Archives de Tag: Relique de la vraie Croix

-R- Une relique de la vraie Croix était abritée au prieuré de Fontaine (24) .

Fontaine, situé sur Champagne-et-Fontaine, dans le canton de Verteillac, est un bourg paisible, un peu endormi sur sa colline, dominé par son église romane et son château de La Ligerie. Difficile aujourd’hui d’imaginer que ce village a été, pendant des siècles, un des lieux les plus animés de ces confins du Périgord jouxtant l’Angoumois, lieu de pèlerinages et de foires.

Outre son château, demeure des Faucher, deux prieurés, dépendant de l’ordre de Fontevrault, s’y étaient installés. Celui des Dames-Sainte-Marie fut créé en 1120 par Gérard de Sales, suite au passage en Périgord de Robert d’Arbrissel, le fondateur de l’ordre de Fontevrault. Presque entièrement détruit pendant la guerre de Cent Ans, puis au moment des guerres de Religion, le prieuré a pris de l’importance au fil des siècles pour compter jusqu’à 90 moniales. Au XVIIe siècle, grâce à Jeanne Baptiste de Bourbon, abbesse de Fontevrault, il reçut un fragment de la vraie croix, objet d’une fervente dévotion et d’un important pèlerinage jusqu’en 1970. Un saint bien particulier y était également vénéré par les jeunes femmes désirant avoir un enfant, à savoir saint Chose.

http://www.sudouest.fr/2010/06/10/il-raconte-l-histoire-d-un-hameau-du-perigord-vert-113107-1970.php

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Classé dans Département 24

-R- Prieuré de la Regrippière (44330- Vallet)

Dépendant de la Loire-Atlantique (Diocèse de Nantes), ce prieuré  fut installé  sous Pétronille de Chemillé  sur un site reçu de Maurice Gaudin  situé entre 1114 et 1119 . Sis sur la rive nantaise du ruisseau l’arrosant , ce prieuré  confirmé  par le pape Callixte II en 1131 , donna naissance  au village existant.

L’église  du prieuré renfermait  une relique de la Vraie Croix, à l’origine d’un pélérinage ayant lieu le 3 mai. C’est au cours  de cette cérémonie que le recteur de la  Chapelle-Heulin et ses  complices dérobèrent « Offertes  chandelles et autres oblations du menu peuple« .

En 1642, le roi Louis XII accorda aux moniales  le droit de plaider uniquement  devant  sa justice. Les religieuses  confrontés à de nombreux procès dus à l’importance  du temporel (Bois, Vignes,  Landes, onze Métairies  et Bordages, Moulins, Fours, Rentes et dîmes), usèrent  souvent  de ce privilège.

Au XVII eme siècle, le prieuré tomba en décadence, surnommée  les  » éveillées de La Regrippière« ,  les moniales  ne  vivaient  plus en communauté et avaient abandonné la clôture. Informé de la  situation, en 1638, le grand réformateur Ollier se rendit  sur place et réussit à convertir  quatorze religieuses sur  quarante. Puis trois ans plus tard, au cours  d’une deucième  visite, il rétablit la  clôture malgré des résistances.

De 1668 à 1713, La  Regrippière  abrita  quarante deux religieuses  dont trente deux dames  de choeur et douze converses . A partir du XVII e siècle , des dames de choeur, recrutées  à l’origine dans la noblesse régionale le furent également alors dans la bourgeoisie et le nombre  des converses diminua. Quant  aux religieux;  issus généralement d’un milieu modeste, ils étaient logés dans le couvent de Saint -Jean de-l’Habit séparé  de  celui des religieuses par un mur.

Au moment  de la Révolution,  le prieuré  ne  comptait  seulement  que  dix-sept dames de  choeur, dix-huit  converses, trois prêtres d’âge avancés. L’inventaire  effectué  le 12 juin 1790 par le président  du district de Clisson,  Paimparay, révéla  que malgré un temporel  toujousrs  considérable,  la  communauté  religieuse  vivait  bien simplement . A la  question des Municipaux : « Quelles  sont celles d’entre  vous  qui veulent  quitter cette maison, » La prieure répondit que toutes les moniales  désiraient rester et  une moniale mourut d’émotion.

Le 1 er octobre le maire, le citoyen Forget  fit évacuer le monastère et ordonna sa  fermeture. Certaines religieuses  rentrèrent  dans leur famille. D’autres  furent emprisonnées  pendant un temps. Cinq d’entre elles  se retirèrent  à Gesté (49600) , paroisse d’Anjou voisine  de La Regrippière  où elles mirent à l’abri la relique de la Vraie Croix  que l’on peut encore  y vénérer aujourd’hui. Il ne reste plus rien du prieuré pillé  puis incendié par les révolutionnaires.

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Classé dans Département 44

-M- 5e Abbesse . Mathilde II de Flandre. (????/1189/ 23 mars 1194)

Fille de Thierry d’Alsace et de Sibylle d’Anjou et nièce de l’Abbesse Mathilde d’Anjou ; Se fit religieuse à l’âge de 40 ans  alors que l’Abbaye  était plongée dans une grande  misère et famine due  à une guerre franco-anglaise qui dévastait l’Anjou. Pour y faire face, elle fit  fondre  le peu d’objets précieux qu’elle possédait .

Philippe II de France visita le Monastère ainsi que  Richard Cœur de lion qui fit don au monastère d’un morceau de la vraie croix, ramené de Palestine. Quand à Alphonse VIII de Castille, il  fit donation d’une rente de cent écus d’or.

http://monumentshistoriques.free.fr/abbayes/fontevraud/abbesses.html

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-J- PRIEURE FONTEVRISTE DE JARSAI ou JARZAY. Commune de Moulins-sur-Céphons (36110)

Jarsay  ou Jarzay ( vers 1110) (varia 1100-1105). Au diocèse de Bourges. Att. au XVIIesiècle.

Province fontevriste d’Auvergne

Prieuré Notre-Dame. Commune de Moulins-sur-Céphons  (36110). Canton de Levroux. Fondé par Agnès, épouse d’Abélard de  Châteaumeillant. Approuvé en 1106  par le Pape Pascal II  et doté par Hubert de  Barselle  et sa mère Saturnine.

Il devait abriter  13 religieuses , lors de sa supresssion,  en 1792  – appartenant pour la plupart – à la noblesse de la région.

Son  aumônier était René des Sommes. L’église  etait gardienne d’une relique de la vraie croix dont des   fragments se trouvent encore dans l’église  de Levroux.

   Déclaré  bien  national, le prieuré  fut acquis par un médecin de Châteauroux. De l’église priorale, il subsiste  l’abside ( XIIe ) où subsistent trois retables de style Médicis , avec colonnes de marbre, une toile représentant  sans doute saint Benoît  et  quatre châpiteaux du XIIe.. le tabernacle du maître-autel (XVI e) a été transféré dans l’église ( ?) de Moulins. Du couvent, à usage actuel d’habitations,  subsiste le bâtiment principal  ( escalier  monumental en bois) , flanqué de deux pavillons que relie une galerie.

BLAVETIN

 36 La Chapelle-Notre-Dame-de-Blavetin. Commune de Nohant-Vic (36400). Chapelle dépendante du prieuré de Jarsay
 http://denis.jeanson.pagesperso-orange.fr/Site%20jeanson/site_toponymie/lettre_c/lieux_chapelle/chapelle18bvn.htm .

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Classé dans Département 36