7- HISTOIRE DE L’ORDRE DE FONTEVRAUD, La vie monastique fontevriste .

Panneau signalant  le leu-dit « le Couvent »dans l’implantation

fontevriste de  Guesnes  (86420)

Table des  notices  contenues dans cette page.

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1- La régle de l’Ordre  monastique fontevriste

2- Architecture  fontevriste

3- De  l’administration  religieuse et séculière d’une implantation fontevriste

4- Offices religieux

5- Costumes   des moniales, moines et frères lais

6- Exemple, naturellement  artificiel, des biens -types  pouvant constituer la mense d’un prieuré  fontevriste

7- Reine  durant  sa  vie, Moniale  à l’heure de sa mort

8- Serviteurs des  moniales et moines  de  l’Abbaye royale

9- Les  visiteurs de  l’Ordre de Fontevrault

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  1. La  Règle  de l’Ordre monastique fontevriste

La règle de l’ordre fontevriste , approuvée par les papes Sixte IV (1471-1484) et Clément VII (1523-1534), comporte deux parties, l’une de 74 chapitres pour les religieuses, suivant la règle de saint Benoît, et l’autre de 16 chapitres pour les religieux suivant celle de saint Augustin.

Elle organise dans tous les détails la vie des Fontevristes, au spirituel comme au temporel. Les devoirs évoqués concernent ceux de la religieuse envers Dieu, les autres moniales et la religion. Dans cette règle, les trois mesures imposées par la réformation sont observées, à savoir le rôle majeur de la grille dans l’église abbatiale lors des principales cérémonies, la clôture et la vie en commun. De plus, les religieux sont totalement soumis au pouvoir de l’abbesse et de la prieure.

La règle désormais écrite et imprimée, donc sans appel, empêche toute nouvelle velléité de révolte.

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    L’abbaye fut fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel qui établit sa communauté, relevant initialement de la règle bénédictine, sur un site au confluant des régions d’Anjou, de Touraine et du Poitou. Il y fondera un nouvel ordre fontevriste respectant les règles de chasteté, d’obéissance, de silence et de pauvreté.

L’abbaye fut fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel qui établit sa communauté, relevant initialement de la règle bénédictine, sur un site au confluant des régions d’Anjou, de Touraine et du Poitou.

Il y fondera un nouvel ordre fontevriste respectant les règles de chasteté, d’obéissance, de silence et de pauvreté.

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                                          Principaux Chapitres 

Chapitre VI : Clôture

Chapitre IX : Pauvreté.

Chapitre X : Interdiction de courrier et de présent.

Chapitre XI : Chasteté.

Chapitre XII : Obéissance.

Chapitres XV et XVI : Obligation de la prière, respect des autres.

Chapitre XXIV : Silence.

Chapitre XLIV : Manière de se coucher.

Chapitre XLVIII : Manière de s’habiller.

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EXTRAITS

De la Règle de l’Ordre de Font-Evrauld

Imprimée par l’Ordonnance de très Illustre et très Religieuse

Princesse Madame Jeanne-Baptiste de Bourbon, fille L. de France,

Abbesse Chef, et Générale dudit Ordre,

A Paris, chez Vitray, imprimeur ordinaire du Roy

et du Clergé de France.

M. DC. XLII (1642)

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CHAPITRE III. – Des Novices.

« Qu’on ne reçoive à l’habit du Noviciat aucune Sœur avant le dixième an de son âge, ne aucun Frère avant le quinzième… Que l’on ne reçoive non plus en un mesme Monastère, la niepce ou plus proche parent de quelque Religieuse, sinon que cela peut estre expédient pour quelque utilité spirituelle, avec le Conseil du visiteur. »

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CHAPITRE IV. – De la Forme du Vœu.

« Les Sœurs ne soient reçues à la profession avant le quatorziesme an de leur âge, et les Frères avant le dixhuitiesme : l’an de probation estant achevé, celles qui ne voudront faire profession soient mises dehors ; mais celles qui la voudront faire la fassent du consentement des Professes en cette matière. La Messe ayant esté solemnellement  célébrée, et la Croix avec la saincte Hostie estant posée devant la grande grille, elles communieront avec la Prieure et celles qui les voudront accompagner ; ensuite de ce, tous ceux qui sont au dedans et au dehors voyans et entendans, on lira l’Evangile, Stabat autem, etc. Après une brève exposition qui sera faicte, elles liront la cédule escrite en la forme qui s’ensuit : Je,  N…, promets stabilité sous closture, conversion de mes mœurs, chasteté, pauvreté et obédience selon les Statuts de la Réformation de l’Ordre de Font-Evrauld, ordonnez en ce lieu par le Décret du Pape Sixte-Quatriesme, suivant la Règle de sainct Benoist, en l’honneur du Sauveur, de sa Mère et de saint Jean  l’Évangéliste, en vostre présence Mère Prieure de ce Monastère.

Les Frères diront aussi en faisant le vœu : Je, N…, de telle condition, etc., du Diocèse de…, proposant servir aux Ancelles de Jésus-Christ jusques à la mort avec la révérence de subjection deue, promets stabilité, conversion de mes mœurs, chasteté pure, pauvreté nue et obédience, selon les statuts, etc. (comme ci-dessus). Et qu’on écrive en chaque cédule le jour et l’an ; et après que chacun des Professans l’aura leûe, il la baisera, et l’offrira sur l’Autel qui est au dedans, à l’égard des Sœurs, et sur celuy qui  est hors la closture, à l’égard des Frères.

Puis après, les cédules des vœux offertes sur l’Autel seront apportées à la Prieure qui les donnera en garde à la Sacristine. Or on fera le vœu publiquement, la fenestre de la grande grille estant ouverte, les Frères voyans les Sœurs qui font profession au dedans, et les Sœurs voyant les Frères qui la font au dehors proche de cette  grille. Et combien que les Sœurs layes soient députées au service des Sœurs du Chœur, toutefois leur profession sera semblable en la forme et en la substance à celle des Sœurs de Chœur, hormis que les Sœurs layes prononceront leurs vœux escrits en langue Française au bas du chœur, vers l’Occident, et les Sœurs du chœur en latin, au haut proche la grille.

P.63 du Pdf  au quel conduit le lien  suivant :

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CHAPITRE VI. – De ne point sortir de la closture.

 »  Demeurez donc stables dans un mesme Monastère, qui soit clos d’une ceinture de murailles de suffisante hauteur, lesquelles doivent environner la partie de l’Église en laquelle vous habitez avec le Cloistre, le Réfectoir, le Dortoir, le Chapitre, les Officines, le reste des édifices et les jardins, de sorte qu’en vostre closture il n’y ait aucune ouverture, ny escalier, descente ou montée, ny aucune autre voye par laquelle qui que ce soit puisse entrer ou sortir, hormis la porte de laquelle il sera parlé cy-après…. »

CHAPITRE VII. – De ne point entrer dans la closture.

 »    Il n’est pas moins défendu d’entrer sans nécessité dans vostre closture, qu’à vous de sortir au dehors… Si le Roy Très-Chrestien, la Royne, le Dauphin, et autres Princes du sang Royal, les Fondateurs et Fondatrices, estans instamment priez, ne veulent pas désister d’entrer en la closture, qu’ils y entrent avec le moins de suite de leurs familles que vous le pourrez obtenir, en habits longs et décens, et non autrement, sans toutefois qu’ils attendent d’y passer la nuit s’ils veulent éviter la sentence d’excommunication.

Vous pourrez aussi charitablement exercer l’hospitalité, par l’espace de deux ou trois jours, envers les Religieuses passantes de vostre ordre de Fontevrault, quand mesme elles ne seroient pas réformées. Le Visiteur pourra entrer aux jours assignez pour faire la Visite, et autres jours, en estant prié, pour pourvoir à quelque accident qui seroit survenu ; après que la Prieure aura reçu  sur cela l’opinion de chacun en Chapitre, il pourra entrer accompagné de deux Religieux du mesme Monastère.

L’entrée ne sera pas aussi refusée aux Frères du mesme Ordre qui auront été pareillement mandez par la Prieure pour administrer les Sacrements, ou en cas d’une évidente nécessité, pourveu qu’ils soient deux ou trois de compagnie.

Les Médecin et Chirurgien, accompagnez de Frères, selon la discrétion de la Mère, pourront encore y estre introduits en cas de nécessité.

Semblablement les Quartiers pour apporter les commoditez au dedans et les tirer au dehors, les Jardiniers, Massons, et semblables artisans et manœuvres, dans le temps de la nécessité, et non autrement, et ce en présence des Sœurs qui doivent cy-après estre nommées au tiltre de l’office de la Portière, et de la Tourière, lesquelles feront le dénombrement de ceux qui entreront, et puis les mettront dehors en mesme nombre qu’ils sont entrez, de quelque estât et condition qu’ils puissent estre.  Depuis Pasques jusques à la my Aoust on ne leur donnera point l’entrée au dedans avant cinq heures du matin, et on les mettra dehors avanthuict heures du soir ; mais en autre temps on pourra les faire entrer au matin après sept heures, et on les fera lesoir sortir avant cinq. »

 CHAPITRE IX. – De la Pauvreté.

« …Chacun doit attendre de la Prieure du Monastère tout ce dont elle aura besoin, n’estant pas loisible d’avoir chose aucune que la Prieure n’ait ou donné ou permis. Or, afin que ce vice soit entièrement desraciné, il soit pourveu à chacune, par le commandement de la Prieure, de robes, voiles, couvrechefs, de coule, chausses, bottines, cousteaux, éguilles, fil, et autres choses nécessaires pour se couvrir la nuit et le jour, ou pour fairel’œuvre manuel qui luy sera enjoint… »

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CHAPITRE X. – Qu’il n’est pas permis de recevoir lettres, ou présens.

« Il ne vous est aucunement permis de recevoir de vos parens, ny de qui que ce soit, non pas mesme d’entre vous autres, lettres, gratifications, ou présens quelconques, ny de les donner, sans le commandement de laPrieure…. Toutes choses soient communes à toutes, comme il est escrit, et personne ne dise que quelque chose soit sienne, ou présume l’avoir à soy. Que si quelqu’une avoit été surprise en ce très pernicieux vice, qu’elle soit admonestée une et deux fois, et si elle ne s’amende qu’elle soit soumise à la correction. Si on trouve à aucune qui seroit décédée quelque chose de notable en propriété, et qu’elle auroit caché ou celé, telle personne ne soit enterrée qu’en lieu prophane. La pauvreté soit aussi en commun, en sorte que vous n’amassiez point de thrésors, et ne vous serviez de vaisseaux d’argent, ou autres choses précieuses. »

Chapitre XV.  Du respect des autres (?)

Qu’aucune n’entreprenne indifféremment de frapper l’autre. Afin que dans le Monastère on évite toute occasion de présomption, nous ordonnons et arrestons qu’il ne soit permis à aucune de frapper l’une de ses Soeurs, sinon à celle à qui la Prieure en aura donné le pouvoir. Et celles qui feront quelque faute en soient reprises en la présence de toutes, pour donner de la terreur aux autres. Mais toutes les Soeurs auront l’oeil, et apporteront un grand soin à l’instruction, correction, et à la garde des enfants, jusques à l’âge de quinze ans, et ce soit, envers celles qui sont plus âgées, sans le commandement de la Prieure, ou se passionnoit outre mesure et sans discretion contre ces enfant, elle soit soumise à la discipline régulier, parce qu’il escrit. »Ne fais aux autres ce que tu ne voudrois qu’on te fist ».

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CHAPITRE XVIII. – De l’Office Divin.

« Quand vous ferez de la férié en l’Advent et Caresme, vous direz devant Matines les quinze Pseaumes accoustumez, et les sept Pseaumes avec la Litanie après Matines. Et en Caresme vous direz après chaque heure un Psalme estant de genoux et les coudes en terre. En autre temps, excepté le temps Paschal, vous direz quinze Pseaumes tous les Vendredis et jours de jeûsnes ordonnez de l’Eglise, n’estoit que ce fut une feste de douze leçons ou dans quelques octaves ; vous réciterez tous les jours l’office des morts avec un nocturne et trois leçons, excepté les vigiles et jours de grands doubles, les vigiles des petits doubles, les samedis et octaves de Pasques, Pentecoste et de la Nativité de Nostre Seigneur. On dira une fois la sepmaine l’office de tous les SS., à scavoir Vespres et Laudes. L’Office de la Bien-heureuse Vierge sera tous-jours récité au Chœur, excepté les grands doubles et quelque peu d’autres jours qui sont marquez en vostre Bref. Et comme on doit faire es Vigiles, Dimanches et aux jours privez ; et avec quelle solennité on dit Matines ; semblablement, comme on fait les Vigiles et comme es solennitez et festes des Saincts on dit les Alleluya ; et de quelle manière il faut faire le jour et la nuict le service divin; combien de Psalmes il faut chanter en chacune des heures et en quel ordre ; et en quels Dimanches il faut commencer chaque histoire, comme aussi des cérémonies que vous devez observer, tout cela est escrit au nouveau Bref, lequel a esté fait par nostre authorité, ou pour mieux dire par celle du Saint Siège, paraphé de nos seings manuels, lequel Bref ou ordinaire on lira aux Samedis et vigiles des festes dans le Chapitre, à scavoir : à la fin du Chapitre si c’est un jour où on le tienne, ou après Grâces, ou après Nones. Mais les Sœurs layes, pour tout Office, soient tenues d’entendre tous les jours la Messe, n’estoit que la Mère Prieure eur eust enjoint une autre obédience. Elles pourront aussi dire les heures de la Bien-heureuse Vierge, et les Vigiles des Morts, ou, si elles ne sçavent point les dites heures, elles diront : pour Matines, quatre Pater noster et Ave Maria ; pour la Messe, le Confiteor, le Credo in Deum, Credo in Spiritum, et cinq fois le Pater et Ave Maria ; pour Vespres, cinq ; pour Complies, cinq ; à Prime, Tierce, Sexte et None, au Bénédicité et Grâces, pour chacune de ces heures, un Pater et Ave, et ce en quelque lieu qu’elles soient, et au temps qui leur sera plus commode. Mais quand elles se prépareront à se coucher, qu’elles recommandent à Dieu toutes les âmes des Chrestiens, notamment la leur, celle de leur Mère Abbesse, des Sœurs et Frères de leur Ordre, de leurs parens vivans, comme aussi tous les fidèles trespassez, et disent trois fois le Pater noster et Ave Maria. Et seront tenues de dire pour l’Office de l’Obit de chaque Sœur ou Frère de cet Ordre, ce que la Prieure leur déclarera. »

CHAPITRE XXII. – Des jours et heures de la Confession*.

Les Sœurs devaient se confesser les mercredi et samedi, et la vigile de toutes les fêtes où elles devaient communier. « Qu’aucune ne présume se confesser sans la permission de la Prieure, que l’on doit demander par la Sacristaine… »

* Au Chapitre XXIV, qui a pour objet l’Observance du Silence, il est dit : « Il vous est permis de vous confesser aux jours et heures ordonnez, par les grilles de l’Eglise seulement, le rideau pendant entre vous et le Confesseur. Quelque Sœur que ce  soit qui se confesse sera assistée d’une autre Sœur, laquelle en sera esloignée en sorte qu’elle ne puisse rien ouyr. »

CHAPITRE XXIII. – De la Communion.

« Vous recevrez le corps de Nostre Seigneur Jésus-Christ tous les Dimanches de l’Advent et du Caresme, et aux autres temps deux ou trois fois le mois, comme aussi aux festes solemnelles, et vous célébrerez le Mandatum le jour de devant la première Communion de chaque mois… »

CHAPITRE XXV. – Des Disciplines.

« Les Vendredys en tout temps après Matines, s’il n’est feste double, et toutes les vigiles des grands doubles, si ce n’estoit un Dimanche ou une feste double, comme aussi les Lundys et Mercredys durant l’Advent et le Caresme, et tous les jours depuis le Dimanche des Rameaux jusques à Pasques, donnez-vous la discipline l’une à l’autre, et que ce soit la Prieure qui la donne et la reçoive, en exercice d’humilité.

CHAPITRE XXVI. – De l’Office de la Prieure. 

« Qu’elle n’entreprenne de rien ordonner, enseigner ou commander qui ne soit conforme au commandement de Nostre Seigneur » ; qu’elle montre à toutes l’exemple ; qu’elle ne préfère pas celle qui est noble à celle qui ne l’est pas ; « qu’elle aye une mesme charité pour toutes et les tienne selon leur mérite sous mesme discipline » ; « qu’ellereprenne de parole une ou deux fois les plus honnestes et dociles esprits, mais qu’elle chastie de verges oud’autres punitions corporelles les meschantes, opiniastres, superbes et désobéissantes, dès l’instant mesmequ’elles commenceront à mal faire, sçachant bien qu’il est escrit : le fol ne se corrige pas par de simples paroles,et derechef chastie ton enfant de verges, et tu délivreras son âme de la mort (proverbe 23…) ; qu’elle ne se plaigne du peu de bien, parce que rien ne manque à ceux qui craignent Dieu. (Ps. 34…) ».

CHAPITRE XXVII. – Comment il faut establir la Prieure. 

« Vous vous pourvoyez d’une nouvelle Prieure par vostre élection de trois ans en trois ans… Qu’elle soit chaste, sobre, miséricordieuse, et que sa miséricorde surpasse tousjours le jugement, qu’elle haysse les vices,aime ses Sœurs, se comporte prudemment en la correction… Qu’elle ait tousjours sa fragilité pour suspecte ». Sitrois jours se sont écoulés depuis l’élection, sans observation faite par l’Abbesse, « que celle qui est eslüe soit tenue pour confirmée d’authorité Apostolique ». Elle ne pourra être élue plus de deux fois de suite.

CHAPITRE XXVIII. – De la puissance de la Prieure. 

La puissance de la Prieure cesse en la présence de l’Abbesse et du Visiteur. Les Sœurs et les Frères doivent obéissance à la Prieure, et ne peuvent rien faire sans son consentement. La Prieure a le sceau de son office ; elle nomme la Prieure du Cloître.

CHAPITRE XXIX. – Des Sœurs Discrètes.

La Prieure du Cloître, commise à cette charge par la Prieure, la supplée en ce qu’elle lui confie, et prend rang après elle. Les discrètes, élues par la Communauté, sont au nombre de six : la Cellérière, la Dépositaire, la Boursière, la Portière, plus deux autres Sœurs.

CHAPITRE XXX. – Des Offices de la Portière et Tourière.

La Tourière a les clefs du Tour et du parloir ; « elle doit avoir une chambre proche du Tour… et incontinent  que quelqu’un aura sonné, ou aura dit en appelant Ave Maria, elle répondra avec toute douceur Dominus tecum.                                                                                                                                                  « Il est de la charge de la Portière d’avoir une clef de toutes les serrures et issues du Cloistre ou autres officines pour aller aux jardins, et la Prieure en aura l’autre avec laquelle premièrement on les ouvrira au matin, et puis on les fermera le soir ; mais aux autres heures les portes desdites issues pourront estre ouvertes par la seule clef de la Portière qui portera tousjours toutes ses clefs avec soy, mais la Prieure remettra les siennes dans un coffre, excepté celles de la porte et du guichet qu’elle doit toujours avoir prestes sur elle… Depuis Pasques jusques au 1er jour de septembre, la Portière ouvrira les portes à double serrure en présence de la Prieure, ou autre qu’elle aura députée, avec ses clefs et celles de Prieure, à cinq heures du matin, et les fermera à huit du soir. En autre temps elle les ouvrira le matin à sept heures, et fermera le soir à cinq, excepté, si besoin est, les portes du Tour et du Parloir. »

CHAPITRE XXXI. – De l’Office de la Cellérière. 

« …Qu’elle soit sage, posée en ses mœurs, n’excède pas en son manger, ne soit hautaine, turbulente, injurieuse, tardive ny prodigue… Elle aura soin de tout ce qui est nécessaire au Dortoir pour le repos des Sœurs, et au Réfectoir pour le manger et le boire… Elle ne doit rien refuser à l’Infirmerie pour la nécessité des malades, et aura soin que les restes soient distribuez aux pauvres… Qu’elle retienne vers soy et conserve, comme si c’estoit chose saincte, tous les vaisseaux, meubles et ustensiles… Qu’elle donne par déclaration à la Prieure et à la Dépositaire, les bleds, vins, et tout ce qu’elle aura receu de la Dépositaire pour l’usage des Sœurs, et mette en escrit tout ce qui aura esté dépensé de la provision pour qu’elle puisse rendre compte de tout. L’Infirmière fera le mesme de tout ce qu’elle recevra pour le besoin des malades. »

CHAPITRE XXXII. – De l’Office de la Dépositaire. 

« C’est du devoir de la Dépositaire de tenir compte, écrire et faire la recepte de tout l’or, l’argent, toiles et draps donnez à vostre Couvent, acheptez, ou qui autrement luy appartiennent, en quelque manière que ce soit, lesquelles choses doivent estre mises au dépost. » La Prieure donne les quittances de ce qui aura été reçu. « La Dépositaire ne fera aucunes mises en détail, mais délivrera en gros à la Boursière l’argent nécessaire pour la despense ordinaire du Couvent, et distribuera les autres choses à la Cellérière, Chambrière et Infirmière, autant que la Prieure aura jugé leur estre utile pour leurs offices » ; elle en retirera un récépissé.

CHAPITRE XXXIII. – De l’Office de la Boursière. 

Elle reçoit de la Dépositaire l’argent nécessaire pour les dépenses de la Communauté, et remet à la Cellérière de quoi payer les frais de chaque jour, tout en en tenant un compte exact.

CHAPITRE XXXV. – De l’Office de la Chambrière. 

Elle procure aux Sœurs ce dont elles ont besoin pour leurs ouvrages manuels « selon la disposition de la Prieure ». « Elle a aussi en sa charge les nappes, linceulx, couvrechefs, vestemens tant vieux que neufs, et toutes autres choses qui sont nécessaires aux Sœurs, Frères et hostes, pour les lits et l’usage des tables… » .

CHAPITRE XXXVI. – De l’Office de la Sacristaine.

« …Il y aura parmi vous une Sacristaine fort soigneuse de garder les ornements, vaisseaux sacrez et reliques, et de les tenir nettement, laquelle sera encore députée pour sonner Matines à minuit. Elle ne tardera de sonner Primes après les six heures du matin, et Complies après les six heures du soir. On compassera les autres heures selon les temps, de façon que celles de la réfection, du silence et de l’œuvre manuel soient dùement observées. On luy donnera un ayde pour éveiller les Sœurs, laquelle servira par semaine à nétoyer l’Église, le Cloître et le Chapitre, en quoy elles s’exerceront souvent toutes deux. Des deux différentes clefs du Tour de l’Eglise, comme aussi des deux de la grande Grille, la Sacristaine en aura l’une, et la Mère l’autre, pour qu’elle ne puisse les ouvrir si premièrement la Mère ne les a ouvertes. Mais la Mère toute seule pourra ouvrir les autres, ou bien la Sacristaine aussi seule avec le commandement et la licence de la Mère. Et, en les ouvrant, elle aura soin d’accompagner tousjours la Sœur qui se confesse, ou prend conseil, ou d’en laisser une autre à sa place ; …et pour ne perdre le temps en accompagnant les Sœurs, qu’elle lise, prie, ou fasse quelque ouvrage manuel. C’est à elle aussi de pourvoir à ce qui est nécessaire pour recevoir les disciplines. »

Les  mises en ligne  de  ces extraits  de  la Régle de l’Ordre de Fontevraud  ont les origines suivantes :                                                                                                                                                                                              Pages 63 à 68  du document PDF auquel conduit le lien ci-dessous :                 http://montaiguvendee.fr/cms/uploads/pdf/39%20communes/Montaigu/Montaigu-livres/Fontevristes%20de%20Montaigu%20GM.pdf –  – http://monumentshistoriques.free.fr/abbayes/fontevraud/communaute.html

2-Architecture fontevriste

L’architecture d’un ordre monastique  est  à l’image de sa  règle. les institutions de Fontevraud  étaient largement inspirées de celles des Bénédictins. Aussi son architecture présente t-elle  de nombreuses similitudes avec l’art bénédictin., notamment  dans les plans  , les  constructions et  l’ornementation. cependant  l’art fontevriste possède des caractéristiques propres.L’architecture n’est pas  vraiment  spécifique comme  chez les  Cisterciens  ou les Grandmontains, elle est marquée  par  les provinces  géographiques de l’ordre.

Tous les  prieurés  fontevristes   devraient avoir  posséder deux  monastères, un  pour les religieuses et l’autre  pour les moines. Malheureusement aucune  fondation ne  semble  les avoir conservés intégralement . Même  l’abbaye  royale, pourtant très épargnée,  ne dispose plus de son prieuré de moines:   Saint Jean de l’Habit.  Malgré tout , l’abbaye  de Fontevraud a  conservé  la seule  cuisine  romane  qui nous soit parvenue, celle du château de Montreuil-Bellay -qui lui resssemblait  initialement- ayant été  grandement transformée.

On retrouve  dans toute  l’architecture fontevriste un contraste entre l’opulence (nef  de Fontevraud, décor  sculpté de Villesalem…) et la  rigueur (Choeur de Fontevraud, nefs de Villesalem, de  Lencloître…).   L’opulence est  sans  doute   une  conséquence des relations  qu’entretenait Fontevraud avec l’aristocratie et  du haut  rang  dont  étaient issus  ses abbesses. Quant à la rigueur, elle symbolise la spiritualité de l’Ordre. Remarquons  également  une multitude  de clochers contrairement  à l’ordre  cistercien où ils étaient interdits.                                                                                                                                                                                                                                                                      Fait rare,  les constructions se poursuivirent  jusqu’à l’époque classique . Avec la Renaissance , l’architecture monastique  se sécularise : elle est influencée  par l’architecture de cour. Fontevraud en est un exemple particulièrement intéressant  avec ses abbesses issues de la famille de Bourbon qui donnent naissance à une architecture dite  » bourbonnienne ».                                                                                          La salle capitulaire de l’Abbaye est ornée de peintures représentant  des abbesses de la famille de Bourbon. Le carrelage est orné du vol couronné des Bourbons. Fontevraud   connaît  une très  forte  spiritualité dans les premières  moitiés du XVI e et du XVIIe qui engendrent  encore  des  oeuvres  de spiritualité.                                                                                                                                                                    Avec la contre-réforme, l’art baroque se propage ( décors  baroques  qui encadraient l’arc  triomphal de l’église abbatiale, cimetière des rois, autels et la reconstruction de Saint-Lazare)  grâce à des artistes itinérants spécialisés  dans la  sculpture en terre cuite. L’atelier  de Gervais de La Barre  était  l’un des plus réputés).  Il travailla  au Mans , à Poitiers, au Puy-Notre-Dame avant d’être sollicité  par l’abbesse Louise de Bourbon de Lavedan.                                                                                                                    Au XVIII e siècle, l’esprit  séculier s’accentua . Conformément à la mode du temps, les galeries et les escaliers se multiplièrent  à l’abbaye de Fontevrault mais la révolution  allait  briser cet essor.

Et aussi:                                                                                                                        http://www.abbayedefontevraud.com/v3/cite-a-larchitecture-plurielle/

3- De  l’administration  religieuse et séculière  d’une implantation fontevriste

Moniales

Grande Prieure

La  fonction de grande prieure  , dont la durée variait entre trois et  dix ans n’existait qu’à l’Abbaye . Sorte de  vice-Abbesse, la grande prieure secondait l’Abbesse dans les affaires de l’Ordre, se tenait à ses  côtés lors d’accords, de procès, de donation. C’était elle, qui , à la mort de l’Abbesse,  assurait   l’intérim.

Elle avait le pouvoir de recueillir les dons,  de recevoir les soeurs  converses et  fréres lais à leur  prise d’habit et à la  leur profession en l’église mais  celà, seulement  en présence de l’Abbesse. Elle surveillait  également les   visites faites aux moniales, servait de  guide aux  visiteurs de l’abbaye aprés avoir  soustraits les  visiteurs aux regards.

La grande prieure   recevait les dîmes en espèces et en animaux  qu’elle faisait utiliser pour les repas quotidiens.   Sur   son ordre, aussi bien que  sur  celui de l’Abbesse, la  soeur  célérière *distribuait  vivres et  deniers aux fréres.

Elle avait le droit de partir en voyage mais, au contraire de l’Abbesse, elle n’avait pas le droit d’emmener  avec elle des  » Nourries »  ( probables jeunes  filles  confiées à l’Abbaye) et jeunes claustrales. Elle devait être  accueillie  et obéie  dans  tous les couvents de l’ordre  aprés l’Abbesse.

Prieure du cloître.

A l’abbaye, la prieure du cloître nommée par l’abbesse était une suppléant de la Grande Prieure * et présidait  certaines fêtes. Elle -même pouvait  être   secondée  par une Mère Tertia ou une sous-prieure.

Dans les prieurés , la prieure du cloître était  choisie  par la prieure du prieuré.

Les discrétes.

Le  groupe des religieuses  » discrètes » formé par la Grande Prieure*, la Prieure du cloître*, la dépositaire*, la Celleriere *, la Chambrière faisait partie du Conseil privé de l’abbesse.

Prieure d’un Prieuré

La prieure élue pour trois  ans dont l’élection, renouvelable, devait être validée par l’abbesse de Fontevraud.

Soeur apothicaire

Cette  fonction se rencontre  dans les prieurés d’une certaine importance  (La Puye, Lencloître-en-Gironde…).

Soeur  boursière 

Responsable de la caisse , la sœur  boursière  recevait  de la dépositaire  la somme nécessaire  afin  de pourvoir  la communauté  religieuse  en nourriture et qu’elle même transmettait  à la Cellerière.

Soeur célérière

Dépendante de la Grande Prieure,  la sœur celerière était chargée du cellier, c’est-à-dire du lieu où l’on conserve les provisions  assurait aux sœurs ce qui leur était nécessaire au dortoir ainsi qu’au réfectoire. Elle tenait également à jour le livre des dépenses et rendait des comptes trimestrielle  à l’abbesse

La celériere  peut  donc être  considérée  comme  l’économe ; elle assure l’intendance générale du monastère.

Soeur chambrière.

La  sœur chambrière veillait au linge de maison  utilisé  dans les dortoirs ainsi que  dans les réfectoires  mais également aux vêtements , à la vaisselle et aux ustensiles.

Soeur dépositaire

Trésorière de la communauté religieuse. Elle tenait  les  comptes  généraux des recettes et des dépenses. Elle  mettait  les revenus en dépôt, attribuant  à la Soeur Boursière les sommes nécéssaires aux  frais  et gardait les marchandises en réserve , fournissant à la soeur  célerière*  ce dont elle avait besoin.

Soeur  portière grainetière ou grainetière (?)

Elle se tenait à la porte du prieuré pour en donner ou en refuser l’accès

Soeurs  semainières.

Les  semainières étaient  des religieuses  chargées de services du choeur, de la lecture , de la table, de la  cuisine  et  du Tour

Soeur  sacristaine.

Le rôle de la sacristaine était d’assurer la surveillance , la  conservation des « ornements, vaisseaux  sacrés et reliques » de sonner Matines, Primes et Complies, de réveiller les soeurs, de nettoyer l’Eglise, le cloître et la salle capitulaire. Au cours des cérémonies, elle offrait  l’eau bénite à l’Abbesse.

De  même  que la  Grande prieure , elle avait en sa possession les clés du Tour, de l’Eglise, et de la grande  grille. Elle  escortait les rligieuses allant se  confesser ou prendre  conseil.

Soeurs  « cherches »

À l’abbaye de Fontevraud, les sœurs ‘cherches ‘ faisaient la chasse aux oisives, aux babillettes et aux dormantes .

http://ahoui.over-blog.com/article-on-attendait-la-neige-62233141.html

« Il y avait aussi au prieuré  fontevriste de  Boubon des soeurs ‘cherches’ dont le rôle n’est pas très bien défini, mais qui semblaient chargées d’ inspecter, chaque soir, la communauté pour  voir si tout était en ordre, les portes fermées, et les religieuses dans leurs cellules ».

Pierre Macaire.  Cussac et  sa région 2004 p. 127.

Soeurs de grâce.

Personnes  pieuses désirant se retirer  dans un prieuré de façon à y finir leur vie plus  saintement  que dans le monde.

Moines

Prieur  (A Saint-jean de  l’Habit de Fontevraud: Gand Prieur)

Toutes les  fonctions techniques  ci-dessus et aussi

Confesseur

L’Abbesse , chef de l’Ordre, choisissait les confesseurs  sur une liste établie par le prieur de Saint-Jean de l’Habit et  composée  généralement par les prêtres âgés et  dignes de  confiance.

Les religieuses devaient  obtenir la permission  de la Prieure  afin de pouvoir se  confesser.Les confesseurs avaient le pouvoir d’absoudre les moniales «  une  fois en la vie et en l’article de la mort de tous délits, crimes et pêchés ». Il était  très pénible  pour les religieuse  du Grand-Môutier de se  confesser aux  frères, elles  auraient préferer le faire avec l’Abbesse.

Certains  confesseurs, porteurs d’une  copie des ordonnances abbatiales,  étaient  envoyés dans les prieurés  où  ils  confessaient  par  commission. A tout moment, ceux-ci pouvaient être révoqués par l’Abbesse et   en cas de  conflit entre une  prieure et un père  confesseur, l’Abbesse  chargeait  un vicaire de se rendre  compte de la  situation.

A   la fin du XVIIe siècle, l’Abbesse Gabrielle de Rochechouart de Mortemart , devant l’accroissement  du nombre de confesseurs extérieur  à  l’Ordre et le désordre régnant,  imposa que les confessions aient lieu conformément à la Régle et au Concile de Trente, le mercredi, le samedi  et les veilles  de fêtes.

Sacristain.

Son rôle était de nettoyer l’exterieur de l’Eglise ainsi, qu’à l’interieur, les vaisseaux et les cierges. il devait  demande l’autorisation à la sacristaine* pour renouveler les  luminaires et les décorations.

Autres serviteurs

L‘hotesse  accueillait les  visiteurs et les pélerins à qui elle offrait le  gite et le couvert. pour  celà, ell les  conduisait à l’Hostellerie, bâtiment  aménagé à cet effet et dirigé  par l’hostellière.

4-Offices religieux

Le graduel de Fontevraud .                             https://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2012/12/08/g-une-exposition-sur-le-graduel-de-fontevraud-organisee-a-limoges-en-mai-2001/

5 -Costumes des Moniales, Moines  et frères lais

      L’habit ordinaire des religieuses consistait en une robe blanche avec une ceinture de laine  noire ou de fil  à laquelle devait pendre un chapelet ou patenôtre , un voile de lin blanc  devenu noir à partir de l’Abbatiat de Mathilde d’Anjou (1149-1155). Une guimpe blanche  encadrait leur  visage.

Pour aller à l’église,  au Chapîte, les religieuses enfilaient par dessus leur robe  blanche  un  » habit de  choeur »  la  coule, robe d’étamine de laine noire  à larges manches.

Les soeurs  converses  portaient les mêmes  costumes  avec des robes plus étroites.

L’habit des hommes consistait en une tunique  noire, ceinturée  d’un morceau de laine ou de cuir où étaient accrochés  les couteaux utiles pour leurs travaux .ls portainent  également une  chape , un chaperon ou grand capuce, sur la tête , ainsi qu’un scapulaire appelé « Robert » formant  un rabat  sur la poitrine et  dans le dos.

Les fréres lais étaient habillés de robes grises  marquées sur la poitrine des  initiales « M » et « J »de la Vierge et de Saint Jean l’évangéliste.

           6– Exemple, naturellement  artificiel, des biens -types  pouvant constituer                                                   la mense d’un prieuré  fontevriste

* Anguilles

* Chapelle

* Droits sur des maisons

* Droits d’usage dans des boi

* Droit de pêche dans la Seine

* Eau (Donation du cours de l’eau alimentant des moulins)

* Foires (Quarante sols à prendre sur les  foires de Bar-sur-Aube)

* Four

* Maisons, terres et  biens divers

* Moulins à vent, à eau (rente sur les moulins)

* Pigeonnier

* Sel (Charetée de)  annuelle ; 12 minots de sel

* Vins (cent sols à prendre sur l’entrée des vins à Troyes)

* Privilège accordé par le Saint Siège de laver les corporaux

* Exemption du payement des dîmes des terres  cultivées par elles ou baillées à ferme)

                  7- Reine  durant  sa  vie, Moniale  à l’heure de sa mort

Telle fut la  « fin »  édifiante  de Jeanne née en 1165  du mariage d’Henri II et d’ Aliénor d’Aquitaine , veuve de Guillaume II, roi de Sicile, enceinte  pour la seconde fois des œuvres  de son époux, le comte de Toulouse Raymond VI, qui  se retrouvant  trahie  par les siens et abandonnée par son époux,  rendit l’âme à Rouen

Là se sentant  sur le point de mourir, elle demande à revêtir la bure des religieuses fontevristes. Le 11 juillet 1199,  la reine Aliénor  lui ferme les yeux… Jeanne avait trente-quatre ans ».

8- Serviteurs des  moniales et moines  de  l’Abbaye royale

       L’abbaye de Fontevrault employait un important personnel laïc :médecin, intendant, avocat, cordonniers, boulangers, jardiniers  Elles  faisait de plus  appel  en cas  de besoin à des ouvriers, des artisans, des fournisseurs venus de l’extérieur. Ainsi au XVII e et XVIII e , 80 à 100 personnes  travaillaient  pour l’abbaye.

A la Révolution, on comptait encore 73 officiers et domestiques au service de l’abbaye qui faisait vivre toute la paroisse et ses environs. »

http://www.parc-loire-anjou-touraine.fr/UploadFile/Tourisme/1290777005.pdf

8-Les  visiteurs de l’Ordre de Fontevraud

En première analyse, il est possible d’attribuer à ces  visiteurs le rôle d’inspecteur des implantations fontevristes locales  délégués par l’Abbbesse de Fontevraud.

* Cantien HUE, Recteur de l’université de Paris, 

  né en 1442 . Prieur du Prieuré fontevriste de  l ’Encloître  en Gironde  en 1485. Visiteur , encore en 1501, de l’ordre de Fontevraud

Mort le 4 avril 1502 et inhumé  dans une des chapelles  de l’église  fontevriste des Filles -Dieu de Paris , église démolie en 1798.

Son épitaphe a été heureusement  conservée :

Ci –Gist                                                                                                                                                                                                                       Cantien Hûe, digne de mention                                                                                                                                                                             Du monde,  de la chair, du diable                                                                                                                                                                       Ayant  victoire, de louable                                                                                                                                                                                         Et celeste  conversation ;                                                                                                                                                                                  Lequel,an mil cinq cent et deux,                                                                                                                                                                            De Saint Ambroise, jour  et feste,                                                                                                                                                          Sexagénaire et vertueux                                                                                                                                                                                       Rend l’esprit, èléve l’ateste*.

* Comprendre que c’est un de ses anciens élèves qui l’atteste.

http://www.corpusetampois.com/cle-16-1502epitaphedecantienhue.html

* L’Abbesse Marie de Bretagne ( 1457-1477) , entourée d’auxiliaires fermes et dévouès,commence son oeuvre de reformation. En  1460,  l’année même où  le duc François II, son frère, était venu la voir àFontevrault , elle donna mission au grand prieur de Saint-Jean-de-l’Habit , Guillaume de Bailleul, de l’illustre famille des Bailleul de Paris , de visiter les couvents de l’Ordre, d’y dresser un état exact du temporel et du spirituel, puis d’y ré former tout ce qu’il jugerait nécessaire.

Cette visite dura treize mois, mais ne produisit pas tous les bons résultats qu’en attendait l’Abbesse .

http://www.archive.org/stream/labbessemariede00jubigoog/labbessemariede00jubigoog_djvu.txt

*  Le RP Dom Gabriel de Sainte-Marie, Prieur  claustral des  Religieux du monastère  des pères bénédictins anglais  de Saint Malo,  ayant été  nommé  Visiteur de l’Ordre de Fontevrault  dés l’année 1619  et en suite appelé pour prêcher  dans l’église cathédrale Notre-Dame de Paris . Il fut fait évêque d’Archidal  à la sollicitation de Madame Marie de Lorraine , Abbesse de Chelles  qui affectionnait beaucoup ce Révérend  Père  à cause de ses grandes qualités et de son rare mérite.

Guillaume Richer de Monthéard, abbé de Saint Vincent du Mans en 1614, député aux états généraux  de 1614 et visiteur de l’Ordre de Fontevraud.

*  Dans une lettre autographe  signé « L. de France » , Jeanne–Baptiste de Bourbon s’adresse au visiteur de la province d’Auvergne au sujet du conflit entre la prieure de Brioude  et le confesseur du prieuré : elle lui donne le pouvoir de régler  ce litige.

–  Archives départementales de la Haute-Vienne. Relations avec l’ordre de Fontevrault

24 H 1   Registre des procès-verbaux des visites du prieuré de Boubon prés Cussac  établis par les visiteurs de l’ordre de Fontevrault pour la province de Bretagne. 1653-1788

Registre sur papier, non folioté, couverture cartonnée couverte de papier. Des feuillets manquent au début du registre et le premier procès-verbal a été ultérieurement relié. Chaque procès-verbal est scellé soit d’un timbre sec, soit du petit ou du grand sceau de l’ordre de Fontevrault.

http://www.archives-hautevienne.com/inventaires/inventaire_detail_popup.php4?idInventaire=790

– Au prieuré de Jourcey (Rhône), le compte -rendu de la visite faite  en 1489  par Jean Moreau, prieur de Saint-Laurent- de -Fontevraud  et  visiteur de l’Ordre  dévoile un prieuré  en bien mauvais état  , materiel comme spirituel.  Il demande au  Prieur  de défendre les droits financiers de son Prieuré.

Bibliographie.

Les hommes et la terre en Forez à la fin du Moyen-âge: la seigneurie rurale … Par Claude Colombet-Lasseigne.p. 335.

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4 réponses à “7- HISTOIRE DE L’ORDRE DE FONTEVRAUD, La vie monastique fontevriste .

  1. Bonjour,
    Je suis membre de l’association les Amis de Moreaucourt et assistant de conservation du patrimoine chargé de la gestion du site du prieuré de Moreaucourt pour la communauté de communes du Val de Nièvre et environs.
    êtes-vous intéressé par des informations complémentaires sur le prieuré de Moreaucourt pour votre site ?
    Sébastien Sireau

  2. Bonjour,
    Je suis très touché que mon article sur l’abbaye :
    http://coins-du-monde.over-blog.com/categorie-11699037.html
    aie retenu votre attention.

    Bien cordialement
    Julien G.

    http://coins-du-monde.over-blog.com

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