Archives de Tag: Abbesse Renée de Bourbon

-O- FONTEVRAUD, SEULE ABBAYE OU LES HOMMES OBEISSENT A UNE FEMME

C’est en 1101 que Robert d’Arbrissel fonde l’abbaye de Fontevraud au carrefour de l’Anjou, du Poitou et de l’Aquitaine. Ce fils de prétre, qui exige le célibat ecclésiastique et s’est imposé la terrible épreuve de coucher nu avec des femmes pour dompter ses désirs, ne les a ni fuies ni dédaignées. Il a recherché leur compagnie, a converti des prostituées et bâti Fontevraud en mélangeant dans un méme lieu des groupes hétérogènes : hommes et femmes, aristocrates et gens de peu, vierges et femmes ruinées, veuves, répudiées ou épousées fuyant un mari brutal et lépreux. De nombreux monastères obéissant à  la maison mère se sont édifiés : au temps de sa splendeur, on compte jusqu’à  129 prieurés et dépendances. Le plus original, dans cette réinterprétation de la vie cloîtrée, est que l’ordre est dirigé par une abbesse à  qui moines et religieuses doivent obéissance.

Fontevraud se situe à  l’époque et dans la région où naît l’amour courtois. Ce sentiment amoureux, qui s’exprime dans la littérature, subvertit la hiérarchie des sexes : l’homme apparaît en position de vassal, à  genoux aux pieds de sa dame, aussi idéalement belle qu’exigeante, qui lui mesure ses faveurs, exigeant mille prouesses de son amant transi. La tentation est forte de considérer la création de Fontevraud comme l’interprétation monastique d’une mutation spectaculaire des moeurs portant les femmes au pinacle. Cette théorie a eu d’ardents défenseurs.

Robert d’Arbrissel voit dans toute femme Eve, Marie-Madeleine, la pécheresse convertie, mais aussi la Vierge Marie. Il éprouve de la compassion pour les déshérités, pauvres et lépreux. Est-ce suffisant pour qu’on puisse le considérer comme le premier féministe d’Occident ? Non et pour plusieurs raisons. D’abord, son initiative n’est entrée que péniblement dans les usages de l’ordre, et n’a jamais fait école. Ensuite, cette domination féminine s’accompagne d’une différence sociale importante : les hommes sont issus de couches beaucoup plus modestes que les nonnes de choeur au recrutement particulièrement élitiste. Ainsi, de 1115 à  1792, 18 abbesses de sang royal vont gouverner l’abbaye. Les deux épouses successives du duc Guillaume IX d’Aquitaine y ont pris le voile. L’abbaye est protégée ensuite par les rois d’Angleterre : Aliénor, épouse d’Henri II, et son fils y sont enterrés. Puis le roi de France prend le relais et l’abbesse Renée de Bourbon (1491-1534) tente de réformer l’ordre. Cet appui royal a permis à  Fontevraud de surmonter les tensions créées par une subordination masculine contre nature.(NDLRB: ???)

Peut-on dire que Robert est persuadé de la supériorité des femmes sur les hommes ? Sinon, pourquoi a-t-il placé les hommes en position de soumission ? Le spécialiste des ordres monastiques Jacques Dalarun avance que le fondateur ne cherche aucun bouleversement ni de l’ordre social ni de la hiérarchie des sexes. Son seul souci est le salut de tous ses protégés : celui des femmes riches abandonnant le monde, celui des prostituées fuyant la fornication, celui des hommes acceptant l’obéissance. Lui-même, d’ailleurs, ne s’est jamais soumis à  l’abbesse. Sa vie durant, il est resté le chef de sa fondation.

Qu’est-il advenu de la mémoire de Robert ? Il est inconcevable qu’une femme, à  l’époque, écrive elle-méme l’hagiographie du fondateur. La première abbesse, Pétronille de Chemillé, fait rédiger une première hagiographie, puis une seconde, tronquée, parce que trop favorable aux frères. Elle  » a tiré l’ordre vers sa version la plus banale : de riches moniales entourées de prétres et de domestiques « , comme dans tous les monastères de l’époque. Quant à  Robert, très critiqué de son vivant, il est le seul fondateur d’ordre à  ne pas avoir été canonisé.

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-36431696.html

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Classé dans Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble

-D- TROIS ABBESSES DE LA FAMILLE DE BOURBON (Renée, Louise, Eléonore) OEUVRENT A LA CONTRUCTION DE DORTOIRS NEUFS.

La  conséquence immédiate de la  réforme mise en oeuvre au sein de l’Ordre de Fontevraud est  l’accroissement sensible  des effectifs. … Au Grand Moûtier de Fontevraud, l a 27 e Abbese Renée de Bourbon construit  un dortoir de 47 places. La 28 e Abbesse Louise de Bourbon  commence un dortoir neuf  qui compte à sa mort (1475) 24 cellules,  et qu’Eléonore de Bourbon , la 29 e Abbesse, achèvera.

Jean de Viguerie . La Réforme de Fontevraud  de la fin du XV e siècle à la fin des guerres de religion. p. 114

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1979_num_65_174_1637

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-R- RITUEL ET CEREMONIAL A L’USAGE de Renée de BOURBON, 27 e Abbesse de l’Ordre.

Bibliothêque du duc d’Aumale. Musée Condé. Château de Chantilly (60500)

Extrait  du « Catalogue détaillé de ses manuscrits établi par le duc d’Aumale».                                                                                                   http://www.bibliotheque-conde.fr/collections.asp#manuscrits

Ms. 0048

RITUEL ET CÉRÉMONIAL A LUSAGE DE RENÉE DE BOURBON, (27 e) Abbesse de Fontevrault. (1468-1491-1534)

Grand in-8° (0,215 sur 0,140), mar. bleu, tr. dor. (anc. rel.).                                 Vélin, XVIe siècle, 254 pp. de texte calligraphié avec art, musique notée, initiales en or et couleurs, douze miniatures supérieurement peintes.                    La première miniature représente les armes de Renée de Bourbon : d’azur à trois fleurs de lys d’or, à la bande de gueules, chargée de trois lions léopardés d’argent. L’écu est soutenupar deux crosses abbatiales adossées, et surmonté d’un dais écarlate chargé de R d’or. Cette lettre R est souvent répétée dans les bordures. Le portrait de Renée de Bourbon se  voit dans la miniature en regard de la page 40 ; elle est debout, dans le costume et avec les attributs d’abbesse. Elle implore son patron : « Sancte Renate, ora pro nobis ».

Renée de Bourbon était fille de Jean II  ou Jean VIII) de Bourbon, comte de Vendôme, et d’Isabelle de Beauvau, dame de La Roche-sur-Yon, fille unique de Louis de Beauvau, sénéchal  d’Anjou. Elle naquit en 1468 et mourut en 1534. « Elle a esté la première abbesse (deFontevrault) depuis l’institucion de l’ordre qui a faict le veu de clousture (13 juin 1505).

Elle fit entrer dans l’ordre ses sœurs Ysabeau et Charlotte, ses nièces Loyse (qui lui succéda) et Magdeleine de Bourbon, Renée de Lorraine, Catherine de Navarre ».

Le Traverseur des voies périlleuses, Jean Bouchet, lui a consacré un volume d’Épistres, Élégies, etc. (Poitiers, chez les Marnef, 1535, in -4.).                                                                 On trouve sur les f. 89 v° et suivants un texte français indiquant le cérémonial suivi à cette époque pour la réception, par l’abbesse de Fontevrault, « d’une fille au dedans de la closture »;

Sur le f. 101, grand monogramme du nom RENÉE avec un encadrement semé de R.

Provenance : Bachelin, décembre 1876.

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Classé dans Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye

-C- « LE CLOÎTRE du Grand Moûtier VU DE LA GALERIE SUPERIEURE »

Cette  photo parmi d’autres, toutes aussi magnifiques, est extraite  du site  « Coins du monde »

France-Pays de Loire-Abbaye de Fontevraud                               http://coins-du-monde.over-blog.com/                                                 categorie-11699037.html

En observant  la belle photo ci-dessous , vous repérerez  sans difficulté , juste sous la fenêtre  à meneaux, l’accès à la  galerie du cloître  dans laquelle s’ouvre- dans le prolongement de cet accès – la salle capitulaire , construite sous l’abbatiat de Renée de Bourbon,  et dont les murs ont été peints vers 1563 par le peintre  angevin Thomas Pot,

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-G- LA GRANDE GRILLE SEPARANT LE CHOEUR DE LA NEF DE L’ABBATIALE

Dans le haut  de la nef, vers le  clocher, se  tenait  le grand choeur des religieuses fermée par une grille placée là , en 1683, sous l’abbesse  Jeanne-Baptiste  de Bourbon. les soeurs  converses  se tenaient  dans l’avant-choeur. En bas de la nef, se tenaient les confessionnaux.

« La grande grille était enveloppée de draperies greffées sur un arc triomphal sépare la nef du chœur, le monde profane du monde sacré ».

http://musea.univ-angers.fr/rubriques/elements/imprime_element.php?quoi=esp&ref_element=51SourceURL:file:///Users/texier/Desktop/%C7%20En%201504.doc

En 1683 , l’Abbesse Jeanne-Baptiste de Bourbon se mit à modifier encore plus les dispositions du choeur. Elle érigea un avant-mur dans le style de la Renaissance  et ouvragé avec soin; mais était-ce pour remplacer la totalité ou une partie de la grille de Renée, ou comme une addition à cette grille, cela ne ressort pas clairement de la relation de  Nicquet ( Sur cet auteur, voir in fine).

P. 3 et  4  du [PDF] Joseph joûbert ;Les Rois angevins à Fontevrault  http://195.220.134.232/numerisation/tires-a-part-www-nb/0000005656165.pdf

La cour d’honneur de la préfecture d’Angers  est désormais  fermée par la grille qui séparait la grande nef du choeur de l’église abbatiale de Fontevraud.

Cette  grille doit pouvoir  être distinguée  de la grande  grille  que  l’Abbesse Renée de Bourbon avait fait placer  en 1504 pour séparer le Choeur de l’Autel du Choeur des Dames modifiant ainsi les dispositions intérieures de l’église.                                    Pour faire face à ces dépenses, « Renée de Bourbon dut vendre sa vaisselle d’argent et les objets« précieux dont lui avaient fait présent des princes généreux et des membres de sa famille.                                                                                                                                    Histoire de l’Ordre de Fontevrault, par le P. Honorat Nicquet, tome IV, ch.XXIX .

 

 

 

 

 

 

 

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-F-COMMENT LE futur ROI FRANçOIS I er ECHAPPA A LA MORT EN L’ABBAYE DE FONTEVRAUD en 1507 .

La scène se passe  en l’an 1507, François , comte d’Angoulême, qui deviendra roi de France en 1515, vient en l’abbaye  royale  rendre  visite à sa tante, Renée de Bourbon,  27 éme Abbbesse de l’Ordre de Fontevraud ( (1468-1534).

Le  bourg de fontevraud est en ébulition  suite à la récente  décision de l’abbesse de rétablir la clôture et c’est alors qu’une pierre lancée à la volée  par dessus le mur  de  l’abbaye  vient  toucher au front le  jeune Prince  alors âgé seulement de 13 ans et le blesse gravement.

Même si le prince n’est pas alors le roi potentiel de la France, l’émotion , on le  comprend, est très  vive dans l’enclos abbatial  et l’on remet le sort du jeune homme  entre les mains  de Gaucher de Sainte-Marthe, seigneur de Lerné en Touraine et médecin personnel de l’Abbesse et François sera sauvé.

On ne sait  si ces  bons soins  expliqueront  la décision d’inhumer le coeur et les entrailles de François, devenu  roi,  dans le prieuré fontevriste de  Hautes-Bruyère  après sa mort survenu à Rambouillet en 1547.

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-F- PRIEURE FONTEVRISTE DE LA FONT-SAINT-MARTIN

La Font-Saint- Martin( Vers 1150) au diocèse de Poitiers . Att. au XVIIe siècle

Province fontevriste de Bretagne

Commune d’Usson (86350) , canton de Gencay. Arrondissement de Montmorillon.

Fondé avant  le 12 aout 1162 daté à laquelle  l’abbaye de Nouaillé-Maupertuis (?)  donna la terre de Laia  aux moniales dont la prieure  était Ermesende. D’autres donations se poursuivirent durant le XIII e siècle

Selon d’autres sources, Le monastère de Fontevraud avait édifié vers 1150 à La Font Saint- Martin un prieuré où se déroula longtemps un culte à Sainte– Néomaye..

Dés 1492, il semble  qu’il n’y ait plus de religieuses et que le prieuré  soit devenu un bénéfice confié à des séculiers. Frère André Garnier est Prieur  en 1492.

En 1499, le prieuré  reçut la  visite de l’ abbesse Renée de Bourbon.

L’abbesse de Fontevrault, Louise de Bourbon,   tenta de faire rentrer  le prieuré  dans l’observance régulière  en intentant   un procès  contre le Prieur Jean Grenier  en 1543.  Elle obtint gain de cause  par l’Ordonnance du Grand Conseil  du 11 février 1548, qui ne semble pas avoir été suivie d’effet. Des fermiers s’y succédèrent alors qui percevaient  les revenus  pour Fontevrault .

  « Un arrêt du Conseil d’Etat de mai 1641  règle le litige entre l’abbesse Jeanne-Baptiste de Bourbon (au nom de son prieuré de la Font-Saint Martin) et un officier royal, le maître des Eaux et Forêts de Civray et Fontenay. En effet, elle avait passé un contrat avec un dénommé Bernard, afin qu’ il coupe et achète du bois, dans un lieu situé près d’une cabane du prieuré, et subissant souvent des dégradations et vols. Or, l’officier royal interdit cet abattage et cette vente et même taxe l’abbesse de 1 000 livres d’amende et l’acquéreur de 500 livres, avec restitution des coupes de bois. Evidemment, Jeanne-Baptiste de Bourbon porte la cause devant le Conseil du roi, se plaint du grand préjudice qu’on lui fait du risque qu’elle court d’avoir à payer des dommages et intérêts, réclamés par Bernard, pour son manque à gagner. L’arrêt abroge la décision du maître des Eaux et Forêts et autorise la coupe et la vente du bois, permettant ainsi d’utiliser l’argent gagné pour faire des réparations dans le prieuré.
Cet arrêt est contresigné par la chancellerie. On retrouve certaines formules habituelles, comme celle du préambule « Louis par la grace de Dieu Roy de France et de Navarre… », mais également la référence à « nôtre très chère sœur naturelle jeanne Baptiste de Bourbon abbesse de Fontevraud ». Louis XIII utilise l’expression, sœur naturelle, tandis que celle-ci précise toujours dans ses documents fille légitimée de France. »

La chapelle resta en service jusqu’en 1789  même si une  visite des lieux  en 1679 parle  d’ancien monastère détruit. En 1757  paraît pourtant un prieur nommé Rioche

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Classé dans Département 86

-P- La grande PORTE ATHANASIS de l’Abbaye royale de Fontevraud.

Habib Dronsart  . Sept journées  d’une Abbesse.

PREMIÈRE JOURNÉE

24 janvier  1742. Fontevrault, la  royale abbaye, est  en fête brillante et bruyante.

Les  quatorze  cloches  sonnent à toute volée, les carrosses dorés s’engouffrent avec un roulement de tonnerre, sous la grande porte  Athanasis*, les chevaux piaffent dans la vaste cour une foule de seigneurs en habits de gala et de dames richement  parées entourent Madame  l’abbesse, la quasi-souveraine dont   le pouvoir s’exerce sur cinquante-deux mai- sons disséminées par toute la France, et qui, seule dans la chrétienté entière, réunit sous son autorité des communautés des deux sexes

Qu’il est loin le onzième siècle, le temps où le bienheureux Robert d’Arbrissel choisissait dans le vallon sauvage « un lieu environné d’épines pour enclore et garder les épouses du Christ » Ce lieu est aujourd’hui « le parterre des lys.où les filles des plus illustres familles se consacrent à Dieu ».

Aux huttes de branchages, aux cellules creusées dans le tuf, ont succédé des églises grandioses et des demeures somptueuses. Les  épines ont fait place à de beaux jardins  dont les ombrages ont vu errer bien des reines et princesses, depuis Eléonore de Guyenne, Isabelle d’Angoulême, la bonne duchesse Anne de Bretagne, épouse de Charles VIII et de Louis XII; Jeanne d’Orléans, duchesse de Valois, en compagnie de son jeune fils qui devait être François I » la belle

Marguerite, amenée par son époux Henri de Navarre la délicieuse petite Marie Stuart,«la plus jolie et la meilleure de ce que vous vîtes oncques de son age », écrivait sa grand’mère, Antoinette de Bourbon, à son fils le duc de Guise. Tous et toutes venaient visiter leurs parentes les abbesses et le « Logis Bourbon » ne manquait jamais de compagnie.

Donc, en ce jour de janvier 1742, une noble assistance se presse sous les arceaux du Grand-Moustier, la principale  église de Fontevrault, car une jeune novice de dix-sept ans à peine se présente à  la grille pour recevoir la vêture, et cette novice appartient à une dynastie qui depuis plusieurs générations règne dans le monde et dans l’Eglise par l’esprit, la beauté, et plus rarement par la vertu

Julie-Gillette, fille de Mgr Louis de Pardaillan, de Gondrin, d’Antin, duc d’Epernon, est la petite-fille de la trop célèbre marquise de Montespan, la petite-nièce de la belle de Thianges et  aussi de Gabrielle de Rochechouart-Mortemart, la seule des trois sœurs dont la beauté n’ait brillé que sous le voile, dont la bonne renommée n’ait pas reçu d’atteinte la docte et grande abbesse, la plus illustre depuis cette Renée de Bourbon qui signait dans les premières années du seizième siècle « Renée, religieuse réformée, réformante » Gabrielle, qui n’usa de l’esprit des Mortemart que pour bien administrer son ordre et pour traduire Platon.

Une autre Rochechouart-Mortemart, Louise-Françoise, nièce de la précédente, et après elle abbesse de Fontevrault, donne la vêture à sa jeune parente, que la voix publique désigne déjà comme devant hériter de sa crosse abbatiale.

Supplément   littéraire  du Figaro . 16* Année . Numéro 41  Samedi 15 Novembre 1890

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272570k.texte

*La grande porte  Athanasis est  celle qui donne accès à l’Abbaye royale depuis l’actuelle place des Plantagenêts

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-D- LES DORTOIRS (Bas-dortoir, Grand-dortoir, Haut-dortoir)

L’escalier Renaissance et les trois dortoirs.
Un bel escalier monumental du XVIe siècle,d’une seule  volée,  couvert d’une voûte en berceau à caissons sculptés, escalier  qui appartient à la campagne de restauration menée par les abbesses-princesses de Bourbon/ Renée de Bourbon ( 1491-1534), Louise de Bourbon ( 1534-1575), Eléonore de Bourbon ( 1575-1611) entre 1504 et 1610/commande  l’accès aux dortoirs.

Chacun des trois dortoirs  qui suit  possédait un lustre en son milieu, conformément à la Règle de l’Ordre. La Règle imposait également l’alternance d’une cellule d’une jeune religieuse avec celles de plus anciennes.
….
– Bas-dortoir, en entresol, qui débouche sur le palier inférieur de l’escalier Renaissance,

……

– Grand dortoir, aménagé à l’est, selon la disposition monastique habituelle

….

–  Haut-dortoir, au dessus du reféctoire,  et sa superbe voûte en carène de bateau renversé.

Les 230 cellules, réparties sur les trois niveaux, sont meublées d’un lit composé de deux matelas, de rideaux, d’une table et d’une commode, ainsi que de deux chaises.

http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/article-22327402.html

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