Archives de Tag: Duché d’Aquitaine

Le duché d’Aquitaine : un « éternel » recommencement depuis Aliénor d’Aquitaine ?

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-E- L’empire des Plantagenêts dans l’espace et le temps

HenryHistoire et Images médiévales : Comment décrire l’empire des Plantagenêts dans l’espace et le temps ? Peut-on le comparer à d’autres empires européens, comme celui de  Knut Le Grand  au XIe siècle ?
Fanny Madeline : C’est un empire qui est le résultat à la fois de constructions matrimoniales sur plusieurs générations et de conquêtes territoriales, ce qui en fait un espace très composite. D’un côté, il y a l’héritage anglo­normand, formé depuis 1066, dont  Henri II  hérite par sa mère Mathilde, fille d’Henri Ier d’Angleterre, mais qu’il doit reconquérir ; du côté de son père  Geoffrey Plantagenêt , il hérite du comté d’Anjou en 1151. Et puis il y a le duché d’Aquitaine qu’Henri II agrège par son mariage avec Aliénor en 1152, le duché de Bretagne qu’il annexe après l’abdication du duc Conan en 1166, l’Irlande qu’il conquiert en partie en 1171 et le Pays de Galles et l’Ecosse qu’il fait entrer sous sa domination féodale. C’est donc un empire aux frontières très mobiles, globalement dominé par une élite anglo­normande qui gouverne avec le roi. Appeler cette configuration historique « empire », ce qui a longtemps fait l’objet de débat chez les historiens, relève précisément d’une démarche comparatiste à la fois dans le temps et dans l’espace. Malgré ses particularités et le fait que les Plantagenêts n’ont jamais porté le titre d’« empereurs », on peut décrire le fonctionnement de l’espace qu’ils dominaient comme un empire, à l’instar de celui de Knut en effet, ou encore celui de Charles Quint. Au Moyen Âge, les empires se caractérisent cependant par leur faible structuration étatique, contrairement aux empires des époques modernes et contemporaines, ce qui accentue leur caractère informel et la difficulté de les saisir institutionnellement.

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-B- BORDEAUX, Cathédrale Saint André, 25 juillet 1137. PREMIER MARIAGE D’ALIENOR D’AQUITAINE.

Aliènor ,  fille aînée de Guillaume X, duc d’Aquitaine, devient l’héritière présomptive  du duché d’Aquitaine à la mort de son frère Guillaume Aigret, en 1130.

Alors qu’elle n’est âgée que de quinze ans,  son  père  meurt à 38 ans  le Vendredi saint de l’an de Grâce 1137 , au cours d’un pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle,d’où son surnom, « le saint »,  et elle devient de jure  duchesse d’Aquitaine.

Elle est mariée la même année,  le 25 juillet  à Bordeaux au futur Louis VII, fils (cadet, l’aîné étant déjà mort)  du roi de France Louis VI « le Gros » .  Puis, toujours en 1137 Louis VI meurt à son tour . Les deux très jeunes époux ,  déjà souverains de France,  sont couronnés ducs d’Aquitaine  à la Cathédrale, romane à l’époque, Saint-Pierre de Poitiers. L’éventuel fils aîné du couple sera titré roi de France et duc d’Aquitaine, la fusion entre les deux domaines ne devant intervenir qu’une génération plus tard.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aliénor_d’Aquitaine

.     Ce qui fait  qu’Aliénor  apporte ainsi  en dot au roi Louis VII  la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Périgord, l’Angoumois, la Marche, le Limousin, la Saintonge… Les frontières du royaume capétien s’étendent dès lors aux Pyrénées. A ce propos,  Il ne faut pas oublier que , bien que duc d’Aquitaine par alliance, Louis VII ne pourra jamais  agir sur ce duché, Aliénor en restant la totale maîtresse et on le verra  bien lorsqu’elle  le « transférera » à Henri II Plantagenêt , le duché d’Aquitaine  jamais rattaché à la couronne  de France , lors de son second mariage, le 18 mai 1152, à Poitiers.

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