Archives de Tag: Prieuré de La Puye

L’ex prieuré fontevriste de la Puye (86260) maison mère des Filles de la Croix sous le feu des projecteurs.

Pour mettre en avant sa commune nichée au cœur de trois sites d’exception, l’association podienne organise un événement les 28 et 29 avril prochains.

Il était une fois, dans un petit village du Poitou profond, un amoureux des vieilles pierres. L’histoire pourrait commencer comme un conte tant il y est question de racines, de mémoire, de beauté et de mystère. L’homme, c’est Francis Picard, Podien depuis une dizaine d’années. De nature curieuse, il a fureté sur sa commune de La Puye pour y dénicher des trésors : pierre dressée des Fadets, moulin, abbaye de l’Étoile, église romane de Cenan et, bien sûr, le prieuré fontevriste qui accueille la congrégation des Filles de la Croix.
“ Créer une nouvelle entité pour relier ces sites ”Avec une dizaine de passionnés, il crée l’association Sortir des ornières de l’histoire, qui organise un premier événement à l’occasion des Journées du Patrimoine, puis les 28 et 29 avril autour d’un concert et du premier Salon du livre historique, pour mettre en lumière le patrimoine naturel et architectural exceptionnel situé dans un triangle historique posé entre les sculptures pariétales du Roc aux Sorciers (-15.000 ans), la forteresse d’Angles-sur-l’Anglin, la cité médiévale de Chauvigny et les fresques classées au patrimoine mondial de l’abbaye de Saint-Savin.
« Nous sommes au cœur de ce triangle d’or dessiné par trois sites exceptionnels. Le prieuré du XIIe siècle de La Puye y tient son rang. Il se trouvait sur le chemin de saint Martin, évêque de Tours, entre Berry, Poitou et Touraine du sud. Aujourd’hui, La Puye est tiraillée entre Montmorillonnais, Châtelleraudais et Grand Poitiers. D’ailleurs, Jean-Pierre Raffarin lui-même nous a dit un jour : “ A force d’être tiraillée ainsi, La Puye va finir par devenir capitale ! ” Nous voulons donc créer une nouvelle entité pour relier ces sites d’exception : c’est le triangle d’or. »
Et pour donner tout l’éclat nécessaire à cet or, le samedi 28 avril, un récital couvrant un large répertoire de chants traditionnels (basques, espagnols, napolitains…) ou sacrés, airs d’opéra (Verdi, Offenbach…) et musiques de film, sera au programme avec le Chœur d’hommes du Haut-Poitou, 53 hommes réunis autour d’une chef de chœur professionnelle, en prélude à la commémoration des 200 ans d’installation des Filles de la Croix à La Puye, fruit de la rencontre de deux femmes : Marie Pichot, dernière novice fontevriste présente à La Puye au début du XIXe siècle et Catherine Fournet. Deux femmes oubliées qui ont fait découvrir le site fontevriste à sainte Jeanne Élisabeth Bichier des Ages, qui y a installé les sœurs.
Le premier Salon du livre historique se tiendra le lendemain, dans la salle des fêtes de La Puye.
> Concert : du Chœur d’hommes du Haut-Poitou, samedi 28 avril, 20 h, à la grande chapelle. Rens. et rés. au 06.72.74.05.05 ou : contact@ sortirdesornieresdelhistoire.fr > Salon du livre historique :dimanche 29 avril, salle des fêtes de La Puye.
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-C-LE MOULIN DE CHAVARD (86), une des PROPRIETES DU PRIEURE FONTEVRISTE DE LA PUYE (86260)

Les premières mentions du moulin Chavard, situé sur l’Auzon*, paroisse d’Archigny sont fort anciennes. En 1278, l’évèque de Poitiers rachète plusieurs parts à divers propriétaires. Le moulin restera jusqu’au 22 janvier 1768 propriété de l’Evêché de Poitiers, à partir de cette date, Pierre DUBOIS, meunier du moulin, payera une rente noble, féodale et foncière de 140 livres payable pour moitié à la Saint Jean Baptiste, et à Noël. De plus, le preneur est aussi chargé de s’acquitter de 32 boisseaux de mesture (environ 416 litres de grains) de rente annuelle, pour moitié à l’Abbaye de l’Etoile et au Prieuré de La Puye

http://www.archigny.net/index.php?item=4

Le moulin Chavard , mentionné en 1309, puis en 1565 comme propriété  du prieuré Fontevriste de La Puye  puis  de l’Evéché de Poitiers.                                                                                                                                                                                                  Claudine Pauly. Au fil de l’Ozon  et de ses moulins. Le Picton n° 192 . Novembre-décembre 2008 p. 66

* l’Ozon ou Auzon  affluent de la Vienne (département de la Vienne), qui prend sa source près de Lauthiers et finit sa course à Châtellerault

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-P- PERENNITE TOPOGRAPHIQUE FONTEVRISTE à l’ancien Prieuré de la Puye (86260)

Retrouvez  les lieux-cliquables- indiqués ci-dessous situés sur la carte à laquelle  conduit le lien ci-aprés                                                                                                    http://mairie.la.puye.pagesperso-orange.fr/site/cartepatrimoine-visiter.htm

Images de la fontaine aux Dames (permanence topographique certaine)                                                  http://mairie.la.puye.pagesperso-orange.fr/photoslapuye/premier_tri/batimentsmonuments/fontaine%20dames.jpg

Images de la fontaine aux prêtres  (permanence  topographique plausible)                                                http://mairie.la.puye.pagesperso-orange.fr/photoslapuye/premier_tri/batimentsmonuments/fontainepretres.jpg

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-F- Pére André-Hubert FOURNET, Aumônier fondateur des FILLES DE LA CROIX, installéee à La PUYE, ancien prieuré fontevriste (86260)..

           <—————-      Saint André-Hubert Fournet (1752-1834) http://it.wikipedia.org/wiki/File:Andr%C3%A9-Hubert_Fournet_.jpg

C’est après le Concordat (1801) que M. l’Abbé Fournet rentré dans sacure de Maillé (86190) , « commença son œuvre des filles de la Croix. Une demoiselle pieuse du pays,mademoiselle Bichier , s’était mise sous sa direction (spirituelle). Il l’exhortait  vivement  à se consacrer au service  du prochain, à instruire les  ignorans, à visiter le spauvres et les malades, . deux ou trois autres  bonnes filles se joignirent à Mademoiselle Bichier . Elles commencèrent à vivre en communauté, et en mai 1806, cinq sœurs se réunirent  au château de Momante prés  de (Saint-Pierre de ) Maillé-86200- (Montmorillon). En 1807, elles firent des vœux ; on les appela  Filles dela Croix….La  première approbation  accordée à l’institut  est celle des  des grands-vicaires de Poitiers en 1817. … M. Fournet  voulut que les sœurs de la Croix se vouassent  spécialement à honorer le Cœur de jésus et celui de Marie… En 1820, M. Fournet donna sa démission de sa cure pour se liver entièrement  à la direction des sœurs. Cette année, elles  quittèrent Maillé et allèrent s’établir à La Puye  dans un ancien couvent de Fontevristes (1111-1793)  que Mademoiselle  Bichier =Sainte-Jeanne-Elisabeth-Bichier-des-Ages.      ———————-> http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Jeanne-Élisabeth_Bichier_des_Ages.jpg                                                                     avait acheté l’année précédente (1819) aprés dix ans d’efforts . La translation eut lieu le 25 mai et de fit processionnellement .Les soeurs étaient au nombre de 60. M. Fournet les accompagnait.

L’Ami de la religion et du roi: journal ecclésiastique, politique et littéraire ; Tome 86ème.

http://books.google.fr/books?id=G5isn2dDQQcC&pg=PA547&lpg=PA547&dq=%22fontevristes%22&source=bl&ots=3JbtZbAp2c&sig=-JSSXVjaY3Z3LquQZ8LxJS-a-08&hl=fr&sa=X&ei=McZUT5f0E9Lo8QOl78nWAg&ved=0CDcQ6AEwBDgK#v=onepage&q=%22fontevristes%22&f=false

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-C- Jean CHANDOS, BOURREAU DES PRIEURES FONTEVRISTES POITEVINS DE LA PUYE (86260) ET VILLESALEM (86290-JOURNET)

John Chandos (1320-† 1370) est considéré comme le plus grand capitaine anglais de la première phase de la guerre de Cent Ans. En 1369, le Prince Noir, fils du roi d’Angleterre Edouard III  le nomme sénéchal du Poitou.                                                               C’est  dans le cadre des  campagnes  qu’il conduisit à ce titre  qu’il mit à sac les prieurés  fontevristes précités et  qu’il fut  blessé   le 31 décembre 1369 au combat  du pont de Lussac-les-Châteaux .Il décéda le le lendemain.

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-L- UN PRIEURE FONTEVRISTE, CELUI DE LA PUYE- 86260- DEVENU MAISON-MERE DES FILLES DE LA CROIX.

La Puye (1104) au diocèse de Poitiers . Département de la Vienne. Att. au XVIIe siècle.

Province  fontevriste de Bretagne.

En 1111, des moines fontevristes viennent construire en ce lieu un prieuré pour des religieuses de leur ordre qui l’habitent jusqu’en 1793, date à laquelle la politique  anti -religieuse de la révolution dite française et ses  confiscations les contraindra  à se séparer.
En 1819, Mère Elisabeth Bichier des Ages*, fondatrice, achète cet ancien prieuré et en fait la Maison-Mère.  Auprès du noyau fontevriste qu’elle met dix ans à acquérir, le XIXe siècle ajoutera un ensemble imposant de bâtiments.
* Sainte Jeanne-Elizabeth Bichiers des Ages, Vierge. Née au Blanc, dans l’Indre, le 5 Juillet 1773. Décédée à La Puye le 26 Août 1838. Fête le 26 aôut.

Dans la règle intérieure de La Puye . ll existe  spécifiant certaines obligations relatives à l’hygiène, il est  ainsi mentionné que « rien n’est épargné pour procurer la guérison ou le soulagement des malades » (P.78, 81 de l’ouvrage indiqué  ci-dessous) . Il est ainsi  défini une théorie des soins et de l’hygiène personnelle autorisés (idem, p.86).

Gwénaël MURPHY

Hygiène et soins du corps dans les couvents de femmes du Poitou au XVIIIe siècle
http://abpo.revues.org/1373?file=1

Site  de la Congrégation des  filles de la Croix.

http://www3.planalfa.es/fillesdelacroix/

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-F- DESTINEE DES PREMIERES FONDATIONS FONTEVRISTES

Des trois premières fondations de l’Ordre de Fontevrault : Chemillé (diocèse d’Angers -49-), La Puye (diocèse de Poitiers) et Boulaur (diocèse d’Auch), les deuxièmes et troisièmes sont toujours occupées par des religieuses et moniales.

La Puye (86- Vienne), prieuré fontevriste de 1111 à 1793  est la maison mère de la congrégation des filles de la Croix qui a fondé l’école Saint André devenue l’Institution Saint André à Saumur.

http://www3.planalfa.es/fillesdelacroix/

Quant à l’Abbaye Sainte Marie de Boulaur (32-Gers), les dernières fontevristes l’ont quittée à la fin du XIX° siècle pour l’Espagne. Elle est, depuis la fin de la dernière guerre, à nouveau occupée par des moniales cisterciennes.

http://www.boulaur.org/abbaye-cistercienne-sainte-marie-de-boulaur/index.php?option=com_content&view=article&id=64&Itemid=18

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Classé dans * Espagne, Département 32, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 86

-A- ADMINISTRATION RELIGIEUSE ET SECULIERE D’UN PRIEURE FONTEVRISTE

Moniales

Prieure

La prieure élue pour trois  ans dont l’élection, renouvelable, devait être validée par l’abbesse de Fontevraud.

Soeur apothicaire

Cette  fonction se rencontre  dans les prieurés d’une certaine importance  (La Puye, Lencloître…).

Soeur  boursière

Responsable de la caisse ,la sœur  boursière  recevait  de la dépositaire  la somme nécessaire  afin  de pourvoir  la communauté  religieuse  en nourriture et qu’elle même transmettait  à la Celerière.

Soeur célérière

Dépendante de la Grande Prieure,  la sœur cellerière assurait aux sœurs ce qui leur était nécessaire au dortoir ainsi qu’au réfectoire. Elle tenait également à jour le livre des dépenses et rendait des comptes trimestrielle  à l’abbesse

Soeur Chambrière.

La  sœur chambrière veillait en lige de maison  utilisé  dans les dortoirs ainsi que  dans les réfectoires  mais également aux vêtements , à la vaisselle et aux ustensiles.

Soeur dépositaire

Soeur grainetière ou portière

Soeurs  « cherches »,

Au prieuré  de Boubon (87150. Cussac) notamment, chargées d’inspecter le monastère à la  tombée de la nuit , de façon à voir si tout y  était bien en ordre.

Soeurs de grâce.

Personnes  pieuses désirant se retirer  dans un prieuré de façon à y finir leur vie plus  saintement  que dans le monde.

Moines

Le prieur

Confesseur

L’Abbesse , chef de l’Ordre, choisissait les confesseurs  sur une liste établie par le prieur de Saint-Jean de l’Habit et  composée  généralement par les prêtres âgés et  dignes de  confiance.

Les religieuses devaient  obtenir la permission  de la Prieure  afin de pouvoir se  confesser.Les confesseurs avaient le pouvoir d’absoudre les moniales «  une  fois en la vie et en l’article de la mort de tous délits, crimes et pêchés ». Il était  très pénible  pour les religieuse  du Grand-Môutier de se  confesser aux  frères, elles  auraient préferer le faire avec l’Abbesse.

Certains  confesseurs, porteurs d’une  copie des ordonnances abbatiales,  étaient  envoyés dans les prieurés  où  ils  confessaient  par  commission. A tout moment, ceux-ci pouvaient être révoqués par l’Abbesse et   en cas de  conflit entre une  prieure et un père  confesseur, l’Abbesse  chargeait  un vicaire de se rendre  compte de la  situation.

A   la fin du XVIIe siècle, l’Abbesse Gabrielle de Rochechouart de Mortemart , devant l’accroissement  du nombre de confesseurs extérieur  à  l’Ordre et le désordre régnant,  imposa que les confessions aient lieu conformément à la Régle et au Concile de Trente *, le mercredi, le samedi  et les veilles  de fêtes.

Jean de Habit.

* Concile œcuménique qui se tint, en 25 sessions, de 1545 à 1549, en 1551-1552 et en 1562-1563 à Trente (Italie). http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Trente/147379

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Classé dans * Italie, Département 87, Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble