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Maine-et-Loire. L’abbaye de Fontevraud renoue avec son passé carcéral.

Maine-et-Loire. L’abbaye de Fontevraud renoue avec son passé carcéral.  Une nouvelle exposition permanente a ouvert ses portes à l’abbaye royale de Fontevraud, près de Saumur, en Anjou. Le passé carcéral du site, longtemps occulté, est ici mis en valeur.

Camille Lermite et Romain Roget ont tous les deux participé à la réalisation de l’exposition sur le passé carcéral de Fontevraud.
            Camille Lermite et Romain Roget ont tous les deux participé à la réalisation de l’exposition sur le passé carcéral de Fontevraud. | OUEST-FRANCE

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L’abbaye de Fontevraud, dans le Maine-et-Loire, est peut-être une richesse architecturale incroyable mais il ne faut pas oublier son passé plus sombre. C’est ici l’idée derrière les nouvelles salles d’exposition de l’espace carcéral dont la scénographie est signée Laurent Gendre.

L’histoire commence en 1804 quand Napoléon signe un premier décret pour la transformation de l’abbaye en centre pénitentiaire. En 1814, la prison ouvre et le restera pendant 150 ans avec la réputation d’être l’une des maisons carcérales les plus dures de France. À ses moments de grande affluence, plus de 2 000 personnes y seront emprisonnées.

Une maquette de l’abbaye

« À la fermeture de la prison, dans les années 1960, ce patrimoine de Fontevraud a été mis de côté. Dans les années 2000, on a commencé à le remettre en valeur. Nous avons eu envie de redonner à voir cette période » , explique Romain Roget, l’un des chargés de projet. Pour ce faire, l’équipe de l’abbaye a mobilisé témoignages et archives visuelles. L’exposition permanente est composée de deux salles.

L’exposition permanente « Fontevraud, une centrale pénitentiaire »  présentée dans un des  Pavillons
de l’infirmerie Saint-Benoît  met en avant le passé carcéral de l’abbaye. | OUEST-FRANCE

Dans la première, l’histoire de la prison est abordée du côté des prisonniers et des gardes. La pièce maîtresse est une impressionnante maquette de l’abbaye réalisée autrefois par un prisonnier. Elle est accompagnée d’un écran proposant une représentation 3D du site qui permet de comparer les lieux du temps de la prison et de nos jours.

                             Un écran tactile permet de visualiser la prison. | OUEST FRANCE

Pour Romain Roget, « il est parfois difficile de visualiser la prison sur le site. » Ce dispositif a pour but d’aider les visiteurs à y voir plus clair. La deuxième salle, quant à elle, propose des témoignages d’anciens gardiens de la prison et d’un prisonnier.

« Nous avons voulu montrer la véracité de l’époque sans tomber dans le pathos » , explique Camille Lermite, également chargée de projet. La petite exposition claire et pédagogique se veut comme une synthèse de cette période de l’histoire de l’abbaye. De quoi se rendre compte de la pluralité historique du site.

L’exposition présente une maquette de l’abbaye-prison. | OUEST FRANCEhttps://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire-l-abbaye-de-fontevraud-renoue-avec-son-passe-carceral-6472288

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Classé dans Département 49 (d) Abbaye-Bagne de Fontevraud-L’Abbaye

-A- Stéphan Augry. La découverte du prieuré (Sainte-Marie) Madeleine en l’abbaye royale :  » un moment rare dans une vie d’archéologue »

Label CERF  ( Centre d’Etudes et de Recherches Fontevristes)

Sous les restes du bagne, l’église sort de l’ombre

Stephan Augry, l’archéologue responsable scientifique de l’opération, et son équipe ont mis au jour les restes de l’église, contemporaine de la fondation de l’ensemble monastique, construit par Robert d’Abrissel au XIe siècle.

Le prieuré médiéval de la Madeleine, à l’abbaye de Fontevraud, lève le voile sur ses secrets après une campagne de fouilles archéologiques. On le pensait complètement détruit.

Comme pour palper l’histoire, il pose ses mains sur les dalles de schiste et de tuffeau fraîchement mises à nue, longtemps foulées par les pécheresses repenties du prieuré de la Madeleine. « Le potentiel est énorme, exceptionnel. C’est un moment rare dans une vie d’archéologue. »

Au pied du mur de pierres couronné de barbelés rouillés, qui signe encore le passé carcéral de l’abbaye royale de Fontevraud, Stephan Augry s’émerveille comme un enfant.Il est l’archéologue Inrap (1), responsable scientifique de l’opération, et sait bien qu’il vient de seulement soulever une petite page de l’histoire enfouie là durant des siècles.

Monument historique depuis 1840, et en dépit de nombreuses études archéologiques conduites dans l’abbaye, l’histoire du prieuré médiéval, contemporain de la fondation de l’ensemble monastique, était restée méconnue jusqu’à ce jour. La campagne de recherche préventive de deux mois, même pleine de promesses, va s’achever. Une fois les travaux de laboratoire et d’analyse terminés, le site sera comblé pour être préservé en attendant des jours meilleurs.

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Cinq sépultures dans le choeur de l’église

Le chantier ouvert par le ministère de la Culture, toujours propriétaire de cette partie de l’abbaye, a pourtant permis de lever le mystère sur cet ensemble architectural que l’on croyait entièrement détruit par les aménagements du bagne, après la Révolution. Grâce aux fouilles, on a retrouvé l’emplacement du cloître et on comprend mieux l’organisation du prieuré dont les premiers éléments remontent à l’époque romane, au XIe siècle.

« Il y avait probablement un cours d’eau primitif qui a été détourné. » On y a retrouvé les vestiges de la salle capitulaire, du réfectoire et du lavoir, construit au XVIIe siècle. « On se trouve là très précisément entre la nef et le choeur de l’église, dans un très bon état de conservation. »

Le prieuré a également servi de lieu d’inhumation et l’équipe des archéologues a mis au jour cinq sépultures. « Elles vont nous permettre de mieux comprendre l’histoire des lieux et les conditions de vie des moniales. »

Autant dire que la présentation de cette opération de fouilles, le samedi 8 juin, et la conférence sur les travaux menés par Stéphane Augry à 15 h 30, à l’occasion des journées nationales de l’archéologie, représentent un moment exceptionnel pour le public.

(1) Inrap : Institut national de recherches archéologiques préventives.
Camille GUILLEMOIS.

Ouest-France

http://www.angers.maville.com/actu/actudet.php?idCla=fil&idDoc=2351416&abo=1144051&serv=17&utm_source=newsletter&utm_medium=email_interne&utm_campaign=lettre_information_maville&utm_content=actualite&xtor=EPR-300-%5blettre_information_maville%5d-20130607-%5bactualite%5d-1144051@2

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 49 (d) Abbaye-Bagne de Fontevraud-L’Abbaye

-P- LES PLANTAGENETS ONT ETE ILLEGALEMENT DEPOSSEDES DE LA COURONNE D’ANGLETERRE… Angers demande une contrepartie … !

La boutade angevine fâche l’Angleterre

La ville d’Angers exige que le Royaume-Uni remette aux Angevins, héritiers moraux des Plantagenêts, l’intégralité des Joyaux de la Couronne d’Angleterre !

La ville d’Angers réclame les Joyaux de la Couronne. En réparation à la décapitation de l’un de siens né en 1475  par le roi d’Angleterre, en 1499. Une pétition est lancée. Prise au pied de la lettre par les journalistes anglais.

Entretien

Vous n’avez pas digéré la décapitation d’Édouard de Plantagenêt, héritier du trône d’Angleterre… Vous êtes allé jusqu’à lancer une pétition…

(Rires)  C’était l’ultime descendant de la dynastie angevine. En compensation, Angers doit récupérer les Joyaux de la Couronne. Aujourd’hui, la pétition a dépassé la barre des 2 000 signataires ! Pour le festival « Les Accroches coeurs », qui se déroule début septembre à Angers, nous organisons un grand défi. Il y a deux ans, c’était le « Gibralton » : une collecte de terre pour combler le détroit de Gibraltar et donner un nouveau destin aux continents africains et européens. Cela nous avait valu des attaques de sites internet d’extrême droite.

Cette fois, ce sont les Anglais que vous fâchez…

Les réactions sont très agressives outre-Manche ! Les journaux anglais Daily Mail, comme le Telegraph ou le Wall Street Journal, ont pris cette demande au pied de la lettre. Leurs internautes se sont déchaînés. 712 commentaires en trois jours sur le site du Daily Mail. Pour la très grande majorité, ils jugent cette démarche scandaleuse.

Et pourtant, vous insistez : Édouard de Plantagenêt aurait dû monter sur le trône…

Je ne suis pas le seul ! La semaine passée, à l’occasion d’une émission sur la BBC, à laquelle j’étais invité, un spécialiste anglais de l’histoire des Plantagenêts l’a confirmé. Il a dit clairement : « Il a été privé des droits à la couronne ». Historiquement, c’est donc imparable.

Le ministère des Affaires étrangères français suit le dossier, paraît-il. Vrai de vrai ?

Mystère. Je n’ai eu aucune information du cabinet du maire d’Angers. Si c’était le cas, sûr qu’on n’aurait aucun retour pour ne pas perturber notre action, que dis-je notre lutte ! Dans tous les cas, c’est tout à fait imaginable. C’est un sujet sensible. Pour preuve, l’Afrique du Sud, qui réclame très sérieusement un diamant de 3 106 carats, découvert à Prétoria, et offert en 1907 au roi Edouard VII d’Angleterre. Les Indiens veulent aussi récupérer le Koh-i Noor, un autre diamant monté sur la couronne.

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, sera reçu par la reine Élizabeth II le 27 juillet. Vous attendez un soutien de sa part ?

J’espère bien !

Quand vous avez lancé la pétition, vous aviez imaginé un tel déferlement médiatique ?

Oh que non ! Quelle caisse de résonance ! On ne maîtrise plus rien. Une dizaine de journaux ou sites d’infos, indiens, américains et bien sûr anglais ont relayé l’affaire. Et quasiment tous les médias français.

Que comptez-vous faire maintenant ?

Continuer ! Il nous faut d’autres signatures. La pétition sera close le dernier jour du festival, le 9 septembre. Elle sera mise sous pli et envoyé à la reine d’Angleterre mais aussi à David Cameron car les joyaux appartiennent à l’État. En attendant, nous allons inviter, très sérieusement, l’ambassadeur d’Angleterre au festival. Voilà qui devrait montrer que nos intentions sont pacifiques.

Recueilli par Jean-François MARTIN.  Ouest-France

http://www.angers.maville.com/actu/actudet.php?idCla=fil&idDoc=2189751&abo=632675&serv=17&utm_source=newsletter&utm_medium=email_interne&utm_campaign=lettredinformationactualite&utm_content=actualiteville&xtor=EPR-300-%5Blettredinformationactualite%5D-20120723-%5Bactualiteville%5D-632675@2

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Classé dans * Angleterre, Département 49 (b) , Commune de Fontevraud-L’Abbaye excepté l' abbaye

-G- Claire Giraud-Labalte . « FONTEVRAUD ». Editions Ouest-France

Fontevraud est le plus grand ensemble monastique subsistant en France.
Fondé par Robert d’Arbrissel au XIIe siècle et inspiré par la règle bénédictine, cet ordre regroupe alors 4 monastères dont 3 réservés aux femmes. Du Moyen Âge à la Révolution, 36 abbesses vont se succéder à la tête de l’ordre.
Au XVIIIe siècle, l’abbaye est un pensionnat féminin réputé, qui accueille notamment les filles de Louis XV. Après la Révolution, Fontevraud est transformé en prison. En 1840, Prosper Mérimée inscrit l’abbaye sur la liste des monuments historiques à conserver. Depuis 1975, Fontevraud héberge une association à vocation culturelle.

Fontevraud
Claire Giraud-Labalte

Editions Ouest -France
Guide (broché). un poster panoramique inclus                                                                                                                                                                         Paru en 01/2008

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