Archives de Tag: Professeur Jacques Dalarun

Ne manquez pas les travaux de Joëlle GAUTIER-ERNOUL. Robert d’Arbrissel in https://prieuresfontevristes.wordpress.com

Nous vous avions déjà informé de cette bonne nouvelle le 27 juillet 2016

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2016/07/27/courrez-voir-ce-site-en-devenir-qui-va-devenir-un-must-en-matiere-detudes-fontevristes/

Mais depuis ce site à grandi et des visites régulières combleront les passionnés de l’histoire fontevriste avec un tropisme plus particulièrement marqué sur l’histoire des Prieurés.

Pour autant, il a paru à Madame Gautier-Ernoul qu’elle ne pouvait commencer sa grande œuvre sans parler aussi, sans parler d’abord du fondateur de l’ordre Robert d’Arbrissel . Et voici la conclusion des analyses qu’ellle lui a consacrées

 

 Joëlle Gautier-Ernoul

Extrait du Site « Prieurés fontevristes »

enfance-r-a-m-de-montrond

Enfance de Robert d’Arbrissel. Tiré de Mont-Rond, Vie du Bienheureux Robert d’Arbrissel.

 

Robert d’Arbrissel est loin d’être tombé dans l’oubli, les récents travaux de Jean-Marc Bienvenu, Dom J Becquet, de Jacques Dalarun et de Suzanne Tunc, entre autres, révèlent « l’importance de sa place parmi les ermites et les fondateurs d’Ordres de son temps » (25)

 

[25] Bienvenu (Jean-Marc), L’étonnant fondateur de Fontevraud, p. 181.

 

https://prieuresfontevristes.wordpress.com/robert-darbrissel/

 

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Classé dans Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble

Robert d’Arbrissel, entre philologie et histoire.

Robert d’Arbrissel († 25 février 1116) et Pierre Abélard (1079-1142) ont tous deux causé du scandale en raison de leur amitié pour deux religieuses remarquables : Hersende, fondatrice effective et magistra de Fontevraud († 30 novembre ca. 1113) et Héloïse (ca. 1095-1163), première abbesse du Paraclet . Robert et Abélard ont tous deux été accusés par Roscelin de Compiègne de transgresser les frontières entre sexes qui définissaient traditionnellement les rapports entre religieux. La magnifique édition, donnée par Jacques Dalarun et son équipe, de tous les textes connus liés à Robert est d’une telle exhaustivité qu’il peut sembler de prime abord qu’il n’y ait guère à ajouter . Mon but ici est de me concentrer, non tant sur la personnalité de Robert, que sur les critiques que lui adressa Roscelin de Compiègne (ca. 1050 – ca. 1125) et sur son impact sur Abélard. Jacques Dalarun a déjà soulevé la question des relations entre la règle d’Abélard pour le Paraclet et les premiers statuts de Fontevraud. J’aimerais prolonger ce point en suggérant que la prédication de Robert et sa réputation controversée peuvent nous aider à comprendre la critique nourrie que fait Abélard de l’hypocrisie religieuse. Je propose aussi de montrer que l’intervention de Roscelin contre Robert d’Arbrissel est liée à un conflit important entre Saint-Martin de Tours et Fontevraud, qui éclata en 1116/17, après la mort de Bertrade de Montfort, reine de France. Cette intervention a poussé Abélard à réagir avec passion contre son ancien maître dans les années 1117-1120.

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http://elec.enc.sorbonne.fr/arbrissel/mews

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Classé dans Département 36, Département 37

-R- Robert d’Arbrissel, Raoul de la Fûtaie et Robert de Locunan : la trinité érémitique bretonne de la fin du 11e siècle

Pas question pour nous de donner ici un portrait de Robert d’Arbrissel dont
« l’étonnante figure » et « l’impossible sainteté » ont fait récemment l’objet d’approches
renouvelées par le regretté Jean-Marie  (NDLRB. Jean-Marc !) et l’innovant Jacques Dalarun; mais
seulement dire que certains éléments de sa biographie doivent être reconsidérés à la
lumière des travaux de ces deux chercheurs, de même que les caractères originaux de la
fondation de Fontevraud.

Ainsi en est-il de la durée de la retraite au « désert » de Robert :
sans doute moins de cinq années au total, divisées en deux périodes, ce qui est finalement
assez court rapporté à la durée de vie d’un septuagénaire.

Egalement de la question du synéisaktisme, qui paraît avoir été l’ascèse privilégiée par Robert : cette pratique
contenait-elle en germe la dimension de mixité de Fontevraud ; ou bien le fondateur du
monastère s’est-il inspiré en l’occurrence d’un modèle préexistant ?

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http://www.academia.edu/1205367/Robert_dArbrissel_Raoul_de_la_Futaie_et_Robert_de_Locunan_la_trinite_eremitique_bretonne_de_la_fin_du_11e_siecle

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-C- Grand Cartulaire de Fontevraud. Professeurs Bienvenu, Favreau, Pon.

GRAND CARTULAIRE DE FONTEVRAUD (PANCARTA ET CARTULARIUM ABBATISSAE ET ORDINIS FONTIS EBRAUDI) RECONSTITUÉ ET PUBLIÉ PAR JEAN-MARC BIENVENU (†), COLL. ROBERT FAVREAU ET GEORGES PON, POITIERS, SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE L’OUEST, 2000-2005; 2 VOL. IN-4°, LXIV-1064 P. (ARCHIVES HISTORIQUES DU POITOU, 63-64). ISBN : 2-9519441-4-4.

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Fondée en 1001 par Robert d’Arbrissel, confiée en 1115 à la direction d’une abbesse, la congrégation mixte de Fontevraud a depuis longtemps retenu l’attention des historiens. Mais alors que les deux légendes consacrées à Robert et les rares écrits qui lui étaient dus étaient connus par des éditions des XVIIe et XIXe siècles, le cartulaire de l’abbaye n’était accessible que par les extraits qu’en avaient donnés divers érudits du XVIIe siècle, partiellement reproduits dans la Patrologia latina. J.M.Bienvenu (1925-1997) a consacré sa vie à l’histoire de Fontevraud aux XIe et XIIe siècles. La thèse d’État qu’il a soutenue en 1980, malheureusement restée inédite, reposait pour grande part sur la reconstitution et le dépouillement systématique qu’il avait entrepris du cartulaire de l’abbaye, mais il n’avait pu mener à terme cette tâche gigantesque. R. Favreau et G. Pon ont vaillamment repris le flambeau et, après avoir proposé en 2000 un premier volume du Grand cartulaire riche de 608 notices, ils livrent en 2005 le deuxième volume qui clôt la série des 947 notices (en fait, 954 si l’on compte les huit notices contenues sous le n°947, p. 895-904, découvertes par R.F. et G.P. sur les indications de M. Salette) et offre 160 pages d’index. La présente publication ne porte en rien les séquelles de sa complexe genèse. Il s’agit à la fois d’un modèle d’érudition critique et d’une mine d’informations inépuisable sur l’une des fondations religieuses qui ont le plus défrayé la chronique. Il est frappant de constater qu’avant même la publication du tome 2 et de ses précieux index, le tome 1 a immédiatement été exploité dans nombre de publications en France comme à l’étranger [1]

[1] Voir par exemple les contributions du volume Robert d’Arbrissel et la vie religieuse dans l’Ouest de la France, éd. J. DALARUN, Turnhout, 2004, en particulier celle due à R.F. et G.P.

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L’avant-propos de J.M.B. recense les fragments conservés du cartulaire (Angers, A.D., 101 H 225, et Paris, B.N.F., n. a. l. 2414), les actes originaux conservés, les copies modernes d’actes isolés ou d’extraits du cartulaire. Puis l’historien se livre à une magistrale reconstitution codicologique du cartulaire dans sa composition primitive et distingue les onze phases de rédaction qui courent de 1115 à 1206, auxquelles il faut ajouter les rares adjonctions du XIVe siècle. Les 954 notices qui suivent restituent avec minutie ce que dut être le cartulaire primitif, redressant l’ordre et comblant les lacunes des fragments conservés. Pour chaque notice sont donnés un numéro d’ordre, une fourchette de rédaction de l’acte, une analyse française de la notice qui se révèle toujours d’une parfaite pertinence, un inventaire des états conservés, une fine discussion chronologique, le sigle du ou des témoins sur lesquels s’appuie l’édition, une excellente édition latine qui respecte scrupuleusement les graphies médiévales, un apparat signalant principalement les particularités de présentation du témoin retenu, voire la confrontation des leçons lorsque l’édition s’appuie sur des témoins multiples. L’index locorum renvoie aux termes latins du cartulaire, mais les élucide aussi dans leur graphie moderne et situe les toponymes selon les divisions administratives de la France actuelle. L’index personarum, qui ne manquera pas d’alimenter les enquêtes anthroponymiques, offre un véritable annuaire du réseau fontevriste. L’index thématique éclaire les réalités matérielles, sociales et religieuses du XIIe siècle.

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On peut être assuré que ces deux remarquables volumes, qui témoignent aussi de la force des amitiés érudites, nourriront amplement les recherches du futur. L’article de R.F. et G.P., cité en note, prouve déjà la richesse des informations contenues dans le Grand cartulaire. Tout en mesurant la difficulté de l’opération, liée à l’imprécision chronologique qui affecte nombre de notices, on se prend à rêver d’une table des notices classées selon l’ordre chronologique de rédaction des actes eux-mêmes. Il reste à espérer que le fonds de Fontevraud conservé aux Archives départementales de Maine-et-Loire, le plus riche de France, sera bientôt l’objet d’un inventaire détaillé qui permettra alors l’édition des actes, diplômes et privilèges du XIIe siècle : nombre d’entre eux ne furent pas consignés dans le cartulaire et ils en offrent l’indispensable complément.

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Jacques DALARUN

« Comptes rendus », Le Moyen Age 3/2006 (Tome CXII), p. 675-728.

URL : http://www.cairn.info/revue-le-moyen-age-2006-3-page-675.htm.%20%E2%80%A8DOI%20:%2010.3917/rma.123.0675#no6

Voir aussi  :                                                         http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ccmed_0007-9731_2004_num_47_186_2882_t1_0175_0000_2

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