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Colloque en l’Abbaye royale de Fontevraud les 25/26 Septembre 2015. Fontevraud et ses prieurés.

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Vue des peintures de la salle capitulaire du Grand-Moûtier de l’Abbaye royale de Fontevraud

TRES IMPORTANT :

le 5 septembre 2013, nous avions posté  sur  ce  blog les lignes suivantes:

« Nous renouvelons donc notre appel pour  que soit  fondé – à demeure- en l’abbaye, ou dans le  bourg, un des éléments  composant  le  Centre d’Etudes et de Recherches Fontevristes ( CERF).

Pour  ce  qui le  concerne, ce blog consacré  au Dictionnaire de l’ordre monastique de Fontevraud  se considère  comme une autre  des institutions  composant  ce CERF ».

                                                                                                           Jean de l’Habit.

https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2013/09/05/a-labbaye-de-fontevraud-genere-le-classement-parmi-les-sites-du-maine-et-loire-de-174-cent-soixante-quatorze-hectares/ 

           Un peu plus de deux ans après cet appel, se tiendront en l’abbaye royale des journées d’études  qui ont toute leur place  dans les travaux  que  ce  CERF aurait  pu initier . Nous n’en tirons aucune  vanité, nous réjouissant  seulement  que nos travaux de médiatisation – conduits grâce à ce blog depuis le 14 mai 2011- joint  à ceux  d’une  réelle  qualité  scientifique  conduit par l’ APF  ( Association des Prieurés Fontevristes) sous la direction de M. F. Chombart de Lauwe aient  pu aboutit à de tels  résultats.

*   *   *

Label CERF  ( Centre d’Etudes et de Recherches Fontevristes)

Dans quelles conditions historiques naît l’ordre de Fontevraud ? Quelle importance ont ses prieurés ? Comment s’articule le réseau fontevriste ? Des travaux historiques et archéologiques récents permettent de porter un nouveau regard sur cet ordre qui, à partir de l’Anjou, essaima de la Grande-Bretagne à l’Espagne. L’Abbaye Royale de Fontevraud et le Centre d’études supérieures de civilisation médiévale (université de Poitiers-CNRS ) vous proposent deux jours exceptionnels de réflexion et d’échanges scientifiques pour prendre connaissance des dernières découvertes et hypothèses afin de comprendre la singularité de Fontevraud.

Ouvert au public / Sur inscription uniquement / Gratuit (exempté de droit d’entrée)

En parallèle du colloque, L’Abbaye Royale de Fontevraud propose un concert unique dans l’abbatiale associant la création d’une œuvre commandée au compositeur contemporain Philippe HERSANT et l’interprétation du Graduel de Fontevraud par l’ensemble vocal De Caelis.

FONTEVRAUD ET SES PRIEURÉS / L’ARBRE QUI MASQUE LA FORÊT
Dès le haut Moyen Âge, les maisons religieuses tissent entre elles toutes sortes de liens qui vont de l’amitié spirituelle à la dépendance juridique. Au 12e siècle, certains de ces réseaux se consolident en ordres. Au 13e siècle, les ordres mendiants renversent la logique : l’ordre prédomine tandis que les couvents ne constituent qu’une subdivision locale. Dans ce mouvement de resserrement des réseaux entamé au 12e siècle, Fontevraud apparaît comme une des créations les plus immédiatement centralisées.                                                                                                                                                                 Robert D’ARBRISSEL confie en effet à Pétronille DE CHEMILLÉ la direction de « l’Église de Fontevraud et tous les lieux dépendant de cette même Église ». Cette organisation se distingue par exemple de celle de Cîteaux, où le lien d’abbaye mère à abbaye fille laisse encore à chaque maison une part d’autonomie. Dès lors, Fontevraud masque ses prieurés, comme l’arbre cache la forêt. Il est temps de les mettre en lumière.
FONTEVRAUD / NAISSANCE – PRIEURÉS – RÉSEAU
Le colloque s’articule autour de trois sessions :
– La première s’attarde sur le contexte dans lequel naît Fontevraud. Elle aborde notamment les expériences antérieures et les acteurs incontournables de la politique monastique des 11 et 12ème siècles.
– La seconde présente une sélection de sites qui ont récemment fait l’objet de travaux historiques ou archéologiques.
– Enfin, la troisième propose d’analyser des réseaux contemporains de Fontevraud afin de mettre en perspective le phénomène fontevriste.
PROGRAMME / INTERVENANTS

Vendredi 25 septembre 2015

9h30 : accueil des participants

Session 1 : Fontevraud et ses sources

10h00 : Robert FAVREAU, Le Grand cartulaire de Fontevraud
10h30 : Elisabeth VERRY, Les riches archives de Fontevraud et de ses prieurés
11h00 : pause
11h30 : Patrick BOUVART, Les prieurés de Fontevraud
12h : Daniel PRIGENT, L’archéologie à Fontevraud : l’exemple du prieuré de Saint-Lazare.

Session 2 : Fontevraud et ses prieurés

14h30 : Stéphane AUGRY, Le Clos de la Madeleine à Fontevraud : étude préalable d’archéologie
15h00 : Philippe BLANCHARD, Les fouilles du prieuré de la Madeleine à Orléans
15h30 : Patrick BOUVART, Le prieuré de Montazais
16h00 : pause
16h30 : Sébastien SIREAU, Cinquante ans de recherches autour du prieuré de Moreaucourt
17h00 : Christophe CLOQUIER, Les possessions de l’eau du prieuré fontevriste de Moreaucourt (Somme) du XIIe au XVIIIe siècle
17h30 : Didier DELHOUME, Le site de Tusson (fouilles, restauration, devenir du site)

Samedi 26 septembre 2015

Session 3 : Le monde de Fontevraud

10h00 : Cécile TREFFORT, Avant Fontevraud : les réseaux monastiques en Poitou
11h00 : pause
11h30 : Claude ANDRAULT-SCHMITT, Fontevraud et l’architecture des ordres « au désert »
12h00 : Bénédicte FILLION-BRAGUET, La sculpture dans les prieurés de Villesalem et Lencloître.

13h30 : Nicholas VINCENT, Why did Fontevraud Prosper in the Plantagenet World?
14h30 : Alexis GRÉLOIS, La formation du réseau fontevriste : séparations et affiliations
15h00 : Charles GARCIA, Un prieuré fontevriste frustré dans l’Espagne du XIIe siècle : Gema del Vino
17h00 : visite de l’abbaye pour les conférenciers
18h00 : concert « Le livre d’Aliénor » dans l’église abbatiale par l’ensemble De Caelis – interprétation du « Graduel de Fontevraud » et d’une création de Philippe HERSANT
Avec :

Claude ANDRAULT-SCHMITT, professeure en histoire de l’art du Moyen Âge, Université de Poitiers (CESCM)
Stéphane AUGRY, archéologue à l’INRAP (Institut national de recherche en archéologie préventive)
Philippe BLANCHARD, archéologue à l’INRAP (Institut national de recherche en archéologie préventive)
Patrick BOUVART, archéologue à l’agence d’investigation archéologique HADES (membre associé au CESCM)
Christophe CLOQUIER, conservateur de la Bibliothèque centrale du Service de santé des armées (membre associé au LAMOP)
Didier DELHOUME, conservateur du patrimoine, DRAC Poitou-Charentes, Service régional de l’archéologie (CESCM)
Robert FAVREAU, professeur honoraire en histoire du Moyen Âge, Université de Poitiers (CESCM)
Bénédicte FILLION-BRAGUET, docteur en Histoire de l’art (membre associé au CESCM)
Charles GARCIA, maître de conférence habilité à diriger des recherche, Université de Poitiers (CESCM)
Alexis GRÉLOIS, maître de conférence en histoire du Moyen Âge à l’Université de Rouen
Daniel PRIGENT, directeur du Service archéologique départemental de Maine-et-Loire
Sébastien SIREAU, assistant de conservation du patrimoine de la Communauté de communes du Val de Nièvre
Cécile TREFFORT, professeure en histoire du Moyen Âge, Université de Poitiers (CESCM)
Elisabeth VERRY, directrice des Archives départementales de Maine-et-Loire à Angers
Nicholas VINCENT, professeur en histoire du Moyen Âge, University of East Anglia
Colloque organisé par le Centre d’études supérieures de civilisation médiévale (UMR 7302, Université de Poitiers – CNRS – Ministère de la culture et de la communication), en partenariat avec le Centre culturel de l’Ouest (Abbaye de Fontevraud)

http://www.fontevraud.fr/Planifier-sa-journee/Evenement/Colloque-Fontevraud-et-ses-prieures

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Classé dans Association des Prieurés Fontevristes (APF), Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble, Prieurés Fontevristes

-C- Grand Cartulaire de Fontevraud. Professeurs Bienvenu, Favreau, Pon.

GRAND CARTULAIRE DE FONTEVRAUD (PANCARTA ET CARTULARIUM ABBATISSAE ET ORDINIS FONTIS EBRAUDI) RECONSTITUÉ ET PUBLIÉ PAR JEAN-MARC BIENVENU (†), COLL. ROBERT FAVREAU ET GEORGES PON, POITIERS, SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE L’OUEST, 2000-2005; 2 VOL. IN-4°, LXIV-1064 P. (ARCHIVES HISTORIQUES DU POITOU, 63-64). ISBN : 2-9519441-4-4.

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Fondée en 1001 par Robert d’Arbrissel, confiée en 1115 à la direction d’une abbesse, la congrégation mixte de Fontevraud a depuis longtemps retenu l’attention des historiens. Mais alors que les deux légendes consacrées à Robert et les rares écrits qui lui étaient dus étaient connus par des éditions des XVIIe et XIXe siècles, le cartulaire de l’abbaye n’était accessible que par les extraits qu’en avaient donnés divers érudits du XVIIe siècle, partiellement reproduits dans la Patrologia latina. J.M.Bienvenu (1925-1997) a consacré sa vie à l’histoire de Fontevraud aux XIe et XIIe siècles. La thèse d’État qu’il a soutenue en 1980, malheureusement restée inédite, reposait pour grande part sur la reconstitution et le dépouillement systématique qu’il avait entrepris du cartulaire de l’abbaye, mais il n’avait pu mener à terme cette tâche gigantesque. R. Favreau et G. Pon ont vaillamment repris le flambeau et, après avoir proposé en 2000 un premier volume du Grand cartulaire riche de 608 notices, ils livrent en 2005 le deuxième volume qui clôt la série des 947 notices (en fait, 954 si l’on compte les huit notices contenues sous le n°947, p. 895-904, découvertes par R.F. et G.P. sur les indications de M. Salette) et offre 160 pages d’index. La présente publication ne porte en rien les séquelles de sa complexe genèse. Il s’agit à la fois d’un modèle d’érudition critique et d’une mine d’informations inépuisable sur l’une des fondations religieuses qui ont le plus défrayé la chronique. Il est frappant de constater qu’avant même la publication du tome 2 et de ses précieux index, le tome 1 a immédiatement été exploité dans nombre de publications en France comme à l’étranger [1]

[1] Voir par exemple les contributions du volume Robert d’Arbrissel et la vie religieuse dans l’Ouest de la France, éd. J. DALARUN, Turnhout, 2004, en particulier celle due à R.F. et G.P.

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L’avant-propos de J.M.B. recense les fragments conservés du cartulaire (Angers, A.D., 101 H 225, et Paris, B.N.F., n. a. l. 2414), les actes originaux conservés, les copies modernes d’actes isolés ou d’extraits du cartulaire. Puis l’historien se livre à une magistrale reconstitution codicologique du cartulaire dans sa composition primitive et distingue les onze phases de rédaction qui courent de 1115 à 1206, auxquelles il faut ajouter les rares adjonctions du XIVe siècle. Les 954 notices qui suivent restituent avec minutie ce que dut être le cartulaire primitif, redressant l’ordre et comblant les lacunes des fragments conservés. Pour chaque notice sont donnés un numéro d’ordre, une fourchette de rédaction de l’acte, une analyse française de la notice qui se révèle toujours d’une parfaite pertinence, un inventaire des états conservés, une fine discussion chronologique, le sigle du ou des témoins sur lesquels s’appuie l’édition, une excellente édition latine qui respecte scrupuleusement les graphies médiévales, un apparat signalant principalement les particularités de présentation du témoin retenu, voire la confrontation des leçons lorsque l’édition s’appuie sur des témoins multiples. L’index locorum renvoie aux termes latins du cartulaire, mais les élucide aussi dans leur graphie moderne et situe les toponymes selon les divisions administratives de la France actuelle. L’index personarum, qui ne manquera pas d’alimenter les enquêtes anthroponymiques, offre un véritable annuaire du réseau fontevriste. L’index thématique éclaire les réalités matérielles, sociales et religieuses du XIIe siècle.

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On peut être assuré que ces deux remarquables volumes, qui témoignent aussi de la force des amitiés érudites, nourriront amplement les recherches du futur. L’article de R.F. et G.P., cité en note, prouve déjà la richesse des informations contenues dans le Grand cartulaire. Tout en mesurant la difficulté de l’opération, liée à l’imprécision chronologique qui affecte nombre de notices, on se prend à rêver d’une table des notices classées selon l’ordre chronologique de rédaction des actes eux-mêmes. Il reste à espérer que le fonds de Fontevraud conservé aux Archives départementales de Maine-et-Loire, le plus riche de France, sera bientôt l’objet d’un inventaire détaillé qui permettra alors l’édition des actes, diplômes et privilèges du XIIe siècle : nombre d’entre eux ne furent pas consignés dans le cartulaire et ils en offrent l’indispensable complément.

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Jacques DALARUN

« Comptes rendus », Le Moyen Age 3/2006 (Tome CXII), p. 675-728.

URL : http://www.cairn.info/revue-le-moyen-age-2006-3-page-675.htm.%20%E2%80%A8DOI%20:%2010.3917/rma.123.0675#no6

Voir aussi  :                                                         http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ccmed_0007-9731_2004_num_47_186_2882_t1_0175_0000_2

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