesme jour de St Bernard 1689, estant venue voir sa sœur, elle a fait présent de cet ermitage à la communauté et l’a accompagné d’une loterie. »

En même temps, elle projette de construire un hospice près de son ermitage qui prend le nom de la Sainte Famille.

Il ne reste que deux  pièces au rez- de- chaussées et deux pièces au premier étage.

Madame de Montespan achète en 1700 le château d’Oiron et délaisse l’hospice de Fontevraud à partir de 1703.

http://www.fontevraud-abbaye.fr/histoire.html

les bâtiments de l’ancien hospice de Madame de Montespan)  servent d’écuries pour les équipages  (princiers) et  les nécessiteux y sont abrités (1740) .

 

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/10/06/f-fannerie-ou-ecurie-de-labbaye-royale/

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Roger de Gaignières (1642-1715)

Roger  de Gaignières ,  généalogiste, collectionnneur d’archives, de gravure,  de portraits, était un ami de l’Abbesse Gabrielle de Rochechouart de Mortemart. Il fit  don de ses  collections à la Bibliothêque du roi. Des aquarelles représentant l’Abbaye de Fontevrault en 1699 sont parvenues jusqu’à nous, apportant  une intéressante  vision  de  l’Abbaye de l’époque. Ainsi, il apparaît que les infirmeries de Saint Benoît n’étaient  alors pas  rattachées aux bâtiments  du Grand Moutier.

Pour  admirer  ce tableau : https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2012/04/04/g-gaignieres-immortalise-en-1699-labbaye-royale-de-fontevraud/

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-M-L’abbaye de Fontevraud et son musée éphémère

Entretien de Philippe  Ifri avec Sylvie Marie-Scipion, directrice du cabinet in situ-muséo

Pour restituer aux publics, l’histoire de l’abbaye de Fontevraud, tour à tour lieu de culte, prison et centre culturel, le choix s’est porté sur un dispositif muséographique en mouvement et en transformation, un musée éphémère qui propose différentes lectures architecturales de l’espace organisées autour de composantes mêlant l’histoire, les sciences et les arts.

Sylvie Marie-Scipion : Lorsque Éric Verrier et moi-même avons été missionnés par le comité scientifique du Centre Culturel de l’Ouest (abbaye de Fontevraud) pour réfléchir à un projet de mise en valeur du site pour les dix ans à venir, la faisabilité d’un musée « classique » ou d’un centre d’interprétation n’était pas envisagée. Le programme de réhabilitation engagé sur le bâti est lourd et échelonné dans le temps, sur plusieurs décennies. Ce chantier, qui déploie une énergie importante en termes humains et de ressources, s’accompagne donc d’une image de transformation. Ce contexte induit l’idée du laboratoire d’idées. Concrétiser un projet muséographique avant la fin de la restauration du monument est important pour la vie du site, notamment toute la démarche de médiation sur les aspects historiques en direction des publics. La conception de nouveaux outils de rencontre avec les visiteurs s’imposait auprès des 350 000 visiteurs qui passent ici chaque année. Apporter des clés de lecture historiques est aussi un élément incontournable. Notre réflexion de départ a été de partir concrètement du lieu et de ses contenus pour répondre à la question suivante : « Quel sens veut-on ou peut-on donner à ce lieu unique aujourd’hui ? ».

Fontevraud est un perpétuel chantier. Depuis sa création, de très nombreuses phases de construction, puis de restructurations successives ont été identifiées. Sa fonction d’origine a, elle aussi, été modifiée pour une transformation radicale, celle d’abbaye en prison après la Révolution française. La forme « chantier permanent » est partie de la réponse pour Fontevraud. Aujourd’hui encore, il donne un visage particulier au lieu : mobilisation de savoir-faire issus de tous les corps de métiers, travaux physiques difficiles, changements et transformations lents qui se mesurent avec le temps. Dans ce contexte, le projet de valorisation doit donc rester modeste.

Le principe de l’exposition temporaire percute (NDLRB : ?)  l’idée du musée qualifié ici d’éphémère, pourriez-vous expliquer cette dénomination ?

La forme du paradoxe musée/éphémère permet de signaler aux visiteurs qu’ils vont prendre connaissance d’un état de la réflexion à un moment donné, en 2010. En choisissant une démarche de laboratoire, cela signifie aussi, qu’il n’y a pas une vision arrêtée de l’histoire. Ce lieu doit réaffirmer ses métamorphoses, ses fonctions et ses modes de relation avec la société : c’est tout un ensemble qui est donné à voir.

Dès 1840, l’abbatiale et le Grand-Moûtier sont classés au titre des Monuments Historiques. Depuis, Fontevraud a connu des phases de restauration importantes s’accompagnant de partis pris architecturaux. En optant pour le mode de l’éphémère, la temporalité des interprétations est soulignée. La pluralité des discours dit le paradoxe d’une part, d’un propos finalisé qui décrirait l’histoire du lieu du début à la fin et d’autre part, de celui qui assume progressions et remises en question (NDLRB : ?)  . La lecture proposée à travers différents portraits historiques ayant appartenu à des strates différentes de l’histoire de l’abbaye apporte la pluralité des points de vue confortés par chaque historien spécialiste d’une période ou d’un thème. Les portraits apportent au lieu des visages multiples.

La volonté de recréer des espaces de visite dans le monument n’est-elle pas en contradiction entre la création d’un dispositif muséographique construit dans un lieu qui suscite la rêverie et les méditations ?

5 La pratique du lieu se caractérise sous deux formes, le plein et le vide. Le plein est matérialisé par l’architecture et le vide se redessine par les cheminements multiples au travers des bâtiments. Les vides questionnent les espacesNDLRB : ?) . Dans ce projet, l’espace n’est pas considéré comme un volume à remplir, ni à agencer, encore moins à cloisonner. Il s’organise grâce à des composants mêlant histoire, sciences et arts. Les lectures architecturales proposées se font au travers d’une écriture aux confins de toutes les sciences (histoire des idées et de l’écriture, théologie, politique…) et des techniques architecturales.

Le projet est une mise en valeur du vide afin de le rendre visible. Il ne cherche pas à meubler mais à mettre en relief tout ce qui se joue dans les vides. C’est précisément dans ces vides, que se développe la rêverie (NDLRB : ?)  et que s’instaure un rapport de dialogue entre les visiteurs, le lieu et la scénographie.

Le projet se construit par étapes, le discours scientifique se tisse au fil des rencontres avec les historiens. Il prend corps dans un espace limité. Il propose une interprétation historique à partir des matériaux historiques validés aujourd’hui. Le projet assume l’idée que ces discours pourront évoluer. C’est pourquoi, un dispositif non permanent, limité dans le temps a été mis en place. Chaque module présente un portrait d’un personnage ayant un lien avec l’histoire de l’abbaye. C’est un parti pris. L’éphémère est ici didactique, le dispositif est poétique.

Votre approche semble modéliser une démarche adaptée pour chaque module, comment s’est déterminée l’implantation des différents lieux d’exposition ?

8 Comment ne pas redire tout ce qui a déjà été dit sur l’histoire de l’abbaye et comment dire tout ce que ce lieu peut encore recouvrir de non révélé ? Que doit transmettre l’exposition ? Une vérité, un prisme de connaissances croisées ? Ou bien fallait-il rendre compte d’un état de la connaissance à un moment précis de l’histoire du monument alors que les recherches nous réapprennent à le redécouvrir ?

9 Pour réponse, nous nous sommes installés dans le champ de l’expérimentation. Très vite, il a alors fallu déterminer les lieux d’installation, proposer une trame simple pouvant faire référence pour chaque module, définir le niveau de restitution en phase avec le lieu. Il y avait nécessité à coller, d’une part, à l’immédiateté de la demande et d’autre part au respect dû à l’histoire dans sa complexité et la durée.

10 D’emblée le caractère éclaté du dispositif s’impose à nous, dans le temps et dans les espaces. C’est le postulat de départ sans être une contrainte. Le parti pris muséographique se construit alors à partir de notre propre expérience du lieu. S’ensuit un long travail d’étude et d’immersion dans l’espace. Nos pas se mêlent avec ceux des visiteurs. Puis nous explorons de nouveaux cheminements. Nous prenons le temps d’observer les visiteurs dans leurs postures, leurs stations, leurs rythmes. Notre connaissance du lieu commence à s’affiner. Composer avec les vides, subvenir à l’absence d’archives et interroger les grands espaces architecturaux nous obligent à regarder autrement le lieu. Les cheminements de visite nous amènent à produire un langage parallèle. De nouveaux espaces oubliés ou inexploités s’imposent. De nouvelles perspectives s’ajoutent. Du coup, s’est posée à nous la question de la fonctionnalité des cloîtres, allées, cellules, chapelle, réfectoire, selliers, de leur origine et de leur légitimité à l’échelle du site.

11 Dès ce moment, notre trame commence à se dessiner à partir de ces matériaux rudimentaires. La trame est autant spatiale que narrative. Les liens se tissent entre les différents modules historiques retraçant les portraits de six personnages appartenant à l’histoire de l’abbaye. Depuis son fondateur, Robert d’Arbrissel, jusqu’à son histoire carcérale récente au travers des textes de Jean Genet. Chaque séquence est autonome. Pourtant, un langage commun se met en forme progressivement. Il se construit au moment du lancement de l’opération, se déconstruit, puis se reconstruit – successivement et simultanément – lorsque le contenu s’affirme. Les installations investissent des lieux différemment de l’intérieur et des extérieurs. Tous convergent vers un même espace : la salle du Trésor. Chaque dispositif devient alors le théâtre d’un fait, d’une action, d’une portion de vie en lien avec un portrait des différents personnages présentés. Chaque personnage évoque une strate de l’histoire de l’abbaye, et avec lui une période historique et une histoire intime.

12 L’exposition s’écrit et continue de s’écrire au fur et à mesure des installations. Chaque inauguration convoque la précédente. Chaque atelier est une rencontre avec un historien. Chaque portrait s’installe dans un nouvel espace ignoré des flux de visiteurs. Chaque espace est un personnage, une histoire. Nous avançons progressivement et tenons compte des aléas. Nous ne connaissons pas la forme finale du projet. C’est un atelier en mouvement. C’est une expérience expographique.

Le fil rouge se comprend à deux niveaux – les portraits et l’abbaye –, comment se reconstruit cette double perception des lieux  ?

13 Une des particularités du musée éphémère réside dans son caractère doublement problématique de la perception de son objet-sujet. D’une part, sa fonction originelle, ses périodes historiques, ses relations spécifiques avec la société, douloureuses et passionnées entre le pouvoir royal puis avec l’institution judiciaire. D’autre part, l’image du monument et la perception que l’institution en a donné et nous en donne aujourd’hui. Classée Monument Historique, l’abbaye de Fontevraud est encore une prison jusqu’en 1963 mais une quarantaine de détenus y sont maintenus pour assurer les travaux de restauration jusqu’en 1985. Les cartes postales, envoyées depuis la région de Saumur, laissent voir un lieu spirituel ignorant la prison sauf à de rares exceptions. La carte postale écrite et envoyée par Jean Genet à son éditeur Barbezat évoque ce trouble d’image.

14 Le principe scénographique du premier module joue avec cette confusion : la carte manuscrite est placée, en transparence d’une fenêtre donnant sur la cour intérieure, et au coeur d’un panneau opaque présentant une multiplicité de cartes postales d’anonymes. Niée par le photographe, la prison est absente du regard. Pourtant plusieurs centaines d’hommes emprisonnés l’habitent.

15 Le second module raconte la fondation de l’abbaye. Le parti pris muséographique joue, lui aussi, avec cette double perception. Un immense cadre métallique surplombant une maquette géomorphologique de la fondation de l’abbaye oriente le regard du visiteur vers le chevet de l’abbatiale. L’immense carte postale raconte la présence des moniales au fil des siècles puisque le cimetière a ici disparu. Le parcours extérieur, installé sur une butte, sans doute un ancien remblai, embrasse l’ensemble du site et offre une vision d’ensemble parallèle à celle de la maquette. Les éléments paysagers se lisent au travers des panneaux décrivant un cercle récréant un espace construit imaginaire.

16 Enfin, le troisième module retraçant le fabuleux destin d’Aliénor d’Aquitaine instaure cette double perception en ménageant une perspective vers les gisants depuis l’entrée sur l’abbatiale, du haut de l’escalier en pierres taillées. Un axe dispose les différents « tapis » vers les cénotaphes. Chacun ranime les lumières des vitraux se reflétant sur le dallage de l’abbatiale. Les grands tapis colorés inventent une nouvelle perception du volume tout en respectant les postures et circulations des visiteurs qui traversent l’abbatiale jusqu’au transept en pointant le regard vers les voûtes tout en se dirigeant vers les gisants. Le dispositif ne perturbe pas la déambulation du visiteur. Il s’inscrit au plus près de ses pas. Une forme d’expérimentation de la visite, à partir des visiteurs.

  Les trois premiers modules ont été menés sous les directions scientifiques respectives de Jacques Dalarun, Philippe Artières et Martin Aurell. Pour le module Jean Genet : Philippe Artières, historien et anthropologue de l’écriture ; pour le module Robert d’Arbrissel : Jacques Dalarun, directeur de recherche à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (CNRS) ; pour le module Aliénor d’Aquitaine : Martin Aurell, professeur d’Histoire du Moyen-Âge à l’université de Poitiers

Et la salle du Trésor ?

17 La trame et la circulation d’un espace à l’autre est le fil rouge qui emboîte le pas du visiteur. La salle du Trésor, point de convergences et de rencontres, invite les visiteurs à entrer dans un espace plongé dans la pénombre, silencieux. Sur le sol au quadrillage noir et blanc, quelques objets « soclés » s’imposent aux visiteurs. Une mise en scène épurée, un éclairage minimaliste conçu par le scénographe Éric Verrier soulignent avec rigueur la dimension monacale du lieu. Pour chaque inauguration, de nouveaux objets sont installés, issus de leurs réserves respectives. Leur installation, par strates successives d’histoire, recrée un rituel contemporain .

Comment se conçoit la présentation des objets dans le projet ?

18 Le projet s’élabore et se construit à partir du fil rouge que sont les portraits de personnages. Le projet ne tourne pas autour des objets mais à l’intérieur même d’un ensemble architectural remarquable. Les objets ne sont pas au cœur du dispositif mais ils y prennent une place particulière, au point de rencontre et de convergence des différents cheminements proposés. Le projet relève plus de la captation d’objets que de la présentation d’une collection. La sélection des objets s’opère en fonction d’une grille stricte de sélection. Trois objets par portrait obligent à une grande rigueur.

Le caractère précieux des objets apparaît fortement dans le dispositif de la salle du Trésor, que recouvre-t-il ?

19 Partant de l’idée que ce lieu est un réservoir de questionnements mais aussi, de désirs et d’expressions, la re-création d’une salle du Trésor est intéressante ; elle s’impose presque d’elle-même. Au sein d’une abbaye, un trésor a un sens liturgique. Il envoûte. Tout en resserrant les liens invisibles entre les éléments matériels, il canalise les pas des visiteurs. Il oblige à une posture de regardeur.

20 À Fontevraud, il n’y a pas de trésor comme celui de Conques. Pour autant, les différents cheminements des visiteurs se croisent et convergent vers le cloître et les salles qui l’entourent. La muséographie du projet conforte ces circulations qui ramènent les visiteurs vers la salle de l’ancien chauffoir. Le choix des trois objets permet la construction d’une trame serrée. Le caractère précieux de l’objet construit un corpus raisonné pour le musée éphémère. Les critères sont remis en jeu pour chaque module. Ce sont de petits objets insignifiants à nos yeux mais chers à leur propriétaire, tels, un minuscule poignard sculpté dans un débris de nacre et probablement réalisé en cachette par un prisonnier, un jeu de carte dessiné et peint par un détenu et retrouvé dissimulé entre les lattes du parquet, un cahier de chants pour les enfants. Mais ce sont aussi des objets rares ou uniques : le tau de Robert d’Arbrissel ou la Charte d’Aliénor d’Aquitaine.

Comment le musée éphémère s’adresse-t-il au visiteur ? En quoi est-il destiné au grand public ?

21 Le projet s’adresse à un large public parce qu’il raconte tout simplement l’histoire de l’abbaye au travers de personnages historiques. Ils sont autant de repères dans le temps pour parcourir 900 ans d’histoire. Ces figures sont toutes des personnalités fortes de l’histoire de l’Abbaye. Robert d’Arbrissel est le fondateur de l’abbaye de Fontevraud. Aliénor d’Aquitaine qui vécut un destin hors du commun y fit installer son gisant. Jean Genet fait de l’abbaye-prison, son personnage principal dans Miracle de la Rose. Pour expliquer les temps forts de cette abbaye confiée à des femmes, trois autres personnages ont été retenus : Marie de Bretagne, NDLRB : 25 éme Abbesse)  mère abbesse y introduit une nouvelle règle, Gabrielle de Rochechouart, femme de lettres (NDLRB : 32 éme  Abbesse !) fait venir ici tous les intellectuels de son époque et enfin Julie d’Antin est la dernière moniale (NDLRB : ? Moniale  -Sic-  il s’agit en fait de la 36 éme  Abbesse)   à quitter les lieux sous les feux de la Révolution française.

Aujourd’hui, un 3e dispositif muséographique est proposé aux visiteurs, comment s’organise l’évolution entre l’attente d’un projet initialement imaginé et les formes de son évolution ?

22 Nous n’avons aucune idée prédéfinie du résultat, seulement l’envie d’échafauder un travail en équipe, mêlant expériences et compétences complémentaires. L’installation des nouveaux modules valorise les précédents. Le sens se construit. C’est un chantier à taille humaine qui se dévoile au fur et à mesure de son avancement. Le calendrier s’adapte aussi à l’évolution du projet. La réflexion initiale a été lancée en 2008 et trois modules sont aujourd’hui installés. Les trois suivants feront partie du process mais nous n’en connaissons encore aucune orientation. Une fois installé, l’ensemble du dispositif aura une durée de vie indéterminée. Il est éphémère.

Philippe Ifri, « L’abbaye de Fontevraud et son musée éphémère », La Lettre de l’OCIM [En ligne], 133 | 2011, mis en ligne le 27 janvier 2011, consulté le 14 avril 2014. URL : http://ocim.revues.org/654 ; DOI : 10.4000/ocim.654

 

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-B-BENEDICTION DE MADAME DE MORTEMART* ; Abbesse de Frontevaux** faite aux Filles Dieu ( Prieuré fontevriste de Paris) en 1671

Bénédiction de Madame de  Mortemart ; Abbbesse de Frontevaux faite aux Filles Dieu en 1671 .

Le 8 de février, Madame de Frontevaux fut bénite par l’Archevêsque  de Rouen  nommé à l’ archevesque de Paris

La cérémonie étnt  escrite dans le  Cérémonial  ecclésiastique on se contentrera de marquer  quelques particularités touchant les personnes qui y assistèrent.

La reine voulant  voir la cérémonie, on fit pendre pour elle  un dais de velours violet à  fleurs delys d’or au dedans du chœur des religieuses où l’on  dressa une estrade sur laquelle on mit un prie-Dieu couvert de velour  violet de mseme parure que le dais . Sur cette estrade, on plaça le fauteuil de la  reine et  huit  sièges pliants ou se mirent Monsieur, les petites filles du Roi et les Princesses du sang ;

Monsieur seul   devait  avoir un siége pliant   mais cette action  étant  une cérémonie paericulière les Petites filles du roi et les prrincesses pouvaient aviur des sièges pliants  comme elles en ont au sermon  car ce haut dais  qui est la marque de   cérémonie n’avait été fait que pour marquer  d’avantage la place de la Reine,  afin que la Reine  vit mieux du chœur des Religieuses  où elle est la bénédiction qui  qui se faisait dans l’église.

On demanda au Sieur Sainctot si l’abbesse et l’archevesque de Rouen  devaient avoir un dais.  Il crut  qu’on ne devait leur en donner ni à l’un ni à l’autre parcequ’on suit en cela  l’usage des lieux où on se trouve et qu’à Paris,  les archevesques  n’ont jamais de dais  quand ils officient.

Les Archevêquerie les évêques assisterent aussi à la  cérémonie et ils prétendirent avoir des sièges à dossier . Il s’adressérent à Monsieur  qui les renvoya au Sieur Sainctot. . Le Sieur Sainctot leur dit que puisqu’aux pompes funèbres de l’archevêque de Paris ils n’avaient que des bancs à plus forte raison en présence de la reine,  ils ne pouvaient  pas espérer d’obtenir des sièges à dos.  Le cardinal de Bouillon se mit proche le prie-Dieu  de de la reine pour limiter la contestation que les évêques auraient formés sur la prétention qu’il a  d’avoir un siège séparé d’eux

Cérémonies du règne de Louis XIV, recueil formé, au moins en partie, d’après le Journal de Mr de SAINCTOT. (1666-1671 et 1682-1691) –1601

Manuscrit . P. 201.

* Marie-Magdeleine-Gabrielle de Mortemart de, abbesse de Fontevrault

http://gallica.bnf.fr/Search?ArianeWireIndex=index&p=1&lang=FR&q=fontevrault

** Lire Fontevrault ou avec l’orthographe actuelle  » Fontevraud »

 

 

 

 

 

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 75

– J – Madame de MONTESPAN, soeur de la reine des Abbesses, a t’elle, ou non, résidé au JAGUENEAU – proche Saumur- de1697 à 1707) ?

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Au cours du XVIIe siècle, un ensemble de petites maisons et d’enclos, appartenant aux familles Groüard et Brouilly, est acheté progressivement par les Pères de l’Oratoire, leurs voisins du sanctuaire des Ardilliers sis à quelques  killomêtres en amont  de Saumur sur la rive  gauche de la Loire . Ceux-ci y logent dans les années 1654-1671 l’architecte et sculpteur Pierre Biardeau, qui participe à la construction de la nouvelle église et qui aménage des autels monumentaux.

Un autre petit logis est édifié en 1689, à frais communs, par Le Bigot de Gastines et le duc de la Meilleraie. Ces derniers acceptent de le confier en 1695 à la Maison de l’Oratoire ( A. Girouard, S.L.S.A.S., juil. 1927, p. 47-53 ). Le supérieur général de la Congrégation, le Père de la Tour, en fait un petit refuge pour sa célèbre pénitente, Madame de Montespan, qui a quitté la cour et vit désormais dans la piété, mais non dans la pauvreté. Elle souhaite y séjourner quand elle vient rendre visite à sa soeur, Gabrielle de Rochechouart de Mortemart, la 32 Abbesse de Fontevraud  dite aussi la reine des Abbesses (1645-1670-1704).
Les auteurs anciens affirment qu’elle y vient souvent. Je n’en suis pas si sûr, ayant recherché en vain des traces de son passage. En tout cas, en 1689 et en 1693, elle séjourne dans l’abbaye de Fontevraud et à partir de 1704 dans son château d’Oiron. De même, le fait qu’elle ait aidé les oratoriens à achever le dôme de leur église des Ardilliers  est légendaire, selon l’abbé Goisnard, qui n’a trouvé aucune trace de versement.

jaguenea

Le château qui apparaît sur cette carte postale est manifestement pour l’essentiel une construction du XIXe siècle, dans le style classique, alors que les actes anciens décrivent un petit pavillon ( qui survit sans doute dans le corps central ). L’ensemble est endommagé une première fois par les obus incendiaires allemands de juin 1940 et achevé en 1944 par les bombes alliées visant le pont de chemin de fer tout proche. Le Jagueneau n’a pas été reconstruit.

http://saumur-jadis.pagesperso-orange.fr/rues_j-l/jaguenea.htm

Contra : La marquise  vécut à Saumur( NDLRB. En fait, à proximité)  les dix dernières années de sa vie (1697-1707, morte aux eaux de Bourbon -L’Archambault  lors d’une cure ) dans la propriété du Jagueneau proche  de la maison de l’Oratoire  dont le Supérieur  était  son confesseur. Fontevrault, à 15 km de Saumur, avait alors  comme abbesse, sa propre soeur, Gabrielle de Mortemart  qu’elle allait  visiter  souvent  . Elle acheta le château d’Oiron  (Deux-Sévres) en 1700, s’y rendit à la mort de sa soeur  (1704) mais garda le Jagueneau où elle résidait  lors de ses pélerinages à Notre-Dame  des Ardilliers.

P. 338 de l’ouvrage  auquel conduit le lien ci-aprés:

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1965_num_51_148_1747?_Prescripts_Search_tabs1=standard&

Et aussi :

http://books.google.fr/books?id=bu9AAAAAcAAJ&pg=PA351&lpg=PA351&dq=jagueneau+fontevrault&source=bl&ots=pBXVuYYhtw&sig=EAO8PY37bmAdbDHtEUhO1vEqhy8&hl=fr&sa=X&ei=WKUAUvjGLYrYPYHOgJAL&ved=0CDYQ6AEwAQ#v=onepage&q=jagueneau%20fontevrault&f=false

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Classé dans Abbesses de l'Ordre, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 49 (c) hors commune de Fontevraud-L'Abbaye

LES DEBUTS DE L’ABBAYE DE FONTEVRAUD. « Un fossé hérissé d’épines leur servit de première clôture ».

« Fondée la dernière année  du onzième siécle *par un prêtre breton, Robert d’Arbrissel, dans un vallon inculte arrondi en amphithéâtre prés  de la Loire et du Poitou.

* NDLRB. Il y a lieu de restituer la date de la fondation « vers 1101″

….

Les hommes, clercs  et laïques, disent les chroniques ; furent échelonnés  sur le côteau qui domine la fontaine d’Evrault, tandis que les femmes furent distribuées  sur les flancs d’une autre  colline, en face de la première, de façon à laisser la source  d’eau vive entre les deux camps. Un fossé hérissé d’épines  leur servit de première clôture ».

Une Abbesse de  Fontevrault  au XVIIe siècle. Gabrielle  de Rochechouart de Mortemart par Pierre Clément (1809-1870) de l’Institut . 1869  Paris. Librairie  académique  Didier  p. 11. Ouvrage conservé  à : Columbia  University Librairies ( New-York)

http://archive.org/stream/gabriellederoche00clme#page/n5/mode/2up                                                                               http://archive.org/details/gabriellederoche00clme

Et encore :                                                                                                                                                                                                              http://archive.org/details/uneabbessedefon01clgoog

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Classé dans Abbesses de l'Ordre, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-C- Pierre CLEMENT (1869). Faire admettre dans la PLEIADE DES ECRIVAINS du siècle de Louis XIV, l’ABBESSE Gabrielle de Rochechouart de Mortemart

 » Ce n’est pas une mince prétention, je le reconnais, que de vouloir faire admettre dans la pléiade des écrivains d’une époque aussi féconde en grands génies que le siècle de Louis XIV, une femme dont le nom, célèbre tant qu’elle vécut, est tombé depuis, par des circonstances diverses, dans un oubli à peu près complet. C’est pourtant ce que je viens essayer à l’égard de Gabrielle de Rochechouart de Mortemart,  32 abbesse de Fontevrault (1645-1670-1704).                                                                                      Cette prétention est-elle exagérée? Le lecteur prononcera. Qu’il me soit permis de dire pourtant que, de l’aveu de tous ceux qui l’ont connue, la sœur cadette de madame de Montcspan était douée de véritables qualités littéraires; on parlait de ses lettres au temps même où madame de Sévigné devenait illustre et classique en se jouant; on s’extasiait à ses conférences et à ses sermons ; on allait en foule à ses discours de vêture ou de profession ; on s’entretenait des ouvrages d’esprit, de morale ou de piété auxquels elle consacrait ses rares loisirs. Amie de Mesdames de Sablé (1599-1678) et de La Fayette(1634-1693), de Daniel Huet (1630-1721), de Segrais (1624-1701), du Père Rapin (1621-1687), de Racine (1639-1699), elle partageait leur admiration pour les chefs-d’œuvre de l’antiquité et des temps modernes ; Elle avait aussi leurs goûts et leurs instincts. Ce qui ne lui permit pas de s’y livrer comme eux, ce fut, outre le sentiment étroit du devoir et la nécessité de donner presque tout son temps à la grande abbaye qu’elle administrait, sa modestie excessive. Bien différente de ceux qui croiraient tout perdu si une ligne sortie de leur plume manquait à la postérité, elle mettait un soin particulier à dérober ses productions au public. Un jour, elle apprend que Madame de Sablé a eu par hasard connaissance de quelques pages sur la Politesse, et elle s’en excuse, toute honteuse en quelque sorte qu’une pareille bagatelle lui soit par- venue. On a, il est vrai, publié sous son nom la traduction d’un fragment du Banquet de Platon ; mais, d’une part, celte traduction semble (on  trouvera nos raisons à l’Appendice) une œuv re apocryphe; d’autre part, en admettant qu’elle en soit  l’auteur, la publication n’eut lien que vingt-hui! ans après sa mort, par une indiscrétion de l’abbé d’Olivet (1682-1768).

Pierre Clément  de l’Institut.                                                                                                      Gabrielle  de Rochechouart-Mortemart .Une Abbesse de Fontevrault au XVII . Etude historique. 1869.

http://www.archive.org/stream/uneabbessedefont00cluoft/uneabbessedefont00cluoft_djvu.txt

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-A- ADMINISTRATION RELIGIEUSE ET SECULIERE D’UN PRIEURE FONTEVRISTE

Moniales

Prieure

La prieure élue pour trois  ans dont l’élection, renouvelable, devait être validée par l’abbesse de Fontevraud.

Soeur apothicaire

Cette  fonction se rencontre  dans les prieurés d’une certaine importance  (La Puye, Lencloître…).

Soeur  boursière

Responsable de la caisse ,la sœur  boursière  recevait  de la dépositaire  la somme nécessaire  afin  de pourvoir  la communauté  religieuse  en nourriture et qu’elle même transmettait  à la Celerière.

Soeur célérière

Dépendante de la Grande Prieure,  la sœur cellerière assurait aux sœurs ce qui leur était nécessaire au dortoir ainsi qu’au réfectoire. Elle tenait également à jour le livre des dépenses et rendait des comptes trimestrielle  à l’abbesse

Soeur Chambrière.

La  sœur chambrière veillait en lige de maison  utilisé  dans les dortoirs ainsi que  dans les réfectoires  mais également aux vêtements , à la vaisselle et aux ustensiles.

Soeur dépositaire

Soeur grainetière ou portière

Soeurs  « cherches »,

Au prieuré  de Boubon (87150. Cussac) notamment, chargées d’inspecter le monastère à la  tombée de la nuit , de façon à voir si tout y  était bien en ordre.

Soeurs de grâce.

Personnes  pieuses désirant se retirer  dans un prieuré de façon à y finir leur vie plus  saintement  que dans le monde.

Moines

Le prieur

Confesseur

L’Abbesse , chef de l’Ordre, choisissait les confesseurs  sur une liste établie par le prieur de Saint-Jean de l’Habit et  composée  généralement par les prêtres âgés et  dignes de  confiance.

Les religieuses devaient  obtenir la permission  de la Prieure  afin de pouvoir se  confesser.Les confesseurs avaient le pouvoir d’absoudre les moniales «  une  fois en la vie et en l’article de la mort de tous délits, crimes et pêchés ». Il était  très pénible  pour les religieuse  du Grand-Môutier de se  confesser aux  frères, elles  auraient préferer le faire avec l’Abbesse.

Certains  confesseurs, porteurs d’une  copie des ordonnances abbatiales,  étaient  envoyés dans les prieurés  où  ils  confessaient  par  commission. A tout moment, ceux-ci pouvaient être révoqués par l’Abbesse et   en cas de  conflit entre une  prieure et un père  confesseur, l’Abbesse  chargeait  un vicaire de se rendre  compte de la  situation.

A   la fin du XVIIe siècle, l’Abbesse Gabrielle de Rochechouart de Mortemart , devant l’accroissement  du nombre de confesseurs extérieur  à  l’Ordre et le désordre régnant,  imposa que les confessions aient lieu conformément à la Régle et au Concile de Trente *, le mercredi, le samedi  et les veilles  de fêtes.

Jean de Habit.

* Concile œcuménique qui se tint, en 25 sessions, de 1545 à 1549, en 1551-1552 et en 1562-1563 à Trente (Italie). http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Trente/147379

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