Archives de Tag: Logis de l’Abbesse

Q- Abbaye royale de Fontevraud; Voilà LE lieu où l’âme se ressource, retrouve une douce quiétude…

94349411

A gauche des légendaires cuisines, la façade classique de l’arriére du logis de l’Abbesse.

 

Voilà LE lieu où l’âme se ressource, retrouve une douce quiétude…

La magie opère sous le soleil, dans le bruissement du vent qui caresse la pierre, effleure les arbres encore nus.

Je hume le printemps qui me pénètre dans le cœur pendant que ta main, longtemps égarée, timidement cherche la mienne…

Devant nous, le champ du possible.

 

Mots en loire… Aventure ligérienne                                                                             http://motsenloire.canalblog.com/archives/2014/03/05/29370552.html

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud

-M-Mesdames , filles de Louis XV, à l’Abbaye de Fontevraud

Au début de l’année 1739, des travaux sont entrepris pour aménager l’ancien logis Bourbon construit par la tante d’Henri IV, Eléonore de Bourbon, tout proche du logis abbatial. On y ajoute une aile supplémentaire. Mais les princesses ne pourront emménager qu’en 1741.

« …Pendant trois ans on logea les princesses par des moyens de fortune : Mesdames Quatrième et Cinquième dans les appartements de l’abbesse, Mesdames Sixième et Septième dans un bâtiment délabré, voisin du logis abbatial. Ce qui devait arriver arriva : dès les premières froidures de l’automne 1738, Mesdames Cinquième, Sixième et Septième tombèrent malades. On craignit même pour la vie de la dernière, et l’on décida de la baptiser sans plus tarder […] La cérémonie eut lieu le 20 décembre 1738, dans l’église paroissiale Saint-Michel, en présence du curé et de Madame [l’abbesse] de Rochechouart. […] la petite fille reçut le nom de Louise-Marie. Vu les circonstances, elle fut placée sous la protection particulière de la Vierge Marie, et, selon la tradition, vouée au blanc pour un an […] Madame Louise une fois revenue à Versailles, n’oublia pas cette paroisse où elle avait aussi reçu la première communion et la confirmation. Les princesses continuèrent d’y faire leurs Pâques chaque année, même après l’achèvement de leur chapelle privée. En 1755, elles envoyèrent au curé un tableau représentant « Saint Joseph tenant dans ses bras l’enfant Jésus ». » (Bernard Hours,« Madame Louise, princesse au Carmel », Cerf, 1987)

L’éducation que la petite princesse reçoit des religieuses à qui elle est confiée tend à la préparer au rang qu’elle aura à tenir dans le monde, mais aussi à dompter son orgueil et sa vivacité parfois mordante. A une suivante qui, un jour, tarde à la satisfaire, elle rappelle avec dédain Je suis la fille de votre roi !Et moi, Madame, je suis la fille de votre Dieu ! s’entend-elle répondre. Elle acquiert ainsi une lucidité qui lui permet de se remettre en question et de se corriger. Sans doute se souviendra-t-elle des talents pédagogiques de ses éducatrices quand elle aura elle-même la charge du noviciat à Saint-Denis.

Cloître de Fontevraud

Tout ce qui ne vient pas de Dieu ne saurait être bon et les scrupules ne sont pas de lui. Faisons-nous non une conscience large, mais une conscience paisible.

(Mère Thérèse de Saint-Augustin, conseils à ses novices)

Toute petite, Madame Louise apprend à aimer Dieu, ressentant déjà, de façon enfantine le désir de se donner toute à lui. Sa générosité allant avec l’impétuosité de son tempérament est accompagnée cependant du scrupule d’être indigne de tant d’amour. Cela au point qu’elle appréhende presque le moment de sa première communion : Il n’est pas encore temps d’y penser. La cérémonie a lieu le 21 novembre 1748, jour de la fête de la Présentation de la Vierge. Elle a alors douze ans et en gardera toujours un souvenir ému : A peine mes premières années s’étaient-elles écoulées, à peine les enseignements de votre sainte religion avaient-ils pénétré mon âme, que vous y fîtes naître une piété affectueuse pour le sacrement de vos autels. Je ne soupirai plus qu’après le moment de vous y recevoir, de vous y posséder : une foi vive, un ardent amour, avec de nouveaux dons de votre grâce, accrurent encore mes désirs. Vous les entendîtes pour les exaucer, Dieu de bonté ! Vous les avez couronnés en me donnant votre corps pour nourriture. Ô faveur qui jusqu’au dernier instant de ma vie sera présente à ma reconnaissance ! (« Méditations Eucharistiques, Fête de la présentation de la Sainte Vierge »)

Choeur de Fontevraud

Jamais le couple royal ne fera le voyage pour rendre visite à ses filles. En septembre 1747 cependant, Jean-Marc Nattier est dépêché auprès d’elles pour faire leurs portraits. En découvrant le visage de Louise la reine commente : …je n’ai jamais rien vu de si agréable que la petite. Elle a la physionomie attendrissante et fort éloignée de la tristesse […] elle est touchante, douce spirituelle (Lettre à la duchesse de Luynes, citée par le duc de Luynes, « Mémoires », t. VIII, p. 309). Le peintre a su faire ressortir le charme et la fraîcheur de la petite princesse. Il a aussi habilement « gommé » la déformation de son dos, due à une scoliose ou à une mauvaise chute que Louise aurait faite en voulant descendre seule de son lit alors qu’elle était encore à Fontevraud. Il y a loin du charme de la petite fille à l’apparence, peu avenante il faut bien le dire, de la femme qui plus tard se dépeindra ainsi, avec un humour teinté de cruauté : Votre servante est fort petite, grosse tête, grand front, sourcils noirs, yeux bleu-gris-brun, nez long et crochu, menton fourchu, grasse comme une boule et bossue. (Lettre à la Prieure du carmel de Bruxelles, 6 mars 1783)

Agée de quinze ans, Victoire retourne à Versailles en 1748. Louise et Sophie devront patienter deux années encore.

http://www.carmel.asso.fr/Fontevraud.html

Poster un commentaire

Classé dans * Belgique, Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Département 78, Département 92

-V- PLAN et couleur signalétique DES « VILLAGES » COMPOSANT l’ABBAYE ROYALE

    Sur cette  miniature du plan de l’Abbaye  royale, vous retrouverez  les  couleurs de la  signalétique indentifiant les différents  « villages » composant l’Abbaye  royale et l’implantation de  chacun d »entre  eux .
http://www.e-voyageur.com/tourisme/france/pays-de-la-loire/abbaye-de-fontevraud/abbaye-de-fontevraud-monastere.htm

De gauche à droite et  de haut en bas :  

 – Un peu isolé, le ¨Prieuré Sainte Marie-Madeleine »       – Le Grand Moûtier, son abbatiale Sainte-Marie  et  son Cloître, notamment..                                                       – En haut, à droite, le Prieuré Saint-Lazare                                                                                                                       – Juste en dessous, les jardins de  l’Abbesse    qui se terminent   par l’orangerie   qui occupait une des  côtés du triangle ébauché                                                                                                                                                      – la  cour  d’honneur  où l’on  distingue , là aussi , de gauche à droite , la Fanerie ( grandes écuries, le porche d’entrée, des bâtiments administratifs remontant à l’époque pénitentiaire,)  et le logis de l’Abbesse  – Un peu à l’extérieur  de l’enceinte (  mais non de la  clôture monastique initiale), en jaune : Le » Logis Bourbon » où résidèrent quatre des  filles de Louis XV.

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

-L- Dom Jean LARDIER, PREMIER ARCHIVISTE DE L’ORDRE DE FONTEVRAUD

En 1637, la 31 eme abbesse de l’ordre  tout juste arrivée sur le trône abbatial  Jeanne-Baptiste de Bourbon n’a qu’un désir : mettre l’histoire au service du prestige de l’abbaye qui sort alors grandie d’une réforme entreprise près de deux siècles plus tôt, et obtenir ainsi la canonisation du fondateur, Robert d’Arbrissel.

Elle confie cette tâche à l’un des anciens prieurs du monastère Saint-Jean de l’Habit, Dom Jean Lardier, né à Châteaugontier le 25 novembre 1601 et reçu profès de l’ordre de Fontevraud le 17 août 1622. Jeanne-Baptiste de Bourbon le nomme prieur, en 1640, de Saint-Jean de l’Habit et visiteur en 1643 (fonction qu’il accomplit jusqu’au moment de son décès, lors d’une visite en Poitou, en 1660)

Celui-ci se vouera  tout entier à l’étude de son Ordre et rédigea dans les trente dernières années de sa vie soixante douze volumes dont il nous livre lui-même la liste. Si la plupart furent dispersés avant même la Révolution, demeure aujourd’hui conservé le célèbre « Inventaire des titres », en sept grand volumes manuscrits, rédigés de 1646 à 1658.

Le « Trésor » est alors intact dans les locaux réservés au chartrier, à l’angle du logis de l’abbesse, dans le cloître du grand-Moûtier, non loin  de la Chapelle Saint Benoît. Une partie seulement des pièces décrites nous  sont aujourd’hui parvenues. Ainsi l’œuvre monumentale de Dom Lardier reste-t-elle l’intermédiaire privilégié de la recherche et le récit plus vivant de la vie de l’Ordre

http://www.archives49.fr/histoire-de-lanjou/pages-choisies/le-tresor-de-labbaye-de-fontevraud/

Poster un commentaire

Classé dans Département 49 (a) , Abbaye royale de Fontevraud, Ordre monastique de Fontevraud en son ensemble