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La chapelle funéraire à Fontevraud l’Abbaye, lanterne des morts (1225 Charte de Berthe, abbesse)

La planche qui contient le plan par terre, celui de la voûte, l’élévation extérieure et la coupe, est beaucoup trop aisée à comprendre pour qu’il soit nécessaire de donner une description du monument, sur la curieuse voûte duquel nous nous contenterons d’attirer l’attention de nos lecteurs.

M. l’abbé Martin a découvert un document qui constate que la chapelle Sainte-Catherine est du commencement du XIIIe siècle; c’est une charte datée de 1225, de Berthe, dixième abbesse de Fontevrault, élue en 1217, par laquelle elle confirme une fondation que la duchesse Alix de Bourbon fit en faveur de cette chapelle, qu’elle avait fait bâtir et dédiée à sainte Catherine d’Alexandrie pour recevoir les cendres d’Hersende de Champagne, première Grande Prieure de l’abbaye.

http://www.lesportesdutemps.com/archives/2020/12/12/38702014.html

Les lanternes de cimetières ont généralement la forme d’une petite tourelle cylindrique, carrée ou polygonale, exhaussée sur un soubassement, et coiffée d’un amortissement conique ; mais il en est également quelques-unes qui, beaucoup plus vastes, forment de véritables chapelles, où avait probablement lieu l’exposition des corps, et dans lesquelles pouvaient facilement se célébrer toutes les cérémonies funéraires. Cette collection renferme le monument le plus important de cette espèce, l’Octogone de Montmorillon. Celui qui fait l’objet de cette notice peut être considéré comme un type intermédiaire entre ce dernier et les simples colonnes creuses; il est connu sous le nom de Chapelle Sainte-Catherine.

Ce petit édifice est situé dans l’ancien cimetière médiéval des religieuses de Fontevraud, aujourd’hui transformé en promenade. Il sert maintenant d’habitation particulière, destination qui en a fait diviser l’intérieur en deux étages ; mais comme la décoration en a été conservée intacte, il a été facile de le reproduire dans son état ancien.

http://www.lesportesdutemps.com/archives/2020/12/12/38702014.html

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Classé dans Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye

Ce qui reste ( Hélas vraiment trés peu de choses) de la chapelle Notre-Dame de Liesse à Fontevraud l’Abbaye.

Porte d ‘accès à la chapelle via  un petit porche d’entrée depuis l’allée Sainte Catherine.

Les vestiges de la chapelle Notre-Dame-de-Liesse, et notamment la porte, ( NDLRB.  donnant  sur l’allée Sainte Catherine) témoignent modestement d’un bâtiment disparu qui devait être des plus remarquables.

La porte conservée traduit plus particulièrement le sens que prenait la clôture dans l’ordre fontevriste dans la séparation entre clercs et des laïcs, mais aussi entre religieux et religieuses. Cette simple porte témoigne à elle seule la complexité des cheminements induits notamment par les nécessités du culte.

https://gertrude.paysdelaloire.fr/dossier/chapelle-notre-dame-de-liesse-vestiges-rue-du-logis-bourbon-fontevraud-l-abbaye/2e5cf211-8f4b-4dba-adce-68600720098d

Historique

 Quelques années après que l’abbesse Éléonore de Bourbon ait intégré le clos dès lors dénommé « Bourbon » à l’ensemble monastique (1578), elle fait édifier là une chapelle entre 1589 et 1591, pour 10.914 livres : Notre-Dame-de-Liesse, dite aussi chapelle de Bourbon. Cette chapelle ne semble pas connaître d’autres phases majeures de travaux dans les deux siècles qui suivent.

        Saisie comme bien national, elle est vendue au sein du lot qui comprend tous les bâtiments du Clos Bourbon, en 1796. Encore en place à cette date, elle est déjà détruite en 1813 (absente du cadastre napoléonien) : sa démolition (sans doute vers 1800-1810) est probablement à mettre en relation avec l’activité de salpêtrier qu’exerçait le nouveau propriétaire du Clos, le notaire Jean Hudault.Les vestiges de la chapelle ont été classés parmi les monuments historiques par arrêté du 12 octobre 1962 (protection confirmée par un second arrêté du 28 août 1989).

La chapelle précédée d’un petit porche est visible au milieu de l’image.

Description

1. La chapelle Notre-Dame-de-Liesse (ensemble détruit)

La chapelle Notre-Dame-de-Liesse n’est connue que par quelques plans, dont un seul est très précis (le plan de l’abbaye dit de 1762) et par une vue de la collection de François-Roger de Gaignières (où on ne la distingue que partiellement).

Alignée sur l’axe du clos, la chapelle n’est pas strictement orientée. Ses dimensions sont d’environ 9 m de large par 17,50 m de long (20 m, si l’on compte un petit porche d’entrée peut-être réalisé dans un second temps). Les vestiges des fondations et assises basses conservées sont en moyen appareil de tuffeau, ce qui devait être le cas de tout l’édifice. Au vu de ces vestiges, on note que la chapelle était légèrement surélevée, reposant sur un sous-sol partiellement dégagé dont on ne connaît pas l’affectation.

Le toit, couvert d’ardoises, était à longs pans et pignon découvert ; il était surmonté, au niveau du chœur, d’un clocheton. Cette chapelle est constituée d’une nef d’une seule travée et d’une travée de chœur avec courte abside semi-circulaire.

La nef accueillait l’abbesse ou d’autres religieuses qu’une grille séparait du chœur, dont l’accès depuis l’extérieur de l’enceinte était réservé au seul desservant voire à quelques laïcs : dans les registres paroissiaux on trouve ainsi la mention de rares mariages ou baptêmes célébrés là aux XVIIe et XVIIIe siècles.

La position des contreforts qui raidissent l’abside laisse penser qu’il devait y avoir une baie axiale et deux baies latérales dans le chœur ; de même, des baies hautes ajouraient la nef et la travée de chœur, au sud. La façade principale, à l’ouest, était percée d’une grande baie haute. Au nord, il se peut qu’il y ait eu également de telles fenêtres hautes, mais la chapelle était ici flanquée, au niveau du chœur d’une petite galerie (environ 6 m de long) menant à une porte qui, à travers le mur de clôture, ouvrait sur le cimetière paroissial ; de même, un corps de bâtiment en appentis qui abritait au rez-de-chaussée une pièce à cheminée occupait l’espace situé entre la nef et le mur de clôture, au nord. Ce flanquement habitable est peut-être un ajout ultérieur, mais il pourrait aussi correspondre à ce que l’on désigne comme le Petit-Logis du Clos Bourbon ou Petit-Bourbon, réalisé dans la même campagne de travaux que la chapelle, en 1589-1591. Il est plus vraisemblable, toutefois, que le Petit-Logis ait été un peu plus grand et plutôt situé au nord-est du clos et que ce logement-ci ait plutôt abrité une religieuse ou une converse chargée d’assister l’abbesse ou d’autres sœurs lors de la célébration de l’office à Notre-Dame-de-Liesse.

Dans l’angle sud-ouest, la nef était flanqué d’un clocher, petite tourelle de section carrée qui abritait probablement un escalier.

 

SUR CE DESSIN EXTRAIT DE LA COLLECTION GAIGNIERES ; De gauche à droite : 1) la chapelle Notre-Dame de Liesse ( »Le petit Bourbon chapelle »); 2) La chapelle Ste Catherine ( actuelle lanterne des morts); 3) L’église Saint-Michel ( subsistante); 4) Le logis de l’Abbesse  (subsistant); 5) le logis des confesseurs au premier plan ( subsistant); 6) Les cuisines romanes  avec leur cheminée ( Subsistantes).

2. Les vestiges de la chapelle Notre-Dame-de-Liesse

De la chapelle elle-même, presqu’intégralement ruinée, on ne voit plus aujourd’hui que quelques assises basses et le sous-sol partiellement dégagé.

L’élément le plus notable est la porte ouverte dans la clôture qui menait, par un petit corridor, du cimetière au chœur de la chapelle. Simplement couverte d’un arc segmentaire côté chapelle, elle présente une riche ornementation côté cimetière, en partie haute, même si ce décor est aujourd’hui très érodé. Cette porte est en effet couverte d’un arc en anse de panier à extrados à crossettes en escalier, sur impostes rehaussées d’un bandeau. L’archivolte est ornée d’un fin corps de moulures où est gravée l’inscription interrompue par la clef : « CHAPPELLE DE NRE / DAME DE LIESSE » (ce dernier mot ne se lit quasiment plus). L’arc est surmonté d’un entablement à denticules portant un fronton ; l’ensemble repose sur des chapiteaux doriques eux-mêmes portés par des consoles à volutes feuillagées. Presque totalement disparu du fait de bûchage et de desquamation, un décor de rinceaux sculptés en relief (peut-être accompagnés d’ornements héraldiques) couvrait le front de l’arc.

Cette porte, longtemps murée, fut rouverte en 2013.

 

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