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Le prieuré de la Ramée (Talence-33400) et sa statue-une Piéta-miraculeuse.

TALENCE 0       Eglise Notre-Dame de Talence.  Vers le commencement du XIIe siècle, dit la tradition, la Vierge apparut à Talence, tenant sur ses genoux le corps inanimé de son fils Jèsus.

On construisit alors, sous le vocable de Notre-Dame de Rama (ramée ou ramure & des branchages, la région étant couverte de forêts) une chapelle liée au Prieuré des Monges (NDLRB. Des moines ) où, bientôt, les fidèles convergèrent pour honorer la Mère des Douleurs.

Ce fief était situé entre les rues actuelles du professeur Roux et Lamartine. Une Piéta du XVe siécle fut offerte à ce prieurè des Monges au XVIe siècle par les abbesses de Fontevrault – dont il dèpendait – qui  dèsiraient développer le culte nouveau de Notre-Dame de la Pitiè.

Durant la Guerre de Cent Ans, aux XIVe et XVe siècles, et lors des guerres de religion (fin du XVIe siècle), l’èglise fut saccagèe.

Cette Piéta fut retrouvée en dècembre 1729 par les enfants du gardien Mouliney, dans les ruines de la chapelle. Après avoir été vénérée dans la chapelle reconstruite par les habitants des environs et visitèe par de très nombreux pèlerins jusqu’à la révolution où la chapelle fut ( NDLRB. classiquement ) à nouveau détruite, et la statue miraculeuse cachèe dans une cave durant cette pèriode troublèe.

Guérison miraculeuse

Il fallait un édifice plus beau pour hèberger la Pièta à qui l’on attribua des milliers de miracles et de nombreuses grâces où Le 27 octobre 1820, nouvelle merveilleuse guèrison : Catherine Delage, chaisière de l’èglise Saint-Pierre à Bordeaux, atteinte d’une maladie très douloureuse est guérie. Les dons affluent. Six mois aprés, est posèe la première pierre de la future église

Saint-Pierre et deux ans plus tard le 4 mars 1823, la Pièta est transfèrée  solennellement dans son nouveau sanctuaire.

Mais, hélas, établies sur un sol mouvant, les fondations manquent de stabilité , à tel point que l’édifice devient dangereux. Dès 1835, devant l’imminence de sa ruine, il faut interdire son accès. Le culte et la statue seront transférés durant onze ans dans la maison d’une paroissienne, Mademoiselle de Marbotin, située à proximité. A partir de 1841, le curè et les fidèles de la paroisse, sous l’égide du cardinal Donnet, décidèrent de rebâtir un sanctuaire en son honneur sous le vocable de Notre-Dame de Talence, église consacrée en 1847, dans laquelle se trouve la Pièta. Depuis lors, si ce n’est une nouvelle cache durant l’occupation allemande, elle continue à être le centre de pélerinages (1) et de dévotions.

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Cette Pièta, qui a connu bien des pérégrinations sur la seule commune de Talence, est étonnante. Invoquèe sous des noms multiples, Notre-Dame de Pitié ou de compassion, mais aussi sous les titres de Notre-Dame des Sept douleurs, Notre-Dame de la Rame ou de Bon port protectrice des marins en danger, elle présentait encore rècemment, une singularité étonnante comme le montre la photo que nous a confièe le Père Jérome Couget. La main gauche de la Vierge possède en effet six doigts ! Le 14 août 1915, l’Èvéché de Quimper et de Léon répondait au curé de Talence : « Je suis persuadé que la cas de N.D de Talence est le fait de l’erreur d’un artiste sans arrière-pensée de symbolisme …  » .En l’absence d’archives rien ne permet de dater la sacrilège amputation mais ce fut postérieurement à 1946 que la main à six doigts, a été remplacèe par une main à cinq doigts. Une observation attentive, montre qu’outre la main, le bas de la manche gauche de la Vierge a été reconstituè.

Cette particularité de main sexdigitale n’est pas la seule connue, on a trouvé en effet, en 1937, à Pauvrelay, commune de Paulmy (Indre-et-Loire)-37350-, une statue anthropomorphe, en pierre, de l’Èpoque de la Téne (2), présentant cette difformité que l’on peut retrouver aussi dans la statuaire populaire du Moyen-Age.

(1) La grande procession de Notre-Dame de Talence a lieu tous les derniers dimanches du mois de mai.

(2)  http://antique.mrugala.net/Celte/Periode%20de%20la%20Tene.htm

Origine: http://www.sudouest.fr/2010/04/26/la-pieta-miraculeuse-75709-2780.php

Et encore:

http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/article-lettre-du-tramway-de-bordeaux-1-er-juin-20010-de-l-etrange-decouverte-du-prieure-fontevriste-de-talence-33-51584659.html

 

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Classé dans Abbesses de l'Ordre, Département 33

-P-CLOÎTRE DU PRIEURE FONTEVRISTE du PARAVIS (47230 FEUGAROLLES).

Vestiges du cloître du monastère du Paravis à Port-Sainte-Marie (XVI° s.) Commune de Feugarolles ? (47230)
Fondé en 1130, Le Paravis, sur la rive gauche de la Garonne, est un ancien couvent des filles nobles de l’Ordre de Fontevrault. Il présentait à la fin du XX° siècle des restes particulièrement ruinés qui, abritant une exploitation agricole, témoignaient cependant de la grandeur passée de cette maison.
Domaine Histoire – Architecture
Région naturelle Agenais
Departement 47
Lieu Port-Sainte-Marie
Période Renaissance

Photo d’une partie du cloître grâce au lien ci-dessous:                                                                                http://crdp.ac-bordeaux.fr/bardou/search.asp?idimage=C4672

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Classé dans Département 47

-J- PRIEURE FONTEVRISTE DE JARSAI ou JARZAY. Commune de Moulins-sur-Céphons (36110)

Jarsay  ou Jarzay ( vers 1110) (varia 1100-1105). Au diocèse de Bourges. Att. au XVIIesiècle.

Province fontevriste d’Auvergne

Prieuré Notre-Dame. Commune de Moulins-sur-Céphons  (36110). Canton de Levroux. Fondé par Agnès, épouse d’Abélard de  Châteaumeillant. Approuvé en 1106  par le Pape Pascal II  et doté par Hubert de  Barselle  et sa mère Saturnine.

Il devait abriter  13 religieuses , lors de sa supresssion,  en 1792  – appartenant pour la plupart – à la noblesse de la région.

Son  aumônier était René des Sommes. L’église  etait gardienne d’une relique de la vraie croix dont des   fragments se trouvent encore dans l’église  de Levroux.

   Déclaré  bien  national, le prieuré  fut acquis par un médecin de Châteauroux. De l’église priorale, il subsiste  l’abside ( XIIe ) où subsistent trois retables de style Médicis , avec colonnes de marbre, une toile représentant  sans doute saint Benoît  et  quatre châpiteaux du XIIe.. le tabernacle du maître-autel (XVI e) a été transféré dans l’église ( ?) de Moulins. Du couvent, à usage actuel d’habitations,  subsiste le bâtiment principal  ( escalier  monumental en bois) , flanqué de deux pavillons que relie une galerie.

BLAVETIN

 36 La Chapelle-Notre-Dame-de-Blavetin. Commune de Nohant-Vic (36400). Chapelle dépendante du prieuré de Jarsay
 http://denis.jeanson.pagesperso-orange.fr/Site%20jeanson/site_toponymie/lettre_c/lieux_chapelle/chapelle18bvn.htm .

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Classé dans Département 36