Archives de Tag: Prieuré de la Magdeleine-Lez-Orléans

Ce que le dictionnaire monastique de l’Ordre de Fontevraud sait du Prieuré de la Madeleine (1113), Commune d’Orléans (45000)

 https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2013/07/17/m-2013-900-eme-anniversaire-de-la-fondation-du-prieure-de-la-magdeleine-lez-orleans/

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NDLRB. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/09/19/s-une-stele-rue-des-charrieres-a-orleans-temoigne-du-souvenir-de-lancien-prieure-de-la-magdeleine/

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Rappel, grâce à des fouilles (1998-2007), de ce que fut le prieuré fontevristes de la Madeleine à Orléans.

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PRIEURÉ DE LA MADELEINE – PONT DE L’EUROPE

A Orléans, Loiret, la construction du Pont de l’Europe, à l’ouest d’Orléans, a suscité plusieurs interventions archéologiques entre 1998 et 2007 sur la rive nord de la Loire.

Chronique de site

Prieuré de la Madeleine – pont de l’Europe

Date de publication

19 mai 2010

Dernière modification

18 mai 2016

Les résultats de ces opérations ont permis de mieux appréhender l’occupation humaine dans cette zone périphérique de la commune. 

UNE VOIE ANTIQUE

Jusqu’au VIIIe siècle de notre ère, l’activité reste quasiment absente sur ces parcelles situées sur le rebord nord du plateau dominant le lit majeur de la Loire. Seule une voie antique bordée de champs cultivés semble définir le paysage de ce secteur. Aucune trace d’urbanisation n’a été reconnue.

L’ÉTABLISSEMENT RELIGIEUX DU HAUT MOYEN ÂGE

Ce n’est qu’à partir du IXe siècle que la première occupation humaine est décelable dans cet environnement rural situé à 2 km des murailles de la ville. Elle se caractérise par la présence d’un important enclos reconnu sur trois côtés. Ouvert vers l’est, il regroupe un grand nombre de fosses, de trous de poteaux et quelques petits bâtiments excavés. La population occupant les lieux constitue certainement une modeste communauté monastique. 

Dans le courant du Xe siècle, les lieux connaissent des modifications et les structures antérieures sont abandonnées. Dans la partie orientale du site, quelques inhumations en cercueil non cloué ont été mises au jour ; elles semblent être disposées autour d’un éventuel lieu de culte. C’est probablement vers le milieu du Xe siècle qu’est érigée à cet endroit une église en pierre, dont la première mention connue dans les textes date de 1025. Quelques bâtiments environnants ont également été retrouvés.

LE GRAND CIMETIÈRE DES ÉTRANGERS

À la même époque, la moitié nord-ouest du site est occupée par un vaste espace funéraire limité au sud par un fossé, à l’ouest par une palissade et, au nord, par un axe de circulation, persistance de la voie antique. Les inhumations sont estimées, sur la surface explorée, à au moins 4 000 à 5 000 entre le Xe et le début du XIIe siècle. 

La fonction des lieux est précisée dans un texte du début du XIe siècle : il révèle la présence d’une structure hospitalière, à vocation d’accueil, tournée vers l’assistance et l’hospitalité des voyageurs et personnes de passage et de condition modeste. L’espace funéraire attenant à l’établissement correspond sans doute au cimetière des étrangers, défunts non orléanais ou pauvres n’ayant pas les moyens (ou le droit) de se faire inhumer dans les cimetières intra muros.

LE PRIEURÉ FONTEVRISTE

À partir de 1113 (1) , l’évêque d’Orléans cède les lieux à Robert d’Arbrissel, fondateur de l’ordre de Fontevraud, afin que ce dernier y établisse un important prieuré. La règle de Fontevraud a cette particularité de permettre l’accueil d’hommes et de femmes dans un même établissement, placé sous le contrôle d’une religieuse. 

La structure hospitalière est reprise par les moniales, qui effectuent plusieurs réaménagements et reconstructions jusqu’à la fin du XIIIe ou le début du XIVe siècle pour accueillir plus de soeurs. L’espace du prieuré est clairement séparé, avec des bâtiments réservés aux hommes au nord de l’église, et les bâtiments des moniales au sud. 

À partir du XIVe siècle, l’église est reconstruite, tandis que les bâtiments conventuels dévolus aux religieuses sont distribués autour d’un cloître.

DESTRUCTIONS, RECONSTRUCTIONS ET APOGÉE

En 1428, le siège d’Orléans par les Anglais entraîne la ruine et l’abandon de l’établissement monastique. La reconstruction débute vers 1460 grâce à l’abbesse Marie de Bretagne, qui rédige en ces lieux la réforme de la règle fontevriste. Décédée en 1477, elle est inhumée à l’intérieur de l’église dans un cercueil de plomb armorié, retrouvé en 1999 (2). 

Cette période est une des plus brillantes du prieuré, car c’est à partir de lui que la réforme de l’ordre se diffuse dans les autres monastères (3) . 

Le prieuré subit de nouvelles destructions lors des troubles huguenots (protestants) entre 1562 et 1568, et les religieuses désertent les lieux jusqu’en 1597. L’ultime reconstruction débute vers 1604 et s’achève en 1623, mais l’organisation des bâtiments ne diffère que très peu de celle de la période précédente.

LA LAÏCISATION À LA PÉRIODE CONTEMPORAINE

En 1792, la communauté religieuse est expulsée et le prieuré vendu comme Bien National. Son démantèlement définitif intervient entre 1799 et 1805. (4)

Au début du XIXe siècle, les lieux sont revendus à des entrepreneurs locaux avant de devenir la propriété privée de la famille de Vauzelles. Cette dernière établit sa demeure dans un des rares bâtiments non détruits de l’établissement monastique. En 1870, Ludovic de Vauzelles (5) mène une campagne de fouille permettant de retrouver le choeur de l’église utilisée entre le XIVe et le XVIIIe siècle. 

Durant le XXe siècle, après une revente, une scierie est établie sur les lieux, avant d’accueillir un supermarché dans les années 1980. (6)

Philippe Blanchard

http://www.inrap.fr/prieure-de-la-madeleine-pont-de-l-europe-4365


Ce que le dictionnaire monastique de l’Ordre de Fontevraud sait du Prieuré de la Madeleine (1113), Commune d’Orléans (45000)

(1) NDLRBhttps://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2013/07/17/m-2013-900-eme-anniversaire-de-la-fondation-du-prieure-de-la-magdeleine-lez-orleans/

(2) NDLRBhttps://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2013/07/10/v-des-vases-a-encens-deposes-dans-la-tombe-de-labbesse-de-lordre-de-fontevraud-marie-de-bretagne-au-prieure-la-madeleine-dorleans/

(3) NDLRB. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/07/02/o-prieure-fontevriste-de-la-madeleine-a-orleans/

(4) NDLRB. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2012/12/07/t-tentative-de-restaurer-la-vie-monastique-fontevriste-a-la-magdeleine-lez-orleans-45000-de-1803-a-1809/

(5) NDLRB. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2015/11/12/gallica-met-en-ligne-novembre-2015-lhistoire-du-prieure-de-la-magdeleine-lez-orleans/                                                                                                                                                                  https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2014/09/01/v-telechargez-louvrage-de-luc-de-vauzelles-sur-le-prieure-de-la-magdeleine-lez-orleans/

 (6) NDLRB. https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2011/09/19/s-une-stele-rue-des-charrieres-a-orleans-temoigne-du-souvenir-de-lancien-prieure-de-la-magdeleine/

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Gallica met en ligne ( Novembre 2015) l’histoire du prieuré de la Magdeleine-lez-Orléans

Histoire du prieuré de la Magdeleine-lez-Orléans, de l’ordre de Fontevraud
Gallica – Bibliothèque nationale de France
Histoire du prieuré de la Magdeleine-lez-Orléans, de l’ordre de Fontevraud : avec pièces justificatives… / par Ludovic de Vauzelles,… — 1873 — livre.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2048635.r=

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-C- Chateaubriand fait l’éloge de L’ORDRE de FONTEVRAULT dans le GENIE DU CHRISTIANISME ( Notice du 8 février 2013 refondue le 28 janvier 2015)

 Fontevrault ( écrit de façon contemporaine : Fontevraud) fut une véritable colonie établie par Robert d’Arbrissel dans un pays désert, sur les confins de l’Anjou et de la Bretagne. Des familles entières cherchèrent un asile sous la direction de ces Bénédictins il s’y forma des monastères de veuves, de filles, de laïques, d’infirmes et de vieux soldats. Tous devinrent cultivateurs, à l’exemple des Pères, qui abattaient eux-mêmes les arbres, guidaient la charrue, semaient les grains et couronnaient cette partie de la France de ces belles moissons qu’elle n’avait point encore portées.

Les infirmeries Saint-Benoît de Fontevraud vues de la colline dominant le Prieuré saint Lazare

Le chevet de l’Abbatiale Sainte Marie de Fontevraud

  La colonie fut bientôt obligée de verser au dehors une partie de ses habitants et de céder à d’autres solitudes le superflu de ses mains laborieuses. Raoul de la Futaye, compagnon de Robert, s’établit dans la forêt du Nid-du-Merle , et Vital ( NDLRB . dit Vital de Savigny , autre bénédictin, dans les bois de Savigny – 50640). La forêt de l’Orges, dans le diocèse d’Angers, Chaufournois ( 37360. Rouziers de Touraine) , aujourd’hui Chantenois, en Touraine  ( NDLRB : Orthogrape actuelle, L’encloître en Chaufournais); Bellay, dans la même province ; la Puie, en Poitou (86260) ; l’Encloître (86140), dans la forêt de Gironde ( NDLRB : Orthogrape actuelle, Lencloître) ; Gaisne(86420), à quelques lieues de Loudun ; Luçon( NDLRB . Tusson ? 16390,) dans les bois du même nom ; la Lande, dans les landes de Garnache ; la Madeleine (NDLRB . Orléans -45000-) , sur la Loire ; Bourbon, (NDLRB. Orthographe actuelle,  Boubon- CUSSAC 87150) en Limousin ; Cadouin, en Périgord(24480) ( NDLRB. Ce prieuré a cessé asez  vite d’être  une ilmplantation fontevriste)  ; enfin Haute-Bruyère( Saint-Rémy-l’ Honoré (78690), près de Paris, furent autant de colonies de Fontevrault, et qui pour la plupart, d’incultes qu’elles étaient, se changèrent en opulentes campagnes.François-René de Chateaubriand
Extrait du Génie du christianisme (paru en 1802)http://savignyenveron.free.fr/Fontevraud.htm

Et aussi .

http://fr.wikisource.org/wiki/Génie_du_christianisme/Partie_4/Livre_6/Chapitre_VII

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-A- Table des matières du Bulletin de l’Association des prieurés Fontevristes (APF) N° 3 de décembre 2014 –

  • Par  décision  de l’AG  de l’APF  tenue au prieuré d’ Orsans (18170. Maisonnais) le  vendredi  16mai  2014 ,
  • il a  été  décidé que toute adhésion donnant  droit à un exemplaire de  chaque  bulletin,
  • toute  commande supplémentaire de  bulletin  par un adhérent  ou un non adhérent  sera  facturée 5 € plus 2 € de frais d’envoi (par exemplaire)
  • Chêque à mettre à l’ordre de l’ « APF » et à poster à l’adresse suivante :  APF Prieuré de LONGEFONT 36800 OULCHES
  • APF3117

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-V-Téléchargez l’ouvrage de Luc de Vauzelles sur le prieuré de La Magdeleine Lez Orléans

Ludovic de Vauzelles. Histoire Du Prieure de La Magdeleine Lez Orleans de L’Ordre de Fontevraud (1873)

https://docs.google.com/document/d/10p5IgGiSaCSaf7V0NimnDb-YQDybmtJaFd9b1NJLGgY/edit?pli=1

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La chevelure cuivrée (?) de la 25 éme Abbesse Marie de Bretagne (1457-1477) .

23 janvier 2014, par Nicolas Constans

Au départ il y a une tombe du Moyen-âge sur laquelle bute une pelleteuse, un jour de neige à Orléans, en 1999. Cette tombe, c’est celle d’un abbesse, Marie de Bretagne, morte quinquagénaire, en 1477. Une femme de tête, qui régnait sur l’abbaye de Fontevraud et engagea une vaste réforme de cet ordre monastique, malgré une vive opposition. Du temps de sa splendeur, cet ordre était l’allié indéfectible des Plantagenêts : dans l’église de l’abbaye, prés  de Saumur , sont enterrés notamment deux rois d’Angleterre, Richard Cœur de Lion, Henri II et la femme du second, Aliénor d’Aquitaine.

Mais à vrai dire, ce n’est pas la vie pieuse de cette abbesse qui a intrigué des chercheurs français. Non, ce sont ses mèches de cheveux. Car leur préservation est exceptionnelle, et saute immédiatement aux yeux des archéologues. Elle surprend également les spécialistes qui les examineront, plus tard, au microscope. Soumettant ces mèches à des tests sophistiqués, au synchroton  de Grenoble ,  notamment, ils s’aperçoivent que toute l’organisation très élaborée des molécules de kératine est préservée, jusqu’au niveau des atomes. La chevelure de l’abbesse ne fait vraiment pas son âge.

Difficile de comprendre un si bon état après des siècles dans la terre orléanaise. Car habituellement, les archéologues n’observent ce genre de préservation que dans des conditions climatiques extrêmes. Par exemple les momies incas des sommets des Andes, ou celles des déserts égyptiens, ou encore les morts conservés dans la tourbe en Europe du nord. Dans un climat tempéré comme celui de la France, les champignons, bactéries et autres insectes amateurs de kératine n’en laissent en général pas grand-chose.

Alors les spécialistes sont allés faire une autre mesure. Et c’est elle qui leur a fourni la clé de l’énigme. Ils ont analysé de minuscules échantillons de ces cheveux dans un autre synchrotron, au sud de Paris Ce qui a permis de détailler le contenu de ces cheveux, leur composition chimique. Les résultats étaient surprenants. Trois substances avaient des teneurs anormalement élevées : le plomb, le calcium et le cuivre.

Pourquoi ? Pour les deux premiers, c’était facile. Marie de Bretagne était inhumée dans un cercueil en plomb, qui, après des siècles de précipitations, avait forcément un peu fui. Quant au calcium, il venait probablement des eaux calcaires de la Beauce, que l’abbesse avait sûrement bues et qui ont pu aussi imprégner son cadavre.

Mais le cuivre ? Sa teneur était vraiment très élevée. Au point d’évoquer un empoisonnement, à l’instar de l’hypothèse, peu convaincante jusqu’à présent, d’un empoisonnement de Napoléon à l’arsenic. Dans le cas de l’abbesse, il n’y aurait pas lieu, a priori, d’imaginer une conspiration maléfique, mais plutôt une intoxication alimentaire, due à la vaisselle en alliage de cuivre, très prisée au Moyen-âge.

Mais ici, ça ne tient pas. Car les concentrations relevées dans la chevelure de Marie de Bretagne sont beaucoup trop hautes. Elles sont plus de vingt fois supérieures à celles de patients empoisonnés au cuivre. Le corps de l’abbesse n’aurait pu emmagasiner de telles quantités de cuivre : elle serait morte bien avant.

Seule solution, que le cuivre ait imprégné les cheveux après la mort de l’abbesse. Mais d’où pouvait-il venir ? Il n’y avait rien dans le cercueil. Oui, mais la vie de cette tombe n’a pas toujours été un long fleuve tranquille.

En 1562 éclate la première des guerres de religion entre catholiques et protestants français, suivie de deux autres en 1567-68. Fief des huguenots, Orléans est assiégée. Le prieuré où se trouvait la tombe est brûlé et pillé. Un peu moins d’un siècle plus tard, des ouvriers qui refont le plancher du prieuré retrouvent la tombe de l’abbesse. Ils l’ouvrent, et s’étonnent de n’y trouver que quelques os. Ils les rassemblent et les inhument à nouveau.

La tombe avait-elle été profanée par des huguenots vengeurs, ou pillée ? Une chose est sûre, elle a été ouverte et en partie vidée. Pris d’un doute, les archéologues demandent alors l’autorisation de réexaminer ce qui avait été trouvé en 1999. Et là, surprise : ils découvrent quelques restes à base de cuivre. Il y a une sorte de petit rivet, accroché à un fragment du vêtement de l’abbesse, ainsi que des petits morceaux près de mèches de cheveux. Les restes, peut-être, d’ornements plus importants − boucles, épingles, etc. − qui ornaient la coiffe de l’abbesse. S’oxydant, ces parures auraient progressivement suinté un petit peu de leur cuivre sur les cheveux.

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Cheveux de Marie de Bretagne, entremêlés de petits morceaux d’un métal à base de cuivre (en vert) −Philippe Blanchard/Inrap

Ce qui expliquerait du coup pourquoi les cheveux avaient été si bien conservés. Le cuivre est en effet un poison pour nombre de micro-organismes. Il freine donc la dégradation des organes et tissus où il se trouve. Ici, son effet se serait conjugué à la protection qu’offrait le cercueil en plomb.

Quant à la chevelure de l’abbesse, impossible hélas de savoir si elle était cuivrée.

http://archeo.blog.lemonde.fr/2014/01/23/la-chevelure-cuivree-de-labbesse/

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-M- 2013- 900 éme anniversaire de la fondation du Prieuré de LA MAGDELEINE-LEZ-ORLEANS

Il y a 900 ans, l’Ordre de Fontevrault s’implantait  à Orléans, en un lieu qui portera ultérieurement  le nom de Magdeleine-lez-Orléans  puis de nos jours simplement « la Madeleine », un des quartiers d’Orléans, de  de  ses rues  aussi : »Rue porte Madeleine  » et  « Rue du Faubourg Madeleine »  et le nom aussi  aujourdhui d’une des stations de la ligne B du tramway  http://www.openstreetmap.org/index.html?mlat=47.90137&mlon=1.893268&zoom=17&layers=M

Non loin de la voie romaine menant d’Orléans à Blois et à  partir du IXe s. une première occupation, peut-être monastique est supposée. Cette implantation cède la place dans le courant du Xe s. à un établissement probablement lié à l’accueil temporaire des pèlerins et voyageurs de passage.

En 1113, les lieux seront cédés à Robert d’Arbrissel, fondateur de Fontevraud qui y implantera  un prieuré , devenu très important, qui fonctionnera jusqu’en 1792.

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-V- Des vases à encens déposés dans la TOMBE DE L’ABBESSE de l’ordre de Fontevraud Marie de BRETAGNE au Prieuré LA MADELEINE d’ORLEANS

SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET  HISTORIQUE DE L’ORLÉANAIS 

Vendredi 10 février 2012 à 18h 

Les fouilles archéologiques   du prieuré de la Madeleine d’Orléans 

par Philippe Blanchard

Archéologue, Ingénieur de Recherches,

Institut National de Recherches Archéologiques Préventives.

 Vases à encens déposés lors de l’inhumation de la 25 eme Abbesse Marie de  Bretagne (1457-1477) , vases  visibles  grâce au lien ci-dessous :

http://www.inrap.fr/userdata/c_bloc_file/10/10752/10752_fichier_SAHO-22-Madeleine-A5.pdf

Le réaménagement du quartier de l’Europe a entraîné plusieurs fouilles archéologiques sur un espace connu pour avoir abrité un des premiers prieurés de l’ordre de Fontevraud.

Les différentes opérations archéologiques ont permis de retracer l’histoire de l’occupation humaine à la périphérie ouest d’Orléans I

Outre la voie romaine menant d’Orléans à Blois, aucun autre aménagement antique n’a été identifié. A partir du IXe s. une première occupation, peut-être monastique est supposée.Cette implantation cède la place dans le courant du Xe s. à un établissement probablement lié à l’accueil temporaire des pèlerins et voyageurs de passage.

En 1113, les lieux seront cédés à Robert d’Arbrissel, fondateur de Fontevraud pour un important prieuré qui fonctionnera jusqu’en 1792 et qui connaîtra de nombreuses destructionset reconstructions. Les fouilles ont permis de comprendre le fonctionnement des différentsespaces monastiques (cimetières, espace des moniales, des frères, cour d’accueil) et ontpermis de mettre au jour les vestiges de nombreux bâtiments du prieuré ainsi que la tombe de l’abbesse Marie de Bretagne décédée en 1477.

 

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-T- TENTATIVE DE RESTAURER LA VIE MONASTIQUE FONTEVRISTE A LA MAGDELEINE-LEZ-ORLEANS (45000) de 1803 à 1809

Histoire du prieuré de la  Magdeleine-lez-Orléans,  de l’ordre de Fontevraud, avec piéces justificatives et  cinq planches gravées sur  cuivre, par Ludovic de vauzelles, Conseiller à la cour d’appel d’orléans. Un volume in 8° de 340 pages. Paris et Orléans  1873

img6914_1  http://www.google.fr/imgres?um=1&hl=fr&client=firefox-a&sa=N&tbo=d&rls=org.mozilla:fr:official&biw=1034&bih=748&tbm=isch&tbnid=1WwYTZaRWgsAuM:&imgrefurl=http://www.marelibri.com/t/main/3307801-forez/books/AUTHOR_AZ/9100%3Fl%3Den&docid=777m-sppkphQtM&itg=1&imgurl=http://static.livre-rare-book.com/pictures/MPF/img6914_1.jpg&w=337&h=449&ei=-lTCUOryJuqj0QXFtIEI&zoom=1

P. 303. Telle est en abrégé l’histoire de ce prieuré écrite d’une main pieuse et émue  par M. L. de Vauzelles , dont le père  a acquis  , en 1834, l’emplacement et les restes de cette communauté que  quelques religieuses  essayérent vainement de restaurer à Orléans de 1803 à 1809.

in :  Alexandre Bruel. Bibliothêque de l’Ecole des Chartes. Année 1874. Volume 35

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1874_num_35_1_446611

                                                    Autre illustration ( ci-dessous) provenant de cet ouvrage :

books

http://books.google.fr/books/about/Histoire_duprieure_de_la_Magdeleine_lez.html?hl=fr&id=ZldCAAAAIAAJ

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