Archives de Tag: Prieuré de la Rame

-R- Ne pas confondre le PRIEURE FONTEVRISTE DE LA RAME(33210) et l’IMPLANTATION FONTEVRISTE DE LA RAMéE (33400).

Prieuré  fontevriste de La Rame,  commune de Roaillan (33210)

NDLRB. L’auteur de l’analyse référencée  ci-dessous situe  ce prieuré dans une autre  commune  (Mazères) mais qui est dotée du même  code postal.                                                      La Rame (Hors Règle) 33210 Commune de Mazères . Canton de Langon    http://grandmont.pagesperso-orange.fr/prieures_fontevristes.htm

Couvent situé sur le bord du ruisseau  Brion * au Nord de Langon, de l’autre côté de la Garonne,au pied d’une colline ,  route de Roaillan dépendait alors de Langon. Actuellement  ce lieu fait partie de la commune de Roaillan sise à une  cinquantaine de km de Bordeaux, non loin de Bazas

* Ruisseau de 13 km de longueur, large de 2 à 3 m. Se jette dans la Garonne à proximité immédiate de Langon

Couvent fondé par Eléonore de Guyenne en vue probablement d’expier les fautes de sa jeunesse Bâti vers 1130, il est occupé par les religieuses de l’ordre de Fontevrault. Cet ordre possédait 14 couvents en Aquitaine et 53 en France.

En 1308, Amadieu (ou Amanieu) de Lamothe meurt à Toulouse, il est inhumé dans le couvent de la Rame . Amadieu était marié à Elepide de Got, fille d’Arnaud Garcia de Got frère de Clément V.

En 1635, la princesse Louise de Bourbon-Lavedan, bbesse de l’Ordre, afferma à M. Partarrieu, bourgeois de Langon, tous les droits, fiefs, revenus de cette maison, pour 132 F.(?)  par an.

L’église du couvent était orientée ouest – est, une épaisse muraille entoure l’enclos. Il ne reste de nos jours que les traces des fondations des bâtiments. Proche du couvent au nord – ouest, un moulin actuellement abandonné.

http://www.vallee-du-ciron.com/Documents/Ouvrages/LangonBancheraud/LangonBancheraud.htm

Implantation fontevriste de la  Ramée (Talence .33400)

Il n’est sans doute pas possible de parler de « prieuré «  à propos de cette implantation  même si l’expression de prieuré est parfois employé comme dans  cet article de sud-Ouest ; « Prieuré des Monges » http://www.sudouest.fr/2010/04/26/la-pieta-miraculeuse-75709-2780.php

La liste  des prieurés fontevristes  dressée par le professeur Bienvenu ne le mentionne d ‘ailleurs pas.

Pour autant, on lit aussi http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2010/08/30/18935494.html  que  l’origine de la chapelle de la Rame est plus certainement due à un prieuré de moniales dédié à la Vierge Marie, qui attirait des pèlerins heureux de s’unir à la prière des religieuses de Notre-Dame. Il est en tout cas certain qu’ XVIème siècle, la chapelle est restaurée par l’abbaye de Fontevrault en Anjou qui y fait don de la statue que nous connaissons aujourd’hui. La  confusion entre prieuré et implantation  a pu alors s’en ytrouver facilitée.

Il paraît donc  sans doute  préférable de parler à propos de la Ramée  d’un implantation fontevriste  ou d’un bien exploité  au bénéfice des fontevristes.

Vers le commencement du XIIe siècle, dit la tradition, la Vierge apparut) à Talence, tenant sur ses genoux le corps inanimé de son fils jésus.

On construisit alors, sous le vocable de Notre-Dame de Rama (ramée ou ramure & des branchages, la région étant couverte de forêts) une chapelle liée au Prieuré des Monges (NDLRB. Des moines) où, bientôt, les fidèles convergèrent pour honorer la Mère des Douleurs.

Ce fief était situé entre les rues actuelles du professeur Roux et Lamartine. Une Piéta du XVe siécle fut offerte à ce prieuré des Monges au XVIe siècle par les abbesses de Fontevrault – dont il dépendait – qui désiraient développer le culte nouveau de Notre-Dame de la Pitiè.

Durant la Guerre de Cent Ans, aux XIVe et XVe siècles, et lors des guerres de religion (fin du XVIe siècle), l’église fut saccagée.

Cette Piéta fut retrouvée en décembre 1729 par les enfants du gardien Mouliney, dans les ruines de la chapelle. Après avoir été vénérée  dans la chapelle reconstruite par les habitants des environs et visitèe par de très nombreux pèlerins jusqu’à la révolution où la chapelle fut   ( NDLRB. classiquement ,sic) à nouveau détruite, et la statue miraculeuse cachèe dans une cave durant cette pèriode troublèe.

Guérison miraculeuse                                                                                                                Il fallait un édifice plus beau pour héberger la Pièta à qui l’on attribua des milliers de miracles et de nombreuses grâces où Le 27 octobre 1820, nouvelle merveilleuse guérison : Catherine Delage, chaisière de l’église Saint-Pierre à Bordeaux, atteinte d’une maladie très douloureuse est guérie. Les dons affluent. Six mois après, est posée la première pierre de la future église Saint-Pierre et deux ans plus tard le 4 mars 1823, la piéta est transférée solennellement dans son nouveau sanctuaire.

Mais, hélas, établies sur un sol mouvant, les fondations manquent de stabilité  , à tel point que l’édifice devient dangereux. Dès 1835, devant l’imminence de sa ruine, il faut interdire son accès. Le culte et la statue seront transférés durant onze ans dans la maison d’une paroissienne, Mademoiselle de Marbotin, située à  proximité. A partir de 1841, le curé et les fidèles de la paroisse, sous l’égide du cardinal Donnet, décidèrent de rebâtir un sanctuaire en son honneur sous le vocable de Notre-Dame de Talence, église consacrée en 1847, dans laquelle se trouve la piéta. Depuis lors, si ce n’est une nouvelle cache durant l’occupation allemande, elle continue à être le centre de pèlerinages (1) et de dévotions.

Cette piéta, qui a connu bien des pérégrinations sur la seule commune de Talence, est étonnante. Invoquèe sous des noms multiples, Notre-Dame de Pitié ou de compassion, mais aussi sous les titres de Notre-Dame des Sept douleurs, Notre-Dame de la Rame ou de Bon port protectrice des marins en danger, elle présentait encore récemment, une singularité étonnante comme le montre la photo que nous a confiée le Père Jérome Couget. La main gauche de la Vierge possède en effet six doigts ! Le 14 août 1915, l’Èvéché  de Quimper et de Léon répondait au curé  de Talence : «  Je suis persuadé que la cas de N.D de Talence est le fait de l’erreur d’un artiste sans arrière-pensée de symbolisme …   » .En l’absence d’archives rien ne permet de dater la sacrilège amputation mais ce fut postérieurement à 1946 que la main à six doigts, a été remplacée par une main à cinq doigts. Une observation attentive, montre qu’outre la main, le bas de la manche gauche de la Vierge a été  reconstitué.

Cette particularité de main sexdigitale n’est pas la seule connue, on a trouvé en effet, en 1937, à  Pauvrelay, commune de Paulmy (Indre-et-Loire)-37350-, une statue anthropomorphe, en pierre, de l’époque de la Téne (2), présentant cette difformité que l’on peut retrouver aussi dans la statuaire populaire du Moyen-Age.

(1) La grande procession de Notre-Dame de Talence a lieu tous les derniers dimanches du mois de mai.

(2) http://antique.mrugala.net/Celte/Periode%20de%20la%20Tene.htm

Origine

http://www.sudouest.fr/2010/04/26/la-pieta-miraculeuse-75709-2780.php

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Prieuré de Paravis (47230 FEUGAROLLES).

Prieuré  de Paravis (1130) au diocèse de Condom. Att. au XVIIe siècle.

Province fontevriste de  Gascogne

Ce prieuré a  compté au XV II e et XVIIIe, parmi ses religieuses et ses prieures, des filles appartenant à des  familles bordelaises , dont plusieurs étaient  filles de parlementaires, et c’est pourquoi le Parlement  de Bordeaux intervint souvent dans les affaires du prieuré.

A la suite de  la ruine du prieuré  en 1569 par les bandes  de (Blaise de) Montluc, le cardinal François de Sourdis  consacra, en 1609,  la pierre du bel autel  aujourd’hui conservé  dans l’église de Lamontjoie.

Françoise le Comte , dont le frère était  seigneur de Thouars,  s’interessa à la restauration du sanctuaire de Notre-Dame de Talence , dernier  vestige  du prieuré fontevriste Notre-Dame de La Rame.

Lorsque les  bâtiments du Paravis  furent vendus  en 1791, comme bien national, l’adjudicataire principal  fut jacques Legrix, ancien trésorier de France  au bureau  des finances de Guienne

Biblio.

Abbé J. R. Marboutin. Le prieuré du Paravis. Ordre de F. Paris. Imprimerie moderne 1924. 234 p.

http://www.annuaire-mairie.fr/monument-historique-feugarolles.html

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