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François Ier et l’Abbaye de Fontevrault.

Encore duc de Valois, François  Ier  s’etait rendu pour la première  fois à l’Abbaye  de Fontevrault en 1507, à l’âge de 13 ans. Il y retourna le 6 juin 1517, accompagné de son épouse, la reine  Claude,  de sa mère, Louise de Savoie et  de la Cour  afin de remettre sa  soeur naturelle, Madeleine de Bourbon à l’Abbesse réformatrice Renée de Bourbon. Il désirait qu’ainsi, Madeleine, Abbesse de Jouarre (77640), fut informée  des nouvelles  constitutions de l’Ordre de Fontevrault pour être  capable par la suite de réformer sa propre abbaye.

Deux ans  après, le 17 janvier 1519, il introduisit  des religieuses fontevristes à l’abbaye  de Sainte Croix dont l’Abbesse Marie  Berlande fut transférée  à Fontevraud.

En effet, François Ier  qui avait  signé le 18 août 1516 un concordat avec le Pape Léon X,  qui lui donnait la nomination aux  bénéfices, tâchait de réformer  toutes les abbayes. Peu à peu, l’élection de l’Abbesse par la Communauté  religieuse  ne sera  plus que l’entérinement  de la  volonté royale.

François Ie  fit de nombreuses  donations à l’Abbaye  de Fontevraud  qui permirent de nombreuses constructions. A sa mort, et  suivant  son souhait, son coeur  et ses entrailles  furent  conservées au prieuré de Haute-Bruyères (Commune  de Montfort l’Amaury- 78490-.)

Le dallage  de la salle  capitulaire  de l’Abbaye royale  comporte, entre autres symboles, le « F » et la salamandre gravés dans la pierre, témoignant  de l’influence du roi François Ier sur l’Ordre de Fontevrault.

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Classé dans Département 49 (d) Abbaye-Bagne de Fontevraud-L’Abbaye, Département 86, Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble

-C- CLOÎTRE DU GRAND-MOUTIER ou cloître Sainte-Marie

   Contigu à l’église  abbatiale; le cloître du XVI e  siècle  qui succéda  au cloître roman complétement  disparu, est unique par ses dimensions (56 m. sur les côtés E et O; 59 m. sur les côtés N et S, 4,30 m. de largeur, 4,84 m de  hauteur  sous la clef). Il fut  réalisé en deux temps.

  L’Abbesse Renée de Bourbon fit  bâtir  l’aile sud en 1519 juste après la  construction  du rèfectoire  contre  lequel elle s’appuie. Elle eut recours à des maçons locaux venus de Doué-la-Fontaine et de Beaufort-en-Vallée. Cette galerie à l’intérieur encore  gothique avec ses  voûtes  d’ogives surprend  par son extérieur aux arcades en plein cintre moulurées avec délicatesse  surmontées  par un bandeau  de pierres nues délimité par deux  corniches. Entre les travées,  alternent avec  de lourds  contreforts, des pilastres ornés de roses, dans la goût de la première Renaissance italienne.

  L’aile Ouest ( avant 1597) , détériorée à cause  de la déclivité  du sol , dut être   entièrement  reconstruite  au XIX siècle. Seul  a subsisté  de l’état antérieur des lieux , un culot  représentant  une salamandre.

 L’aile Est ( 1548-1551) ouvre sur la salle capitulaire par une importante porte centrale au-dessus de laquelle figurait un blason aux armes des Abbesses Louise de  Bourbon de Lavedan (30 éme) et de Françoise de Rochechouart (33 éme). Cette aile  donne également sur le chauffoir et l’escalier droit  sans  retour (1542) communiquant  avec  les dortoirs.

   L’aile Nord ( vers 1560) est la seule aile recouverte d’un toît en appentis tandis que les trois autres supportent une galerie couverte.

  Ainsi  l’intérieur de l’ensemble du cloître offre un aspect assez unifié mais, en revanche, l’extérieur  est  contrasté. Le  côté Sud  a  conservé les contreforts entre les arcades tandis que les trois autres possédent des  colonnes jumelées deux par deux et  abritées  par un châpiteau de style ionique.

   Dans l’angle Nord-est du cloître, sont  situées   les  chambres du Mont-Sain-Michel.

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Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud