Archives de Tag: Moniales fontevristes

Patrick Bouvart; Les prieurés de l’ordre de Fontevraud dans le diocèse de Poitiers, pourquoi ce corpus reste méconnu et incertain ?

La présentation du 24 janvier 2013 rendait compte des résultats d’une thèse, Les prieurés de l’ordre de Fontevraud fondés dans le diocèse de Poitiers au XIIe siècle. Conditions d’implantation, topographie monastique et évolution. Le diplôme a été obtenu en décembre 2012 à l’Université de Poitiers. Les recherches ont été réalisées sous la direction de Madame le Professeur Claude Andrault-Schmitt et de Monsieur Luc Bourgeois. L’exposé s’est focalisé sur les difficultés rencontrées lors de l’élaboration du corpus.

Les connaissances exploitées sont issues d’études documentaires et de plusieurs types d’opérations archéologiques : analyses de bâti, prospections géophysiques, sondages et fouilles programmées.communauté religieuse constituée d’hommes et de femmes à Fontevraud, aux confins du diocèse de Poitiers. A partir de 1106 et durant tout le XII esiècle, plusieurs prieurés lui sont affiliés. Fontevraud est ainsi placé à la têted’un « ordre nouveau ». L’originalité de cette congrégation bénédictine tient à des statuts visant à la subordination des communautés masculines à celles des femmes. A partir de 1115, l’ensemble des établissements est soumis à l’autorité d’une abbesse, Pétronille de Chemillé. Au sein du corpus, une distinction est effectuée entre les prieurés doubles et les prieurés simples. Les premiers sont normalement dotés de deux églises : celle des femmes dédiée à Sainte-Marie, celle des hommes, à Saint-Jean de l’Habit. Les prieurés simples n’ont qu’une église ou chapelle. Leur dédicace varie selon les lieux.

Les recherches sur les édifices de culte soulèvent la question de la place accordée aux moniales, aux religieuxaux laïcs et aux converses. Elles révèlent l’évolution chronologique des partis architecturaux des églises des moniales, laquelle concorde avec celle des autres édifices religieux du diocèse de Poitiers. Elles relativisent donc la notion d’ « architecture fontevriste ». Des relations entre différents chantiers sont néanmoins suggérées ; elles pourraient résulter de maîtrises d’ouvrage assurées par des frères de Fontevraud. En ce qui concerne les églises Saint-Jean, les vestiges sont insuffisants pour alimenter des comparaisons. Quelques observations conduisent cependant à relever un hiatus entre les prémices de l’implantation sur le site et la construction effective des prieurés masculins, fréquemment repoussée au dernier quart du XII e siècle. Ce décalage met en exergue les difficultés à appréhender des bâtiments véritablement primitifs, qui furent sans doute temporaires.

Quant aux bâtiments conventuels, ils n’auraient été nécessaires que pour les femmes. Il convient d’imaginer les hommes dans un simple logis, à l’instar de la formule des prieurés simples. L’organisation d’un cloître est partiellement connue grâce à la fouille du prieuré Sainte-Marie de Montazais (Civray 86400). Sur ce site inédit, dont la découverte est due au questionnement propre à la thèse, trois ailes enserrent un préau et des galeries.

L’identification des espaces reste toutefois délicate ; seuls une sacristie, une salle du chapitre et un réfectoire sont véritablement localisés.

Au final, la confrontation des données de terrain et des archives aboutit à la détermination d’une douzaine de prieurés doubles et neuf prieurés simples installés dans le diocèse de Poitiers. Le corpus est comparable à la liste confirmée par le pape Anastase IV, le 20 janvier 1154. L’acte possède la particularité de distinguer les prieurés doubles par la formule : locum + nom de lieu + cum appenditiis suis. Ainsi, selon cette source, l’ordre ne comprendrait alors qu’une soixantaine d’établissements conventuels, soit la moitié de l’estimation effectuée jusqu’à présent. L’autre moitié ne serait que des prieurés simples ou domaines.

http://terrae.univ-tlse2.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=1317125375915

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Classé dans Département 86

-S- Marie de Bourbon, Mademoiselle de Soissons, religieuse (un temps moniale fontevriste)

Marie de Bourbon, Mademoiselle de Soissons ( ultérieurement Princesse de Carignan) née le 3 mai 1606 à Paris, prend l’ habit religieux en l’abbaye de Fontevrault actuel département du Maine-et-Loire ( France ) le 3 avril 1610- à l’âge de 4 ans, donc- puis quitte l’ état religieux. Décédée le 4 juin 1692 à Paris, inhumée en l’ église Saint-Sulpice à Paris.

Fille de Charles de Bourbon, comte de Soissons et de Dreux, dit  » Monsieur le comte « , de la branche des princes de Condé de la maison capétienne de Bourbon et de la comtesse Anne de Montafié ( en Piémont ), dame de Bonnétable et de Lucé.

Epouse le 6 janvier 1625 à Saint-Germain-en-Laye, actuel département des Yvelines ( France ) prince Thomas ( Tommaso ) de Savoie, prince de Carignan ( = Carignano près de Turin ), général dans l’ armée espagnole en Flandre puis grand-majordome de France en enfin général des armées du roi de France en Italie,  né le 21 décembre 1596, décédé le 22 janvier 1656 à Turin.

http://dynastie.capetienne.free.fr/13Jean_Fred_Tourtchine_bulletins_CEDRE/Manuscrits/05Italie/Capetiens_divers/148.html

 

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-V-Du vin donné en dotation de trois moniales entrant au prieuré du Charme ou Charmes , Commune de Grisoles (02110).

Le fonds sur le vin de Champagne de la médiathèque d’Epernay est riche de plusieurs documents d’archives et manuscrits parmi eux :

Albéric [de Humbert], archevêque de Reims, et Blanche [de Navarre], comtesse palatine de Troyes, confirment les dons faits par

  • Marie de Chouilly au prieuré du Charme (diocèse de Soissons), de l’ordre de Fontevrault, en dotation de ses trois filles – à savoir, un revenu de 18 muids (entre 5 000 et 10 000 litres) de vin d’Ay et Mareuil
  • et Martin d’Ay et sa femme Aelis et leur famille. Manuscrit sur parchemin, 1213. Chandon Ms 1

http://www.mediatheque-epernay.com/opacwebaloes/index.aspx?IdPage=302

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Classé dans Département 02

-V- Vie d’une moniale de l’Abbaye royale … vue de l’intérieur.

Abbaye de Fontevraud : la paix des moniales

Mis en ligne le 28 aoùt 2003

Pétronille frissonne. Il est 5 heures du matin et la jeune moniale doit se hâter pour assister à prime dans l’abbatiale gelée. Revêtue d’une robe de serge beige recouverte d’un tablier noir, elle prie debout, face au ch?ur dans une église polychrome, où éclatent les rouges, les bleus, les jaunes et les verts… Lorsque l’office sera terminé, Pétronille gagnera la salle du chapitre – où sont discutées les affaires courantes de l’abbaye – puis le chauffoir où, comme ses compagnes, elle brodera des tapisseries ou des nappes pour l’autel. Puis viendra l’heure du repas, où l’on mangera en silence la porée, une soupe épaisse faite de racines, de plantes aériennes, comme la roquette ou les cardons, et de viande bouillie. Enfin, Pétronille se rendra dans les jardins de Fontevraud. « La règle de saint Benoît imposait de jardiner, rappelle Alix Brunel  guide-conférencière qui organise spécialement pour  L’Expressmag cette visite sur le thème de la vie quotidienne d’une jeune moniale. Le travail de la terre, c’est humble, c’est le labeur par excellence, et c’est aussi ce qui permet de vivre en autarcie. » Tout, dans la verdure qui entoure Fontevraud, est symbole: dessin géométrique du jardin du cloître, qui, par le croisement rectiligne de ses allées, rappelle la Passion du Christ; choix des fleurs cultivées – la rose pour le sang rouge de Jésus, le lis pour la pureté, l’iris pour la Trinité; potagers et vergers fertiles et foisonnants évoquant le jardin d’Eden… et l’inconsolable souffrance d’en avoir été chassé.

http://www.lexpress.fr/tendances/voyage/abbaye-de-fontevraud-la-paix-des-moniales_495537.html

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-L- (Bref) Lexique de la vie monastique féminine

Ce lexique n’est qu’un condensé simplifié de la vie monastique féminine, mon objectif n’étant aucunement de réaliser une histoire du monachisme, mais plutôt une approche contemporaine et personnelle de la vie des moniales, ce petit guide est une introduction aux articles et réflexions qui suivront… Voir aussi le tableau sur le nombre de moniales et novices en France depuis 1993 dans un article précédent.

Photo du Cloître de l’Abbaye Royale de Fontevraud

http://sainte-liberte.over-blog.com/article-31583707.html

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-L- (1693-2013) ; 320 eme anniversaire de la mort de Jean de La Mainferme , Défenseur de l’Ordre.

( 1693-2013) ; 320 eme anniversaire de la mort de  Mainferme (Jean de La), religieux de Fontevrault  auteur de Bouclier de l’ordre de Fontevrault naissant, en trois  vol. in 8. Le principal objet de cet ouvrage  est de  justifier Robert d’Arbrissel  d’avoir été trop famillier  avec ses religieuses.

Voir aussi :

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/12/04/m-jean-de-la-maiferme-bouclier-de-lordre-de-fontevrault-naissant/

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Classé dans * Commémoration fontevriste, Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble

-P- Portrait d’Antoinette d’Orléans-Longueville, un temps fontevriste, et FONDATRICE des FILLES DU CALVAIRE.

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Antoinette d’Orléans,(1572-1618). marquise de Belle-Isle, (NDLRB. Antoinette d’Orléans-Longueville , en religion Antoinette de Sainte Scholastique) en habit de Fille du Calvaire, ordre  qu’elle fonda le 25 octobre 1617 à Poitiers

https://www.altesses.eu/max.php?image=50d447b52b

Et aussi:                                                                                          http://books.google.fr/books?id=leiE5dN8tAAC&pg=PA160&lpg=PA160&dq=fontevrault+carri%C3%A8re&source=bl&ots=ktlIs8ny9e&sig=hU0-wVe_lQ_NArcrKJXV2_1o7lg&hl=fr&sa=X&ei=8EBuUZOFBamK0AWQ8IGYAQ&ved=0CD4Q6AEwAzgU#v=onepage&q=fontevrault%20carri%C3%A8re&f=false

 

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Rose X, MONIALE FONTEVRISTE, dédicataire du « CHASTEL PERILLEUX »

La représentation de la légitimation du discours : analyse du Chastel périlleux

NDLRB . Ce  chastel ( château) est une allégorie de l’âme  qu’il  convient  de fortifier et de défendre  contre  ses ennemis.

Son auteur, frère Robert, de l’Ordre des Chartreux, l’a écrit à la  fin du XIV e siècle à l’intention de sa cousine Rose, moniale à Fontevraud.. Les notions de légitimité et légitimation …

 Retrouvez  cette dédicace page 264 de l’ouvrage ( fac-simile) auquel conduit le lien ci-dessous :http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Œuvres_de_François_Villon_Thuasne_1923_t2.djvu/276

Et pour ce, doulce cousine, que glorieuse chose est d�ensuir l�exemple de ceste dame doulce et glorieuse, pour ce ay je propos, a l�aide de Dieu, de vous enseigner de si petit sens que Dieu m�a donn�, a faire et a fonder de vous et de vostre cuer un chastel si fort contre les ennemis et si bel et si bien garni par dedens, que le doulz roy Jhesu Crist, vray espoux des saintes ames et des bonnes nonnains, y daingne habiter et demeurer delicieusement [�].(p.237)

https://repositorioaberto.uab.pt/bitstream/10400.2/1543/1/ComMMadureira.htm

Frére Robert , l’auteur, qui vécut au XIV e  siécle semble pouvoir être identifié avec Robert de Saint-Martin qui mourut à la Chartreuse de Parc Sainte Marie pré du Mans

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Classé dans Département 72, Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble

-D- LES DAMES DE FONTEVRAUD

☆2. RELIG. CATHOL. Notre-Dame, nom donné par les catholiques à la Sainte Vierge. La cathédrale Notre-Dame de Paris ou, ellipt., Notre-Dame de Paris. L’église Notre-Dame-des-Victoires. La fête de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ou, ellipt., Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. • Anciennt. Religieuse de certains ordres ; chanoinesse. Les Dames de Fontevrault, de Poissy, de Remiremont. S’emploie encore dans certaines communautés. Les Dames du Sacré-Cœur.

http://www.cnrtl.fr/definition/academie9/dame

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Classé dans Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble

-D- Mamille de Dreux, MONIALE FONTEVRISTE au PRIEURE de WARIVILLE, Commune de Litz (60510)

Père : de FRANCE Robert I le Grand (1123 – 1188) (Age à la naissance de l’enfant : 43 ans)

Mère : de BAUDEMENT Agnès (1130 – 1204) (Age à la naissance de l’enfant : 36 ans)

Naissance :

Date : autour de 1166

Décès :

Date : 30 juin 1200 (34 ans)

Profession : religieuse à Fontevrault, prieure à Wariville

http://genealogie.liegeois.free.fr/n30266.htm

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Classé dans Département 60