Archives de Tag: Abbesse Louise de Bourbon

-E- EPITAPHE (extraits) PLACEE SUR LA TOMBE DE ROBERT d’ARBRISSEL

« En 1633, Louise de Bourbon, abbesse de  Fontevrault , fit placer les restes de Robert dans un superbe tombeau de marbre, sur lequel  on  lisait  l’épitaphe  qu’Hildebert,  évêque du Mans, avait faite en son honneur, et  dont  voici quelques vers :

‘Attrivit lorica latus, sitis arida faucea,                                                                    Dura fames stomachum, lumina cura vigil                                                      Indulsit raro requiem sibi, rarius eseam.                                                            Guttura pascebat gramine, corda Déo                                                                   Legibus est  subjecta caro dominae rationis;                                                              Et sapor unu ci, sed sapor ille Deus’  « .

p. 365  du Tome  Deuxième de la  Biographie  universelle  ancienne et moderne … rédigé par une  société de  gens de  lettres et de savants.      Paris .Chez Michaud frères . Rue des  bons-enfants N° 34.1811

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-F- PRIEURE FONTEVRISTE DE LA FONT-SAINT-MARTIN

La Font-Saint- Martin( Vers 1150) au diocèse de Poitiers . Att. au XVIIe siècle

Province fontevriste de Bretagne

Commune d’Usson (86350) , canton de Gencay. Arrondissement de Montmorillon.

Fondé avant  le 12 aout 1162 daté à laquelle  l’abbaye de Nouaillé-Maupertuis (?)  donna la terre de Laia  aux moniales dont la prieure  était Ermesende. D’autres donations se poursuivirent durant le XIII e siècle

Selon d’autres sources, Le monastère de Fontevraud avait édifié vers 1150 à La Font Saint- Martin un prieuré où se déroula longtemps un culte à Sainte– Néomaye..

Dés 1492, il semble  qu’il n’y ait plus de religieuses et que le prieuré  soit devenu un bénéfice confié à des séculiers. Frère André Garnier est Prieur  en 1492.

En 1499, le prieuré  reçut la  visite de l’ abbesse Renée de Bourbon.

L’abbesse de Fontevrault, Louise de Bourbon,   tenta de faire rentrer  le prieuré  dans l’observance régulière  en intentant   un procès  contre le Prieur Jean Grenier  en 1543.  Elle obtint gain de cause  par l’Ordonnance du Grand Conseil  du 11 février 1548, qui ne semble pas avoir été suivie d’effet. Des fermiers s’y succédèrent alors qui percevaient  les revenus  pour Fontevrault .

  « Un arrêt du Conseil d’Etat de mai 1641  règle le litige entre l’abbesse Jeanne-Baptiste de Bourbon (au nom de son prieuré de la Font-Saint Martin) et un officier royal, le maître des Eaux et Forêts de Civray et Fontenay. En effet, elle avait passé un contrat avec un dénommé Bernard, afin qu’ il coupe et achète du bois, dans un lieu situé près d’une cabane du prieuré, et subissant souvent des dégradations et vols. Or, l’officier royal interdit cet abattage et cette vente et même taxe l’abbesse de 1 000 livres d’amende et l’acquéreur de 500 livres, avec restitution des coupes de bois. Evidemment, Jeanne-Baptiste de Bourbon porte la cause devant le Conseil du roi, se plaint du grand préjudice qu’on lui fait du risque qu’elle court d’avoir à payer des dommages et intérêts, réclamés par Bernard, pour son manque à gagner. L’arrêt abroge la décision du maître des Eaux et Forêts et autorise la coupe et la vente du bois, permettant ainsi d’utiliser l’argent gagné pour faire des réparations dans le prieuré.
Cet arrêt est contresigné par la chancellerie. On retrouve certaines formules habituelles, comme celle du préambule « Louis par la grace de Dieu Roy de France et de Navarre… », mais également la référence à « nôtre très chère sœur naturelle jeanne Baptiste de Bourbon abbesse de Fontevraud ». Louis XIII utilise l’expression, sœur naturelle, tandis que celle-ci précise toujours dans ses documents fille légitimée de France. »

La chapelle resta en service jusqu’en 1789  même si une  visite des lieux  en 1679 parle  d’ancien monastère détruit. En 1757  paraît pourtant un prieur nommé Rioche

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-O- PRIEURE FONTEVRISTE DE LA MADELEINE A ORLEANS

La Madeleine (1114) au diocèse d’Orléans . Attesté au XVIIe siècle.

En 1113, le prieuré de la Madeleine, parfois écrit La Magdeleine-Lez- ( ou prés de) Orléans,  est cédé  par  Jean II, évêque d’Orléans à Robert d’Arbrissel  qui en fait le premier prieuré affilié à l’ordre de Fontevraud .

http://www.gazettedorleans.fr/?Le-Prieure-de-La-Madeleine&lang=es&calendrier_mois=5&calendrier_annee=2012

le Nord sera dévolu aux hommes, le sud aux femmes. Seule fut  conservée  de l’ancienne implantation religieuse hospitalière , attestée en 1025 ,  et destinée à  recueillir  « les pauvres  filles étrangères »  l’église dont la titulature était Sancta Maria hospitalis.

En 1428, en prévision du siège de la ville, les  bâtiments sont détruits afin d’éviter  que les Anglais ne s’y abritent.

A partir du milieu du XV e, l’abbesse  Marie de Bretagne, qui se fera inhumer  dans la nouvelle église  reconstruite plus au sud, entreprend  la reconstruction. Un cloître  est adossé au sud de l’église, avec  sur  son côté Ouest  un bâtiment qui semble correspondre  au réfectoire et au dortoir des religieuses. Ces dernières seront inhumées dans la galerie du cloître.

L’ancien bâtiment des hommes est reconverti en pressoir  et les moines seront probablement réinstallés  plus  à l’Ouest dans un vaste bâtiment  qui abrite une cave cellier.

1479,Conseiller du roi en sa cour du Parlement, Jean Berthelot  délaisse tout office et dignité  pour revêtir l’habit de moine à la Madeleine d’Orléans où il décède en  1479.

En 1535, malgré la résistance de l’abbesse Louise de Bourbon, vingt-quatre religieuses  de la Madeleine passèrent à l’hérésie.

De nouvelles destructions  dues   aux guerres de religion  se produiront  en 1563 et 1568, destructions qui précéderont une nouvelle  reconstruction au début du XVIIe.

A la révolution dite française, les bâtiments seront  vendus comme bien national en 1791 et démantelés entre 1799 et 1805. Il n’en reste plus rien aujourd’hui comme en témoigne la photo  ci-contre de son ancien emplacement prise en juin 2010. Seul  témoigne  aujourd’hui de cette histoire ancienne- avec le résultat des fouilles  rappelées  ci-dessous- le non de la rue du faubourg Madeleine qui conduisait au Prieuré.

Pour  se repérer on notera , vers le cédre, l’arche du pont de l’Europe franchissant la Loire  à  Orléans.

Trois  campagnes de fouilles  menées  en ce lieu depuis 1998 ont permis de mieux connaître l’histoire de ce prieuré (mur de clôture Nord, cave du XVII e…)

http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Sites-archeologiques/p-2784-Rue-du-Faubourg-Madeleine-le-Prieure-de-la-Madelei.htm?&previsu=1&dateprevisu=2010-10-27+17%3A12%3A03

http://www.draccentre.culture.gouv.fr/accessibilite.php?id=163#TabArt3

Les  sœurs de La Madeleine  disposaient à Olivet  sur les  bords du Loiret d’un moulin qui leur servait pour fouler les draps du couvent. Prés de ce moulin, au Nord, un oratoire (avec une petite source, la fontaine des galeux) celui  de St Julien le Pauvre, attirait de nombreux pèlerins  . Le moulin  resta la propriété des sœurs de 1412 à 1790, date à laquelle il fut vendu comme bien national.

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-D- LES DORTOIRS (Bas-dortoir, Grand-dortoir, Haut-dortoir)

L’escalier Renaissance et les trois dortoirs.
Un bel escalier monumental du XVIe siècle,d’une seule  volée,  couvert d’une voûte en berceau à caissons sculptés, escalier  qui appartient à la campagne de restauration menée par les abbesses-princesses de Bourbon/ Renée de Bourbon ( 1491-1534), Louise de Bourbon ( 1534-1575), Eléonore de Bourbon ( 1575-1611) entre 1504 et 1610/commande  l’accès aux dortoirs.

Chacun des trois dortoirs  qui suit  possédait un lustre en son milieu, conformément à la Règle de l’Ordre. La Règle imposait également l’alternance d’une cellule d’une jeune religieuse avec celles de plus anciennes.
….
– Bas-dortoir, en entresol, qui débouche sur le palier inférieur de l’escalier Renaissance,

……

– Grand dortoir, aménagé à l’est, selon la disposition monastique habituelle

….

–  Haut-dortoir, au dessus du reféctoire,  et sa superbe voûte en carène de bateau renversé.

Les 230 cellules, réparties sur les trois niveaux, sont meublées d’un lit composé de deux matelas, de rideaux, d’une table et d’une commode, ainsi que de deux chaises.

http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/article-22327402.html

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-C- le CANON d’AUTEL dit de FONTEVRAULT AU MUSEE ROYAL DE NAPLES

Rappel :

Il a lieu d’entendre par canon un  (des)Petit(s) panneau(x), de forme rectangulaire souvent encadré(s), portant, imprimés ou manuscrits, certains textes invariables de la messe et utilisés comme aide-mémoire par l’officiant. Les canons sont souvent au nombre de trois, celui du milieu, plus grand que les deux autres, peut être pliant.

Le canon central est le seul qui concerne le Canon au sens  strict  (depuis la fin du Sanctus jusqu’au Pater), les deux autres sont le canon du lavabo (à droite, côté Epître) -en regardant l’autel-  et le canon du dernier évangile (à gauche, côté Evangile.

    Le canon d’autel  dont il est  question ici  a la forme d’un triptyque, triptyque  haut de 33 cm, large de 36 cm quant les volets sont clos et de 75 cm quand ils sont ouverts, triptyque qui unit  donc les trois panneaux présentés comme séparés  ci-dessus

Sur ce canon d’autel, décoré d’émaux qui pourraient avoir pour auteur Léonard Limosin  et  de  broderies, on reconnaît  deux  écussons aux armes de Lorraine-Guise, les armes de la maison de Bourbon (De France à la bande de  gueules), et le mot Fontebrault.

De gauche  à droite , selon la  vision qu’a le célébrant monté  à l’autel,  les scènes en émaux représentent :

– La nativité du Christ

– La crucifixion du Sauveur

– Le Christ ressuscité apparaissant à la Madeleine, scène dite aussi : « Noli me tangere »

Ce  canon  a du être  brodé  vers 1547  par Madeleine de Bourbon-Vendôme religieuse de Fontevraud à l’origine, et plus tard  Abbesse de l’Abbaye Sainte Croix de Poitiers, sous les auspices de  l’Abbesse Louise de Bourbon ,dont l’Abbatiat  s’étendit de  1535 à 1575, et par ailleurs  tante de Charles de Lorraine Guise.

Ce canon était destiné   au  cousin germain de Madeleine, Charles de Lorraine Guise, d’où les armoiries des Lorraine-Guise. Ce qui permet  de plus  l’attribution de l’oeuvre à Madeleine de Bourbon, c’est la sinature autour des armes de la Maison de Bourbon , cette  fois :  « M.d .B. f  » soit Madeleine de Bourbon fecit.

C’est d’ailleurs Madeleine de Bourbon qui est représentée , et ceci est  un ajout aux armoiries de l’Abbaye royale,  sous les traits de Marie-Madeleine, sa sainte patronne, embrassant le pied de la Croix dans la partie centrale  .

La  même partie centrale donne à voir Robert d’Arbrissel , agenouillé derrière saint Jean

Le canon d’autel de Fontevrault au musée de Naples

Auguste Castan, Bibliothêque de l’Ecole des Chartes ; Année 1882 Volume 43

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1882_num_43_1_447083

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