Archives de Tag: Les Ardilliers

– J – Madame de MONTESPAN, soeur de la reine des Abbesses, a t’elle, ou non, résidé au JAGUENEAU – proche Saumur- de1697 à 1707) ?

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Au cours du XVIIe siècle, un ensemble de petites maisons et d’enclos, appartenant aux familles Groüard et Brouilly, est acheté progressivement par les Pères de l’Oratoire, leurs voisins du sanctuaire des Ardilliers sis à quelques  killomêtres en amont  de Saumur sur la rive  gauche de la Loire . Ceux-ci y logent dans les années 1654-1671 l’architecte et sculpteur Pierre Biardeau, qui participe à la construction de la nouvelle église et qui aménage des autels monumentaux.

Un autre petit logis est édifié en 1689, à frais communs, par Le Bigot de Gastines et le duc de la Meilleraie. Ces derniers acceptent de le confier en 1695 à la Maison de l’Oratoire ( A. Girouard, S.L.S.A.S., juil. 1927, p. 47-53 ). Le supérieur général de la Congrégation, le Père de la Tour, en fait un petit refuge pour sa célèbre pénitente, Madame de Montespan, qui a quitté la cour et vit désormais dans la piété, mais non dans la pauvreté. Elle souhaite y séjourner quand elle vient rendre visite à sa soeur, Gabrielle de Rochechouart de Mortemart, la 32 Abbesse de Fontevraud  dite aussi la reine des Abbesses (1645-1670-1704).
Les auteurs anciens affirment qu’elle y vient souvent. Je n’en suis pas si sûr, ayant recherché en vain des traces de son passage. En tout cas, en 1689 et en 1693, elle séjourne dans l’abbaye de Fontevraud et à partir de 1704 dans son château d’Oiron. De même, le fait qu’elle ait aidé les oratoriens à achever le dôme de leur église des Ardilliers  est légendaire, selon l’abbé Goisnard, qui n’a trouvé aucune trace de versement.

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Le château qui apparaît sur cette carte postale est manifestement pour l’essentiel une construction du XIXe siècle, dans le style classique, alors que les actes anciens décrivent un petit pavillon ( qui survit sans doute dans le corps central ). L’ensemble est endommagé une première fois par les obus incendiaires allemands de juin 1940 et achevé en 1944 par les bombes alliées visant le pont de chemin de fer tout proche. Le Jagueneau n’a pas été reconstruit.

http://saumur-jadis.pagesperso-orange.fr/rues_j-l/jaguenea.htm

Contra : La marquise  vécut à Saumur( NDLRB. En fait, à proximité)  les dix dernières années de sa vie (1697-1707, morte aux eaux de Bourbon -L’Archambault  lors d’une cure ) dans la propriété du Jagueneau proche  de la maison de l’Oratoire  dont le Supérieur  était  son confesseur. Fontevrault, à 15 km de Saumur, avait alors  comme abbesse, sa propre soeur, Gabrielle de Mortemart  qu’elle allait  visiter  souvent  . Elle acheta le château d’Oiron  (Deux-Sévres) en 1700, s’y rendit à la mort de sa soeur  (1704) mais garda le Jagueneau où elle résidait  lors de ses pélerinages à Notre-Dame  des Ardilliers.

P. 338 de l’ouvrage  auquel conduit le lien ci-aprés:

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1965_num_51_148_1747?_Prescripts_Search_tabs1=standard&

Et aussi :

http://books.google.fr/books?id=bu9AAAAAcAAJ&pg=PA351&lpg=PA351&dq=jagueneau+fontevrault&source=bl&ots=pBXVuYYhtw&sig=EAO8PY37bmAdbDHtEUhO1vEqhy8&hl=fr&sa=X&ei=WKUAUvjGLYrYPYHOgJAL&ved=0CDYQ6AEwAQ#v=onepage&q=jagueneau%20fontevrault&f=false

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Classé dans Abbesses de l'Ordre, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 49 (c) hors commune de Fontevraud-L'Abbaye

-S- Abel-Louis DE SAINTE-MARTHE de FONTEVRAUD, promoteur du dôme de N.D. des Ardilliers ( Saumur)

Descendant d’une brillante famille d’humanistes et d’érudits originaire de Fontevraud, Abel-Louis de Sainte-Marthe ( 1621-1697 ) collabore à la Gallia christiana, la vaste encyclopédie sur le clergé français. Oratorien, il devient en 1654 le supérieur de l’établissement de Saumur, pour lequel il se passionne. Il décide de remodeler la chapelle en la dotant d’un nouveau choeur d’un baroque affirmé et surtout en la faisant précéder par une rotonde aux proportions grandioses. Cet immense vestibule pourra accueillir les pèlerins ; des autels et des boutiques de souvenirs sont aménagés dans les angles. Il affiche surtout la puissance de la Contre-Réforme et il en reprend la figuration symbolique des quatre évangélistes et de quatre docteurs de l’Eglise qui définissent la tradition catholique.

Pour le Père de Sainte-Marthe, cette rotonde ne pouvait que s’inspirer de l’Antiquité et du classicisme romain. Les premiers plans qu’il dresse avec les architectes Pierre Biardeau et Florent Gondouin s’inspirent du temple d’Albano, du Panthéon et des grands édifices de la Renaissance italienne

……..

Devenu supérieur général de l’Oratoire, le Père de Sainte-Marthe pèse de toute son autorité en faveur de la reprise des travaux de la rotonde, dont seule la base carrée est achevée. Il rencontre de fortes oppositions, en particulier celle de ses assistants, qui lui reprochent son goût pour l’architecture ostentatoire et ses achats de marbre de Sicile.
 En 1690, il vient à Saumur et ordonne la reprise du chantier, qui est surtout exécuté par Michel Fougeau. Pour régler les frais, il met en vente le considérable trésor de la chapelle, malgré l’opposition de Michel David, le supérieur de Saumur. Il revient en avril 1695 afin de presser l’achèvement du dôme. Il prolonge son séjour jusqu’en juin de l’année suivante. Les autres dirigeants de l’Oratoire lui reprochent de se préoccuper bien plus de sa rotonde que de sa congrégation. Ils l’obligent à démissionner, le jugeant quelque peu mégalomane et la Cour le jugeant trop janséniste ( Louis Batterel, Mémoires domestiques pour servir à l’histoire de l’Oratoire, t. 4, p. 38 et sq.

http://saumur-jadis.pagesperso-orange.fr/lieux/ardiegli.htm

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Classé dans Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye