Archives de Tag: Abbesse Julie-Gilette de Pardaillan d’Antin

-A-Mére Sophie-Julie Gondrand de Pardaillan d’Antin, 36 éme et derniére Abbesse (1765-1792) de l’Ordre de Fontevraud

 

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-M-L’abbaye de Fontevraud et son musée éphémère

Entretien de Philippe  Ifri avec Sylvie Marie-Scipion, directrice du cabinet in situ-muséo

Pour restituer aux publics, l’histoire de l’abbaye de Fontevraud, tour à tour lieu de culte, prison et centre culturel, le choix s’est porté sur un dispositif muséographique en mouvement et en transformation, un musée éphémère qui propose différentes lectures architecturales de l’espace organisées autour de composantes mêlant l’histoire, les sciences et les arts.

Sylvie Marie-Scipion : Lorsque Éric Verrier et moi-même avons été missionnés par le comité scientifique du Centre Culturel de l’Ouest (abbaye de Fontevraud) pour réfléchir à un projet de mise en valeur du site pour les dix ans à venir, la faisabilité d’un musée « classique » ou d’un centre d’interprétation n’était pas envisagée. Le programme de réhabilitation engagé sur le bâti est lourd et échelonné dans le temps, sur plusieurs décennies. Ce chantier, qui déploie une énergie importante en termes humains et de ressources, s’accompagne donc d’une image de transformation. Ce contexte induit l’idée du laboratoire d’idées. Concrétiser un projet muséographique avant la fin de la restauration du monument est important pour la vie du site, notamment toute la démarche de médiation sur les aspects historiques en direction des publics. La conception de nouveaux outils de rencontre avec les visiteurs s’imposait auprès des 350 000 visiteurs qui passent ici chaque année. Apporter des clés de lecture historiques est aussi un élément incontournable. Notre réflexion de départ a été de partir concrètement du lieu et de ses contenus pour répondre à la question suivante : « Quel sens veut-on ou peut-on donner à ce lieu unique aujourd’hui ? ».

Fontevraud est un perpétuel chantier. Depuis sa création, de très nombreuses phases de construction, puis de restructurations successives ont été identifiées. Sa fonction d’origine a, elle aussi, été modifiée pour une transformation radicale, celle d’abbaye en prison après la Révolution française. La forme « chantier permanent » est partie de la réponse pour Fontevraud. Aujourd’hui encore, il donne un visage particulier au lieu : mobilisation de savoir-faire issus de tous les corps de métiers, travaux physiques difficiles, changements et transformations lents qui se mesurent avec le temps. Dans ce contexte, le projet de valorisation doit donc rester modeste.

Le principe de l’exposition temporaire percute (NDLRB : ?)  l’idée du musée qualifié ici d’éphémère, pourriez-vous expliquer cette dénomination ?

La forme du paradoxe musée/éphémère permet de signaler aux visiteurs qu’ils vont prendre connaissance d’un état de la réflexion à un moment donné, en 2010. En choisissant une démarche de laboratoire, cela signifie aussi, qu’il n’y a pas une vision arrêtée de l’histoire. Ce lieu doit réaffirmer ses métamorphoses, ses fonctions et ses modes de relation avec la société : c’est tout un ensemble qui est donné à voir.

Dès 1840, l’abbatiale et le Grand-Moûtier sont classés au titre des Monuments Historiques. Depuis, Fontevraud a connu des phases de restauration importantes s’accompagnant de partis pris architecturaux. En optant pour le mode de l’éphémère, la temporalité des interprétations est soulignée. La pluralité des discours dit le paradoxe d’une part, d’un propos finalisé qui décrirait l’histoire du lieu du début à la fin et d’autre part, de celui qui assume progressions et remises en question (NDLRB : ?)  . La lecture proposée à travers différents portraits historiques ayant appartenu à des strates différentes de l’histoire de l’abbaye apporte la pluralité des points de vue confortés par chaque historien spécialiste d’une période ou d’un thème. Les portraits apportent au lieu des visages multiples.

La volonté de recréer des espaces de visite dans le monument n’est-elle pas en contradiction entre la création d’un dispositif muséographique construit dans un lieu qui suscite la rêverie et les méditations ?

5 La pratique du lieu se caractérise sous deux formes, le plein et le vide. Le plein est matérialisé par l’architecture et le vide se redessine par les cheminements multiples au travers des bâtiments. Les vides questionnent les espacesNDLRB : ?) . Dans ce projet, l’espace n’est pas considéré comme un volume à remplir, ni à agencer, encore moins à cloisonner. Il s’organise grâce à des composants mêlant histoire, sciences et arts. Les lectures architecturales proposées se font au travers d’une écriture aux confins de toutes les sciences (histoire des idées et de l’écriture, théologie, politique…) et des techniques architecturales.

Le projet est une mise en valeur du vide afin de le rendre visible. Il ne cherche pas à meubler mais à mettre en relief tout ce qui se joue dans les vides. C’est précisément dans ces vides, que se développe la rêverie (NDLRB : ?)  et que s’instaure un rapport de dialogue entre les visiteurs, le lieu et la scénographie.

Le projet se construit par étapes, le discours scientifique se tisse au fil des rencontres avec les historiens. Il prend corps dans un espace limité. Il propose une interprétation historique à partir des matériaux historiques validés aujourd’hui. Le projet assume l’idée que ces discours pourront évoluer. C’est pourquoi, un dispositif non permanent, limité dans le temps a été mis en place. Chaque module présente un portrait d’un personnage ayant un lien avec l’histoire de l’abbaye. C’est un parti pris. L’éphémère est ici didactique, le dispositif est poétique.

Votre approche semble modéliser une démarche adaptée pour chaque module, comment s’est déterminée l’implantation des différents lieux d’exposition ?

8 Comment ne pas redire tout ce qui a déjà été dit sur l’histoire de l’abbaye et comment dire tout ce que ce lieu peut encore recouvrir de non révélé ? Que doit transmettre l’exposition ? Une vérité, un prisme de connaissances croisées ? Ou bien fallait-il rendre compte d’un état de la connaissance à un moment précis de l’histoire du monument alors que les recherches nous réapprennent à le redécouvrir ?

9 Pour réponse, nous nous sommes installés dans le champ de l’expérimentation. Très vite, il a alors fallu déterminer les lieux d’installation, proposer une trame simple pouvant faire référence pour chaque module, définir le niveau de restitution en phase avec le lieu. Il y avait nécessité à coller, d’une part, à l’immédiateté de la demande et d’autre part au respect dû à l’histoire dans sa complexité et la durée.

10 D’emblée le caractère éclaté du dispositif s’impose à nous, dans le temps et dans les espaces. C’est le postulat de départ sans être une contrainte. Le parti pris muséographique se construit alors à partir de notre propre expérience du lieu. S’ensuit un long travail d’étude et d’immersion dans l’espace. Nos pas se mêlent avec ceux des visiteurs. Puis nous explorons de nouveaux cheminements. Nous prenons le temps d’observer les visiteurs dans leurs postures, leurs stations, leurs rythmes. Notre connaissance du lieu commence à s’affiner. Composer avec les vides, subvenir à l’absence d’archives et interroger les grands espaces architecturaux nous obligent à regarder autrement le lieu. Les cheminements de visite nous amènent à produire un langage parallèle. De nouveaux espaces oubliés ou inexploités s’imposent. De nouvelles perspectives s’ajoutent. Du coup, s’est posée à nous la question de la fonctionnalité des cloîtres, allées, cellules, chapelle, réfectoire, selliers, de leur origine et de leur légitimité à l’échelle du site.

11 Dès ce moment, notre trame commence à se dessiner à partir de ces matériaux rudimentaires. La trame est autant spatiale que narrative. Les liens se tissent entre les différents modules historiques retraçant les portraits de six personnages appartenant à l’histoire de l’abbaye. Depuis son fondateur, Robert d’Arbrissel, jusqu’à son histoire carcérale récente au travers des textes de Jean Genet. Chaque séquence est autonome. Pourtant, un langage commun se met en forme progressivement. Il se construit au moment du lancement de l’opération, se déconstruit, puis se reconstruit – successivement et simultanément – lorsque le contenu s’affirme. Les installations investissent des lieux différemment de l’intérieur et des extérieurs. Tous convergent vers un même espace : la salle du Trésor. Chaque dispositif devient alors le théâtre d’un fait, d’une action, d’une portion de vie en lien avec un portrait des différents personnages présentés. Chaque personnage évoque une strate de l’histoire de l’abbaye, et avec lui une période historique et une histoire intime.

12 L’exposition s’écrit et continue de s’écrire au fur et à mesure des installations. Chaque inauguration convoque la précédente. Chaque atelier est une rencontre avec un historien. Chaque portrait s’installe dans un nouvel espace ignoré des flux de visiteurs. Chaque espace est un personnage, une histoire. Nous avançons progressivement et tenons compte des aléas. Nous ne connaissons pas la forme finale du projet. C’est un atelier en mouvement. C’est une expérience expographique.

Le fil rouge se comprend à deux niveaux – les portraits et l’abbaye –, comment se reconstruit cette double perception des lieux  ?

13 Une des particularités du musée éphémère réside dans son caractère doublement problématique de la perception de son objet-sujet. D’une part, sa fonction originelle, ses périodes historiques, ses relations spécifiques avec la société, douloureuses et passionnées entre le pouvoir royal puis avec l’institution judiciaire. D’autre part, l’image du monument et la perception que l’institution en a donné et nous en donne aujourd’hui. Classée Monument Historique, l’abbaye de Fontevraud est encore une prison jusqu’en 1963 mais une quarantaine de détenus y sont maintenus pour assurer les travaux de restauration jusqu’en 1985. Les cartes postales, envoyées depuis la région de Saumur, laissent voir un lieu spirituel ignorant la prison sauf à de rares exceptions. La carte postale écrite et envoyée par Jean Genet à son éditeur Barbezat évoque ce trouble d’image.

14 Le principe scénographique du premier module joue avec cette confusion : la carte manuscrite est placée, en transparence d’une fenêtre donnant sur la cour intérieure, et au coeur d’un panneau opaque présentant une multiplicité de cartes postales d’anonymes. Niée par le photographe, la prison est absente du regard. Pourtant plusieurs centaines d’hommes emprisonnés l’habitent.

15 Le second module raconte la fondation de l’abbaye. Le parti pris muséographique joue, lui aussi, avec cette double perception. Un immense cadre métallique surplombant une maquette géomorphologique de la fondation de l’abbaye oriente le regard du visiteur vers le chevet de l’abbatiale. L’immense carte postale raconte la présence des moniales au fil des siècles puisque le cimetière a ici disparu. Le parcours extérieur, installé sur une butte, sans doute un ancien remblai, embrasse l’ensemble du site et offre une vision d’ensemble parallèle à celle de la maquette. Les éléments paysagers se lisent au travers des panneaux décrivant un cercle récréant un espace construit imaginaire.

16 Enfin, le troisième module retraçant le fabuleux destin d’Aliénor d’Aquitaine instaure cette double perception en ménageant une perspective vers les gisants depuis l’entrée sur l’abbatiale, du haut de l’escalier en pierres taillées. Un axe dispose les différents « tapis » vers les cénotaphes. Chacun ranime les lumières des vitraux se reflétant sur le dallage de l’abbatiale. Les grands tapis colorés inventent une nouvelle perception du volume tout en respectant les postures et circulations des visiteurs qui traversent l’abbatiale jusqu’au transept en pointant le regard vers les voûtes tout en se dirigeant vers les gisants. Le dispositif ne perturbe pas la déambulation du visiteur. Il s’inscrit au plus près de ses pas. Une forme d’expérimentation de la visite, à partir des visiteurs.

  Les trois premiers modules ont été menés sous les directions scientifiques respectives de Jacques Dalarun, Philippe Artières et Martin Aurell. Pour le module Jean Genet : Philippe Artières, historien et anthropologue de l’écriture ; pour le module Robert d’Arbrissel : Jacques Dalarun, directeur de recherche à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (CNRS) ; pour le module Aliénor d’Aquitaine : Martin Aurell, professeur d’Histoire du Moyen-Âge à l’université de Poitiers

Et la salle du Trésor ?

17 La trame et la circulation d’un espace à l’autre est le fil rouge qui emboîte le pas du visiteur. La salle du Trésor, point de convergences et de rencontres, invite les visiteurs à entrer dans un espace plongé dans la pénombre, silencieux. Sur le sol au quadrillage noir et blanc, quelques objets « soclés » s’imposent aux visiteurs. Une mise en scène épurée, un éclairage minimaliste conçu par le scénographe Éric Verrier soulignent avec rigueur la dimension monacale du lieu. Pour chaque inauguration, de nouveaux objets sont installés, issus de leurs réserves respectives. Leur installation, par strates successives d’histoire, recrée un rituel contemporain .

Comment se conçoit la présentation des objets dans le projet ?

18 Le projet s’élabore et se construit à partir du fil rouge que sont les portraits de personnages. Le projet ne tourne pas autour des objets mais à l’intérieur même d’un ensemble architectural remarquable. Les objets ne sont pas au cœur du dispositif mais ils y prennent une place particulière, au point de rencontre et de convergence des différents cheminements proposés. Le projet relève plus de la captation d’objets que de la présentation d’une collection. La sélection des objets s’opère en fonction d’une grille stricte de sélection. Trois objets par portrait obligent à une grande rigueur.

Le caractère précieux des objets apparaît fortement dans le dispositif de la salle du Trésor, que recouvre-t-il ?

19 Partant de l’idée que ce lieu est un réservoir de questionnements mais aussi, de désirs et d’expressions, la re-création d’une salle du Trésor est intéressante ; elle s’impose presque d’elle-même. Au sein d’une abbaye, un trésor a un sens liturgique. Il envoûte. Tout en resserrant les liens invisibles entre les éléments matériels, il canalise les pas des visiteurs. Il oblige à une posture de regardeur.

20 À Fontevraud, il n’y a pas de trésor comme celui de Conques. Pour autant, les différents cheminements des visiteurs se croisent et convergent vers le cloître et les salles qui l’entourent. La muséographie du projet conforte ces circulations qui ramènent les visiteurs vers la salle de l’ancien chauffoir. Le choix des trois objets permet la construction d’une trame serrée. Le caractère précieux de l’objet construit un corpus raisonné pour le musée éphémère. Les critères sont remis en jeu pour chaque module. Ce sont de petits objets insignifiants à nos yeux mais chers à leur propriétaire, tels, un minuscule poignard sculpté dans un débris de nacre et probablement réalisé en cachette par un prisonnier, un jeu de carte dessiné et peint par un détenu et retrouvé dissimulé entre les lattes du parquet, un cahier de chants pour les enfants. Mais ce sont aussi des objets rares ou uniques : le tau de Robert d’Arbrissel ou la Charte d’Aliénor d’Aquitaine.

Comment le musée éphémère s’adresse-t-il au visiteur ? En quoi est-il destiné au grand public ?

21 Le projet s’adresse à un large public parce qu’il raconte tout simplement l’histoire de l’abbaye au travers de personnages historiques. Ils sont autant de repères dans le temps pour parcourir 900 ans d’histoire. Ces figures sont toutes des personnalités fortes de l’histoire de l’Abbaye. Robert d’Arbrissel est le fondateur de l’abbaye de Fontevraud. Aliénor d’Aquitaine qui vécut un destin hors du commun y fit installer son gisant. Jean Genet fait de l’abbaye-prison, son personnage principal dans Miracle de la Rose. Pour expliquer les temps forts de cette abbaye confiée à des femmes, trois autres personnages ont été retenus : Marie de Bretagne, NDLRB : 25 éme Abbesse)  mère abbesse y introduit une nouvelle règle, Gabrielle de Rochechouart, femme de lettres (NDLRB : 32 éme  Abbesse !) fait venir ici tous les intellectuels de son époque et enfin Julie d’Antin est la dernière moniale (NDLRB : ? Moniale  -Sic-  il s’agit en fait de la 36 éme  Abbesse)   à quitter les lieux sous les feux de la Révolution française.

Aujourd’hui, un 3e dispositif muséographique est proposé aux visiteurs, comment s’organise l’évolution entre l’attente d’un projet initialement imaginé et les formes de son évolution ?

22 Nous n’avons aucune idée prédéfinie du résultat, seulement l’envie d’échafauder un travail en équipe, mêlant expériences et compétences complémentaires. L’installation des nouveaux modules valorise les précédents. Le sens se construit. C’est un chantier à taille humaine qui se dévoile au fur et à mesure de son avancement. Le calendrier s’adapte aussi à l’évolution du projet. La réflexion initiale a été lancée en 2008 et trois modules sont aujourd’hui installés. Les trois suivants feront partie du process mais nous n’en connaissons encore aucune orientation. Une fois installé, l’ensemble du dispositif aura une durée de vie indéterminée. Il est éphémère.

Philippe Ifri, « L’abbaye de Fontevraud et son musée éphémère », La Lettre de l’OCIM [En ligne], 133 | 2011, mis en ligne le 27 janvier 2011, consulté le 14 avril 2014. URL : http://ocim.revues.org/654 ; DOI : 10.4000/ocim.654

 

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-J- L’espace consacré à l’Abbesse Julie-Gilette de Pardaillan d’Antin inauguré en l’Abbaye royale le 19 octobre 2103

Label CERF  ( Centre d’Etudes et de Recherches Fontevristes)

19 octobre 2013, Fontevraud à la Révolution : une conférence de Jean-Clément Martin.

L’Abbaye de Fontevraud a fermé ses portes monastiques en1792. La légende raconte que Julie d’Antin, la dernière abbesse a fui de nuit par un souterrain, vêtue en paysanne. Pourtant, à la veille de la Révolution, Fontevraud est une abbaye puissante et riche où vivent près de 400 personnes entretenant des liens ecclésiastiques, mais aussi sociaux et économiques, avec la ville et le royaume.

A cette époque, les affrontements de la guerre de Vendée marquent profondément le Saumurois et plus largement le Maine-et-Loire. Mais ces événements sont loin d’avoir eu une unité, voire une organisation politique et militaire. Au contraire, ils semblent liés à des arrangements et contextes locaux.

C’est dans cette perspective élargie au département que Jean-Clément Martin, professeur émérite à la Sorbonne, spécialiste de la Révolution française, propose de comprendre la Révolution
à Fontevraud. Il apporte un éclairage sur la complexité d’une situation et d’une époque qui demeurent, à maints égards, encore difficiles à appréhender.

Inauguration de l’espace Julie d’Antin à 17 h.

L’époque révolutionnaire place Fontevraud au cœur des affrontements de la guerre de Vendée.
C’est cette part troublante et complexe de l’histoire de Fontevraud qu’aborde l’historien Jean-Clément Martin. L’une des figures marquantes en est la dernière abbesse, Julie d’Antin, pour laquelle un nouvel espace d’interprétation sera inauguré à la suite de la conférence.

Poursuivant son parcours muséographique, Fontevraud inaugure, samedi 19 octobre 2013 à 17 heures, le nouvel espace dédié à Julie d’Antin, dont le contenu a été mis au point par Jean-Clément Martin, avec le concours scientifique de Patrick Bouvard de l’université de Poitiers. Ce module historique est situé à l’entrée des souterrains de l’Abbaye, par lesquels la dernière abbesse se serait enfuie pour se réfugier à Angers. Pour en savoir plus : abbayedefontevraud.com

Samedi 19 octobre 2013 à 15h – Fontevraud à la Révolution : conférence de Jean-Clément Martin.

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=16915

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-A-Fontevraud, une femme et la fin d’un monde. Histoire de la DERNIERE ABBESSE DE FONTEVRAUD

9782842312190Résumé

L’histoire de Julie Sophie Gillette de Pardaillan d’Antin, entrée à l’âge de 2 ans à l’abbaye royale de Fontevraud. Mais la Révolution l’amène à s’enfuir, déguisée en paysanne, elle qui n’avait quitté l’abbaye qu’une seule fois à 14 ans.
Quatrième de couverture

Entrée à l’âge de deux ans à l’abbaye de Fontevraud, Julie Sophie Gillette de Pardaillan d’Antin est l’arrière-petite-fille de madame de Montespan, dont la sœur, Gabrielle de Rochechouart, était abbesse sous Louis XIV. Quant ses parents la confient à sa tante, Louise Françoise de Rochechouart, alors abbesse du lieu, Fontevraud est une abbaye prestigieuse et une exception remarquable dans le monde monastique. Abbaye royale, c’est le roi qui en désigne l’abbesse, souvent de sang royal, toujours de très haute lignée. Par une deuxième originalité, Fontevraud relève directement du pape, échappant totalement à l’autorité de l’Eglise de France. Enfin, spécificité exhorbitante, l’Ordre fontevriste est un ordre mixte où les hommes sont soumis au pouvoir des femmes.

Gillette d’Antin, que tout semble vouer à la vie monacale, quitte pourtant l’abbaye en 1739, à quartoze ans, pour assister, à la cour de Versailles, au mariage de la fille aînée de Louis XV. Confrontée au monde, qui la heurte, elle choisit alors d’assumer son avenir de moniale, et de goûter, dans la clôture, l’extrême liberté d’un destin qu’elle revendique.

Le prix de son engagement sera lourd. Trente-sixième abbesse de Fontevraud, elle en sera aussi la dernière. La Révolution, comme un ouragan, vient détruire un ordre sept fois séculaire. Chassée de l’abbaye en 1792, madame d’Antin s’enfuit, déguisée en paysanne. Elle se fond alors dans l’anonymat de la clandestinité, laissant planer sur ses dernières années, sur la date et les circonstances de sa mort, beaucoup de doutes et un peu de mystère.

http://www.laprocure.com/fontevraud-femme-fin-monde-monique-demagny/9782842312190.html

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Robert ROUQUETTE. FONTEVRAULT ET SA DERNIERE ABBESSE. Etudes 1945

Études (1945) -[s.n.] (Paris)-1945 Informations détaillées
Notice complète

Titre : Études (1945)

Titre : Études : revue fondée en 1856 par des Pères de la Compagnie de Jésus

Auteur : Compagnie de Jésus

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d’édition : 1945

Type : texte,publication en série imprimée

Langue : Français

Format : application/pdf

Identifiant : ark:/12148/cb34416001m/date

Identifiant : ISSN 00141941

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, D-33939

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34416001m

Provenance : bnf.fr

Description : Variante(s) de titre : Études

Description : Périodicité : Mensuel

Description : Etat de collection : 1945/01 (A78,T244)-2000/12 (T393,N6)

Mode texte disponible

Thème : Églises et ordres chrétiens

 

Date de mise en ligne dans Gallica :10/01/2009
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Périodique
Table des matières: Cheminements spirituels Hedwige LOUIS-CHEVRILLON .Une grande dame de nos lettres Germaine FAFET. Fontevrault et sa dernière abbesse Robert ROUQUETTE . L’actualité religieuse: Jean XXIII et la spiritualité sacerdotale. Le Pape et le Concile. Rhodes. Anglicans et Messe romaine. Orientation de la Mission ouvrière

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-G-Des avis divergents sur Alexandre GUERRIER moine défroqué (?) de Saint jean de l’habit ( Fontevraud) et ancien maire de la commune …

Voici ce que nous savions  jusqu’ici  d’Alexandre Guerrier  et  qui était mis en ligne  par l’intermédiaire du lien ci-aprés :  

HISTOIRE DE L’ORDRE DE FONTEVRAUD , de ses fondateurs , de ses protecteurs et de ses Abbesses. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/lordre-monastique-de-fontevraud/

V. La  révolution française (XVIII e siécle); Le temps des outrages

Le 30 avril 1790, Alexandre Guerrier, religieux de saint-jean de l’Habit  et curé de Fontevrault devenu maire (qui allait se défroquer  le 27 novembre 1793  (?)  se rendit à Saint-Jean de l’habit afin d’en faire l’inventaire. Excepté le prieur  (Jean) Hilaire-François GUILLON DU PLESSIS et ses quelques fidèles, la plupart des fréres acceptérent de quitter l’abbaye avec la pension promise (5 à 600 livres).                                                                                                              Le 18 juillet, Guerrier , qui allait se défroquer se rendit au au Grand Moûtier ou l’Abbesse Julie-Gillette GONDRIN DE PARDAILLAN D’ANTIN comme ses filles affirmèrent  toutes, sauf une  indécise, leur désir  de rester dans l’Abbaye. Le 15 janvier 1791, le nouveau maire Perrin informa les religieuses du remplacement des titres d’Abesse et de Grande Prieure par ceux de Supérieure  et d’économe.

Fontevraut eut aussi à souffrir lors de l’affaire  Etienne-Philippe Renard qui vit guillotiner sept  de ses habitants. Ceux-ci accusés d’avoir  correspondu avec les Vendéens , d’avoir signé comme officiers municipaux des passeports au nom de Louis XVII,  d’avoir vendu un arbre de la liberté , furent  condamnés à mort lors de l’audience  du 7 octobre 1794. Périrent  ainsi Etienne Philippe Renard, Paul-Alexandre Chabrignac de Condé, François Drouin, Pierre Bourreau, Hilaire-François Guillon du Plessis -ancien Prieur de Saint -Jean de l’Habit- Alexandre Guerrier, Moine fontevriste défroqué, ancien Maire de  Fontevraud , Jean Billard.

Et voici ce qu’indique, et  qui ne  correspond pas avec les lignes précédentes.

Les martyrs de la foi pendant la Révolution française, ou martyrologue  des  Pontifes, prêtres, Religieux, Religieuses, Laïcs de l’un et del’autre  sexe  qui périrent alors pour la Foi par Aimé Guillon de Montléon.  Volume 3 P. 247

« Guerrier (Alexandre), curé de Fontevrault  en Anjou, prés Saumur, diocése d’Angers, et né  à Vic-sur-Allier (actuel Vic-le-Comte; 63270)   prés Billom dans le diocèse de Clermont en 1747 , était resté  dans sa cure  sous les auspices  de l’armée catholique et royale. Après que les troupes de la Convention  en eurent été chassées  par les  vendéens, le 25 juin 1793, Guerrier  qu’elles  avaient  forcé  à se tenir sévérement  caché , consentit, pour l’avantage de sa paroisse,  à faire partie  d’un comité royaliste  qui s’y forma aussitôt pour remplir les fonctions municipales ; mais les troupes de la Convention  ayant  fondu sur cette ville, il y fut pris  et mené prisonnier à Saumur,  d’où , le 8 juin 1794, on l’ envoya au tribunal révolutionnaire de Paris, avec plusieurs autres membres du même comité .                                                                   Cependant, il  resta  comme oublié , de même qu’eux  dans les  prisons. Le fameux  neuf thermidor an II (31 juillet 1794)   suvint mais ne les délivra pas ; leur  vie , au contraire, n’en fut  que plus en danger. Deux mois douze jours après, c’est-à dire le le 17 vendémiaire  an III (8 octobre 1794), le curé guerrier  fut  condmné  à la peine de mort , à l’âge de 47 ans  comme « ayant tenté de rétablir  en France  la royauté ». Il périt  avec eux ,dans les vingt-quatre heures  , sur la place de Grève.

http://books.google.fr/books?id=nfVEAQAAIAAJ&pg=PA264&lpg=PA264&dq=pretre++fontevrault&source=bl&ots=gVo5_Phalm&sig=9c_ZkGJ6vqEvRCL1qsmRZ0CHYK4&hl=fr&sa=X&ei=s83uT6OZAejK0QW-3s2ADg&ved=0CE0Q6AEwAjgK#v=onepage&q=pretre%20%20fontevrault&f=false

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Classé dans Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye, Département 63

-P- TROIS PORTRAITS D’ABBESSES DE L’ORDRE DE FONTEVRAUD CONSERVES EN L’ABBAYE ROYALE.

– Portrait de Gabrielle de Rochechouart de Mortemart, 32e abbesse de Fontevrault (1645-1704)  , dite « la reine des Abbesses ». 3e quart 17e siècle

Pour  voir ce portrait, activez  le lien suivant:  https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/lordre-monastique-de-fontevraud/                   Puis  gagnez le paragraphe intitulé :                                                                                                                                          IV. Les Abbesses de l’Ordre                                                                                                                                                             et  consultez l’analyse consacrée à « Gabrielle ».

– Portrait de Mme Marie-Louise de Thimbronne de Valence, 35e  abbesse de Fontevrault (1753-1765 ).  2e moitié 18e siècle

– Portrait de Mme Julie-Gilette- de Pardaillan  d’Antin, 36 e abbesse de Fontevrault, (1765-1792) . 2e moitié 18e siècle                                                                                                                                                                                    Pour  voir ce portrait, activez  le lien suivant:  https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/lordre-monastique-de-fontevraud/                   Puis  gagnez le paragraphe intitulé :                                                                                                                                          IV. Les Abbesses de l’Ordre                                                                                                                                                             et  consultez l’analyse consacrée à « Julie « .

La  description de ces trois  oeuvres provenant  du château de Dénée  (49190 ?)  peut être retrouvée grâce  à la base de  données Palissy du Ministère de la Culture

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-R- LA REVOLUTION FRANCAISE; LE TEMPS DES OUTRAGES POUR L’ABBAYE ET POUR L’ORDRE

Le 1 er mars 1789, la commune de Fontevrault  remit  son cahier de doléances où d’ailleurs aucune plainte ne  figurait  contre l’abbaye même s’il y était demandé une réforme du clergé.

Le 30 avril 1790, Alexandre Guerrier, religieux de Saint-Jean de l’Habit  et curé de Fontevrault devenu maire , qui allait se défroquer  le 27 novembre 1793  (?)  se rendit à Saint-Jean de l’habit afin d’en faire l’inventaire. Excepté le prieur   (Jean) Hilaire-François GUILLON DU PLESSIS et ses quelques fidèles, la plupart des fréres acceptérent de quitter l’abbaye avec la pension promise (5 à 600 livres). Le 18 juillet, Guerrier se rendit au au Grand Moûtier où  à l’exemple  de l’Abbesse Julie-Gillette GONDRIN DE PARDAILLAN D’ANTIN, les religieuses  affirmèrent  toutes, sauf une  indécise, leur désir  de rester dans l’Abbaye. Le 15 janvier 1791, le nouveau maire Perrin informa les religieuses du remplacement des titres d’Abesse et de Grande Prieure par ceux de Supérieure  et d’économe. Le 2 juin, on confisqua à l’Abbaye un tiers d’Ha de terre et les oeuvres d’art de St Jean de l’Habit furent tranférées à l’église Saint-Michel.

Les religieuses quittérent  l’abbaye à l’automne 1792, la dernière fut l’Abbesse Chef et Générale de l’Ordre , le 25 septembre 1792. Le 30 janvier 1793  consécutivement  à l’exécution du roi Louis XVI intervenue le 21 janvier 1793 l’abbaye  fut profanée, le cimetière des rois d’Angleterre vandalisé. Aux fins d’être vendue,  l’abbaye fut alors partagée en lots  mais seuls trouvèrent preneurs Saint Jean de l’Habit intégralement rasé et la Madeleine détruite en partie.

Fontevraut eut aussi à souffrir lors de l’affaire  Etienne-Philippe Renard qui vit guillotiner sept  de ses habitants. Ceux-ci accusés d’avoir  correspondu avec les Vendéens , d’avoir signé comme officiers municipaux des passeports au nom de Louis XVII,  d’avoir vendu un arbre de la liberté , furent  condamnés à mort lors de l’audience  du 7 octobre 1794. Périrent  ainsi Etienne Philippe Renard, Paul-Alexandre Chabrignac de Condé, François Drouin, Pierre Bourreau, Hilaire-François Guillon du Plessis -ancien Prieur de Saint -Jean de l’Habit- Alexandre Guerrier, Moine fontevriste défroqué, ancien Maire de  Fontevraud , Jean Billard.

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud