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Les Grandes Tablées offrent un gisant de Richard III, le dernier des Plantagenêts, aux Anglais. (NDLRB. Wait and see)

Les Grandes Tablées du Saumur-Champigny se dérouleront le 5 et 6 août prochains. A cette occasion, les Anglais sont invités et la Grande-Bretagne sera à l’honneur. Les vignerons ont donc décidé d’offrir à nos « amis » d’outre-Manche un gisant en l’honneur de Richard III.

Les Grandes Tablées du Saumur-Champigny se renouvellent tous les ans. Après avoir mis les Belges à l’honneur de l’édition 2014, les vignerons du Saumur-Champigny rendront hommage aux Anglais en 2015. Les Grandes-Tablées, 15èmes du nom, nous permettront de découvrir que la gastronomie anglaise existe, avec des Mushroom Pie, des Pork Pie ou des Crumbles. Par contre, rassurez-vous, le vin sera bel et bien français, bien évidemment du Saumur-Champigny. Le Ministre de l’Agriculture et Porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll sera présent afin d’honorer le label « Grandes Tablées Rabelaisiennes ». La Reine Elisabeth II a également été conviée, sans pour l’instant de réponse de sa part.

Un gisant de Richard III sera offert

En hommage à la famille Plantagenêt, qui a eu selon les vignerons une influence positive sur le vignoble, les vignerons offriront un gisant de Richard III aux Anglais, qui se situera à l’Abbaye de Fontevraud. Pour ceux qui à l’école étaient mauvais en histoire, les Plantagenêts sont une famille de rois d’Angleterre, allant d’Henri II à Richard III, en passant par Richard 1er Coeur-de-lion. Le premier des Plantagenêts, Geoffroy V était lui duc d’Anjou et du Maine avant que ses descendants prennent le trône d’Angleterre. Richard III, le dernier des Plantagenêts, n’a régné que 2 ans mais, est devenu célèbre grâce à la pièce éponyme de Shakespeare. Le corps de Richard III a été retrouvé par mégarde sous un parking à Leicester en 2012, où il a été inhumé en 2014. C’est donc en l’honneur de ce roi, ou pour un coup de pub, que les vignerons du Saumur-Champigny offrent son gisant à l’Angleterre. Sa fabrication sera effectuée par un artiste choisi durant les Grandes-Tablées. Le gisant rejoindra ceux de ses aïeux Aliénor d’Aquitaine, Richard 1er Coeur-de-Lion, Henri II et Isabelle d’Angoulême dans la nef de l’Abbatiale de Fontevraud. Dans les années à venir, une cuvée spéciale Richard III de Fontevraud sera créée dans le Saumur-Champigny et s’exportera sûrement bien chez nos amis « British ».

http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=26177

NDLRB . Nous faisons nôtre les interrogations  qui avaient été postéees sous cet article :

     Curieux hommage…Quel est le lien avec Fontevraud ?…Certes Richard III est vu comme le dernier des Plantagenêts mais il n’est jamais venu et ne fut pas enterré à l’abbaye. Effectivement, cela s’apparente à un coup de pub …pour autant faut-il se permettre n’importe quoi?

 

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-G- D’une comparaison de deux gisants de Richard Cœur de Lion ( Rouen et Fontevraud)

Histoire. Richard cœur de Lion, sa vie et son tombeau ( dernier article) par M. Alexandre Drouin

Revue de Rouen et de Normandie, Volume 7

1839 . Premier semestre. Rouen 1839. P. 242

http://books.google.fr/books?id=b0sYAAAAYAAJ&pg=PA242&lpg=PA242&dq=secher+fontevrault+vraiment&source=bl&ots=h5-VAibUAM&sig=l_g_Eano9-lmi6hGkegNNZCwBMQ&hl=fr&sa=X&ei=FKhMVPqnCYzAPN7bgbAJ&ved=0CDkQ6AEwBA#v=onepage&q=secher%20fontevrault%20vraiment&f=false

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 76

Oulipo* . Le Livre que « lisait » peut-être le gisant d’Aliénor

http://www.oulipo.net/

© Oulipo et les auteurs, 2014

 

Préface

En janvier 2013, Xavier Kawa-Topor, directeur de l’abbaye de Fontevraud, écrivait à Jacques Roubaud :

« […] le gisant d’Aliénor est présenté dans l’église abbatiale de Fontevraud à côté de ceux d’Henri II Plantagenet et de Richard

Cœur de Lion. Il représente la reine tenant un livre ouvert sur la poitrine. Il semble qu’il s’agisse là de l’une des premières

représentations en Occident d’une femme à la lecture.

Surtout, ce livre est aujourd’hui ouvert sur une double page vierge. Prenant ces pages blanches pour une invitation, nous aimerions

mener à partir d’elles un projet de création littéraire pour répondre à la question sans réponse : que lit Aliénor d’Aquitaine ?

Nous pensons qu’il y a matière à un projet collectif que nous serions heureux d’envisager avec l’Oulipo. S’agissant d’Aliénor, petite-fille

de l’auteur du « Vers de pur rien »,   (NDLRB . Guillaume IX de Poitiers  1071-1127) c’est à vous que je m’adresse dans cette perspective. »

           L’Oulipo, qui se dote de règles pour explorer les potentialités de la langue, ne pouvait qu’être stimulé par cette proposition. Ce livre de

pierre, devenu symbole du support par l’absence même du contenu, était une invitation à réfléchir aux nouvelles potentialités de la lecture

dans l’environnement numérique. Mettre en œuvre un projet de ce type me permettait de donner suite à mes propres explorations des

formes de l’écriture numérique.

 

Que lit le gisant d’Aliénor d’Aquitaine ? Rien, le livre est blanc ;  rien, ses yeux sont fermés ; s’ils étaient ouverts, ils regarderaient par

dessus le livre. Quel livre aurait pu lire Aliénor ? Un psautier le plus vraisemblablement, mais peut-être d’autre livres de son temps : en

latin, en provençal, en ancien français, en anglais ? Les questions  restent en suspens autour de cette « musicienne du silence », figure

mallarméenne par anticipation.

 

  La proposition de l’Oulipo autour de ce livre blanc est double : un recueil de textes et une installation dans l’abbatiale.

Le Livre d’Aliénor est un ensemble de textes, assemblés et composés par l’Oulipo, qui propose une « interprétation » familiale et

littéraire du livre d’Aliénor : un livre, un seul, parmi l’infini despossibles relié au livre blanc par l’évocation du néant et du plein.

Le livre a une triple inspiration, en lien avec la vie d’Aliénor : lechant des troubadours, car Aliénor était la petite-fille de Guillaume

IX, fondateur du chant du trobar ; la Bible, puisque l’hypothèse la plus probable est qu’Aliénor ait été représentée en train de lire son

psautier, ce qui nous amène à donner place à la Bible mais aussi à Robert d’Arbrissel, fondateur de Fontevraud ;  enfin, car une fille d’Aliénor,

Marie de Champagne, fut la protectrice de Chrétien de Troyes et contribua à la diffusion de la matière de Bretagne.

 

Le livret est constitué de 31 textes, médiévaux et contemporains. Il sont écrits en occitan, en français et en anglais. Les textes composés

pour le livre d’Aliénor sont essentiellement des poèmes à forme fixequi revisitent le plus souvent des formes anciennes. Quelques poèmes

suivent une forme proposée par Paul Fournel pour l’espace desgisants. L’idée de projeter ces poèmes autour des gisants a été

abandonnée mais la contrainte est restée.

 

Le Livre est mis en scène dans l’abbatiale au cours de l’été 2014.Cette installation vise à explorer les potentialités des différents

supports de lecture et l’incidence qu’ils peuvent avoir sur les formesde l’écriture. Nous vivons une période de transition, où le modèle

classique du livre, lentement affiné au cours des siècles, coexiste avec de nouveaux supports numériques non encore stabilisés (le

navigateur web d’un côté, les liseuses de l’autre),  qui offrent d enouveaux cadres de lecture. Quels changements le passage du codex à

l’écran – pour reprendre une des expressions de Roger Chartier -induit-il sur les formes de la lecture mais surtout sur les formes de

l’écriture ? On n’écrit plus de la même manière quand la dynamiquetemporelle des textes devient possible, quand l’image fixe ou animée

peut devenir un partenaire de l’écriture, quand le lecteur peut êtrepartie prenante de l’écriture. Le numérique s’accompagne d’un

brouillage des frontières entre les arts, où littérature et arts plastiques expérimentent de nouvelles formes de dialogue.

 

Nous proposons aux visiteurs d’aujourd’hui de devenir lecteurs de ce livre dans ses différentes matérialités. Au cœur de cette expérience,

il y a le livre de pierre qu’Aliénor tient entre ses mains et la situation de lecture qu’elle met en scène. On invite le visiteur à circuler entre

les différents points de lecture, pour qu’il ressente les mutations  actuelles liées à la lecture.

 

La scénographie est centrée autour du livre de pierre illuminé parun faisceau de lumière. Le livre d’Aliénor se déploie sous différentes

formes :

– en version imprimée dans un format identique au livre de pierre, il est distribué aux visiteurs. Trois langues s’y cotoient : provençal,

français et anglais ;

deux exemplaires en grand format sont disposés sur deux pupitres qui se font face dans la diagonale des gisants. Les livres peuvent être

feuilletés par les visiteurs, et ils sont aussi projetés sur deux écrans juxtaposés sur un des murs latéraux de la nef (les écrans donnent à

voir les textes et le mouvement des mains sur le livre) ;

le livre, dans un format web, est lisible sur deux tables tactiles installées au pied des gisants et sur le site de Fontevraud en français

et en anglais ;

enfin une animation vidéo, diffusée sur un grand écran disposé sur l’autre mur de la nef, permet de voir, sur une image des gisants, les

textes projetés de manière dynamique.

 

Chacun des lieux de diffraction du texte impose des choix : tous les formats ne sont pas lisibles sous tous les supports. Si la prose

supporte difficilement le passage à l’écran, les formes courtes et les structures formelles complexes y trouvent de nouvelles formes de

mise en visibilité. Nous employons encore le terme de livre mais ses caractéristiques (la notion de page, de table des matières, la clôture…)

ont volé en éclats. (NDLRB. Dommage?) Les poèmes animés sur l’écran ont perdu tout ancrage dans la représentation du livre comme recueil, comme

ensemble de pages reliées.

Avant de parvenir à cette proposition d’installation, bien d’autres pistes ont été explorées, traces d’un cheminement qu’il nous paraît

utile de rappeler. L’idée initiale était de projeter les textes sur le livremême d’Aliénor. La projection aléatoire ou en boucle des textes aurait

donné une illusion de la potentialité : un support fixe qui accueilltous les textes possibles sans être limité par un nombre de pages, un

volume, un poids. En parallèle, des écrans auraient été disposés dansl’abbatiale et des tablettes distribuées aux visiteurs. Lors de notre

première visite avec Jacques Roubaud en août 2013, l’idée de projeter sur le livre n’a pas résisté : le livre était trop petit, gris, usé par le

temps… J’imaginai alors d’avoir sur l’autel (NDLRB. Une  fois que les  bornes ont été  franchies , la sagessse populaire enseigne  qu’il n’y a plus

de  borneune représentation de grande taille (réaliste ou abstraite, tous les possibles ont été envisagés) du livre et des mains d’Aliénor sur laquelle

les textes auraient été projetés. Le visiteur entrant dans l’abbatiale se seraittrouvé face au grand livre, à l’image d’une Aliénor tenant le sien.

Autour de l’autel, les alcôves auraient été utilisées comme espaces delectures sur tablette et comme lieu d’écoute des textes (avec des

douches sonores). Lors de la seconde visite, avec Elena García-Oliveros, cette option a été abandonnée. Outre les problèmes

techniques, la symbolique de l’autel   ( NDLRB. Ah quand même !)  et la rupture d’ambiance entre la nef et l’autel rendaient le projet difficile à tenir.

Resserrer l’installation autour des gisants, dans un espace plus intime et adaptéà la lecture a paru être une meilleure option. Elena García-Oliveros

a alors proposé une projection des textes autour des gisants, qui auraitpu être complétée par une projection sur la coupole. L’idée d’une animation

sur la façade est également apparue, comme moyen de connecter l’intérieur à l’extérieur de l’abbatiale. Plus tard, lors d’une réunion par Skype

(notre outil de travail favori pendant toute ce projet), une autre idée s’est imposée : donner à voir sur écran leinteractions du public avec le livre

imprimé en filmant et projetant les mains parcourant le livre, rappelant ainsi que la lecture est un geste qui associe les mains et les yeux.

D’autres propositions impliquant des interactions plus fortes avec le public, lui permettant de lire et d’enregistrer les textes, ont été évoquées…

Les contraintes techniqueset temporelles sont entrées en jeu et le projet s’est resserré, se centrant sur l’espace autour des gisants.

 

Notre proposition est le résultat de tous ces compromis. Elle propose un cheminement qui fait varier les supports de lecture,

articule le texte avec l’image, introduit la dynamique temporelle dans l’affichage des textes et donne à voir la place du lecteur.

Nous laissons aux lecteurs et visiteurs le plaisir de circuler, de lire et de construire ainsi à partir de ces pages leur propre livre blanc.

 

Valérie Beaudouin

 

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=12&ved=0CCMQFjABOAo&url=http%3A%2F%2Fwww.abbayedefontevraud.com%2Flelivredalienor%2Fpdf%2Fpdfjs%2Fweb%2Flivret-fr.pdf&ei=hsj9U_s309Zo596C-Ac&usg=AFQjCNE4fza2bv-CiHlFNTw4t7jgxFVdyQ

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-V-Le vandalisme en France ; l’exemple de l’abbaye royale de Fontevraud.

NDLRB. La numérisation a parfois dégradé le texte initial. Certains des dégats justement stigmatisés ici ont été réparés ( Mais on n’a pas reconstruit !)  Pour autant, le témoignage demeure.

Les Goths eux-mêmes, les Oslrogolhs n’en taisaient pas Uni!. L’histoire ilous a conservé le mémorable décret de leur roi

Théodoric, qui ordonne à ses sujets vainqueurs de respecter scrupuleusement tous les monumens civils et religieux de l’Ita-

lie conquise.

Ces faits que je viens de citer me rappellent que je dois vous  faire connaître quelques-uns de ceux que j’ai recueillis pendant

mes rapides courses dans le midi….

 

Figurez-vous Fonlevrault. la célèbre j la royale, riilsloriqncabbaye de Fontevrault, dont le nom se trouve presque à

chaque page de nos chroniques des onzième et douzièmesiècles ; Fontevrault , qui a eu quatorze princesses de sang royal

pour abbesses, et où ont été dormir tant de générations de rois, qu’on lui a donné le nom de Cimetière des Rois; Fontevrault,

merveille d’architecture avec ses cinq églises, et ses cloîtres à pertes de vue, aujourd’hui flétrie du nom de maison centrale de

détention. Et si l’on s’était encore borné à lui assigner cette mi-sérable destination ! Mais ce n’est pas tout ; pour la rendre

digne de son sort nouveau, on a tout détruit ; ses cloîtres ont été bloqués, ses immenses dortoirs, ses réfectoires, ses parloirs,

rendus méconnaissables; ses cinq églises détruites; la première et la principale, belle et haute comme une cathédrale, n’a pas

même été respectée; la nef entière a été divisée en trois ou quatre étages et naétamorphosée en ateliers et en chambrées.

On a bien voulu laisser le chœur à son usage primitif, et il serait encore admirable de pureté et d’élévation, si les vandales,

non contens d’en avoir brisé tous les vitraux, ne l’avaient encore couvert, depuis la voûte jusqu’au pavé, d’un plâtras telle-

ment épais, tellement copieux, qu’il est, je vous assure, fortdilîicile de distinguer la forme des pleins cintres des galeries su-

péiieures. On est aveuglé par la blancheur éblouissante de ce plâtras; il a été appliqué pendant la restauration. Les seuls àè-

bris du Cmu'</«/c des rvis , les quatre statues inappréciables deHenri II d’Angleterre, de sa femme Éléonore de Guienne (

NDLRB. Aliénor d’Aquitaine), de Richard Gœur-de-Lion , et d’Isabelle , femme de Jean sans-Terre, gisent dujs une sorte de

trou voisin. La fameuse tour d’Evrault ( NDLRB. les cuisines), malgré tous les efforts des anti(|uaires du pays pour la faire

respecter, encon&idéralion de sou origine païenne, a été livrée aux batteurs de chanvre; la poussière a confondu tous les

ornemens et tous les contours de son intérieur en une  seule masse noirâtre; et sa voûte octogone, qui offre des particularités

de constructionunique, ne peut manquer de s’écrouler bientôt, grâce à l’ébranlement perpétuel que produit celle opération.

 

http://archive.org/stream/annalesdephiloso06pari/annalesdephiloso06pari_djvu.txt

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 49 (d) Abbaye-Bagne de Fontevraud-L’Abbaye

17 mai 2014.CONFÉRENCE DE PHILIPPE CHARLIER À L’ABBAYE – LES SECRETS DU COEUR DE RICHARD

FONTEVRAUD-L’ABBAYE – Si le corps de Richard Cœur de Lion a reposé à l’Abbaye de Fontevraud, son cœur n’y a jamais été. Pratique courante à l’époque, l’organe royal a été conservé dans un reliquaire à Rouen. Philippe Charlier, qui a récemment identifié la tête d’Henri IV momifiée, présente son étude inédite sur les fragments du cœur de Richard.

Gisant de Richard Coeur de Lion © Anne-Sophie Ascher

Gisant de Richard Coeur de Lion © Anne-Sophie Ascher
 Les secrets du coeur de Richard
Richard 1er, roi d’Angleterre et duc de Normandie surnommé Richard Cœur de Lion est mort le 6 avril 1199 sur un champ de bataille dans le Limousin. Il est décédé des suites d’une blessure à l’épaule, provoquant sans doute une septicémie ou une gangrène. Ses viscères enterrées sur le champ de bataille, son corps fut rapatrié à Fontevraud tandis que son cœur fut embaumé et apporté à la cathédrale Notre-Dame-de-Rouen. Censé abriter l’âme, le cœur bénéficiait au Moyen-âge d’un traitement particulier.Conservé dans une boite scellée, le cœur de Richard fait un objet d’étude idéal pour comprendre les techniques d’embaumement de l’époque. Bien qu’aujourd’hui sous forme de sable, l’organe a livré de nombreuses informations à l’équipe conduite par Philippe Charlier, révélant notamment l’utilisation d’encens. Etait-ce pour se rapprocher du corps du Christ et éviter des années de purgatoire à ce roi courageux mais cruel ?A travers l’exemple de Richard Cœur de Lion et de « patients » comme Diane de Poitiers, Agnès Sorel ou Henri IV, Philippe Charlier reviendra sur les évolutions de l’anthropologie médico-légale qui par l’étude de corps momifiés, a permis de comprendre comment lutter contre l’altération du cadavre. Il témoignera de la richesse des techniques employées et des moyens qu’à l’époque ces « techniciens de la mort » utilisaient pour s’approcher de la fameuse odeur de sainteté.

Philippe Charlier

Philippe Charlier a été révélé au grand public notamment lors de ses travaux permettant l’identification de la tête momifiée d’Henri IV. Docteur en médecine (Lille 2), en sciences (Paris 5), et en lettres (EPHE IVe section), Philippe Charlier est également médecin légiste et archéo-anthropologue, auteur de nombreux livres et articles.

 

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 76, Département 87

-R-Richard Cœur de Lion entre mythe et réalité dans la cathédrale de Rouen (76000)

47Richard_Coeur_de_lion_Gisant_RouenUn personnage entre mythe et réalité

<——— Gisant de Richard Cœur de Lion dans la cathédrale de Rouen (Domaine public).

Qui était-il ? :

Le personnage :
Richard Cœur de Lion fut l’un des personnages les plus connus du Moyen Age. Récemment, le cinéma et la littérature en ont fait l’une des figures les plus emblématiques de cette période à travers des histoires romancées telles que Robin des Bois ou Ivanhoé. On garde à son propos l’image d’un roi guerrier, partant pour la croisade  et allant combattre vaillamment en Terre Sainte et en Europe. Mais la réalité du personnage et de son époque est mal connue ou souvent vue à travers des stéréotypes et des idées reçues. Comme toujours, la réalité était plus complexe et plus nuancée;

http://www.richardcoeurdelion.fr/mythe_realite.html

 

 

 

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Classé dans Département 76

-A- Vue intérieure de l’Abbatiale Sainte-Marie de Fontevraud en 1939. Des gisants très « british »

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https://www.flickr.com/photos/44425842@N00/9308534398/

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-B- ANNIVERSAIRE FONTEVRISTE, jour pour jour. Il y a 843 ans, le 29 décembre 1170 (Saint) Thomas Becket tombait victime de la colère d’Henri II Plantagenêt

Thomas Beckett  ( Cheapside, Londres, 21 décembre 1117 – Cathédrale de Cantorbéry, 29 décembre 1170)

Thomas Beckett a été longtemps un compagnon de Henri II Plantagenêt  dont il est le Chancelier. Pour le récompenser le roi le promeut avec l’accord du Pape comme archevêque de Cantorbery, Primat d’Angleterre en 1162. Ceci dans la perspective de mieux soumettre а ses désirs l’Eglise d’Angleterre, ce qu’il a commencé а faire avec Thomas Becket quand celui-ci était Chancelier.

Mais, contrairement aux souhaits de Henri II à cette fonction Thomas Beckett défend les droits et les intérêts de l’Eglise contre ceux du roi, ceci irrite Henri II qui engage alors une lutte sans merci contre l’archevêque.

En 1164, Thomas Becket s’exile en France. Il y rencontre le Pape Alexandre III qui lui accorde son soutien, de même que le roi de France  Louis VII.

En 1166, Henri II réunit ses Vassaux à Chinon, а cette occasion il leur interdit tout contact avec Thomas Beckett. Puis des négociations permettent d’obtenir une Paix entre le roi et l’archevêque, elle est signée en juillet 1170 à Fréteval prés de Vendôme de Thomas Becket peut rentrer en Angleterre, il y arrive au début de décembre 1170.

Le 25 janvier 1171 l’archevêque de Sens lance l’interdit sur les possessions Françaises de Henri II Ce n’est qu’un an et demi plus tard que le roi obtient du Pape la levée des sanctions qui le frappaient. Après le meurtre de Thomas Becket, Henri II en expiation, fait construire la Chartreuse du Liget près de  Loches en Touraine

http://www.francebalade.com/histo/planta.htm#thomasbeckett

Et encore :

l’on sait  que l’Abbaye royale de Fontevraud abrite le gisant d’Henri II Plantagenêt

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/329/Saint-Thomas-Beckett.html

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Classé dans * Angleterre, Département 37, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-S- « SCULPTURATIONS « : OEUVRES D’ELEVES DES ECOLES DES BEAUX ARTS EXPOSES DANS LES CELLIERS & CACHOTS DE L’ABBAYE DE FONTEVRAUD

SCULPTURATIONS

Exposition qui a été  visible du 12 mai au 10 juin 2012, tous les jours de 9 h 30 à 18 h 30.

Les Celliers, Abbaye de  Fontevraud,                                                                                                                                                                  49590 Fontevraud l’Abbaye

Les œuvres* sont mises en relation dans les espaces voûtés des celliers et des cachots, dialoguant entre elles, le lieu et le spectateur. La forme et l’informe, l’objet usuel détourné, la sculpture et l’installation, la voix et la performance agissent sur le site de manière tridimensionnelles et exceptionnelle, en hommage aux célèbres gisants de l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe, temporairement aussi une centrale pénitentiaire.

* Travaux de seize artistes terminant leur parcours individuel extrêmement distinct sur les trois sites de l’École supérieure des beaux-arts Tours Angers Le Mans. 

Catalogue de l’exposition Sculpturations,21 x 14,8 cm, 98 p.                                                                                                                  Photocopie sur papier, sur-couverture sérigraphiée,  220 ex., 2012.

16 artistes du diplôme national supérieur d’expression plastique des Écoles Supérieures des Beaux-Arts de Tours, Angers, Le Mans dans les celliers et les cachots de l’Abbaye de Fontevraud.

Commissaire de l’exposition : Caroline Hancock / responsable de la publication : Christian Dautel – édition Esba TALM)

http://dieudocartier.blogspot.fr/2012/05/sculpturations.html

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Classé dans Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye

-P- Une profanation des restes des Plantagenêts assurément traitée à la légère

Le grand périple, épisode 2 : l’abbaye de Fontevraud.
Publié le 5 août 2009 par Corine EUGENE DIT ROCHESSON

Les rois d’Angleterre, du temps où ils pensaient pouvoir posséder la Terre de France, (non mais ça va pas la tête ???) via cette « traitresse d’Aliénor » d’Aquitaine qui a osé épouser un Anglais après avoir fait annuler son mariage par le pape après 10 ans de mariage avec le roi de France Charles VI, ont utilisé cette abbaye comme nécropole royale, « Inncrédibeul izeuntit ? ».

C’est ainsi que, la dite Aliénor, accompagnée de son royal époux Henry II Plantagenêt et de son non moins royal et célèbre fils Richard (Cœur de lion) ainsi que de sa belle-fille Isabelle d’Angoulème (épouse de Jean sans terre) reposent à Fontevraud. Du moins leur gisant y est exposé car leurs restes ayant été exhumés à la Révolution, on ne peut pas dire qu’ils y « reposent » et encore moins « en paix » !!! (Il y a une justice tout de même !!!)

http://corinefertiti.blog.lemonde.fr/2009/08/05/le-grand-periple-episode-2-labbaye-de-fontevraud/

NDLRB. Grande  a  été  notre stupéfaction à lire les lignes  qui précédent . Passe, encore, quoique,  que confortablement  installée  derrière son clavier  d’ordinateur,  une  blogeuse  , dont  on craint  qu’elle  ne soit  quelque  peu puérile, stigmatise  Aliénor d’Aquitaine  comme étant une  traîtresse mais qu’elle puisse  traiter par dessus la jambe la profanation de  sépultures à laquelle   des révolutionnaires ont pu se livrer sur les restes  de personnes   qui ont  été  des êtres humains, créatures de Dieu, me laisse pantois.

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud